Partie moyenne du canal de Müller non développée
Hydatide pédiculée.
Hydatide "'non pédiculée.
Cônes efférents.
Testicules.
Corps de Wolff (part. suprc).
Glande génitale.
Canal de Wolff.
Corps de Wolff.
(part. infrc).
Au point de vue de sa signification morphologique, l’hydatide sessile est généralement considérée comme représentant l’extrémité péritonéale du conduit de Müller. Elle est donc l’homologue, chez l’homme, du pavillon de la trompe utérine et l’on comprend maintenant que l’hydatide puisse se présenter sous la forme d’un orifice évasé et à bords frangés, comme l’a observé Loewe ou bien, comme l’a vu Roth, sous la forme d’un entonnoir auquel faisait suite un long canal central, cheminant le long du bord libre de l’épididyme.
Outre les deux hydatides que nous venons de décrire, on rencontre encore souvent, tout le long de l’épididyme, mais de préférence au voisinage de son extrémité antérieure, d’autres vésicules de volume variable, mais habituellement toutes petites et sessiles. Leur signification est
Fig. 544.
Schéma montrant la destinée du corps de Wolff et de l’organe génital chez le fœtus humain mâle.
t wnal- de.Muller est en rouge ; le corps de Wolff et ses dépendances sont en bleu. La fléché indique le sens dans lequel se déplace le testicule, entraînant avec lui le
canal de Müller et le corps de W
encore assez mal établie. On les a considérées tour à tour comme des formations kystiques de l’épididyme (Gosselin), comme des kystes séreux (Luschka), comme des débris du canal de Müller (Kobelt),
comme les restes de quelques canalicules du corps de Wolff, comme de simples diverticulums des canaux séminifères, enfin comme des dilatations lymphatiques (Hochenegg) . A mon avis, toutes ces productions vésiculeuses péri-épididymaires sont de nature très différente et chacune des interprétations précitées est probablement juste, à la condition qu’on ne veuille pas en faire
TESTICULE 579
une formule générale, mais qu’on se contente de l’appliquer seulement à un certain nombre de cas déterminés.
3° Organe de Giraldès. — Giraldès (1861) a décrit, sous le nom de corps innommé, un petit organe rudimentaire, d’une coloration blanc jaunâtre, situé à la partie antérieure du cordon spermatique, à 1 ou 3 millimètres au-dessus de la tête de l’épididyme (fig. 347,2) : c’est le paradidyme de Waldeyer, le parépididyme de TIenle. On le trouve ordinairement au niveau du cul-de-sac de la vaginale; mais on le rencontre aussi un peu au-dessus ou un peu au-dessous de ce cul-de-sac, complètement en dehors de la séreuse dans le premier cas, entièrement recouvert par elle dans le second.
L’organe de Giraldès est très variable dans ses dimensions : il [mesure le plus souvent de 12 à 14 millimètres de diamètre, et se trouve constitué par un certain nombre de grains plus petits, aplatis et à contours irréguliers, mesurant de 4 à 6 millimètres dans leur plus grande largeur. Chacun de ces grains, examinés au microscope, nous apparaît sous la forme d’un tube de 100 à 200 p. de diamètre, plus ou moins enroulé sur lui-même en forme de glomérule (fig. 345). Du reste, ce tube est fermé à ses deux bouts et se compose, au point de vue histologique, d’une gaine conjonctive tapissée en dedans par une couche d’épithélium cylindrique à cils vibratiles.
Aux formations nettement tubuleuses viennent souvent s’ajouter, dans l’organe de Giraldès, des formations vésiculeuses d’un tiers de millimètre à 2 millimètres^ de diamètre. Ces vésicules, qui présentent exactement la même structure que les tubes, ne sont autre chose, comme l’a établi Giraldès, que des portions de ces derniers, qui se seraient dilatées en ampoules d’abord, puis isolées. Elles sont parfois très nombreuses et on rencontre même des organes de Giraldès qui sont uniquement constitués par elles.
