ARTICULA T 1 0 N 8 H A IJ 1 0 - C U B I T A L E S
supinulion, Journ. of Anat. and Physiol., 1885 : — Dumur, Rech. expérim. sur le mécanimne (/e.s arttculalions radio-cubitales, Tli. Biinlcaux, 1889; — (Ji.eland, Pronalion und Supination, MeinoH> and Menioranda in Anafomy, 1889 ; — Biîaumî u. Fischkr. ÏJie Rolations-Momente der Beur/eniuskeln ain Ellenbof/engelenke des Menschen. AliliandI.d. niatli.-[)iiys. Kiasso d. K. Sachs. Goscllsrli. d. Wess., 4889.'
C. — • I^ IG.MIKNI' I N I' K n II S S i; l' X l,'.VV ^ .\T-HKAS
Articules en haut et en bas, le cubitus et le radius stjut sépare's à leur piirlic moyenne par un large espace de forme ovalaire, appelé espace interosseux. \ l'état frais, cet espace se trouve comblé par une membrane fibreuse, à laquelle on donne le nom de membrane interosseitse ou de ligament interosseux de V avant-bras . Akirphologiquenient. le ligament interosseux radio-cubital doit éti'e considéré (Gegenb.vuk) comme une réminiscence de la juxtaposition immédiate primitive des deux os de l'avant-bras, telle qu'elle existe encore chez les vertébi'('s inférieurs : c'est une masse fibreuse transfornuM' en une niemlu'ane par suile de l'écartement progn'ssif des deux os.
1° Disposition générale. — Le ligament interosseux de ravant-bras s'insère, en dedans, sur le liord extern(> tlu cubitus. En dehors, il se fixe sur le bord interne du radius, en empiétant sur sa face antérieure. Vax bas, le ligament descend jusqu'A l'articulation radio-cubitale inférieure. En baul, il s"ari'('te à 2 ou /5 cenliniMi-es au-dessous de la tubérosiié bicipitale : il se termine là |)ar un biird cdiicave, l'alcifonne, au-dessus duquel passe l'artère interosseuse postérieure. Par sa face antérieure et pai' sa face postérieure, la membrane interosseuse donne inserlion à un certain nombre de muscles que nous étudierons plus tai'd en myologie. (là et là, elle nous présente des orifices arrondis ou elliptiques : ce sont des Imus vasciilaires, destinés à livrer passage à des artères, qui ])asseul du (dan antérieur sur le plan postérieur.
2" Structure. — Envisagée au [)oint de vue de sa constitution anatomique. la membrane interosseuse radio-cubitale est l)ien différente suivant qu'on la considère dans ses trois quarts supérieurs ou dans son cjuart inférieui'. — Dans ses trois quarts supérieurs, la membrane intei^osseuse, très épaisse et li'ès résistante, l'sl essentiellement constituée par des rubans fibreux, d'aspect nacré, qui se dirigeul obliquement de haut en bas et de dehors en dedans (fig. 452), du radius vers le cubitus par conséquent. Leur insertion radiale se fait sur le boi'd interne du radius ainsi que sur sa face antérieure : il n'est pas rare de voir un certain nombre de faisceaux, surtout parmi les sup('rieurs, qui remontent jusqu'au bord antérieur de l'os. Leur insertion cubitale se fait en grande partie sur le bord externe du cubitus ; mais, ici encore, on voit quelques faisceaux dépasser ce bord externe, pour venir se terminer sur la face postérieure de l'os. — Dans son quart inférieur, la membrane interosseuse radio-cubitale est lieaucoup plus mince. Li's faisceaux obliques descendants, qui constituent l'élément essentiel de la menilu'ane à sa partie supérieure, ont disparu d'une façon à peu près complète. Ils son! remplacés par des faisceaux transversaux et surtout par des faisceaux obliques à <lirection contraire, c'est-à-dire remontant du radius vers le cubitus. Ces faisceaux (jbliques ascendants sont très variables suivant les siijets ; mais il est à rernar- (juer qu'ils sont plus visibles sur la face postérieure de la membrane que sur sa face ant('rieure. J'ai toujours rencontré, à la partie inférieure de l'espace interosseux, un faisceau volumineux, presque vertical (fîg. 452), c{ui de la partie
AN.^TOMUÎ IIUJI.M.MK, — T. I, 4'' KDIT. 65
ARTHROLOGIE
postéro-interne du radius s'élève vers le bord externe du cubitus et s'y insère, sur le point où se termine le dernier des faisceaux obliques descendants ci-dessus
décrits. Là, les deux faisceaux s'entre-croisent plus ou moins, le faisceau ascendant passant au-devant du faisceau descendant.
