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C. Vaisseaux et nerfs. — Comme pour le muscle précédent

D. Action. — Comme le muscle de Guthrie, le muscle de Wilson renforce la portion sous-pubienne du plancher pelvien. En raison de la direction de ses fibres, il comprime de bas en haut la portion membraneuse de l’urèthre et l’élève vers la symphyse.

Le muscle de Wilson a été très discuté. Sappey, Richet, Tïllaux lui assignent une forme triangulaire, dont la base répond au ligament sous-pubien et le sommet à l’urèthre membraneux; c’est la description que nous avons donnée plus haut. Cadiat (1877), ayant constaté que celte lame triangulaire est constituée en majeure partie par des fibres circulaires, estime qu’il faut la considérer, non pas comme un muscle distinct, mais comme une dépendance du sphincter strié de l’urèthre. Pour Paulet (1877), la lame triangulaire en question serait conjonctive et non musculeuse : le muscle de Wilson n’existerait donc pas. Quénu (1886), en utilisant le microscope, a constaté, au contraire, que cette lame triangulaire est bien constituée par des fibres musculaires striées et il conclut de ses recherches que la description donnée par Sappey est exacte de tous points. De pareilles divergences s’expliquent vraisemblablement par les variations individuelles que présente, dans son développement, lejnuscle en question.

6° Sphincter externe de l’urèthre. — Le sphincter externe de l’urèthre ou sphincter strié (par opposition au'sphincter interne ou sphincter lisse , que nous

Fig. 640.

La prostate, vue par sa face antérieure ou pubienne, pour montrer le sphincter externe de l’urèthre.

Fig. 641.

La même, après incision longitudinale du canal de l’urèthre et éearteVnent des deux lèvres de l’incision.

1, vessie, avec F, ligaments pubo-vésicaux. — 2, prostate, avec : 2’, sa base ; 2”, son sommet. — 3, portion membraneuse de l'urèthre. — 4, bulbe de l’urèthre. — 5, sphincter externe ou sphincter strié, avec 5’, la portion da ce muscle qui répond à l’urèthre membraneux {en rouge). — 6, aponévrose périnéale moyenne. — 7, uretère, avec 7’, son orifice vésical. — 8, vésicule séminale. — 9, canal déférent.

1, vessie, avec 1’. trigone de Lieutaud. — 2, prostate. — 3, aponévrose périnéale moyenne. — 4, col de la vessie. — 5, véru montauum. — 6, et 6’, portion prostatique et portion membraneuse de l’urèthre. — 7, 7, sphincter externe ou strié. — 8, sphincter interne ou lisse. — 9, fibres lisses longitudinales. — 10, fibres circulaires lisses de l’urèthre membraneux. — 11, muqueuse uréthrale. — 12, couche spongieuse. — 13, glandules prostatiques.

avons déjà vu à propos de l’urèthre) occupe, comme le muscle de Wilson, l’intérieur de la loge prostatique.

A. Mode de constitution. — Ce muscle (640,5 et 5’) s’étend, en hauteur, depuis

ANATOMIE HUMAINE. — T. IV, 6e ÉDTT. 85

l’aponévrose périnéale moyenne jusqu’au col de la vessie. Il répond, par conséquent, aux deux portions membraneuse et prostatique de l’urèthre, mais sa disposition est bien différente sur l’une et l’autre de ces deux portions :

Fig. 642.

Le sphincter externe de l’urèthre, vu sur des coupes transversales de la prostate passant : A, à 6 millim. audessous du col ; B, à 25 millim. du col ; G, à 15 millim. du sommet de la prostate ; D, par le sommet de la prostate ; E, par la partie postérieure de l’urèthre membraneux.

Sur l’urèthre membraneux, il forme à celui-ci un anneau complet ou, si l’on veut, un véritable manchon engainant la couche des fibres musculaires lisses. Sur le sommetdela prostate, nous rencontrons encore un anneau complet. Mais un peu plus haut, l’anneau, comme s’il ne pouvait s’adapter aux dimensions graduellement croissantes de la prostate, se brise sur les côtés et, à partir de ce moment, se trouve divisé en deux .demi-anneaux, l’un postérieur situé en arrière de la prostate, l’autre antérieur s’étalant sur la face antérieure de ce corps glandulaire Ifig. 642, D) . De ces deux plans de fibres, le postérieur est peu développé et disparaît rapidement : on ne le rencontre guère que dans le quart ou le cinquième inférieur de la prostate. Le plan antérieur, au contraire, se poursuit sans interruption jusqu’au col de la vessie. Il est constitué par des fibres transversales, qui vont d’un bord à l’autre de la prostate : par leur extrémité externe, les plus longues s’insèrent sur les travées fibreuses de la coque prostatique ; les autres, plus courtes, disparaissent entre les faisceaux de fibres lisses ou même entre les éléments de la masse glandulaire.

Le sphincter strié de l’urèthre mesure, sur la portion membraneuse, 4 ou 5 millimètres d’épaisseur. Sur la portion prostatique, le demianneau antérieur présente également à son origine une épaisseur de 4 à 5 millimètres. Puis, il va en diminuant au fur et à mesure qu’il s’élève et se termine, au voisinage du col, par un bord très mince. Nous rappellerons à ce propos que le sphincter lisse (p. 530) s’atténue lui aussi graduellement, mais en sens inverse, je veux dire en allant de haut en bas. Les deux sphincters de l’urèthre revêtent donc l’un et l’autre, sur des coupes vertico-médianes (fig. 641,7 et 8), l’aspect d’un triangle dont le sommet est supérieur pour le sphincter strié, inférieur pour le sphincter lisse.

B. Rapports. — Vu par sa face antérieure ou pubienne (fig. 640, 5 et 5’), le sphincter

1, canal de l’urèthre. — 2, sphincter lisse ou sphincter interne (en rose). — 3, sphincter strié ou sphincter externe (en rouge). — 4, enveloppe de la prostate (coupe prostatique). — 5, noyau central. — 6, véru montanum. - 7, canaux éjaculateurs. — 8, utricule prostatique. — 9, tunique vasculaire de l’urèthre.

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

externe de l’urèthre nous apparaît sous la forme d’une large lame triangulaire, dont la base confine à la vessie et dont le sommet, fortement tronqué, repose sur le feuillet supérieur de l’aponévrose périnéale moyenne. Ce feuillet le sépare du muscle de Guthrie et des glandes de Cowper.

a) En arrière , le sphincter externe de l’urèthre est en rapport avec l’aponévrose prostato-péritonéale (voy. plus loin), qui le sépare du rectum.

jl) En avant , il répond, tant dans sa portion prostatique que dans sa portion membraneuse, au muscle de Wilson et au plexus de Santorini, qui le sépare du pubis et des ligaments pubo-vésicaux. Sa portion prostatique, formée, comme nous l’avons vu, par des fibres arciformes, repose sur la face antérieure de la prostate et contribue ainsi, sur la ligne médiane, à renforcer la paroi antérieure du canal de l’urèthre. Tout à fait en haut, dans toute la portion du canal qui répond au sphincter lisse, le sphincter strié repose directement sur ce dernier muscle.

