‹ Traité d'anatomie humaine (volume 4)Chapitre 39 sur 107 · BASSINET · texte numérisé non relu

BASSINET

b. Bords. — De ses deux bords, l’un est supérieur, l’autre inférieur. Tous les deux se dirigent obliquement de haut en bas et de dehors en dedans. Toutefois, cette obliquité est beaucoup plus marquée pour le bord supérieur que pour le bord inférieur, ce dernier se rapprochant beaucoup de l’horizontale.

c. Sommet. — Le sommet se continue avec l’uretère, le plus souvent par une transition insensible. Sur quelques sujets, cependant, la limite respective des deux organes est marquée par un léger étranglement auquel on donne le nom de col du bassinet. On peut l’appeler, avec tout autant de raison, le col de l'uretère. Nous y reviendrons plus loin à propos de ce dernier conduit (voy. Uretère).

d. Base. — La base du bassinet regarde le fond du sinus rénal. Sa partie moyenne esc concave. Ses deux extrémités supérieure et inférieure se projettent en dehors, en formant ce qu’on appelle les cornes du bassinet. C’est aux cornes du bassinet qu’aboutissent, comme nous le montre nettement la figure 430, les deux grands calices supérieur et inférieur.

3° Variations de forme, types divers. — Les grands calices, nous l’avons dit plus haut, sont très variables dans leur longueur et, si nous y revenons ici, c’est pour

Fig. 432.

Figure demi-schématique montrant les différentes formes du bassinet : A, bassinet â trois bras (forme ordinaire) ; B, bassinet ampullaire ; G, bassinet ramifié ; D, bassinet ramifié, avec formation de bassinets secondaires aux confluents des calices.

1, uretère. — 2, bassinet. — 2’, 2’, bassinets secondaires (dans la figure D). — 3, calices. — 4, sinus du rein.

5, substance médullaire du rein.

indiquer que ces variations entraînent toujours, pour le bassinet, lui-même des modifications morphologiques importantes. Le point où le bassinet se continue avec l’uretère étant à peu près invariable et, d’autre part, le sinus du rein ayant toujours la même profondeur, on conçoit sans peine que la longueur du bassinet sera inversement proportionnelle à celle de ses bras ou grands calices : aux longs calices correspondra un bassinet court et, vice versa, un bassinet très long, très ample, très développé en un mot, sera la conséquence d’une réduction dans la longueur de ses grands calices.

Dans le premier cas, le bassinet, se divisant au niveau de sa base en des prolongements tubuleux (grands calices), lesquels se subdivisent à leur tour en quatre ou cinq prolongements plus petits (calices), est dit ramifié (fig. 432, G).

Dans le second cas, les grands calices étant très réduits et n’existant pour ainsi dire pas, le bassinet s’avance jusqu’au voisinage des papilles et remplit entièrement toutes les cavités du sinus : il est dit ampullaire (fig. 432, B).

Nous devons ajouter que bassinet ramifié et bassinet ampullaire sont deux types extrêmes, entre lesquels se déroule toute une série de types intermédiaires.

Parmi les nombreuses variétés qui se rattachent au bassinet ramifié, nous indiquerons celle-ci : sur les points où les calices se réunissent pour former les grands calices ( confluents des calices), se voit une espèce de renflement en forme d’ampoule triangulaire, qui constitue un véritable bassinet secondaire et qui est reliée au bassinet principal par le grand calice auquel il donne naissance (fig. 432, D). Dans les cas de ce genre, le bassinet principal est ordinairement fort atténué ; il peut même disparaître entièrement et l’anomalie alors peut en imposer pour un uretère bifurqué , dont les deux branches de bifurcation auraient chacune son bassinet propre.

4° Rapports. — Le bassinet est situé en partie dans le sinus, en partie en dehors de lui. De là sa division en deux portions, l’une intra-rénale , l’autre extra-rénale :

a. Portion intra-rénale . — La portion intra-rénale baigne, comme les calices, dans la graisse molle du sinus. Elle est en rapport : 1° en avant, avec les divisions successives de l’artère et de la veine rénales ; 2° en arrière, avec la paroi du sinus, dont elle est séparée, chez quelques sujets, par la branche postérieure de l’artère rénale. Cette branche artérielle est constante ; seulement, dans les cas de bassinet court, elle contourne, non ce dernier, mais son bras supérieur.

b. Portion extra-rénale. — La portion extra-rénale est beaucoup plus considérable que la précédente; elle représente à elle seule la plus grande partie du bassinet.

a) En avant, elle répond au péritoine et à la lame antérieure de la capsule adipeuse, dans l’épaisseur de laquelle cheminent les premières divisions des vaisseaux rénaux. La face antérieure du bassinet est en outre en rapport, à droite, avec la deuxième portion du duodénum.

P) En arrière , la portion extra-rénale du bassinet repose sur la lame postérieure de la capsule adipeuse et, par son intermédiaire, sur le muscle psoas. Elle répond, topographiquement, à l'apophyse transverse de la première lombaire, quelquefois à l’apophyse transverse de la seconde. Legueu fait remarquer avec raison que la face postérieure du bassinet, dans sa portion extra-rénale, est constamment dépourvue d’un contact vasculaire. Elle est donc, sur ce point, facilement accessible.

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