J'ai rencontré également d'une façon à peu près constante, à la face postérieure de la membrane interosseuse et dans son tiers supérieur, un faisceau très développé et très résistant, qui se rendait du cubitus au radius en suivant une direction parallèle à celle du ligament de Weitbi^echt, que nous allons maintenant décrire.
Fig. 452.
Le ligament antérieur de l'avantbras, vu par sa face antérieure.
1, cubitus, avec : 2, sa grande cavité sigmoïde ; 3, son apophyse styloïde. — 4, radius, avec ; 5, sa tète ; 0, son apophyse styloïde. — 7, ligament interosseux, avec ses différentes fibres. — 8, ligament de Weitbrecht. — 9, capsule fibreuse de l'articulation radio-cubitale supéi'ieure.
— 10, ligament antérieur de l'articulation radio-cubitale intérieure. — 11, ligament triangulaire. — 12. artère interosseuse et ses deux branches de bifurcation. — 13, 13, artères perforantes.
3° Ligament de Weitbrecht. — Un peu au-dessus du ligament interosseux se voit une bandelette fibreuse, plus ou moins différenciée, quelquefois double : c'est la corde ligamenteuse de Weitbrecht {Chorda transversa des anat. allemands). Elle s'insère, en haut, à la base de l'apophyse coronoïde, qui présente à cet effet des rugosités ou même une petite saillie, le tubercule sous-coronoïdien. De là, elle se porte obliquemenL en bas et en dehors, croise la tubérosité bicipitale et vient s'attacher sur la face antérieure du radius un peu au-dessous de cette tubérosité. Le ligament cubito-radial de Weitbrecht est à peu près constant, mais il est très variable dans sa forme et dans ses dimensions. Il nous apparaît le plus souvent sous l'aspect d'un ruban mince et faible, sans action aucune sur le jeu de l'articulation radio-cubitale supérieure : c'est certainement à tort que AVeiturecht et, après lui, quelques anatomistes lui ont attribué pour fonction de limiter les mouvements de supination. Pour Chiarugi {Bullet. Soc. se. nied., Siena, 1887), il ne serait qu'un reliquat fibreux d'un faisceau musculaire dépendant du fléchisseur propre. Sur lui s'insèrent encore, dans la plupart des cas, quelques faisceaux des muscles fléchisseurs des doigts.
Articulation du poignet
L'articulation du poignet (allem. Radiocarpalgelenk, angl. Wrist Joint) réunit la main à l'avantbras. On l'appelle encore articulation radio-carpienne, dénomination qui a l'avantage de rappeler nettement que, des deux os de l'avant-bras, le radius est le seul qui prenne part à sa constitution. Le cubitus, en effet, ne descend pas jusqu'au carpe : il en est séparé, comme nous l'avons vu dans le paragraphe
ARTICULATION DU POIGNET
précédent, par le ligament triangulaire. L'articulation du poignet appartient à la classe des diarthroses, genre condylicnne.
1° Surfaces articulaires. — Des deux surfaces articulaires, l'une, antibrachiale, répond à l'extrémité inférieure de l'avant-bras ; l'autre, carpienne, à l'extrémité supérieure de la main :
a. Du côté de Vavant-bras (fig. 453), nous avons une surface concave, ùne sorte de cavité glénoïde [glène antibrachiale) , de forme ellipsoïde, dont le grand axe, dirigé transversalement, s'étend d'une apophyse styloïde à l'autre et dont le petit axe mesure exactement toute la distance qui sépare la face antérieur du radius de sa face jiostérieure. Cette cavité est formée : en dehors, par la face carpienne de l'extrémité inférieure du radius, encroûtée de cartilage; en dedans, par la face inférieure du ligament triangulaire, que nous avons déjà écrit à propos de l'articulation radio-cubitale supérieure et sur lequel nous n'avons pas à revenir (voy. p. 599). La surface articulaire du radius est elle-même divisée par une crête mousse antéro-postérieure en deux parties : une facette externe {a), triangulaire, dont le sommet arrondi s'étale sur la partie interne de l'apoph^'se styloïde ; une facette interne (6), de forme quadrilatère, qui confine au ligament triangulaire.