Nous voyons maintenant que si la prostate (laquelle n’est que le produit d’une transformation locale du conduit uro-génital) ne se développait pas, ce rapport de contact immédiat entre le sphincter externe et le sphincter interne existerait dans toute la hauteur de ce dernier, sur sa face postérieure comme sur sa face antérieure. D’autre part, le sphincter externe conserverait jusqu’à son extrémité supérieure sa disposition annulaire et, dans ce cas, les deux sphincters ressembleraient exactement à deux manchons emboîtés l’un dans l’autre.

C. Vaisseaux et nerfs. — Le sphincter externe de l’urèthre reçoit ses artères des branches destinées à la prostate. Il est innervé par le honteux interne, branche du plexus sacré.

D. Action. — Grâce à sa disposition annulaire ou semi-annulaire, le sphincter externe de l’urèthre a bien évidemment pour attribution de resserrer l’urèthre et, par conséquent, de comprimer les matières liquides ou solides que peut renfermer ce canal.

C’est lui, qui bien souvent, arrête la sonde dans le cathétérisme.

C’est lui qui, en fermant l’urèthre postérieur, quand la vessie est suffisamment distendue pour faire naître le besoin d’uriner, permet à ce réservoir de se distendre encore au delà des limites fixées par la résistance du sphincter lisse. Intervenant enfin dans l’éjaculation, au moment où le sperme débouche des canaux éjaculateurs, il chasse brusquement ce liquide de la portion prostatique dans la portion membraneuse, de la portion membraneuse dans la portion spongieuse et de celle-ci à l’extérieur. C’est vraisemblablement là le principal rôle du sphincter externe de l’urèthre et ce muscle acquiert ainsi une signification spéciale qui est en rapport avec les fonctions génitales. D’après Griffiths, son développement marcherait parallèlement avec celui des testicules et, chez des animaux castrés, il subirait une dégénérescence fibreuse.

7° Sphincter externe de l’anus. — Le sphincter externe de l’anus est formé par dix ou douze faisceaux concentriques, disposés tout autour de la partie inférieure du rectum. Il mesure de 20 à 25 millimètres de hauteur sur 8 ou 10 millimètres d’épaisseur. Lorsque l’anus est dilaté, soit par l’introduction d’un corps étranger, soit par le passage d’un cylindre fécal, le sphincter revêt la forme d’un anneau aplati latéralement et, par conséquent, beaucoup plus étendu dans le sens antéropostérieur que dans le sens transversal.

A. Insertions. — Les fibres constitutives du sphincter anal s’insèrent, en arrière, sur une lame fibreuse médiane, le raphé ano-coccygien (fig. 634, 11), qui s’étend de la pointe du coccyx à la partie postérieure de l’anus. Quelques-unes d’entre elles, les plus superficielles, s’attachent à la face profonde du derme, à la manière des muscles peauciers.

De cette origine, elles se dirigent en avant et se partagent bientôt en deux moitiés, dont chacune, affectant la forme d’un demi-anneau, embrasse dans sa concavité la partie correspondante de l’anus.

Elles arrivent ainsi à la partie antérieure de cet orifice et s’y terminent de la façon suivante : les fibres les plus superficielles se fixent aux téguments ; les autres, et c’est le plus grand nombre, se terminent, après s’être plus ou moins entrecroisées, sur une deuxième lame fibreuse, le raphé ano-bulbaire (fig. 634, 10), qui, comme nous l’avons déjà vu, s’étend du bulbe de l’urèthre à la partie antérieure de l’anus. Un certain nombre de fibres, enfin, se continuent ordinairement, soit avec le transverse superficiel, soit avec le bulbo-caverneux.

B. Rapports. — Le sphincter externe de l’anus est le plus superficiel des muscles du périnée. Nous pouvons, au point de vue de ses rapports, lui considérer deux faces et deux circonférences :

a) Sa face externe ou superficielle est en rapport avec la couche cellulo-adipeuse qui remplit la fosse ischio-rectale.

p) Sa face interne ou profonde répond successivement : 1° en haut, au sphincter interne (p. 530 et fig. 641), qu’il déborde en bas de 5 'ou 6 millimètres ; 2° en bas, immédiatement au-dessous du sphincter interne, à la muqueuse du rectum et au plexus veineux hémorrhoïdal. Entre les deux sphincters descend un paquet plus ou moins considérable de fibres longitudinales, qui proviennent, en partie du rectum, en partie du releveur de l’anus.

y) Sa circonférence supérieure est en rapport avec le releveur de l’anus, auquel il est uni par une même couche de tissu conjonctif.

6) Sa circonférence inférieure répond à la peau du périnée.

Nous rappellerons, en passant, que le sphincter anal est travervé de haut en bas, par un certain nombre de fibres longitudinales du rectum, lesquelles vont chercher insertion à la face profonde de la peau de l’anus.

C. Vaisseaux et nerfs. — Le sphincter externe de l’anus reçoit ses artères de l’hémorrhoïdale inférieure, branche de la honteuse interne et de l’hémorrhoïdale moyenne, branche de l’hypogastrique. Il est innervé par le nerf hémorrhoïdal, branche du plexus sacré.

Fig. 643.

Schéma représentant l’appareil musculaire de l’anus.

1, anus. — 2, revêtement cutané. — 3, coccyx. — 4, raphé ano-coccygien. — 5, raphé ano-bulbaire. — 6, sphincter interne. — 7, sphincter externe, avec : 7’, ses fibres circulaires ; 7”, ses fibres entrecroisées (pour la plupart à insertion cutanée). — 8, releveur de l’anus, avec : 8’, son faisceau interne ( levator ani proprius ); 8”, son faisceau externe.

Les points rouges, placés entre les sphincters ou sur les sphincters, représentent les insertions cutanées des fibres longitudinales du rectum.

MUSCLES DU PER1NÉE CHEZ L’HOMME

D. Action. — Envisagé au point de vue de son action, le sphincter anal appartient à la classe des muscles orbiculaires. [1 a pour fonction de fermer le rectum à son extrémité inférieure, et d’empêcher ainsi les matières fécales de s’échapper au dehors : c’est le constrictor ani des anciens anatomistes. Il agit ordinairement par sa seule tonicité. Il n’intervient par sa contraction que lorsqu’il s’agit de lutter contre l’action antagoniste des fibres musculaires du rectum et des muscles abdominaux.

8° Releveur de l’anus. —

un muscle mince, aplati et fort large, qui s’étend de la paroi antéro- latérale du bassin à la région de l’anus.

A. Insertions. — Avec W.

Roux (1881), à qui nous devons une excellente étude de la musculature de l’anus et dont les opinions sur ce point ont été adoptées en grande partie par Holl (1881)etparLESSHAFT(1883), il convient de distinguer au muscle releveur deux plans de fibres : un plan externe ou superficiel, formant la portion externe du muscle; un plan interne ou profond, constituant sa portion interne.

a. Portion externe. — La portion externe du releveur ( sphincter ani externus de Lesshaft), la plus considérable des deux (fig. 644, 5”), prend naissance sur les points suivants : 1 0 en avant, sur la branche descendante et sur la branche horizontale du pubis ; cette insertion pubienne commence

Le muscle releveur de l’anus (fig. 643, 8 et 644, 5) est

Fig. 644.

