‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 101 sur 176 · ARTICULATIONS RADIO -CUBITAL ES · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS RADIO -CUBITAL ES

liniMi'("s dans le sens vei'ticaL

hauteur. A l'état frais, la facette radiale est revêtue par une couche de cartilage diarthrodial, mesurant 1 millimètre et demi d'épaisseur en moyenne; ce revêtement cartilagineux se continue en haut avec celui de la cupule radiale.

b. Du côté du cubitus, nous rencontrons la petite cavité sigmoïde de cet os. Nous savons, pour l'avoir vue en ostéologie, qu'elle est située sur le côté externe de la grande cavité sigmoïde et qu'elle se continue supérieurement avec cette dernière. Allongée d'avant en ari'ièrc. elle mesure en moyenne 18 millimètres dans le sens antéro-postérieui-, lU C'est presque toujours à son extrémité postérieure qu'elle présente sa hauteur maxima; son extrémité antérieure se termine assez souvent par une sorte de pointe plus ou moins effilée, auquel cas la facette articulaire rappelle assez bien, dans sa forme générale, la

générale, d'une vir-

configuration gule dont la grosse extrémité serait tournée en arrière. Du reste, la petite cavité sigmoïde du cubitus est un segment de cylindre creux : à peu près plane dans le sens vertical, elle est concave dans le sens horizontal.

c. Comparées entre elles, les deux facettes articulaires radiale et cubitale, si elles se correspondent exactement en

Fig. 448.

L'arliculalion railio-oiibilale supérieuri ligamenteux.

avec son appareil

(La capsule articulaire a été sectionnée en dehors et écarlée; le radius, fortement érigné en dehors, est venu se placer en croix au-devant du cubitus ; sur ce dernier os, l'olécrâne a été scié horizontalement un peu au-dessus du sillon Iransversal de la grande cavité sigmoïde.)

I. radius, récliné fortement en dehors de la cavité sigmoïde. — 2, olécràne. — ■3, apophjse coronoïde. — 4, grande cavité sigmoïde du cubitus, avec 't\ son sillon transversal. — 5. petile cavité sigmoïde. — G, 0', moitié antérieure et moitié postérieure du ligament annulaire, fortement érignées. — 7, capsule articulaire du coude. — 8, 8', bourrelet huniéro-radial. — !), ligament carré de Uenixé. — 10, cul-de-sac sjnovial. — II, frange synoviale, placée en dehors de ce culde-sac. — 12, aulre frange synoviale, s'insinuant entre le radius et la petite cavité sigmo'i'dc du cubitus. — lij, débris du ligament latéral interne du coude. — 14, un trou, percé dans ce ligament, à travers le(|uel passe un paquet graisseux 15, occupant l'extrémité externe du sillon transversal de la grande cavilé sigmoïde.

raison de leur configuration exactement inverse, sont très différentes quant à leur étendue. En effet, tandis que la facette radiale forme un cercle complet, la facette cubitale ne représente que la cinquième ou la sixième partie d'une circonférence.

2° Ligament annulaire. — Cettte dernière facette, la petite cavité sigmoïde du cubitus, se trouve agrandie en dehors par une formation fibreuse très résistante qui, en raison de sa forme, a reçu le nom de ligament annulaire. C'est une bandelette, haute de 8 à 10 millimètres, plus épaisse en arrière qu'en avant, à laquelle nous pouvons considérer deux extrémités, deux faces et deux bords ou circonférences. — Sa face interne, concave et lisse, est revêtue d'une mince couche de fibro-cartilaa,e ; elle répond au pourtour de la tête du radius. — ■ Sa face externe, convexe, est recou-

ANATOMIE HUU.AINE. — T. I, 4'^ ÉDIT. o4

ARTHROLOGIE

verte par les muscles voisins : en arrière, par l'anconé ; en avant et en dehors, par le brachial antérieur et par le court supinateur, qui prend sur elle de nombreuses insertions. — Son bord supérieur ou circonférence supérieure se confond avec l'appareil ligamenteux de l'articulation du coude, plus particulièrement avec les deux faisceaux antérieur et moyen du ligament latéral externe. Sur ce point, il faut bien le reconnaître, le ligament annulaire n'est pas isolable : sa limite est marquée, comme nous l'avons déjà vu plus haut (p. 498), par ce bourrelet demi-annulaire, qui se dresse sur la face interne de la capsule fibreuse du coiule et qui, à la manière d'un ménisque rudimentaire, s'insinue entre le condjle huméral et le pourtour de la cupule radiale (fig. 439,15 et 445,4'). — Son bord inférieur ou circonférence inférieure, plus étroite que la supérieure, embrasse le col du radius, sur lequel elle se moule, mais sans lui adhérer.