Ainsi constituée, la glène antibrachiale descend un peu plus bas à sa partie postérieure qu'à sa partie antérieure et, de ce fait, regarde obliquement de haut en bas et un peu d'arrière en avant. Son diamètre antéro-postérieur mesure 1 centimètre et demi à 2 centimètres. Son diamètre transversal atteint 4 ou 5 centimètres, dont les trois quarts appartiennent à la surface radiale, un quart seulement au ligament triangulaire.
b. Du côté de la rnain, nous rencontrons les trois premiers os de la première rangée du carpe, le scaphoïde, le demi-lunaire et le pyramidal, nous présentant chacun, à sa partie supérieure, une facette articulaire convexe et encroûtée de cartilage. Ces trois os, solidement unis entre eux par des ligaments, forment par leur ensemble une sorte de condyle, allongé transversalement (fig. 453), qui se moule exactement sur la glène antibrachiale : le scaphoïde répond à la facette externe de la surface radiale; le semi-lunaire entre en contact à la fois avec la facette interne de la surface radiale et avec la partie avoisinante du ligament triangulaire; le pyramidal, enfin, dont la facette articulaire ne présente que 6 ou 7 millimètres de largeur et qui par conséquent ne prend qu'une part peu importante à la constitution du condyle, répond à la partie la plus externe du ligament triangulaire. Nous ajouterons, en ce qui concerne le condyle caxpien, qu'il s'étend beaucoup plus du
« 7 0 îi -
Fig. 4o3.
L'articulation radio -carpienne du côté droit, ouverte à sa partie antérieure pour montrer les surfaces articulaires avec leur collerette ligamenteuse.
1, rarlius, avec a et 6, ses deux faccll.os exlcrne et interne. — 2, ligament triangulaire. — 3, scaphoïde. — 4, semilunaire. — 3, pyramidal. — 6, capsule articulaire, avec 0'. ligament postérieur. — 7, repli synorial antérieur, coupé en travers. — 8, repli synovial postérieur. — 0, orifice conduisant dans le cul-de-sac pré-styloïdicn. — 10, orilicc faisant communiquer la synoviale du poignet avec celle de l'articulation pisi-p; ramidale. — 11, fente faisant communiquer la synoviale du poignet avec celle de l'articulation radiocubitale inférieure.
AHTHHOLOGIE
l'ôté (lui'sal que du côté palmaire et. par consc-quent, qu'il regarde en haut et un peu en arrière, orientation exactement inverse à celle que pre'sente la glène antibrachiale.
Au sujet de Vos intermédiaire de Vavanl-hras, que l'on rencontre, chez l'embryon de deux mois, dans une proportion de 65 p. 100. voyez sa description à la page 509.
2" Moyens d'union. — Les deux surfaces articulaires antibracliiale et carpienno sont maintenues en présence ])ar une capsule fibreuse, en forme de manchon, qui
s'insère en haut sur le pourtour de la surface articidaire du radius et sur les bords du ligament triangulaire, en bas sur le pourtour de la surface articulaire du condyle carpien. Cette capsule est renforcée extérieurement par des faisceaux ligamenteux, de longueur et de direction diverses, mais toujours très résistants. Bien que ces faisceaux de renforcement forment ici. comme à l'épaule et au coude, un tout à peu près continu, nous les étudierons séparément sur les deux faces et sur les deux boi'ds de l'articulation et décrirons, comme le font du reste la plupart des auteurs, un ligament antérieur ou palmaire, un ligament postérieur ou dorsal, un ligament latéral interne et un ligament latéral externe.
A. Ligament anïéiueuu. — l^^e ligament antérieur s'étale, comme l'indique son nom, siii' la face antérieure ou palmaire de l'articulation. On lui distingue deux faisceaux, l'un externe ou radio-carpien, l'autre interne ou cubito-carpien :
Le faisceau radio-carpien (fig.