Les tubes et les vésicules de l’organe de Giraldès renferment un liquide, dans lequel se trouvent englobés des gouttelettes de graisse, des cristaux de cholestérine, des cristaux de phosphate de chaux.
Qu’il soit formé exclusivement par des tubes ou par des vésicules, ou bien à la fois par des tubes et des vésicules, l’organe de Giraldès a toujours la même signification : c’est le reliquat de la partie inférieure du corps de Wolff. Il a pour homologue, chez la femme, cet ensemble de tubes que l’on rencontre chez elle en dedans de l’organe de Rosenmüller, entre l’ovaire et la trompe, et qui constitue le parovarium de His, ou paroophoron de Waldeyer (voy., plus loin, Organes génitaux de la femme).
Fig. o45.
Corps de Girladès : un canalicule terminé à ses deux extrémitésjpar des renflements en cæcum.
2° ¥asa aberrantia de Pépididyme. — Au cours de son trajet, le canal épidldymaire reçoit assez souvent un certain nombre de canalicules borgnes, je veux dire qui se terminent en cul-de-sac : ce sont les vasa aberrantia de Vépididyme.
Le plus important de ces vasa aberrantia, comme aussi le plus constant, se détache de la queue de Pépididyme (fig. 547, 1), ou bien de la portion initiale du canal déférent, et de là se porte en haut et en avant, en se réunissant aux éléments
du cordon : on le désigne sous le nom de vas aberrans de Haller. Sa longueur varie ordinairement de 2 à 6 centimètres. Le tube qui le constitue est d’abord rectiligne; mais, peu après son origine, il devient flexueux et se pelotonne graduellement, de façon à revêtir dans son ensemble la forme d’un cône à base supérieure. Une fois déroulé, ce tube mesure en moyenne de 10 à 15 centimètres, quelquefois 25 et même 30 centimètres.
A côté des vasa aberrantia du conduit épididymaire, nous devons signaler l’existence fréquente d’un vas aberrans implanté sur le rete vasculosum testis de Haller . Ce diverticule, signalé par Roth en 1876 (vas aberrans de Roth), paraît être fréquent : Poirier dit l’avoir rencontré 25 fois sur 45 testicules. Il se détache, dans la plupart des cas, de la partie moyenne du rete testis, immédiatement en arrière du dernier cône efférent; plus rarement, on le rencontre au milieu des cônes. Sa longueur est, en moyenne, de 4 ou 5 millimètres. Quand à sa direction, elle est ordinairement la même que celle des cônes efférents; mais le vas aberrans du rete testis peut encore s’incliner plus ou moins, soit d’avant en arrière, soit d’arrière en avant.
Tous ces vasa aberrantia, qu’ils soient implantés sur le conduit épididymaire ou sur le rete testis, ont la même structure : ils se composent d’une gaine conjonctive, revêtue intérieurement d’une couche d’épithélium cylindrique cilié. Ils ont aussi la même signification : ce sont des formations résiduelles de la partie supérieure du corps de Wolff.
Fig. 547.
Débris embryonnaires annexés au testicule ( demi-schématique ).
A, testicule. — B, épididyme, avec b, sa tête et b', sa queue. — G, cordon. — D, feuillet pariétal de la vaginale ; D’, feuillet viscéral de la même membrane, déchirée pour montrer :
1, levas aberrans de Haller. — 2, le corps innominé de Giraldès. — 3, l’hydatide pédiculée. 4, l’hvdatide sessile.
§ Y. — Vaisseaux et nerfs
1° Artères. — La circulation artérielle de la glande génitale chez l’homme est assurée par trois artères : 1° une artère principale, Y artère spermatique, qui est plus spécialement destinée au testicule; 2° une artère accessoire, Y artère déférentielle, qui se distribue à la portion initiale du canal déférent, à la partie postérieure de Pépididyme et au pôle inférieur du testicule ; 3° une autre artère accessoire, qui est la funiculaire. Ces trois artères, du reste, s’anastomosent à plein canal et peuvent se suppléer mutuellement.