Envisagé au point de vue de sa constitution anatomique, le ligament annulaire se compose tout d'abord de fibres propres, qui se détachent du cubitus au-devant de la petite cavité sigmoïde et qui, après avoir décrit sur le plan horizontal un trajet demi-circulaire, viennent se terminer sur le cubitus, en arrière de cette même cavité sigmoïde. Ces fibres propres se voient' oi'dinairement d'une façon très nette quand on regarde le ligament par sa face interne; leur existence est indéniable. (1 existe même quelquefois, à la partie tout inférieure du ligament annulaire, un petit paquet de fibres qui passent au-dessous de la petite cavité sigmoïde sans prendre insertion sur le cubitus et qui, par conséquent, forment un cercle complet, embrassant étroitement le col du l'adius. A ces fibres propres ou intrinsèques, viennent se joindre un grand nombre d'autres fibres, que l'on pourrait appeler extrinsèques et qui proviennent de l'appareil ligamenteux du coude. Ces dernières fibres, qui émanent principalement, comme nous l'avons déjà dit, du ligament latéral externe, suivent les trajets les plus divers : les unes, et c'est le plus grand nombre, après s'être réfléchies soit en avant, soit en arrière, suivent une direction horizontale, parallèle par conséquent à celle des fibres propres ; les autres ont un trajet plus ou moins oblique. Mais quelle que soif leur direction, ces fibres extrinsèques d'origine humérale se mêlent intimement aux fibres intrinsèques d'origine cubitale, de telle sorte que, sans perdre entièrement son individualité (cette individualité nous est affirmée par l'existence des fibres propres), le ligament annulaire du radius se trouve confondu avec la coque fibreuse de l'articulation du coude.

Agrandie et complétée par le ligament annulaire que nous venons de décrire, la facette articulaire du cubitus forme maintenant un segment de cylindre creux ou. si l'on veut, une sorte d'anneau, en partie osseux, en partie fibreux, dont l'aire est exactement comblée par le cylindre radial.

3° Moyens d'union. — Le ligament annulaire, en se fixant au cubitus par ses deux extrémités et en entourant par sa partie moyenne l'extrémité supérieure du radius, a pour effet, tout d'abord, de maintenir les deux épiphyses cubitale et radiale solidement appliquées l'une contre l'autre. En outre, comme sa circonférence inférieure, disposée tout autour du col, a un diamètre beaucoup plus étroit que celui de la tête radiale, il empêche celle-ci de se dégager par en bas de l'anneau ostéo-fibreux qui l'enserre. De ce fait, le ligament annulaire joue le double rôle d'appareil d'agrandissement et d'appareil de contention.

Ligament carré ou ligament de Denucé. — Le radius est encore uni au cubitus parle ligament carré. Ce ligament, décrit pour la première fois par Denucé (7"/;.

A R T I C U I. A T 1 0 N S li A D 1 0 - C U 15 1 T A l> E S

Pains, 18oi), ost une lame liJtreiise de forme quadrilatère, qui s'ëtend horizonlalemciit du cubilus au radius (fig. 448,9) : en dedans, il s'insère sur le rebord inférieur de la petite cavité sigmoïde ; en dehors, il se fixe à la partie correspondante (lu col du radius. Il mesure 10 à 12 millimètres de longueur sur autant de largeur et, par conséquent, permet un écai'tement considérable des deux os quand le ligament annulaire a été incisé (fig. 448). Relativement mince à sa partie moyenne, il s'('paissit au niveau de ses bords antérieur et postérieur et il n'est pas très rare de rencontrer, au niveau de ces deux bords, deux petits cordons très résistants. L*; ligament carré radio-cubital, le membre étant dans la position de repos, est relàclié. Quand l'avant-bras se met en pronation ou en supination, il s'enroule autour du col du radius et, comme il se tend alors, il limite les mouvements en question.