454,1), remarquable par son épaisseur et sa résistance, s'insère en haut sur le bcu'd antérieur de la facette articulaire du radius et sui' la partie antérieure de l'apophyse styloïde de cet os. De là, les libres qui le constituent se portent obliquement en bas et en dedans et se tei-minent de la façon suivante : les faisceaux les plus élevés, sur le semi-lunaire et sur le pyramidal; les autres, ceux qui proviennent de l'apopliyse stylo'ide, sur la face antérieure du grand os. La direction oblique de ces faisceaux, comme l'a remarqué depuis longtemps Mokris, est en rapport avec le mouvement de supination : le radius, en passant de l'état de pronation à l'état de supination, tend le faisceau radio-carpien et, grâce à l'obliquité de ce dernier, entraîne avec lui le carpe et la main tout entière.
Fig. 454.
.Articulation du poignet, vue antérieure (synoviali' injectée au suif).
(On n'a conservé sur cette figure que les ligaments propres du poignet ; ceux des articulations carpienncs, carpo-mélacarpienups et intermétacarpiennes ont été piesque lous enlevés (voir pour ces derniers ligaments la figure 402.)
A, radius, avec A', son apophyse st;loïde. — B, cubitus. — C, première rangée du carpe. — b, deuxième rangée du carpe — Mn. M"i, Miv, M^, premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacarpien.
1, 1', faisceau radio-carpien et faisceau cubito-carpien du ligament antérieur. — ii, ligament latéral externe. — 3, ligament latéral interne. — 4, ligament antérieur de l'articulation radiocubitale inférieure. — ."i, ligament interosseux de l avant-bras. — fi, C, bourgeons synoviaux du poignet. — 7, synoviale de l'arliculalion radio-cubitale inférieure. — 8, prolongement pré-slvloïdieu, — 9, synoviale de l'articulation pisi-pyramidale.
ARTICULATION DU POIGNET
Le faisceau cubito-carpien 454,1'), silui' en dedans du précédeiil, prend naissance, en haut, à la partie antérienre de la fossette rugueuse qui S('pare la tè\r du cubitus de son apophj'se styloïde. là. il se porte obliquement de hauten bas et de dedans en dehors, en s'évasant à la manière d'un éventail. Il revêt ainsi, dans son ensemble, la forme d'un large triangle, couclié sur la moitié antéro-internc de l'articulation. Ses faisceaux supérieurs, presque horizontaux, s'attachent au semilunaire. Ses faisceaux inférieurs, plus ou moins obliques, viennenl se fixer sur Ifpyramidal et sur le grand os. ^ Le faisceau cubito-carpien se is '
tend, comme le faisceau radiocarpicn, dans les mouvements de supination du radius ; mais, comme il s'attache au cubitus (os immobile), il retient la main au lieu de l'entraîner.
B. Ligament posïérieuh. — Le ligament postérieur (fig.
455.1 et'l ') diffère de l'antérieur en ce qu'il est moins fort etsurloul moins étendu : il ne )'ecouvre. en effet, qu'une faible partie, le tiers environ, de la l'ace postérieure de l'articulation. Il s'insère, en haut, sur le bord postérieur de la facette articulaire du radius, tantôt à toute la longueur de ce bord, tantôt à sa partie moyenne seulement. De là, il se dirige obliquement en bas et en dehors, en suivant la même direction que le faisceau radiocarpien antérieur, et vient se lixer en grande parlie sur la face postérieure du pyramidal.
Huebiues-unes de ses fibres s'arrêtent ordinairement sur le semi-lunaire: sur le sujet qui a servi pour la préparation représentée dans la figure 455.
Fig. 453.
Atticiilatioii (lu poigncl. vue postérieure injectée au suif).
^ynoviaii-
(Coniriie [louy la ligui'C pré;ti'<lenlo, on n'a conservé sur cctto (igurc i|uc les lio'ainents [iroprcs dti poigncl ; ceux des articulations carpienncs. carpo-niél,acar|iiennes et inlerjnélacarpicnnes ont été presque Ions enlevés (voir pour ces derniers ligaments la figure ifl-J.)