Le muscle releveur de l’anus, vu d’en haut.

symphyse pubienne. — 2, os coxal, coupé horizontalement au niveau

du côté de la ligne médiane

de la cavité cotyloïde. — 3, épine sciatique. — 4, coccyx. — 5, releveur de l’anus, avec : 5’. son faisceau interne, soulevé à droite par une sonde cannelée; 5”, son faisceau externe ; 5”’, petit faisceau, non constant, passant sous le faisceau précédent pour se rendre au raphé. — 6, partie antérieure de l’aponévrose du releveur, ér ignée. en avant. — 7, ischio-coccygien. — 8, obturateur interne, recouvert de son aponévrose. — 9, arcus tendineus. — 10, vaisseaux et nerf obturateurs. — 11, rectum avec : 12, raphé rétrorectal ; 13, raphé pré-rectal. — 14, prostate. — 15, aponévrose périnéale moyenne.

à 8 ou 10 millimètres de la

symphyse, à 4 ou 5 millimètres au-dessus du ligament sous-pubien, souvent sur le ligament lui-même ; 2° en arrière, sur la face interne de l’épine sciatique, immédiatement en avant du muscle ischio-coccygien ; 3° sur les côtés , autrement dit dans l’intervalle compris entre les insertions pubiennes et les insertions sciatiques, sur une sorte d’arcade fibreuse, Y arcus tendineus (fig. 644, 9), qui s’étend du pubis à l’épine sciatique et que l’on peut considérer comme résultant de l’épaississement, à son niveau, de l’aponévrose du muscle obturateur interne.

De cetle longue ligne d’insertion, les faisceaux constitutifs de la portion externe du releveur se portent tous en arrière du rectum, en suivant un trajet qui varie pour chacun d’eux (fîg. 644) : les faisceaux antérieurs ou pubiens se portent directement d’avant en arrière, en croisant perpendiculairement les parois latérales du rectum ; les faisceaux postérieurs se dirigent obliquement d’avant en arrière et de dehors en dedans ; les faisceaux moyens ont un trajet plus ou moins oblique, un trajet qui se rapproche d’autant plus de la direction transversale qu’ils sont plus postérieurs, d’autant plus de la direction antéro-postérieure qu’ils sont plus antérieurs- Indépendamment de cette inclinaison sur le plan médian, tous les faisceaux du releveur sont descendants, autrement dit, leur extrémité externe ou pelvienne est toujours située sur un plan plus élevé que celui qu’occupe leur extrémité interne.

Arrivés en arrière de l’anus, au niveau du raphé ano-coccygien, les faisceaux delà portion externe du releveur s’entrecroisent pour la plupart sur la ligne médiane avec leurs similaires du côté opposé, en formant des angles qui sont d’autant plus aigus qu’on se rapproche davantage du coccyx.

Un certain nombre d’entre eux, ceux qui sont placés immédiatement en arrière du rectum, semblent se continuer directement avec ceux du côté opposé : ils forment ainsi, dans leur ensemble, une sorte de sangle dont la concavité, dirigée en avant, embrasse les trois quarts postérieurs du cylindre rectal. Les faisceaux les plus 'postérieurs, ceux qui proviennent de l’épine sciatique ou de son voisinage s’insèrent sur les bords du coccyx. J’ai rencontré souvent un petit faisceau spécial (fig. 644,5’”) qui, se détachant de l’épine sciatique, entre l’iscbio-coccygien et le releveur, longeait tout d’abord le bord postérieur de ce dernier muscle, puis passait au-dessous de lui pour venir se terminer, soit sur la pointe du coccyx, soit sur la partie la plus postérieure du raplié ano-coccygien.

Il est à remarquer que les faisceaux constitutifs de la portion externe du rele- -veur passent sur les côtés du rectum sans présenter avec cet organe d’autres rapports que ceux de la contiguïté : aucune de leurs fibres ne pénètre dans leur épaisseur ou ne s’insère sur lui. J’ajouterai que ces faisceaux cheminent immédiatement au-dessus du sphincter externe de l’anus, dont ils sont séparés, cependant, par une mince couche de tissu conjonctif.

Fig. 645.

Coupe frontale de la région anale, pour montrer les fibres descendantes du releveur (schématisée d'après une figure de W. Roux).

1 , muqueuse rectale. — 2, peau de l’anus. — 3, fibres circulaires du rectum. — 4, sphincter interne. — 5, sphincter externe. — 6, libres longitudinales du rectum. — 7, couche externe du releveur de l’anus. — 8, couche interne de ce même muscle, formée par des libres qui, à ce niveau, descendent vers la peau de l’anus en se mêlant aux fibres longitudinales du rectum.

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L1I0MME

b. Portion interne. — La portion interne du releveur (. Levator ani proprius de Lesshaft) longe le bord interne de la portion précédente. Elle prend naissance, en a^ant (fig- 644, 5), sur les deux branches descendante et horizontale du pubis, immédiatement au-dessus du faisceau correspondant de la portion externe : son insertion pubienne est représentée, comme nous le montre la figure 644, par une ligne oblique de dedans en dehors et de bas en haut.

Du pubis, elle se porte d’avant en arrière, croise la face latérale de la prostate et arrive au-devant du rectum. Là (fig. 644), ses fibres se divisent en deux groupes : fibres internes et fibres externes. — Les fibres internes ou prèreclales, s’entrecroisent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé. Puis, s’infléchissant en bas elles se fusionnent avec les fibres longitudinales du rectum (voy. p. 261) et descendent avec elles jusqu’à la peau de l’anus. — Les fibres externes ou icitérorectales ne s’entrecroisent pas. Elles gagnent la face latérale du rectum et, comme les précédentes, se recourbent en bas, pour devenir descendantes et se mêler avec les fibres longitudinales de ce dernier organe.

Au total, toutes les fibres de la portion interne du releveur viennent se terminer, après ou sans entrecroisement, à la face profonde de la peau de l’anus, tout comme les fibres longitudinales du rectum : placées tout d’abord au-dessus du sphincter externe, elles cheminent ensuite (fig. 645,8) sur le côté interne de ce dernier muscle.

Lesshaft, a décrit, comme portion postérieure du releveur de l’anus , deux petits faisceaux l’un droit, l’autre gauche, qui. de la colonne sacro-coccygienne se rendent à la partie postérieure du rectum périnéal : c’est le muscle recto-coccygien ou rétracteur de l’anus de Treitz, le tensor fasciæ pelvis de Kohlrausch. Les deux faisceaux en question naissent, en arrière, sur la face antérieure du sommet du sacrum et sur la face antérieure du coccyx. De là, ils se portent en avant et en bas vers la partie postérieure et latérale du rectum. Les fibres externes s’insèrent sur l’aponévrose pelvienne, immédiatement en dehors de la paroi latérale du rectum, insertion qui justifie la dénomination sus-indiquée de tensor fasciæ pelvis. Les fibres internes, arrivées au rectum, s’infléchissent en bas et viennent se terminer, en partie dans l’épaisseur du sphincter interne, en partie à la face profonde de la peau de l’anus. Ces deux petits muscles, quand ils se contractent, attirent l’anus en arrière et en haut.