TESTICULE
A. Artère spermatique. — L’artère spermatique, comme nous l'avons vu en angéiologie, se détache de l’aorte abdominale. Après un long trajet sous-péritonéal sur la paroi postérieure de l’abdomen, elle s’engage dans le canal inguinal, le parcourt dans toute son étendue, descend dans le cordon et gagne ainsi le côté interne de l’épididyme, quelle atteint à l’union de son quart antérieur avec ses trois quarts postérieurs. Obliquant alors en bas et en arrière, elle croise obliquement le corps de l’épididyme, arrive sur le bord supérieur du testicule, longe ce bord d’avant en arrière et, parvenue à 1 ou 2 centimètres du pôle postérieur (ce point est très variable), elle se partage en deux branches terminales , l’une interne, l’autre externe. Mais, déjà, la spermatique a fourni un certain nombre de branches collatérales, que nous allons tout d’abord décrire.
a. Branches collatérales. — Un peu au-dessus de l’épididyme, la spermatique abandonne deux branches épididy-
maires (fig. 548,8 et 8’), que nous 9
distinguerons en antérieure et postérieure.
a) La branche épididymaire anlè- t 3
rieur e n’est pas constante. Quand elle
existe, elle se porte sur la tête de l’épi- 2
didyme et s’y distribue en s’anastomosant avec des rameaux ascendants des /JLbranches terminales.
P) La branche épididymaire posté- '^8 ‘6
Heure , se -dirigeant en arrière et en mÊÊki J,‘
bas, longe le côté interne de l’épidi- ?/
dyme et vient ordinairement s’anasto- ---7
moserà plein canal avec la terminaison llBIlil WÊmÊ
de l’artère déférentielle. Il en résulte
ainsi une longue arcade, que l’on pour- ^ ^
rait appeler arcade sus- épididymaire .
De cette arcade naissent de nombreux } il
rameaux, qui se distribuent à la por- Fi(T 548
tion avoisinante de 1 épididyme. Les artères du testicule : testicule droit, vu
Outre ces branches épididymaires, par sa face interne.
la spermatique, avant sa bifurcation, 1, testicule. — 2, épididyme. — 3, canal déférent. — A . , il,, 4, albuginée, réséquée en haut et en bas. — 5, artère sper-
avant meme sa pénétration dans 1 al bu- matique, avec : 6, sa branche de bifurcation externe ; 7, sa ■ r c ■ i . , • branche de bifurcation interne. — 8. 8’, artères épididv-
ginee, fournit assez souvent un certain maires antérieure et postérieure. — 9, artère déférentielle.
nombre de branches testiculaires, ^ u’dSdntiX'épidi<ly',,aire- ~ ramca" testiculair‘> d’importance variable, qui pénètrent
dans l’albuginée au voisinage du hile, se jettent sur les faces latérales du testicule et, après un trajet ordinairement très court, plongent dans le parenchyme et s’y capillarisent.
b. Branches terminales. — Les branches terminales de la spermatique, avonsnous dit plus haut, sont au nombre de deux : l’une interne , qui se porte sur la face interne du testicule ; l’autre externe , qui passe sur sa face externe. De ces deux branches, l’externe est, dans la grande majorité des cas, moins considérable que l’interne et, de ce fait, peut être considérée comme une simple collatérale. Du reste, elle présente le même mode de distribution que l’interne et nous nous contenterons de décrire celle-ci.
La branche de bifurcation interne (fig. 548, 7), arrivée au pôle ou au voisinage du pôle postérieur, s’infléchit en bas et en avant et chemine alors, irrégulièrement flexueuse, le long du bord antérieur du testicule. Elle remonte ainsi jusqu’à la tête de l’épididyme, où elle se termine en fournissant un bouquet de trois ou quatre rameaux, qui, comme nous l’avons déjà dit, s’anastomosent avec les rameaux descendants de l’artère épididymaire antérieure.