A, radius, avec A', son apophyse stjloïde. — B, cubitus. — C, premièj e rangée du cajpe. — D, deuxième rangée du carpe. — M', M". M'", M^'. premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacari>iens. 1, I', ligament postérieur du poignet. — 2, ligament latéral externe. — 3, ligament latéral interne. — 4, ligament postérieur de rarticulation radio-cubitale inférieure. — o, ligament interosseux de l'avant-bras. — (i, ligament dorsal de l'articulation médio-carpienne, avec : «, ses faisceaux scaiihoi'diens ; b. ses faisceaux f rapé/.iens ; c, ses faisceaux trapé/oï diens, — 7, ligament latéral externe et 7'. ligament laléral interne de l'articulation niédio-earpicnnc. — 8, synoviale de l'articulation radiocubilale inférieure. — !>. bourgeon synovial du poignet.
il existait un faisceau nettement différencié (!') qui se poiiait sur la partie supéro-interne du grand os. Le iigaïuent postérieur est intimeiuent uni avec les gaines fibreuses des tendons des extenseurs, qui le recouvrent et le renforcent. Il se tend dans les mouvements de pronation et entraîne la main à la suite du radius.
C. Ligament l.vtéiîal ixtkhxe. — Le ligament latéral interne (fig. 454 et 455,3), s'attache, en haut, sur le côté interne et sur le sommet de l'apophyse styloïde du cubitus. Puis, il se porte en bas en s'élargissant et ne tai'de pas à se diviser en deux
ARTHROLOGIE
faisceaux : un faisceau antérieur, qui s'insère sur le pisiforme ; un faisceau postérieur, qui se flxe sur la face dorsale du pyramidal. Dans certains cas, le ligament latéral interne, au lieu de se détacher du sommet de l'apophyse styloïde, piTnd ses insertions un peu plus haut, sur le côté interne de sa base. Le sommet de l'apophyse, encroûté ou non de cartilage, fait saillie alors dans l'intérieur de l'articulation et, à son niveau, le ligament précité se creuse, sur sa face externe, d'une gouttière longitudinale destinée à le recevoir. ;
D. Ligament latéral externe. — Le ligament latéral externe (fig. 454 et 455,2), vertical et très court, revêt dans son ensemble la forme d'un triangle ou plutôt d'un demi-cornet à base inférieure. Il s'rnsère, en haut, sur le sommet de l'apophyse styloïde du radius, en bas sur le côté antéro-externe du scaphoïde, immédiatement en dehors de sa facette articulaire. Sa face interne, concave, regarde la cavité articulaire et se trouve tapissée par la synoviale. Sa face externe, convexe, répond au tendon du long abducteur du pouce.
3° Synoviale. — La synoviale du poignet tapisse la capsule articulaire dans toute son étendue. Elle se termine exactement, du côté de l'avant-bras et du côté du carpe, à la limite du revêtement cartilagineux. En avant, elle nous présente un repli semi-lunaire (fig. 453,7), orienté dans le sens frontal, qui s'avance plus ou moins dans l'intérieur de la cavité articulaire : il répond à l'extrémité antérieure de l'interligne qui sépare le scaphoïde du semi-lunaire. En arrière, se voit ordinairement un repli analogue (fig. 453,8), mais moins important : il est situé à l'extrémité postérieure de l'interligne qui sépare le semi-lunaire du pyramidal.
La synoviale radio-carpienne communique parfois (40 fois sur 100 environ) avec la synoviale radio-cubitale inférieure par un orifice qui se trouve situé à la base du ligament triangulaire. Cet orifice varie beaucoup dans sa forme et dans ses dimensions : le plus souvent, il revêt la forme d'une fente antéro-postérieure de 6 ou 7 millimètres de longueur (fig. 453,11) ; d'autres fois, c'est un orifice arrondi ou ovalaire, à bords irréguliers et plus ou moins déchiquetés, à travers lequel la tête du cubitus enti^e en contact immédiat avec le condyle du carpe. Quelle que soit sa forme, l'orifice de communication entre les deux séreuses précitées est taillé en plein dans la base du ligament triangulaire, je veux dire que sa lèvre externe ou radiale est formée, non pas par le radius, mais par une portion si minime soit-elle, du ligament triangulaire. — Assez fréquemment encore (dans la moitié des cas environ), la synoviale du poignet communique, à sa partie interne, avec la synoviale de l'articulation qui unit le pyramidal au pisiforme (fig. 453,10). — Ce n'est qu'exceptionnellement qu'elle communique avec les autres synoviales du carpe.