B. Rapports. — Ainsi entendu, le releveur de l’anus, avec ses deux portions externe et interne, revêt dans son ensemble la forme d’un vaste triangle, auquel nous pouvons considérer : 1° deux faces, l’une supérieure, l’autre inférieure; 2° trois bords, que l’on distingue en interne, externe et postérieur.

a) Sa face supérieure, concave, regarde en haut et en dedans. Elle est recouverte dans toute son étendue par une lame aponévrotique, Y aponévrose supérieure du releveur, qui la sépare du péritoine et des organes contenus dans l’excavation pelvienne.

p) Sa face inférieure, obliquement dirigée en bas et en dedans, s’écarte progressivement de la paroi latérale du bassin, en formant avec cette dernière un angle dièdre (fig. 654, G), qui n’est autre que la fosse ischio-rectale de l’anatomie topographique. Sur cette face s’étale une mince lame aponévrotique, Y aponévrose inférieure du releveur; elle sépare le muscle de la masse cellulo- adipeuse qui comble la fosse ischio-rectale.

y) Son bord interne , étendu du pubis au coccyx, répond successivement en allant d’avant en arrière (fig. 646) : 1° à la prostate, dont il est séparé par l’aponévrose pubo-rectale (voy. plus loin); 2° au raphé ano-bulbaire; 3° à la paroi latérale du rectum; 4° au raphé ano-coccygien et à la pointe du coccyx.

8) Son bord externe, qui représente sa ligne d’insertion pelvienne, est successi-

yement en rapport avec le pubis, l’obturateur interne (arcus tendineus) et l’épine sciatique.

s) Son bord postérieur , enfin, répond au bord antérieur du muscle ischio-coccygien, qui suit exactement la même direction. Une simple ligne celluleuse établit le plus souvent les limites respectives des deux muscles.

C. Vaisseaux et nerfs. — Le releveur de l’anus reçoit ses artères de la honteuse interne et de la vésicale inférieure. Il est innervé par un nerf spécial, le nerf du

t releveur, branche du

plexus sacré.

D . Action . — Les deux releveurs, réunis l’un à l’autre sur la ligne médiane, forment dans leur ensemble une sorte de diaphragme inférieur (fig. 646), dont la concavité, dirigée en haut, s’oppose à celle du diaphragme supérieur.

Ce diaphragme pelvien, qui est complété en arrière par les muscles ischio-coccygiens, agit dans le phénomène de l’effort et, en redressant sa courbure, produit un double résultat : 1° il diminue le diamètre vertical de la cavité abdomino-pelvienne et contribue, au même titre que le diaphragme supérieur et les muscles abdomisoutient les organes pelviens et tout parti-

Fig. 616.

Le plancher musculaire du bassin, chez l’homme, vu d’en haut.

(L’aponévrose pelvienne, laissée en place sur la moitié gauche de l’excavation, a été enlevée sur la moitié droite).

1, symphyse pubienne. — 2, os iliaque, scié au-dessus de la grande échancrure sciatique. — 3, sacrum. — 4, coccyx. — 5, épine sciatique. — 6, prostate, — 7, partie inférieure du rectum. — 8, obturateur interne. — 9, releveur de l’anus. — 10, ischio-coccygien. — 11, pyramidal. — 12, arcus tendineus. — 13, bandelette préSciatique. — 14, raphé ano-bulbaire. — io, raphé ano-coccygien. — 16, canal souspubien. — 17, trou pour les vaisseaux fessiers supérieurs. — 18, bord du petit ligament sacro-sciatique.

Les lignes pointillées indiquent le contour osseux du détroit inférieur.

naux, à comprimer les viscères ; 2e culièrement le rectum, que la contraction des muscles précités tend à refouler vers le bas.

Mais ce n’est pas tout. En raison de ses attaches sur le pourtour du rectum, le releveur agit directement sur le segment terminal de ce dernier organe et, à ce sujet, 'il convient d’examiner séparément les deux portions du muscle :

La portion externe du releveur forme avec celle du côté opposé une sorte de sangle, qui embrasse dans sa concavité la paroi postérieure et les parois latérales du rectum. En se contractant, la sangle musculaire a pour action : 1° de rapprocher la paroi postérieure du rectum de sa paroi antérieure; 2° d’appliquer l’une contre l’autre les deux parois latérales. La portion externe du releveur devient

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

ainsi, pour le rectum, un muscle constricteur, le constricteur profond , et, à ce titre, il est congénère du sphincter externe. Cette action constrictive du releveur a été, du reste, démontrée expérimentalement par Budge et, plus récemment, par Morestin (Th. Paris, 1894). Notons, en passant, que la portion externe du releveur n’a aucune action directe sur l’anus, pour l’excellente raison qu’il ne s’insère nullement sur cette région.

Quant à la portion interne du releveur, elle agit directement sur l’anus, qu’elle porte en avant et en haut : c’est, comme nous l’avons vu plus haut, le levator ani proprius de Lesshaft, dénomination qui est parfaitement justifiée par la fonction du muscle.

9° Ischio coccygien. — L’ischio-coccygien (fig. 644, 7 et 647, 9) est un petit muscle aplati et triangulaire, situé en arrière du releveur, qu’il semble continuer.

A. Insertions. — Il prend ses insertions fixes : 1° sur la face interne et les deux bords de l’épine sciatique ; 2° sur la face profonde du petit ligament sacro-sciatique ; 3° sur la partie la plus reculée de l’aponévrose de l’obturateur interne.

De là, il se porte en dedans, en s’élargissant à la manière d’un éventail, et vient se fixer à la fois sur le bord du coccyx et un peu sur sa face antérieure.

Ses fibres les plus postérieures remontent ordinairement jusque sur le sommet du sacrum.

Ce muscle est constitué en partie par des fibres charnues, en partie par des fibres aponévrotiques. Il diffère ainsi, par son aspect extérieur, du releveur de l’anus qui ne comprend que des fibres charnues.

B. Rapports. — Les rapports de l’iscbio-coccygien ne présentent que peu d’intérêt. — Sa face supérieure, légèrement concave, inclinée en avant et en dedans, répond à l’aponévrose pelvienne et au rectum. — Sa face inférieure est en rapport avec le petit ligament sacro-sciatique, qui, dans sa partie externe, lui adhère d’une façon intime. — Son bord antérieur longe, comme nous l avons déjà vu, le bord postérieur du releveur de l’anus. —

Quant à son bord postérieur, il répond au bord inférieur du muscle pyramidal du bassin.

C. Vaisseaux et nerfs. — Le muscle ischio-coccygien reçoit ses artères de la sacrée latérale. Il est innervé par un rameau du nerf coccygien.

D. Signification anatomique. — Chez les mammifères à queue, les deux petits

Fig. 647.

Les muscles ischio-coccygien et releveur de l’anus du côté droit, vus par leur face interne.

1, symphyse pubienne. — 2, épine sciatique. — 3, gi-anue échancrure sciatique. — 4, pointe du coccyx. — 5, rectum, érigné à gauche. — 6, raphé ano-coccygien. — 7, raphé ano-bulbaire. — 8, muscle releveur, avec ses insertions prérectales, latéro-rec taies et post-rectales. — 9, muscle ischiococcygien. — 10, obturateur interne, revêtu de son aponévrose. — 11, arcus tendineus. — 12, orifice interne du canal sous-pubien. — 13, artère honteuse interne, contournant l’épine sciatique pour pénétrer dans la fosse ischio-rectale.