Au cours de son trajet, la branche de bifurcation interne de la spermatique abandonne de nombreuses collatérales, les unes internes , les autres externes. Les premières, contournant le bord antérieur du testicule, passent sur la face externe de l’organe. Les autres, de beaucoup les plus importantes, s’élèvent vers le hile, en suivant une direction flexueuse et plus ou moins perpendiculaire à l’axe longitudinal de la glande, disposition qui a été parfaitement signalée par Jarisch et par Arrou. Ces diverses branches peuvent être groupées sous la dénomination générale de collatérales du premier ordre. Elles cheminent, en partie dans l’épaisseur de l’albuginée, en partie au-dessous d’elle.
Des collatérales du premier ordre naissent des rameaux plus petits, les collatérales du second ordre, qui pénètrent dans les cloisons interlobulaires et se portent vers le corps d’Highmore. Ces rameaux intra-testiculaires, très flexueux comme les branches dont ils émanent, fournissent à leur tour des artérioles terminales , courtes et rares au voisinage de l’albuginée, plus nombreuses et plus grêles au fur et à mesure qu’on se rapproche du corps d’Highmore.
D’après Arbou (Th. de Paris, 1893), les collatérales du second ordre se dirigeraient vers le corps d’Highmore sans fournir aucune branche de distribution. Arrivées au corps d’Highmore, elles s’épanouiraient en un certain nombre d’artérioles, qui, suivant à partir de ce point un trajet rétrograde, se porteraient vers le bord antérieur de la glande, en jetant de fins rameaux sur les canalicules séminifères. De l’éxamen d’un grand nombre de testicules qu'il a injectés sous mes yeux, mon préparateur M. Pellanda est arrivé à des conclusions entièrement différentes. Pour lui la disposition précitée existe bien certainement, mais elle serait exceptionnelle. Je me contente de signaler ici cette conclusion, renvoyant le lecteur, pour de plus amples détails, au mémoire de M. Pellanda (lntern. Monatsschr. f. Anat. u. Physiol.. 1903),
B. Artère déférentielle. — L’artère déférentielle (fig. 548, 9), branche de la vésicale inférieure, accompagne le canal déférent jusqu’à son origine. Puis, elle remonte le long de l’épididyme et, comme nous l’avons vu, vient s’aboucher à plein canal dans l’artère épididymaire postérieure, branche de la spermatique. Nous avons vu aussi que, de l’arcade ainsi formée ( arcade sus- épididymaire), se détachaient de nombreux rameaux destinés à l’épididyme. Au moment de passer sur la queue de l’épididyme, la déférentielle jette un ou deux rameaux d’importance variable (fig. 548, 1 1) sur le pôle inférieur du testicule. Ces rameaux testiculaires se distribuent aux lobules du voisinage.
C. Artère funiculaire. — La funiculaire, on le sait, naît de l’artère épigastrique : c’est Varteria spermatica externa des anatomistes allemands, par opposition à notre artère spermatique qui, dans leur nomenclature, prend le nom d ’arteria spermatica interna.
Immédiatement après son origine, la funiculaire se jette sur le cordon, auquel elle fournit un certain nombre de fines collatérales et qu’elle accompagne jusqu’à sa terminaison, je veux dire jusqu’à la queue de l’épididyme. Là, elle s’abouche perpendiculairement (fig. 549) dans l’anse anastomotique de la spermatique et de la déférentielle, autrement dit elle s’anastomose à la fois et à plein canal avec ces deux dernières artères.
TESTICULE
Cette anastomose réciproque des trois figurée par Jahrisch en 1888, a été décrite à nouveau en 1902 par Colle (qui ignorait certainement le travail de Jahrisch puisqu’il ne le cite pas) sous le nom d 'anastomose funiculo-spermatico-déférentielle. Colle l’a rencontrée 28 fois sur 30 préparations, c’est dire qu’elle est à peu près constante.