4° Synoviale. — La s^moviale de l'articulation l'adio-cubitale supéi'ieurc est une dépendance de la grande synoviale du coude. Inférieurement, elle déborde de 4 ou S millimètres, comme cela a été dit plus haut (voy. p. 499), la circonférence inférieure du ligament annulaire, en formant tout autour du col du radius un culde-sac circulaire oîi s'amasse la synovie (fig. 442 et 443). \u niveau de ce cul-desac, la capsule fibreuse est très mince : elle est réduite à quelques fibres, à direction verticale ou plus ou moins oblique, qui proviennent du ligament latéral externe du coude et viennent se fixer sur le col du radius.

La synoviale de l'articulation radio-cui)itale supérieure envoie au-dessous de la petite cavité sigmoïde un petit prolongement en forme de cul-dc-sac (fig. 448,10). Une frange synoviale (fig. 448,11), située au niveau du ])ord interne du ligament carré, se dresse à l'entrée de la fente antéro-postérieure qui donne entrée dans ce cul-de-sac.

5" Rapports. — L'articulation radio-cubitale supérieure est profondément située au-dessous des muscles dits épicondyliens. Tout d'abord, la partie la plus interne de sa face antérieure, dans une étendue transversale de 8 à 10 millimètres, est recouverte par le bord externe du brachial antérieur. Le reste de sa face antérieure, sa face externe et sa face postérieure répondent au court supinateur, qui embrasse l'extrémité supérieure du radius par sa face concave, comme le ferait un demi-cornet.

Sur ce premier plan musculaire, plan profond, s'étale un plan musculaire superficiel, beaucoup plus important, formé par tous les muscles qui, de la région épicondylienne de l'humérus, descendent vers l'avant-bras. Ces muscles, tous longitudinaux, sont au nombre de sept et se succèdent dans l'ordre suivant en allant d'avant en arrière : le long supinateur, le premier radial externe, le deuxième radial externe, l'extenseur commun des doigts, l'extenseur propre du petit doigt, le cubital postérieur et, enfin, l'aneoné.

Outre les muscles précités, nous trouvons encore, dans le voisinage de l'articulation qui nous occupe, deux nerfs et deux artères. — Les deux nerfs qui sont situés à la face antérieure de l'article, sont les branches terminales du l'adial : la branche superficielle ou cutanée suit, dans la région sus-indiquée, un trajet vertical ; la branche profonde ou musculaire, obliciuant en dehors et en arrière, jjerfore le muscle court supinateur pour gagner la face postérieure de l'avant-bras, (b'crivant ainsi un trajet spiroïde autour de l'extrémité supérieure du radius. — Ouant aux deux artères, ce sont la récurrente radiale antérieure, branche de la radiale, et la l'écurrcnte radiale postérieure, branche de l'interosseuse postérieure. Comme leur nom l'indique, elles cheminent de bas en haut, la première sur la face

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antérieure de rarliciilation, la seconde sur sa face poste'rieure. Toutes les deux, comme nous l'avons déjà \'u à propos des artères du coude (p. 502), s'anastomosent, au niveau de l'interligne articulaire ou un peu au-dessus, avec les deux branches terminales de l'humérale profonde.

6» Artères et nerfs. — Les artères de l'articulation radio-cubitale supérieure proviennent des sources suivantes : l'' en avant, de la récurrente radiale antérieure et de la récurrente cubitale antérieure, laquelle envoie en dehors une branche profonde (Morkis), destinée au col du radius et à la partie antérieure du ligament annulaire ; 2° en arrière, des anastomoses qui unissent entre elles la récurrente radiale postérieure et la branche postérieure de l'humérale profonde (flg. 447). — Les nerfs sont les mêmes que ceux, décrits dans le paragraphe précédent, qui innervent la partie externe de l'articulation du coude. Nous signalerons, en outre, un certain nombre de fins rameaux que la branche jîostérieure du radial, au moment où elle perfore le court supinateur, envoie à la partie antéro-inférieure de l'articulation.