ANATOMIE HUMAINE. — T. IV, 6e ÉDIT.

muscles que nous venons de décrire sont remplacés par deux muscles volumineux qui, sous le nom d 'abducteurs de la queue, ont pour fonction de porter cet appendice alternativement à gauche et à droite. Notre ischio-coccygien, qui est l'homologue de cet abducteur de la queue, n’est qu’un organe dégénéré ou rudimentaire comme le segment squelettique sur lequel il s’insère : voilà pourquoi l’élément fibreux se mêle chez lui à l’élément musculaire et arrive même parfois à le remplacer d’une façon complète. Il n’a donc aucune fonction active. Tel qu’il est, il ne me paraît avoir d’autre rôle à remplir que celui qui est dévolu aux parois dites contractiles, et je ne puis m’empêcher, en terminant, de faire remarquer l’analogie qui existe à ce point de vue entre l’ischio-coccygien et les muscles intercostaux, qui, comme lui, sont des muscles plus ou moins dégénérés au double point de vue physiologique et anatomique.

§ II. — Aponévroses du périnée

Aux muscles que nous venons de décrire se trouvent annexées un certain nombre de lames aponévrotiques, que l’on désigne sous le nom générique (¥ aponévroses du périnée. Ces aponévroses sont au nombre de trois : leur situation respective

nous permet de les distinguer en superficielle, moyenne et profonde.

4° Aponévrose périnéale superficielle. — L’aponévrose périnéale superficielle ou inférieure (fig. 648, 6 et 649, 4) est la première que rencontre le scalpel en allant de la peau vers les muscles.

a. Conformation extérieure et rapports . — Elle occupe l’espace angulaire que circonscrivent les deux branches ischio-pubiennes et revêt, de ce Tait, la forme d’un triangle ayant exactement les dimensions de l’espace précité. Nous pouvons, par conséquent, lui considérer deux bords latéraux, un sommet, une base et deux faces, l’une inférieure, l’autre supérieure :

a) Ses bords latéraux s’attachent, à gauche et à droite, sur la lèvre antérieure des branches ischio-pubiennes.

(3) Son sommet , dirigé en avant, se continue, un peu en avant de la symphyse, avec l’enveloppe fibreuse du pénis.

y) Sa base s’étend d’un ischion à l’autre et, par conséquent, établit les limites respectives du périnée antérieur et du périnée postérieur. Elle se recourbe de bas en haut et, après avoir contourné le bord postérieur des deux muscles transverses,

Fig. 648.

Coupe frontale du bassin passant par la partie moyenne des branches ischio-pubienne.

1, branche ischio-pubienne. — 2, aponévrose périnéale moyenne, avec le muscle de Guthrie. — 3. urèthre membraneux à sa sortie de la prostate. — 4, racine des corps caverneux, avec 4’, muscle ischio-caverneux. — 5, bulbe de l’urèthre, avec 5’ muscle bu bo-caverneux. — 6, aponévrose périnéale superficielle. — 7, veine honteuse interne. — 8, artère honteuse interne. — 9, nerf honteux interne. — 10, obturateur externe. — 11, obturateur interne. — 12, releveur de l’anus. — 13, vessie. — 14, prostate. — 15, plexus veineux. — 16, peau du périnée.

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

se fusionne avec le feuillet inférieur de l’aponévrose périnéale moyenne, que nous étudierons dans un instant.

8) Sa face inférieure répond à la peau, dont elle est séparée par le tissu cellulaire sous-cutané et par une couche de fibres musculaires lisses, qui n’est qu’un prolongement du dartos (p. 631).

s) Sa face supérieure s’étale sur les muscles transverses superficiels, ischiocaverneux et bulbo-caverneux. Elle fournit à ces différents muscles des gaines conjonctives, généralement très minces, qui se continuent profondément avec l’aponévrose périnéale moyenne. Dans l’intervalle des trois muscles précités ( triangle ischio-bulbaire) , les deux aponévroses périnéale superficielle et périnéale moyenne sont directement en rapport l’une avec l’autre et arriveraient au contact si elles n’étaient séparées par une couche de tissu cellulo-adipeux, dont l’épaisseur varie naturellement avec l’embonpoint des sujets : c’est dans cette couche cellulo-adipeuse que cheminent les artères bulbo-uréthrales.

b. Structure. — L’aponévrose périnéale superficielle est ordinairement fort mince et peu résistante. Elle se compose en grande partie de fibres transversales, que croisent, sous des angles divers, des fibres à direction antéro-postérieure ou oblique.

2° Aponévrose périnéale moyenne. — L’aponévrose périnéale moyenne est située » immédiatement au-dessus des muscles transverse superficiel, ischio-caverneux et bulbo-caverneux. C’est le ligament périnéal de Carcassonne, le ligament triangu-

Fig. 649.

L’aponévrose périnéale moyenne, vue par sa face inférieure.

1, symphyse pubienne. — 2, ligament sous-pubien (ligamentum arcuatum). — 3, aponévrose périnéale moyenne, avec 3’, sa portion non divisée constituant le ligament transverse du bassin. — 4, aponévrose périnéale superficielle. — 5, veine dorsale profonde du pénis. — 6, nerf honteux interne. — 7, artère honteuse interne, accompagnée de deux veines. — 8, artère et veines bulbo-uréthrales. — 9, 9’, artères et veines périnéales superficielles. — 10, veines caverneuses. — 11, bulbe uréthral, au-dessous duquel se voient les deux glandes de Cowper. — il’, raphé ano-bulbaire. — 12, ischion. — 13, muscle obturateur externe.

laire de Vurèthre de Colles, le diaphragme uro-génital des anatomistes allemands. Tous ces termes sont synonymes.

a. Conformation extérieure etrapports. — Quel que soit le nom sous lequel on la désigne, l’aponévrose périnéale moyenne (fig. 649, 3) revêt la forme d’un triangle, comblant exactement l’espace ischio-pubien.

a) Son sommet , dirigé du côté de la symphyse, se continue avec le ligament souspubien.

APPAREIL URO-GENITAL

fi) Sa base répond à la ligne bi-ischiatique ou, ce qui revient au même, au bord postérieur des deux muscles transverses superficiels.

y) Ses bords latéraux s’attachent aux branches ascendante de l’ischion et descendante du pubis, non plus sur la lèvre antérieure comme cela a lieu pour l’aponévrose superficielle, mais sur la lèvre postérieure. Les deux aponévroses périnéales sont donc séparées l’une de l’autre, au niveau de leur insertion latérale, par toute l’épaisseur des branches ischio-pubiennes.

6) Des deux faces de l’aponévrose périnéale moyenne, la supérieure répond au muscle de Wilson, au sphincter externe de l’urèthre, au plexus de Santorini et à la prostate, qui repose sur elle. La face inférieure est en rapport (fig. 648, 2) : 1° en arrière, avec les muscles transverses superficiels ; 2° sur les côtés, avec les racines des corps caverneux et les muscles ischio-caverneux; 3° sur la ligne médiane, avec le bulbe de l’urèthre, sur les faces latérales duquel l’aponévrose moyenne jette toujours des expansions plus ou moins résistantes.

b. Constitution anatomique. — Envisagée au point de vue de sa structure, l’aponévrose périnéale moyenne se compose en réalité de deux feuillets superposés, l’un inférieur, l’autre supérieur. Tous les deux, du reste, ont la même configuration, les mêmes dimensions, les mêmes attaches ischio-pubiennes. Tous les deux encore se terminent au niveau de la ligne bi-ischiatique, mais d’une façon qui varie pour chacun d’eux :

a) Le feuillet inférieur contourne de haut en bas le bord postérieur des deux muscles transverses et se continue, comme nous l’avons vu plus haut, avec l’aponévrose périnéale superficielle.