A sa partie antéro-externe, la synoviale du poignet forme, en avant du scaphoïde, un petit cul-de-sac de 4 ou 5 millimètres de profondeur. Un autre prolongement en cul-de-sac, celui-ci plus imj)ortant, se détache de sa jiartie interne et remonte au-devant de l'apophyse styloïde du cubitus dans une étendue de 6 ou 7 millimètres. Ce cul-de-sac i^ré-styloïdien (fig. 462,8) communique ordinairement avec la cavité articulaire par un petit orifice arrondi, de 3 ou 4 millimètres de diamètre, qui est placé un peu au-dessous de celui qui donne accès dans l'articulation pisi-pyramidale. On voit très nettement ces deux orifices sur ime articulation, injectée ou non, ouverte par sa face postérieure.
Outre les grands prolongements sus-indiqués, la synoviale radio-carpienne envoie, dans certains cas, entre les faisceaux de son appareil ligamenteux, des pro-
ARTICULATION DU POIGNET
longements plus petits et moins importants (fig. 454 et 453). Ces prolongements, du reste, véritables hernies de la synoviale à travers la capsule fibreuse, sont
Fig. m.
Coupe frontale des articulations radio-carpienne, carpiennes et carpo-métacarpiennes (main droite, sujet congelé, segment antérieur de la coupe, vu par sa face postérieure).
(Cette préparation, en raison de la convexité du carpe, a été obtenue à l'aide de trois coupes successives : une coupe niojenue, intéressant la partie mojenne de la main, et deux coupes latérales, l'une interne, l'autré externe, s'inclinant sur la coupe précédente sous un angle fortement obtus ; les dilTérences de teintes indiquent les limites respectives de ces trois coupes.)
A, radius, avec A', son apoplijse styloïde. — B, cubitus, avec B', sonapopliysc stjloide. — C. première rangée du carpe. — D, deuxième rangée du carpe. — M', M", M'", M'^, M", premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacarpiens.
1, ligapient triangulaire radio-cubital . — 2, synoviale radio-carpienne. — 3, synoviale de l'articulation radio-cubitale inférieure, communiquant avec la précédente par une petite fente creusée à la base du ligament triangulaire — i. synoviale de l'articulation pisi.-pj ramidale, faisant suite à la synoviale radio-carpienne. — o, synoviale mérfio-carpienne. — 0, synoviale trapézo-métacarpienne . — 7, sjnoviale carpo-niétacarpienne externe. — 8, synoviale carpo-métacarpicnne interne.
très variables dans leur nomlire, dans leur furine, dans leur volume, dans leur situation et, si nous les signalons ici, c'est qu'ils peuvent devenir le point de départ de certains kystes du poignet.
4" Rapports. — L'articulation radio-carpienne est entourée sur tout son pourtour par de nombreuses parties molles, dont l'ensemble constitue la région du poignet de l'anatomic topographique. Nous les examinerons séparément sur le plan antérieur et sur le plan postérieur :
a. Face antérieure ou plan de flexion. — Sur le plan antérieur, nous rencontrons tout d'abord la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et l'aponévrose, représentée à ce niveau par un ruban fibi^eux à direction transversale, le ligament annulaire antérieur du carpe.
Au-dessous de l'aponévrose, nous trouvons un nombre considérable de muscles et surtout de tendons, disposés sur quatre plans : sur un premier plan et en
ARTH KOLOGIE
il liant de dehors en dedans, le tendon du long supinateur, le tendon du grand palmaire, le tendon du petit palmaire et le tendon du cubital antérieur; sw un deuxième plan, les quatre tendons du fléchisseur commun superficiel ; sur un troisième plan, le tendon du fléchisseur propre du pouce et les quatre tendons du fléchisseur commun profond ; sur un quatrième plan, enfin, les faisceaux inférieurs du carré pi'onateur. Aux tendons précités, qui descendent de l'avant-bras vers In main en croisant de haut en bas l'articulation radio-carpienne, se
trouvent annexées trois synoviales : l'une, relativement peu étendue, pour le grand palmaire :
les deux autres, beaucoup plus développées et plus importantes, pour les tendons des fléchisseurs (voy. Myologie).