Mouvements. — Vuy. plus loin, p. 511.

Muscles moteurs, — Voy, plus loin, p. .'j12.

B. — Articulation H.\Dio-cumT.\LE inférieure

L'articulation radio-cubitale inférieure est encore une trochoïde, mais une trochoïde moins parfaite que la supérieure.

1- Surfaces articulaires. — Gomme surfaces articulaires, nous avons (fig. 449) :

a. Du côté du radius, la cavité sigmoïde de cet os, creusée sur le côté interne de son extrémité inférieure. Concave dans le sens antéro-postérieur, à peu près plane dans le sens vertical, cette facette représente un cylindre creux, dont la concavité regarde en dedans et un peu en haut. Sa longueur mesure en moyenne 16 à 18 millimèti'es, sa hauteur 6 ou 7 millimètres. Elle est, à l'état frais, revêtue de cartilage dans toute son étendue.

b. Du côté du cubitus, deux facettes occupant la tète de cet os, l'une supéroexterne, l'autre inférieure. — La facette supéro-externe est située sur le pourtour de la tête, dont elle occupe les deux tiers externes. Convexe d'avant en arrière, à peu près plane dans le sens vertical, habituellement plus haute à sa partie moyenne qu'à ses deux extrémités, elle a la forme d'un segment de cylindre plein. Au point de vue de son orientation, elle regarde en dehors et un peu en bas. — La facette inférieure occupe, comme son nom l'indique, la partie inférieure de la tète du cubitus. Disposée horizontalement, i^lane ou légèrement convexe, elle regarde directement en bas, du côté de la main. — Ces deux facettes cubitales sont séparées l'une de l'autre par une crête arrondie et mousse, souvent peu accusée. Du reste, elles sont recouvertes toutes les deux par une seule et même couche de cartilage, dont l'épaisseur mesure en moyenne un millimètre et demi.

La facette supéro-externe du cubitus, segment de cylindre plein, répond à la cavité sigmoïde du radius, segment de cylindre creux. Les deux facettes se correspondent donc exactement, avec cette restriction, cependant, que la facetté cubitale, plus étendue dans le sens antéro-postérieur que la facette radiale, déborde celle-ci à sa partie antérieure et à sa partie postérieure. Nous ferons remarquer, en passant, l'analogie qui existe entre les deux articulations radio-cubitales supérieure et inférieure : dans l'une comme dans l'autre, nous rencontrons une tête roulant

ARTICULATIONS RADIO-CUBITALES

latéralement clans une cavité dite sigmoïdc. Mais nous ferons remarquer aussi que, tandis que dans l'articulation radio-cubitale supérieure, la tète est fournie par le radius et la cavité sigmoïdc par le cubitus, dans l'articulation radio-cubitale inférieure la tête appartient au cubitus et la cavité sigmoïde au radius. La disposition, on le voit, est exactement inverse.

Quant à la face articulaire inférieure du cul^tus, elle regarde les os du carpe, mais elle n'est nullement en contact avec eux. Elle en est séparée (fig. 449) par une lame fdjro-cartilagineuse, qui se moule exactement sur elle et qui, de ce fait, acquiert la valeur d'une surface articulaire. Nous la décrirons immédiatement.

2° Fibro-cartilage interosseux ou ligament triangulaire. — Le fdjro-cartilage interosseux, pins connu sous le nom de ligament triangulaire, s'étale horizontalement entre la tête du cul)itus et la première rangée du carpe. Il revêt, comme son nom l'indique, la forme d'un triangle (fig. 453,2 et 449, i et 2). — Sa base, dirigée en dehors, s'attache sur le rebord inférieur de la cavité sigmoïde du radius. — Son sommet, dirigé en dedans, se fixe dans la rainure qui sépare la tête du cubitus de son apophyse styloïde. — Sa face supérieure, plane ou légèrement excavée, se moule exactement, comme nous l'avons dit plus haut, sur la tête du cubitus, mais sans lui adhérer. — Sa face inférieure, concave, se moule de même, par sa partie externe sur le semi-lunaire, par sa partie interne sur le pyramidal, — Quant à ses deux bords, bord antérieur et l)ord postérieur, ils se confondent avec les capsules fibreuses des deux articulations radiocubitale inférieure et radio-carpienne.