(3) Le / euillet supérieur se comporte différemment à sa partie moyenne et sur les côtés : sur les côtés, il cesse brusquement ou plutôt se perd dans le tissu cellulo-

graisseux de la fosse ischio-rectale ; par sa partie moyenne, il se continue avec une nouvelle aponévrose qui, se portant en haut entre la vessie et le rectum, vient se terminer sur le cul-de-sac vésico-rectal (fig. 650, 8). C’est Yaponévrose prostatopéritonéale de Denonvilliers, que nous avons déjà signalée et décrite à propos de la prostate (voy. p. 646). Nous n’y reviendrons pas ici.

c . Rapports réciproques des deux feuillets inférieur et supérieur de Vaponévrose périnéale moyenne. — Les deux feuillets précités de l’aponévrose périnéale moyenne diffèrent dans leurs rapports réciproques, selon qu’on considère leur portion antérieure ou leur portion postérieure.

A leur portion antérieure, immédiatement au-dessous de la symphyse et dans une hauteur de 5 ou 6 millimètres, les deux feuillets sont entièrement confondus. Ils ne forment, en réalité, qu’une seule membrane constituée par des fibres aponévrotiques très serrées : c’est le ligament transverse du bassin de Henle (fig. 650, 6).

Plus en arrière, le feuillet superficiel et le feuillet profond s’écartent l’un de

L’aponévrose périnéale moyenne, vue sur une coupe sagittale.

1, pubis. — 2, ligament sous-pubien. — 3, prostate. — 4, 4, urèthre. — 5, bulbe uréthral — 6, aponévrose périnéale moyenne (portion non divisée, ligament transverse du bassin), avec : 6’, son feuillet supérieur ; 6”, son feuillet inférieur. — 7, aponévrose périnéale superficielle. — 8, aponévrose prostato-péritonéale. — 9, veine dorsale de la verge.

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

l'autre et, à partir de ce point jusqu’au niveau du muscle transverse, ils se trouvent séparés par un intervalle plus ou moins large, dans lequel nous rencontrons les organes suivants, organes qui maintenant nous sont bien connus : 1° une lame musculaire, qui n’est autre que le muscle de Guthrie ou transverse profond du périnée; 2° les artères et veines honteuses internes, qui longent de bas en haut les branches ischio-pubiennes ; 3° les branches supérieures ou péniennes des nerfs honteux internes; 4° les glandes de Cowper, qui, comme nous l’avons vu (p. 661), sont situées sur les côtés et en arrière du bulbe, plus ou moins englobées dans les faisceaux postérieurs du transverse profond.

d. Résumé. — Au total, l’aponévrose périnéale moyenne est constituée par deux portions, de structure bien différente (fig 650) : 1° une portion antérieure ou soussymphysienne, toute petite, exclusivement fibreuse, c’est le ligament transverse du bassin de Henle ; 2° une portion postérieure, beaucoup plus étendue, représentant environ les 5/6 de l’aponévrose et formée par deux lames aponévrotiques, interceptant entre elles une lame musculaire. Nous ajouterons, pour en finir avec cette aponévrose, qu’elle est traversée d’avant en arrière par un certain nombre d’organes importants et qu’elle présente, par conséquent, un certain nombre d’orifices (fig. 649) : tout d’abord, sur la ligne médiane et immédiatement au-dessous de la symphyse, nous trouvons la veine dorsale de la verge ; sur la ligne médiane encore, mais à 20 ou 25 millimètres au-dessous de la symphyse, nous rencontrons la portion membraneuse de l’urèthre ( orifice uréthral de l’aponévrose moyenne); enfin sur les côtés et sur des points plus ou moins rapprochés des branches ischiopubiennes, nous constatons l’existence de nombreux orifices livrant passage au nerf dorsal de la verge, aux deux artères dorsale de la verge et caverneuse, à l’artère et aux veines bulbeuses, aux veines postérieures des corps caverneux.

3° Aponévrose périnéale profonde. — L’aponévrose périnéale profonde ou supérieure, encore appelée aponévrose pelvienne ou fascia pelvia, est la plus élevée des aponévroses du périnée. Beaucoup plus étendue que les précédentes, elle occupe à la fois le périnée antérieur et le périnée postérieur. Elle dépasse même les limites de la région périnéale, pour remonter sur les parois latérales du bassin et atteindre par places le détroit supérieur. Les relations de l’aponévrose pelvienne avec le contenu de l’excavation ont, dans la pratique, une importance considérable. Mais, avant de les étudier, il convient de bien se fixer sur les limites et sur le mode de constitution de cette aponévrose.

A. Constitution anatomique., — Si l’on examine par en haut l’excavation pelvienne après l’avoir soigneusement débarrassée des viscères qu’elle contient (fig. 651), on constate que cette excavation est fermée, du côté du périnée, par quatre muscles pairs et symétriques (huit en tout), qui sont : 1° pour la région médiane, les releveurs de l’anus, qui s’inclinent l’un vers l’autre et qui sont continués en arrière par les ischio-coccygiens ; 2° pour les régions latérales, les obturateurs internes en avant et les pyramidaux en arrière.

Chacun de ces huit muscles est recouvert, sur sa face pelvienne, par une aponévrose qui lui appartient en propre.

Or, si par la pensée nous réunissons bord à bord ces huit lames aponévrotiques, nous avons une lame unique et continue : c’est notre aponévrose pelvienne , et nous voyons par ce simple énoncé qu’elle est constituée par la réunion de plusieurs aponévroses musculaires juxtaposées et soudées par leurs bords.

B. Forme et rapports. — Ainsi entendue, l’aponévrose pelvienne revêt dans son

ensemble la forme d’un entonnoir cylindro-conique, tout comme la cavité sur les parois de laquelle elle s’étale. Pour la commodité de la description, nous la diviserons en deux moitiés symétriques et nous considérerons à chacune d’elles un bord externe , un bord interne , une face supérieure et une face inférieure :

a. Bord externe. — Le bord externe de l’aponévrose périnéale supérieure, de forme demi-circulaire, répond à la ligne d’insertion pelvienne de cette aponévrose.

a) En avant, il est situé sur la face postérieure du corps du pubis et de sa

Fig. 651.

Le plancher musculaire du bassin, chez l’homme, vu d’en haut.

(L’aponévrose pelvienne, laissée en place sur la moitié gauche de l’excavation, a été enlevée sur sa moitié droite.)

1, symphyse pubienne. — 2, os iliaque, scié au-dessus de la grande échancrure sciatique. — 3. sacrum. — 4, coccyx.