Ainsi s’explique vraisemblablement le rétablissement de la circulation testiculaire après ligature du cordon dans le cas où l’artère funiculaire (qui, comme on le sait, est la plus superficielle des trois) n’avait pas été comprise dans la ligature.
artères du cordon, nettement décrite et 5 çf' 4
Fig. 549.
Anastomoses des trois artères du cordon (d’après Jahrisch).
1, testicule. — 2, épididyme. — 3, canal déférent. — D. Mode DE TERMINAISON DES ARTÈRES TES- 4, artère spermatique, aveo 4’, sa branche épididymaire , postérieure. — 5, artère déférentielle. — 6, anse anas-
TICULAIRES ET EPIDIDYMAIRES. — Les artères tomotique spermatico-dél'érentielle (cette anse est ici , t . i -ii • double). — 7, artère funiculaire s’abouchant dans l’anse
testiculaires, quels que soient leur on- anastomotique, gine et leur trajet, pénètrent dans l’épaisseur des lobules, s’y ramifient et, finalement, se résolvent tout autour des canali-
jo —
cules séminifères en un réseau capillaire à larges mailles, dont les vaisseaux présentent de 6 à 12 fjt de diamètre. Sur l’épididyme, les artérioles forment autour du conduit épididymaire un réseau analogue, mais à mailles beaucoup plus larges.
2° Veines. — Les veines du testicule ou veines spermatiques naissent des réseaux capillaires sus-indiqués.
. Envisagées dans leur ensemble, ces artères sont très variables dans leurs dimensions et dans leur trajet. — Au point de vue de leurs dimensions, les unes sont courtes (10 ou 12 millimètres de longueur), onduleuses, de direction à peu près rectiligne ; les autres sont longues (de 20 à 30 millimètres), flexueuses, ramifiées. Ces dernières décrivent dans le testicule des anses, qui s’entrecroisent de la façon la plus irrégulière. Chaque artère un
peu volumineuse est habituellement accompagnée d’une veine longue. — Au point
Fig. 550.
Les veines du testicule : testicule droit, vu par sa face interne.
1, testicule. — 2, épididyme. — 3, canal déférent. — 4, albuginée, dont la couche superficielle a été enlevée au niveau du testicule. — 5, veines périphériques ou superficielles, cheminant dans l’épaisseur même de l’albuginée comme de vrais sinus. — 6, veines issues du corps et de la queue de l’épididyme. — 7, groupe veineux post-déférentiel. — 8, groupe veineux prédéférentiel. — 9, veine issue de la tête del’épididyme. — 10, artère spermatique. — 11, artère déférentielle.
APPAREIL URO GENITAL
de vue de leur trajet, on peut les distinguer en veines centrales et veines périphériques. Les premières (en considérant le corps d’Highmore comme un centre) convergent vers le corps d’Highmore et y forment, par leur réunion, de gros vaisseaux veineux de 1 millimètre et plus de diamètre. Les secondes, suivant une direction contraire, se portent vers la périphérie des lobules spermatiques, pénètrent alors dans l’épaisseur de l’albuginée et s’y réunissent en de larges sinus (Bichat), visibles par transparence, lesquels, sur l’une et l’autre face du testicule, se dirigent perpendiculai- Fig. 551. rement au grand axe de
Les veines du testicule, vues sur une coupe schématique de l’organe.
l’organe et gagnent le corps
1. testicule. — 2, épididyme. — 3,albuginée, avec ses cloisons interlobulaires. — 4, corps d'Highmore. — 5, 5, deux veines courtes. — 6, une veine longue. — 7, une veine périphérique ou superficielle. — 8, une veine centrale ou profonde. — 9, un sinus veineux placé dans l’épaisseur de l’albuginée. — 10, un canal anastomotique’allant dusinus veineux de l’albuginée au corps d’Highmore. — 11, paquet veineux allant au cordon.
d’Highmore.
centrales ( veines profondes ), de façon à former un
Fig. 552.