Outre les muscles . nous rencontrons encore, comme présentant des relations plus ou moins intimes avec la face antérieure de l'articulation radio-carpienne : \° l'artère cubitale, flanquée de ses deux veines, qui chemine dans la gouttière de séparation du cubital antérieur et du fléchisseur superficiel des doigts ; 2" le nerf homonyme, qui est situé en dedans de l'artère ; 3° l'artère radiale et ses deux veines satellites, qui cheminent tout d'abord entre le long supinateur et le grand jialmaii'e, puis contournent l'apophyse styloïde du radius pour gagner la face dorsale du poignet.
b. Face postérieure ou plan d extension. — Sur la face postérieure de l'articulation radio-carpienne, nous rencontrons exactement les mêmes plans que sur la face antérieure : i" la peau ; t" le tissu cellulaire sous-cutané, où cheminent, avec des veiiK^s ordinairement volumineuses, quelques rameaux nerveux provenant du radial, du inusculo-cutané, du brachial cutané interne et de la branche dorsale du cubital; 3° l'aponévrose, représentée ici encore par une bandelette transversale. Je ligament annulaire postérieur du carpe; 4° au-dessous de l'aponévrose, une foule de tendons, verticaux ou obliques, qui de l'avant-bras descendent sur le dos de la main. Ce sont, en allant de dehors en dedans (fig. 457) : le long abducteur du pouce, le court extenseur du pouce, les deux radiaux externes, le long extenseur du pouce, circonscrivant avec le court extenseur la région de la tabatière ana-
Fig. 157.
Coup(3 liorizDiitale du poigiiel,, pratiquée sur un sujet congelé au niveau de l'articulation radio-cubitale intérieure (côté droit, segment supérieur de la coupe).
(La Iciuli' noir Idnci', disposée tout autour dos tcudons, i-cpi'ésentc les bourses séreuses.)
A, radius. — tJ, cubitus. — C, articulation radio-cubitale iul'érieure.
1, grand palmaire. — 2, petit palmaire. — 3, cubital antérieur. — 4, fléchisseur commun superficiel des doigts (quatre tendons, 11, III, IV et V, pour les deuxième, troisième, (lualrième et cimiuiènie doigts). — 5, fléchisseur comnuni profond des doigts iquatre tendons. II, III, IV et V, pour les quatre derniers doigts). — 6, fléchisseur jjropre du pouce. — 7, long abducteur du pouce. — 8, court extenseur du pouce. — !t, long extenseur du pouce. — 10, extenseur propre de l'index. — II, premier radial externe. — 12, deuxième radial externe. — 13, extenseur commun des doigts. — 14, extenseur propre du petit doigt. — la, cubital postérieur.
a, artère radiale et ses deux veines satellites. — è, nerf radial. — c, artère cubitale et ses deux veines. — d, nerf cubital. — i?, veine radiale superficielle. — /', nerf médian. — (/, aponévrose. — /i, tissu cellulaire sous-cutané. — /, peau.
AUÏICLLATION DU POIGNET
tomique, l'extenseur propre de l'index, Textenseur coninnin des doigls, Texienseur propre du petit doigt et, enfin, le cubital postérieur. Ces divers tendons présentent cette particularité que, en atteignant le bord supérieur du ligament annulaire, ils s'engagent dans des coulisses ostéo-fî])reuses, où ils glissent à l'aide de synoviales. Nous ne ferons que signaler ici ces coulisses et ces. synoviales, nous réservant de les décrire en détails à propos des muscles de favant-bras (voy. Myologie). Rappelons, enfin, que sur la face postérieure du poignet cheminent plusieurs artères : en dehors, la radiale, qui, après avoir contourné le radius, traverse obliquement la tabatière anatomique ; en dedans, la cubito-dorsale, branche de la cubitale ; entre les deux, et s'anastomosant avec elles, les ramifications terminales de l'interosseuse postérieure.
5" Artères. — Les artères destinées à l'articulation du poignet proviennent de nombreuses sources : en avant, de l'arcade transversale du carpe, qui longe le bord inférieur du carré pronateur, et des branches ascendantes de l'arcade palmaire profonde ; en arrière, des interosseuses antérieure et postérieure, de l'interosseuse du premier espace et des rameaux ascendants de l'arcade dorsale du carpe ; sur le côté externe, du tronc même de la radiale ; sur le côté interne, la cubito-dorsale ou du tronc même de la cubitale.
6" Nerfs. — Les nerfs de l'articulation du poignet sont fournis : en avant, par le médian et par le cubital; en arrière, par le radial et par la branche dorsale du cubital.