— 5, épine sciatique. — 6, prostate. — 7, partie inférieure du rectum. — 8, obturaleur interne. — 9, releveur de l’anus. — 10, ischio-coccygien. — 11, pyramidal. — 12, arcus tendineus. — 13, bamielette présciaiique. — 14, raphé ano-bulbaire

— 15, raphé ano-coccvgien. — 16, canal sous-pubien. — 17, trou pour les vaisseaux fessiers supérieurs. — 18, bord du petit ligament sacro-sciatique.

Les lignes pointillées indiquent le contour osseux du détroit inférieur.

branche horizontale. 11 présente à ce niveau une partie libre de 12 à 15 millimètres de longueur, qui forme le rebord interne et postérieur du canal sous-pubien (fig. 651, 16).

P) En arrière de ce canal, il remonte jusqu’au détroit supérieur et s’insère sur la ligne innominée, en se fusionnant avec la portion correspondante du fascia iliaca. Cette insertion à la ligne innominée se prolonge jusqu’à la symphyse sacroiliaque.

y) Arrivé là, le bord externe de notre aponévrose pelvienne descend vers la grande échancrure sciatique, où il rencontre le pyramidal du bassin. Se réfléchissant alors en arrière et en dedans, il longe le bord supérieur de ce muscle et gagne avec lui la face antérieure de la première pièce sacrée. A la partie la plus élevée de la grande échancrure sciatique, il forme le rebord inférieur

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

Os coxal droit, vu par sa face interne.

(Les lignes rouges xx et y y indiquent les plans suivant lesquels passent les deux coupes représentées dans les figures 653 et 654).

d’un nouvel orifice (fig. 651, 17), par lequel s’échappent les vaisseaux et les nerfs fessiers supérieurs.

8) Au niveau du point où le bord externe de l’aponévrose pelvienne se réfléchit de la paroi osseuse du bassin sur le bord supérieur du pyramidal, prend naissance une petite bandelette fibreuse qui descend ensuite vers l’épine sciatique et s’y termine en se confondant avec l’extrémité postérieure de l’arcus tendineus (p. 677). Cette bandelette sert de limite respective à l’aponévrose, relativement épaisse, qui recouvre l’obturateur interne et à l’aponévrose, plus mince, qui revêt le pyramidal : on peut la considérer comme résultant de la soudure, à son niveau, de ces deux aponévroses. Dans son trajet, elle longe le rebord antérieur de la grande échancrure sciatique : nous la désignerons, pour cette raison, sous le nom dé bandelette préscialique ; c’est la plica ischiatica d’HoFFMANN, la bandelette ischiatique de Bourgery.

b. Bord interne. — Le bord interne de l’aponévrose périnéale supérieure regarde la ligne médiane. Il est fort irrégulier et la façon dont se comporte à son niveau l’aponévrose diffère suivant les points où on l’examine.

а) A sa partie antérieure, tout d’abord, l’aponévrose pelvienne, représentée ici par l’aponévrose supérieure du releveur de l’anus, ne tarde pas à rencontrer la prostate. Au lieu de s’insérer sur elle, elle descend le long de sa face latérale et vient se fixer, un peu en dehors de la ligne médiane,

sur le feuillet supérieur de l’aponévrose périnéale moyenne (653, 12). Il en résulte que, depuis la symphyse jusqu’au muscle transverse, les deux aponévroses du releveur (celle du côté gauche et celle du côté droit) n’arrivent point au contact l’une de l’autre : elles sont séparées par un intervalle dont la largeur diminue d’avant en arrière et, dans cet intervalle, le plancher fibreux du bassin est en réalité formé par l’aponévrose périnéale moyenne. Il résulte encore d’une pareille disposition que l’aponévrose du releveur peut être divisée en deux zones : une zone supérieure, qui est située au-dessus de la prostate, et une zone inférieure, qui s'applique contre la face latérale de cette glande. Cette dernière zone a reçu le nom d 'aponévrose latérale de la prostate ou d 'aponévrose pubo-rectale. Elle s’étend, en effet, depuis le corps du pubis jusqu’au rectum et, en séparant la prostate du releveur, elle constitue la paroi latérale de la loge prostatique (fig. 616, 7’). D’ailleurs, l’aponévrose pubo-rectale se distingue du reste de l’aponévrose pelvienne par une structure particulière : comme l’aponévrose prostato-péritonéale, avec laquelle elle présente la plus grande analogie, elle se compose à la fois de fibres conjonctives et de fibres musculaires lisses.

P) Au delà du muscle transverse du périnée, entre ce muscle et le rectum, l’aponévrose du releveur descend jusqu’au raphé ano-bulbaire et se confond avec son homologue du côté opposé.

Y) Plus loin, au niveau du rectum, elle adhère intimement à la lame conjonctive qui entoure ce dernier organe. De plus, elle paraît donner insertion aux fibres les plus superficielles de la couche longitudinale du rectum.

б) Plus loin encore, entre le rectum et le coccyx, l’aponévrose du releveur s’étend de nouveau jusqu’à la ligne médiane et, sur le bord supérieur du raphé ano-coccygien, se confond avec celle du côté opposé.

s) Enfin, sur le coccyx et le sacrum, le bord interne de l’aponévrose pelvienne, qui est formée à ce niveau par les aponévroses réunies de l’ischio-coccygien et du pyramidal, s’insère sur la face antérieure de la colonne sacro-coccygienne, un peu en dedans des attaches de ces deux derniers muscles. Ici, comme dans la région rétro-pubienne, les deux aponévroses gauche et droite n’arrivent pas jusqu’à la ligne médiane: entre leurs lignes d’insertion respectives, se trouve un intervalle dépourvu d’aponévrose (fig. 651, 4), intervalle qui augmente de largeur au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la pointe du coccyx; à cet intervalle répondent le rectum et les deux cordons du sympathique sacré, y) En résumé , les deux moitiés de l’aponévrose pelvienne n’arrivent au contact

Fig. 653,

Coupe frontale du bassin de l’homme, passant par le milieu des branches ischio pubiennes : segment antérieur de la coupe ( demi-schématique ).

(La coupe des aponévroses périnéales est marquée par des traits bleus.)

A, vessie dont la partie postérieure a été abrasée par la coupe. — B, B', prostate. — C, paroi antérieure de l'urèthre prostatique. — C’, urèthre membraneux. — D, D’, cavités cotyloïdes. — E, E’, branches ischio-pubiennes. — F, F’, prolongement antérieur de la fosse ischio-rectale : à gauche, le paquet cellulo-adipeux qui remplit ce prolongement a été enlevé.