Coupe transversale du cordon spermatique du côté droit (sujet congelé, segment inférieur de la coupe).
Arrivées au corps d’Highmore, les veines périphériques ( veines superficielles) se réunissent aux veines premier groupe de cinq ou six troncs, qui, se portant verticalement en haut, croisent le bord adhérent de l’épididyme et passent dans le cordon (fig. 514, 17). Au premier groupe viennent se joindre quelques veinules issues de la tête de l’épididyme où elles forment un réseau superficiel à mailles très étroites. Les veines qui proviennent du corps et de la queue de ce dernier organe forment un deuxième groupe de trois ou quatre troncs seulement, qui passent également dans le cordon.
Dans le cordon, les deux groupes veineux précités, comme nous le montre nettement la figure 552 (5 et 6) se placent, l’un en avant, l’autre en arrière, du canal déférent. Nous savons déjà, pour l’avoir vu en Angéiologie (voy. t. II) : 1° que le groupe postérieur ou post-déférentiel aboutit ordinairement à la veine épigastrique ; 2° que le groupe antérieur ou prédéférentiel vient s’ouvrir, réduit le plus souvent
1, canal déférent. — 2, artère déférentielle. — 3, artère funiculaire. — 4, artère spermatique. — 5, groupe veineux antérieur. — 6. groupe veineux postérieur. — 7, et 7’, lymphatiques et nerfs. — 8, tissu cellulaire réunissant ces différents éléments. — 9, couche fibreuse. — 10, couche musculeuse (crémaster). — 11, couche celluleuse. — 12, dartos. — 13, peau. — 14, sillon génito-crural. — 15, peau de la cuisse.
TESTICULE
à un seul tronc, à droite dans la veine cave inférieure, à gauche dans la veine rénale correspondante. Il convient d’ajouter que, en raison des nombreuses anastomoses, transversales ou obliques, qui unissent entre elles les veines du cordon, la distinction de ces veines en deux groupes distincts, l’un antérieur, l’autre postérieur, se trouve réduite à la valeur d’un simple schéma.
Haberer a récemment signalé (1898), sous le nom de veine marginale du testicule . une veine qui longerait la face externe de l’organe au niveau de son bord postérieur et collecterait à ce niveau toutes les veines superficielles de cette face. Il a décrit aussi, sous le nom de veine marginale de l'épididyme , un tronc veineux, qui longerait l'épididyme parallèlement à l’arcade artérielle que nous avons signalée plus haut ; elle aboutirait au groupe veineux postérieur. Ces deux vaisseaux veineux sont très inconstants et, quand ils existent, ils sont très variables dans leur volume et dans leur disposition.
3° Lymphatiques. — Le testicule, comme l’ovaire du reste, est un organe très riche en lymphatiques.
a. j Réseaux d'origine. — Ils prennent naissance dans le tissu interstitiel de l’organe par un système de larges tubes disposés en réseau autour des canalicules séminifères. Ici, comme partout ailleurs, ce réseau d’origine est clos de toutes parts et les éléments de la lymphe, qui cheminent tout d’abord dans les interstices du tissu conjonctif, ne pénètrent dans les capillaires lymphatiques que par osmose ou diapédèse. Ces capillaires lymphatiques, dépourvus de paroi propre, nous présentent l’endothélium caractéristique des origines lymphatiques. Ils mesurent, chez le taureau, 40 à 110 g de diamètre ; leurs cellules présentent 90 à 100 ji. de longueur, sur une largeur de 10 à 20 p..
b. Lymphatiques efférents. — Les vaisseaux lymphatiques, issus de ce réseau d’origine, se dirigent vers le corps d’Highmore, en suivant comme les veines, les uns les septula interlobulaires, les autres la face profonde de l’albuginée.
Arrivés à la base du corps d Highmore, ils s’unissent les uns aux autres et se condensent ainsi en sept ou huit troncs.
