URETHRE CHEZ LA FEMME
sont le plus souvent obligées, pour rendre le jet vertical, d’incliner en avant leur bassin.
L’obliquité de l’urèthre tout en étant de même sens que celle du vagin est toujours plus prononcée que cette dernière comme nous le montrent nettement lescoupes sagittales du bassin pratiquées sur des sujets congelés (fig. 503).
Fig. 503.
Coupe sagittale de l’urèthre, de la vulve et du vagin (sujet congelé, femme vierge de vingt-quatre ans, grandeur nature).
1, symphyse pubienne. — 2, ligament suspenseur du clitoris. — 3, corps caverneux du clitoris. — 4, extrémité antérieure du clitoris (gland). — 5, son capuchon ou prépuce. — 6, veine dorsale du clitoris. — 7, plexus veineux intermédiaire au clitoris et au bulbe. — 8. 8’, parois antérieure et postérieure de la vessie. — 9, col de la vessie. — 10, urèthre. — 11, sphincter externe de l’urèthre. — 12, méat urinaire. — 13, petite lèvre. — 14, grande lèvre — 15, vestibule. — 16, orifice inférieur du vagin. — 17, 17’, colonne antérieure et colonne postérieure du vagin. — 18, tubercule vaginal. — 19, hymen. — 20, sphincter externe de l'anus. — 20’, constricteur de la vulve. — 21, faisceaux de ce dernier muscle intermédiaire au clitoris et à l’urèthre. — 22, fosse naviculaire. — 23, fourchette. — 24, cul-de-sac vésico-utérin. — 25, espace prévésical.
xx, plan du détroit supérieur. — yy, horizontale menée par le bord inférieur de la symphyse. — zz, horizontale menée par le méat urinaire.
Ces coupes nous montrent encore que l’urèthre n’est pas rectiligne, mais décrit dans son ensemble une légère courbe à concavité antéro-supérieure.
4° Conformations extérieure et rapports. — Envisagé au point de vue de sa conformation extérieure, l’urèthre féminin revêt l’aspect d’un cordon assez régulièrement cylindrique. Il nous offre à considérer un corps et deux extrémités , représentées chacune par ün orifice : en haut, du côté de la vessie, Y orifice supérieur ou col ; en bas, du côté de la vulve, Y orifice inférieur ou méat.
A. Corps de l’urèthre. — Le corps de l’urèthre traversant comme chez l’homme l’aponévrose périnéale moyenne, se trouve divisé par cette aponévrose en deux portions de longueur bien différente : une portion intra-pelmenne , représentant environ les quatre cinquièmes de la longueur totale du canal; une portion-extmpelvienne , beaucoup plus courte, répondant au cinquième inférieur. Chacune de
ces deux portions nous présente des rapports importants, que nous examinerons successivement en arrière, en avant et sur les côtés :
a) En arrière , l’urèthre féminin repose, dans toute son étendue, sur la paroi antérieure du vagin. Dans son tiers ou son quart supérieur, il est encore relativement libre, n’étant relié au vagin que par une couche de tissu cellulaire assez lâche. Mais, dans le reste de son étendue, il adhère à la paroi vaginale d’une façon tellement intime qu’il fait pour ainsi dire corps avec elle. Ainsi fusionnées l’une avec l’autre, la paroi de l’urèthre et la paroi du vagin constituent entre les deux conduits une cloison épaisse de 10 à 12 millimètres, la cloison uréthro vaginale.
(3) En avant, l’urèthre répond, tout d'abord, au plexus veineux de Santorini, qui le sépare du pubis et des ligaments pubo-vésicaux. Puis, il traverse, en même temps que le vagin, l’aponévrose périnéale moyenne et se met en rapport, dans cette traversée aponévrotique, avec le muscle de Guthrie, qui se trouve placé entre les deux feuillets de l’aponévrose sus-indiquée. Après avoir traversé l’aponévrose périnéale moyenne, l’urèthre répond au constricteur du vagin et, au-dessus de lui, à un plexus veineux, qui le sépare de la base du clitoris. Au niveau de sa traversée aponévrotique, il est séparé de l’angle symphysien par un intervalle de 12 à 15 millimètres.
y) Sur les côtés, le canal de l’urèthre répond successivement, en allant d’arrière en avant : 1° au plexus de Santorini ; 2° au muscle de Wilson, dont les faisceaux viennent s’entrecroiser, sur la ligne médiane, entre l’urèthre et le vagin ; 3° à l’aponévrose périnéale moyenne et au muscle de Guthrie, qu’il traverse; 4° au constricteur du vagin et à la racine des corps caverneux du clitoris.
B. Orifice supérieur ou col. — L’orifice supérieur ou col répond, comme chez l’homme, à l’angle antérieur du trigone vésical.
Il est situé à 2 ou 3 centimètres en arrière de la symphyse pubienne, le plus souvent sur le trajet d’une horizontale qui traverserait cette symphyse au niveau ou un peu au-dessous de sa partie moyenne. Sur le sujet représenté dans la figure 503, la distance comprise entre le niveau de l’orifice vésical et l’angle symphysien,
mesuré en projection, était de 11 millimètres.
Au point de vue de sa forme , l’orifice supérieur de l’urèthre est arrondi ou irrégulièrement étoilé.
C. Orifice inférieur ou méat. — L’orifice inférieur ou méat s’ouvre dans le canal vulvaire, à la partie postérieure du vestibule, à 2 centimètres en arrière du clitoris et immédiatement en avant d’une saillie arrondie qui, sous le nom de tubercule vaginal, termine la colonne antérieure du vagin (voy. Vagin). Il est situé à 17 millimètres environ de la symphyse pubienne.
Le méat représente à la fois la partie la plus étroite et la moins dilatable du canal de l’urèthre.
Sa forme est assez variable : il est tantôt tantôt arrondi ou plus ou moins étoilé. D’autre
Fig. 504.
Le méat urinaire, vu de face après écartement des petites lèvres (T. J).
1, vestibule. — 2, méat. — 3 et 3’, orifices des deux glandes de Skene. — 4, petites lèvres, avec 4’, le prépuce quelles forment au clitoris. — 5, clitoris. — 6, grandes lèvres. — 7, vagin.
disposé en fente longitudinale