Réuni aux segments squelettiques ci-dessus décrits, le ligamènt triangulaii'e modifie considérablement, on le conçoit, notre articulation radio-cubitale inférieure. Agrandie et complétée par lui, la cavité sigmoïde du radius revêt maintenant (fig. 447) l'aspect d'un angle dièdre rentrant, dans lequel s'engage, à la manière d'un coin à sommet mousse, Vangle dièdre saillant formé par les deux facettes cubitales.

Le ligament triangulaire est plus mince à sa partie moyenne qu'au niveau de ses bords, plus mince aussi dans la région de la base que dans la région du sommet, comme nous le montrent nettement les coupes frontales de l'articulation. Son épaisseur, qui au niveau de la base est de 1 ou 2 millimètres, atteint au niveau du sommet 4 ou 5 millimètres. Ilistologiquement, le ligament triangulaire se compose essentiellement de faisceaux fibreux, qui se disposent en grande partie dans le sens transversal et auxquels viennent se joindre, dans des proportions fort variables, des éléments du tissu cartilagineux.

La sigiiilicalion iiiorpliologiquo du ligament triangulaire n'est pas eneore nettement élueidée. Chez les jeunes embryons, on rencontre sur son côté intérieur ou distal un élément squeletti(iue (|ui, en raison de sa situation entre le cubitus, le radius et les os de la première rangée du carpe, a reçu le nom d'os intermédiaire de l'avunl-hras [Os inlerniediinii antebranchii). Thilkmus (in Morpholof/. Arbeiteii, vol. V, 189b), qui a étudié cette formation sur 1^6 mains d'embryons humains du deu.\iéme au quatrième mois, l'a rencontrée, chez les embryons de deu.x mois, dans une pro-

Fig. 449.

Coupe l'i'ontale de l'articulation radio-cubitale inférieure (côté droit, segment postérieur de la coupe).

A, cubitus. — B, radius. — C, semi-lunaiie. — L), pyramidal. — E, sca|ilioïdc. — 1, -, fibro-cartilagc iiilcrosscux. — 3, articulalion radio-cubitale inférieure. — 4, articulation radio-cariùcnnc, avec 5, portion de la cavitô articulaire qui répond au ligament latéral interne du poignet. — li, cul-dc-sac supérieur de la synoviale de l'articulation radio-cubitale inférieure.

ARTHKOLOLIIE

portion de 65 \>. 100 : il rcvct alors la loriiie il'un nodule (.-ai lilagineux indépendant cl noltenient circonscrit, situé à la limite de l'ébauche du ménisque et de la luturc l'ente articulaire. Chez l'embryon de trois mois, on ne le rencontre plus que dans une proportion de 50 p. 100 ; chez l'embryon de quatre mois, dans le tiers des cas seulement (30 p. 100). Chez l'adulte, il n'e.viste plus qu'à l'état d'anomalie et cette anomalie doit être même fort rare, car nous n'en connaissons

jusqu'ici qu'un seul cas, celui de Pfitzner (in Morpholof/. Arbeiten, IV, 1894). L'os intermédiaire de l'avant-bras subit donc une régression au fur et, à mesure que l'embryon se développe etlinit même par disparaître, sans cjue l'on sache s'il disparaît sans laisser de trace, s'il est englobé dans le ménisque ou bien s'il s'incorpore peu à peu au radius ou à l'apophyse styloïde du cubitus. Morphologiquement, il doit être considéré comme un élément squelettique aujourd'hui disparu et phylogénétiquement fort ancien. ïiiilkmls signale encore sa présence chez les Marsupiaux (Phascolomys) et chez quelques anthropoïdes, notamment chez l'Hylobates et chez l'Innuus.

Le ligament

L'os intermédiaire Je l'avaut-bras clicz un cniljrjoii de la première nioilié du troisième mois (d'après Thilé-

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