ECTODERME
pas autre chose qu’une portion isolée de la fente interhémisphérique, elle n’a rien de commun avec les cavités épendymaires connues sous le nom de ventricules cérébraux, ce n’est pas un ventricule. Les formations commissurales, corps calleux et trigone, dont nous venons de parler, sont des organes de perfectionnement qui n’apparaissent que chez les membres les plus élevés de la série des Vertébrés.
Deux autres commissures transversales se développent encore, ce sont la commissure blanche antérieure qui naît de la voûte du cerveau antérieur, et la commissure blanche postérieure formée par la voûte du thalamencéphale. La commissure grise n’est pas une commissure véritable.
Au-dessous du trigone se trouve une cavité aplatie de bas en haut, à laquelle on peut décrire fine paroi supérieure et une paroi inférieure. La paroi supérieure est formée par la face inférieure du trigone, la paroi inférieure esl formée par plusieurs parties différentes qui sont : sur la ligne médiane, la voûte du troisième ventricule, sur les côtés, la partie interne de la face supérieure des couches optiques, limitée par la membrana prima de Hensen. Ces deux parois se réunissent latéralement sous un angle très aigu (voy. t. II, Névrôlogie), dans lequel s’engage le tissu conriectivo-vasculaire des plexus choroïdes des ventricules latéraux. Cette cavité est en partie remplie par le tissu lâche de la pie-mère et par des vaisseaux (veines de Galien), elle répond à la partie moyenne de la grande fente cérébrale de Bichat, telle qu’elle est décrite dans cet ouvrage, tome II. Le développement montre clairement que cette cavité n’est qu’une portion de la fente interhémisrphérique primitive isolée par le trigone.
La surface externe des hémisphères cérébraux se complique beaucoup par l’apparition des circonvolutions. (Pour le développement de Ces dernières, voyez t. II.)
5° Développement des méninges. — Bien que les méninges soient d’origine mésodermique, nous traiterons ici de leur développement, trop intimement lié à celui du système nerveux central pour pouvoir en être séparé.
Les méninges se forment aux dépens du squelette membraneux. On verra plus loin qu’au début de son apparition le squelette consiste en un tissu mésodermique mou, qui forme une gaine continue autour de la moelle et de l’encéphale. Bientôt, dès avant l’apparition du cartilage au sein du squelette membraneux, les couches internes de ce dernier prennent la structure du tissu conjonctif muqueux et forment ainsi une couche gélatiniforme qui est le premier rudiment de la pie-mère. Après la séparation de la pie-mère d’avec le squelette membraneux, il reste une lame conjonctive qui est à la fois la matrice du squelette proprement dit et de la dure-mère. Cette dernière ne devient distincte qu’après la formation des os, c’est-à-dire vers le troisième mois. L’ arachnoïde naît de la piemère assez tardivement, car on ne peut la distinguer que dans les derniers mois de la vie fœtale.
Il n’y a rien d’important à dire sur le développement des méninges rachidiennes ; celui des méninges crâniennes mérite au contraire d’attirer l’attention. Voici comment il s’opère : la face interne du crâne membraneux émet une série de prolongements lamellaires qui fournissent à la fois les lames méningées interposées entre les différentes parties de l’encéphale et les plexus choroïdiens qui se rattachent aux méninges. Ces prolongements membraneux partent les uns de la base, les autres de la voûte du crâne.
Les premiers sont au nombre de deux : 1° un prolongement situé au niveau de la future selle turcique, c’est le pilier antérieur du crâne de Kolliker ( pilier moyen de Rathke) ; 2° un prolongement situé au point où la base du crâne se continue avec le rachis, pilier postérieur (Kolliker). Le pilier antérieur fournit certaines parties de la selle turcique, et la portion de la tente du cervelet qui s’insère sur cette dernière ; le pilier postérieur s’atrophie presque entièrement.
EMBRYOLOGIE
Les seconds, nés de la voûte crânienne, sont de deux ordres : les uns sont transversaux, ce sont les plus nombreux, un est longitudinal. Les lames transversales sont au nombre de trois : 1° une antérieure, placée entre le diencéphale et le cerveau moyen, fournit les méninges interposées à ces deux régions du cerveau; 2° une moyenne située entre le cerveau moyen et le cerveau postérieur, donne plus tard la tente du cervelet, et s’unit sur les côtés au pilier antérieur; 3° une postérieure, peu développée, est destinée à fournir les plexus choroïdes du quatrième ventricule. Les deux premières de ces lames cloisonnent la cavité crânienne en trois chambres : une antérieure limitée en arrière par la lame antérieure et destinée au cerveau antérieur ; une moyenne comprise entre la lame antérieure et la lame moyenne, réservée au cerveau moyen ; enfin une chambre postérieure située en arrière et en dessous de la lame moyenne, et mal limitée en arrière à cause du peu d’importance de la lame postérieure qui ne la ferme pas complètement. La lame longitudinale située sur la ligne médiane est très développée. Elle constitue la faux primitive du cerveau. La faux primitive naît de la partie antérieure et supérieure de la voûte crânienne, et se dirige verticalement sur la voûte du diencéphale qu’elle atteint avant la formation du septum lucidum. Arrivée sur cette voûte, elle se divise en deux lames divergentes qui enveloppent la partie postérieure du diencéphale et se glissent entre ce dernier et la paroi interne des hémisphères cérébraux, puis viennent se confondre avec le tissu de la base du crâne. La formation du septum lucidum divise la faux primitive en deux parties, l’une supérieure qui va devenir la faux définitive, l’autre inférieure qui fournira les méninges des portions correspondantes de l’encéphale, la toile choroïdienne du troisième ventricule et la partie connective des plexus choroïdiens des ventricules latéraux.