Ces troncs, auxquels viennent se mêler les lymphatiques de l’épididyme et ceux du feuillet viscéral de la vaginale, remontent avec les autres éléments du cordon vers
1. testicule, renversé en dehors pour laisser voir sa face interne. — 2, épididyme. — 3, canal inguinal. — 4, 4 lymphatiques du testicule. — 5, 5’, ganglions juxta-aortiques droits et ganglions juxta-aortiques gauches. — 6, ganglion de Zeissi. et Horowitz. — 7, rein avec ses vaisseaux. — 8, uretère. — 9, vaisseaux spermatiques. — 10, vaisseaux iliaques externes. 11, aorte abdominale. 12, vessie érignée en haut. — - 13, artère ombilicale. — 14, ganulions latéro-vésicaux.
Fig. 553.
Les lymphatiques du testicule avec leurs ganglions [schématique).
ANATOMIE HUMAINE. — T. IV, 6e ÉDIT.
APPAREIL URO-GENITAL
l’orifice externe du canal inguinal, traversent ce canal, débouchent dans la cavité abdominale et, finalement, viennent se jeter, au niveau de la région lombaire, ceux du côté droit dans les ganglions juxta- aortiques droits, ceux du côté gauche dans les ganglions juxta-aortiques gauches. Il convient d’ajouter qu’un certain nombre d’entre eux, tant à droite qu’à gauche se rendent aux ganglions préaortiques.
Zeissl et Horowitz (1890) ont vu un lymphatique testiculaire se séparer des autres troncs un peu au-dessus du canal inguinal et s’arrêter dans un ganglion spécial situé sur la veine iliaque externe immédiatement en avant du point où cette artère est croisée par l’uretère. Ce vaisseau lymphatique a été retrouvé depuis par Most (1899), par Bruhns (1900) et par Cunéo. Zeissl et Horowitz, après l’avoir rencontré dix fois sur dix sujets examinés le regardent comme constant.
c. Résumé. — En résumé, les ganglions auxquels se rendent les lymphatiques du testicule et de l’épididyme (< ganglions régionnaires du testicule et de l’épididyme) sont : 1° les ganglions juxta-aortiques; 2° les ganglions préaortiques; 3° les ganglions moyens de la chaîne iliaque externe.
Le mode de distribution des lymphatiques dans le testicule varie beaucoup suivant les espèces. Regaud, à qui nous devons une excellente étude sur ce sujet, distingue trois types principaux. — Dans le premier type (lapin), il existe deux réseaux : l’un, périphérique, qui occupe toute l’étendue de l’albuginée; l’autre, central, situé dans l’épaisseur du corps d’Highmore. — Dans le deuxième type (chien), nous retrouvons les deux réseaux précités. Mais ces deux réseaux, qui étaient isolés dans le type précédent, sont reliés dans celui-ci par un réseau intermédiaire, qui se trouve situé dans les septula. — Dans le troisième type (bélier), il existe, indépendamment des réseaux caractérisUnt les deux premiers types, un nouveau réseau, qui entoure sur tout son pourtour le lobule spermatique et qui, pour cette raison, prend le nom de réseau périlobulaire . — Ces variations du dispositif lymphatique dans le testicule des divers mammifères, ajoute Regaud, dépendent surtout de la structure du tissu conjonctif lâche intertubulaire : « Le tissu conjonctif lâche peut, en effet, revêtir une disposition spongieuse capable de suppléer dans une certaine mesure et suivant un certain mode, les voies canaliculées proprement dites de la lymphe. »
4° Nerfs. — Les nerfs du testicule proviennent de deux sources: l°du plexus spermatique, qui entoure l’artère de même nom ; 2° du plexus déférentiel , qui, avec l’artère déférentiel le, accompagne le canal déférent. De ces deux plexus, le premier, se comportant comme l’artère qui lui sert de soutien, se rend à la fois au testicule et à une partie de l’épididyme; le second se distribue exclusivement à l’épididyme.