1, aponévrose périnéale inférieure ou superlicielle. — - 2, étage inférieur du périnée. — 3, 3, les corps caverneux, recouverts par les muscles ischio-caverneux. — 4, le bulbe uréthral, recouvert par le bulbo-caverneux. — 5, feuillet inférieur de l’aponévrose moyenne. — 6, son feuillet supérieur. — 7, espace compris entre les deux précédents feuillets et contenant : les vaisseaux et nerfs honteux internes appliqués contre la branche ischio-pubienne, le muscle de Guthrie, l’urèthre membraneux et les glandes de Cowper. — 8, muscle obturateur interne. — 9, aponévrose obturatrice. — 10, muscle releveur de l’anus, avec : 11, son aponévrose inférieure ; 12, son aponévrose supérieure. — 13, arcus tendineus, avec 13’, sa coupe. — 14, feuillet ascendant de l’aponévrose pelvienne, remontant sur les faces latérales de la vessie. — 15, membrane obturatrice. — 16, muscle obturateur externe. — 17, vaisseaux et nerfs obturateurs. — 18, peloton adipeux.

l’une de l’autre sur la ligne médiane que sur deux points, qui sont le raphé anobulbaire et le raphé ano-coccygien. Entre ces deux raphés, les deux aponévroses sont séparées l’une de l’autre par un large orifice qui livre passage au rectum. — En avant du raphé ano-bulbaire , elles sont séparées par un intervalle triangulaire, à base antérieure, lequel est constitué par l’aponévrose périnéale moyenne. — De même, en arrière du raphé ano-coccygien, il existe entre elles un nouvel espace triangulaire à base postérieure, lequel est comblé par un plan osseux, la portion médiane du sacro-coccyx.

MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ L’HOMME

c. Face inférieure. — La face inférieure de l’aponévrose pelvienne, convexe/ repose directement sur les muscles sous-jacents. Elle leur est unie par une mince couche de tissu cellulaire, au sein duquel cheminent ça et là un certain nombre d’artères, de veines et de filets nerveux.

d. Face supérieure, espace pelvi-rectal supérieur. — La face supérieure, concave, répond successivement en allant d’arrière en avant, à l’ampoule rectale, à la partie inférieure de la vessie, à la prostate, à la partie initiale de l’urèthre membraneux, au péritoine pelvien. Toutefois, le péritoine, en passant de la vessie et du rectum sur les parois du bassin, ne s’applique pas directement sur

Fig. 654.

Coupe frontale du bassin de l'homme, passant par le rectum et l'anus : segment antérieur

de la coupe {clemi-schématique) . '

(La coupe des aponévroses périnéales est marquée par des traits bleus).

A, vessie distendue. — B, B’, vésicules séminales et canaux déférents. — C, G’, uretère. — D, ampoule rectale. — E, anus. — F, F’, coupe de l’ischion. — G, fosse ischio-rectale, débarrassée de son tissu cellulo-graisseux pour montrer le plancher de sou prolongement antérieur.

1, muscle transverse. — 1’, son bord postérieur, au niveau duquel les aponévroses superficielle et moyenne du périnée se confondent. — 2, muscle obturateur interne. — 3. aponévrose obturatrice. — 4, orifice interne du canal sous-pubien. — 5, arcus tendineus, avec 5’, sa coupe. — 6, muscle l’eleveur de l’anus, avec : 7, son aponévrose inférieure ; 8, son aponévrose supérieure. — 9, feuillet viscéral de l’aponévrose pelvienne, se détachant de l’aponévrose du releveur pour venir se terminer sur le rectum. — 10, vaisseaux et nerfs honteux internes. — 11, sphincter externe de l’anus. — 12, sphincter interne. — Une sonde cannelée est placée dans le cul-de-sac recto-vésical.

l’aponévrose pelvienne. Entre la lame fibreuse et la membrane séreuse s’interpose une couche, ordinairement très développée, de tissu cellulaire lâche, plus ou moins riche en graisse, lequel entoure la portion extra-péritonéale de la vessie et du rectum.

Cette couche cellulo-graisseuse n’est qu’une dépendance du tissu cellulaire souspéritonéal. L’espace qu’elle occupe constitue Y espace pelvi-rectal supérieur , ainsi appelé par opposition à la fosse ischio-rectale, que l’on désigne quelquefois

ANATOMIE HUMAINE. — T. IV, 6e ÉDIT.

690 APPAREIL URO-GÊNITAL

sous le nom d'espace pelvi-reclal inférieur (voy. les Traités cTAnatomie topographique).

Gomme nous le montrent nettement les coupes frontales du bassin représentées dans les figures 653 et 654, les deux espaces pelvi-rectaux, lè supérieur et l’inférieur ou fosse ischio-rectale, quoique très voisins, sont séparés l’un de l’autre par trois plans, qui sont en allant de haut en bas : 1° un premier plan fibreux, l’aponévrose pelvienne ; 2° un plan musculaire, formé par le releveur de l'anus et Vischi o-coccygien ; 3° un deuxième plan fibreux, celui-ci très mince, formé par les lames aponévrotiqaes qui tapissent la face inférieure de ces deux derniers muscles.

Voyez, au sujet des muscles et aponévroses du périnée chez l'homme : Lesshaft, Ueber einige die Urethra umgebenden Muskeln und Fascien, Arch. f. Anat. u. Physiol., 1873 ; — Zuckerkandl, Ueber die Fascia Perinei propria, Med. Jahrb., Wien., 1875; — Cadiat, Élude sur les muscles du périnée, Journ. de l'Anat. et de la Physiol., 1877 ; — - Paulet, Rech. sur l'anatomie comparée du périnée , Journ. de l'Anat. et de la Physiol., 1877 ; — Holl, Ueber der Verschluss des mannl. Beckens, Arch. f. Anat. u. Physiol., 1881: — Roux (W.), Beilràge zur Kenntniss der Aflermuskulatur des Menschen, Arch. f. mikr. Anat., 1882; — Quénu, Muscles de Wilson et de Guthrie, in art. Urèthre du Dict. Encycl. des Sc. Méd., 1886; — Gros, Rech. anat. sur les muscles de Wilson et de Guthrie, Gaz. hebd. des Sc. méd. de Montpellier, 1887 : — Rogie, Note sur les aponévroses du périnée et du bassin, Journ. des Sc. méd. de Lille ; — Drappier, Contribution à l'étude du plancher pelvien et de la cavité prévésicale, Th. Paris, 1803 ; — Kollmann, Der Levator ani und Coccygeus, bel clen geschwanzten Aff'en u. Anthropoiden, Verh. d. anat. Ges., 1894; — Lartschneider, Die Steissbéinmuskulatur des Menschen u. ihr Beziehungen zum Levator ani u. Beckenf ascien, Wien. Sitz., 1894, et Dentschr., 1895 : — Eggelin, Die Dammmuskulatur der Beutelthiere, Dissert. Heidelberg, 1895; — IIoll, Homologie der Muskeln des Diaphragma pelvis, Anat. Ànz. Bd X, 1894; — du même, Zur Homologie u. Phylogenese d. Muskeln des Beckenausganges des Menschen, ibid. , Bd XII, 1896; — Kalischer, Die Urogenitalmuskulatur des Dammes, Berlin, 1900 ; — Zuckekrandl, Zur Morphol. des musculus ischio-caudalis, Sitz d. Kais. Akad. Wiss., Wien., 1900 ; — Holmes, The levator ani muscle, Assoc. amer. Anatom, Sc., 1901 ; — Dieulafé, Le diaphragme pelvien, Th. Toulouse, 1900; — du même, Origine et constitution du muscle releveur de l'anus, Journ. de l'Anat. et de la Physiol., 1901 ; — Thompson, On the arrangement of the fasciæ of the pelvis and their relationship to the levator ani, Journ. of Anat. and Physiol., 1901; — Gosset et Proust, Le muscle recto-uréthral, etc., Bull. Soc. Anat., 1902; — Hogge, Rech. sur les muscles du périnée, Ann. des Maladies des Org. génito-urinaires, 1904.

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