a. Nerfs du testicule. — Envisagés au point de vue de leur mode de terminaison, les nerfs testiculaires se distinguent en nerfs de V albuginée , nerfs vaso-moteurs, nerfs des canalicules. — Dans l’albuginée, les rameaux nerveux forment un riche plexus (Legge, 1894), à plusieurs couches, dont les filets efférents viennent se terminer entre les différents plans de la membrane fibreuse. — Les rameaux vasomoteurs se terminent sur les parois vasculaires suivant le mode habituel. — Quant aux filets destinés aux canalicules séminifères, leur mode de terminaison n’est pas encore complètement élucidé. Letzerich, depuis longtemps déjà, avait nolé que les dernières divisions nerveuses traversaient la membrane propre du canalicule et se terminaient, entre cette membrane et l’épithélium, par de petits renflements pyramidaux ou en forme de massue. Plus récemment (1894), Sclavunos et Falcone, en utilisant la méthode de Golgi, ont pu les suivre plus loin encore jusque dans l’épaisseur de l’épithélium : elles cheminent dans les intervalles des cellules et s’y résolvent en des bouquets de fibrilles extrêmement ténues et plus ou moins variqueuses, dont quelques-unes se terminent par un petit renflement en bouton. Timofeew, de son côté, dans un mémoire paru la même année (1894) sur la terminaison des nerfs testiculaires, conteste l’existence des filets interépithéliaux. La question, on le voit, appelle de nouvelles recherches.
b. Nerfs de Vépididyme. — Les nerfs de l’épididyme nous présentent sur leur
trajet un certain nombre de petits ganglions, qui, morphologiquement, paraissent appartenir au type sympathique (Timofeew) : autour de ces cellules ganglionnaires se dispose un plexus nerveux péri-cellulaire.
§ VI.— Sperme
Le sperme éjaculé n’est pas seulement le produit de la sécrétion du testicule. Il est mélangé de liquides divers que sécrètent les vésicules séminales, les glandes prostatiques, les glandes de Cowper et autres formations glandulaires réparties sur le trajet des voies séminales.
On n’est pas exactement fixé sur la composition chimique de chacun de ces excreta. On sait qu’ils sont filants, albumineux, alcalins et chargés de chlorure de sodium.
Le sperme mélangé à tous ces produits est un liquide non homogène, opalin, incolore, assez épais et dans lequel nagent des îlots blanchâtres. L’odeur du sperme due à un alcaloïde particulier, la spermine, est tout à fait spéciale : elle rappelle un peu celle d’un os râpé. Sa réaction est alcaline. Sa densité, légèrement supérieure à celle de l’eau.
Quelque temps après l’éjaculation, le liquide spermatique se fluidifie et, peu à peu, devient plus ou moins transparent et homogène. En même temps, il perd son odeur caractéristique.
L’analyse histochimique élémentaire démontre dans le sperme la présence de deux éléments : 1° les spermatozoïdes, qui n'ont pas été isolés et dont la constitution chimique est par conséquent inconnue; 2° une liqueur opaline, qui renferme de la mucine, une matière albuminoïde particulière, la spermatine , des sels et un composé particulier, la spermine ou éthylène imine (C-H2AzH), qui se dépose à la longue et plus facilement par évaporation du sperme éjaculé, en combinaison avec du phosphate de chaux. Cette combinaison de la forme (c^tz'H)4=P04/Ga cristallise en prisme à quatre pans, solubles dans les acides, les alcalis et l’ammoniaque. Ces cristaux, fusibles en se décomposant vers 170°, se rencontrent également dans le sang des leucocythémiques, où Charcot les a découverts : de là le nom de cristaux de Charcot sous lequel on les désigne.
Il n’existe d’autre analyse quantitative du sperme que celles, fort anciennes et peu instructives d’ailleurs, de Yauqüelin et Kôlliker :