Mouvements. — • L'arliculation du poignet, possède les cinq moiiveinenls (pii caractérisent les articulations condylienncs : la flexion et l'extension, l'adduction et l'aijduction, la circuniduction. Ces différents mouvements, quoique très étendus, sont agrandis et par ("onséquent complétés, dans les conditions physiologiques ordinaires, par des mouvements de même ordre qui ont leur siège dans l'articulation médio-carpienne.
a. Flexion et extension. — La flexion est un mouvement par lequel la face palmaire de la main s'incline vers la face antérieure de l'avant-bras. Dans ce mouvement, le condyle, formé par les trois premiers os du carpe, glisse d'avant en arrière dans la cavité gléno'ide de l'avant-bras, en tournant autour d'un axe transversal qui passerait par le sommet des deux apophyses styloïdos. Le ligament postérieur se tend, tandis que le ligament antérieur se relâche. — L'extension est un mouvement par lequel la face dorsale de la main s'incline vers la face postérieure de l'avantbras. Il s'exécute suivant le même mécanisme que le précédent, mais en sens inverse : le condyle du carpe roule maintenant d'arrière en avant ; le ligament postérieur se relâche, tandis que le ligament antérieur et les ligaments latéraux se tendent et limitent le déplacement.
b. Adduction et abduction. — L'adduction ou inclinaison cubitale est un mouvement par lequel le bord cubital de la main s'incline vers le bord cubital de l'avant-bras ; l'abduction, ou inclinaison radiale, un mouvement par lequel le bord radial de la main s'incline vers le bord radial de l'avant-bras. Pour accomplir ces mouvements latéraux, le condyle du carpe glisse transversalement, dans le sens de sa longueur par conséquent, sur la cavité gléno'ide de l'avantbras : il se déplace de dedans en dehors pour l'adduction, de dehors en dedans pour l'abduction.
c. Circumduction. — La circuniduction résulte de l'exécution successive des quatre mouvements précédents : la main, dans ce mouvement, occupe tour à tour les positions de flexion, d'abduction, d'extension et d'adduction. Comme le fait remarquer S.\ppey, le mouvement de circumduction est beaucoup plus étendu dans le sens antéro-postérieur que dans le sens transversal : il en résulte que la base du cône décrit par la main n'est pas un cercle, mais bien une ellipse dont le grand axe est dirigé d'avant en arrière.
Muscles moteurs. — Les musclés moteurs de l'articulation du poignet se distinguent, d'après les mouvements qu'ils produisent, en fléchisseurs, extenseurs, fléchisseurs lat('raux internes et fléchisseurs latéraux externes :
r Ftécliisseurs : le grand palmaire, le petit palmaire, le cubital antérieur, directement ; indilectement, le fléchisseur commun superliclel des doigts, le fléchisseur commun protond des doigls, le long fléchisseur propre du pouce.
2° Extenseurs : le premier et le deuxième radial externe, le cubital postérieur, l'extenseur commun des doigts, l'extenseur propre du petit doigt, le long extenseur et le court extenseur du pouce, l'extenseur propre de l'index.
ARTHROLOGIE
30 Fléchisseurs latéraux inleriies : le cubital postérieur et le cubital antérieur. 4° Fléchisseurs latéraux externes : le grand palmaire, le premier et le deuxième radial externe, le long abducteur du pouce, le long et le court extenseur du pouce.
A consulter, au sujet de l'articulation du poignet : Shepherd, ^4 noie on the radio-carpal articulation. Journ. of x\nat. and Physiol., 1891, vol. XXV, p. 349 ; — Thilenius, Das os intermedium antebrachii des Menschen, Morphol. Arbeiten von Schwalbe, vol. V, 189S ; — Cuneo et Veau, De la phijsiolof/ie des articulations du poignet, La Presse médicale, 1897 ; — Destot et Briau, Anatomie et physiologie du poignet par la radioscopie et la radiographie, Les rayons X, 1898; — Brice, On certains points in the anatomy and mecanism of the virist-joint, etc., The Journ. of Anat. and Physiol., 1896, vol. XXXI; — Zuclerkandl, Notiz uber Mechanismus des Handgelenkes, Anat. Anz., 1897.
§ VI. — Articulations intrinsèques de la main
Les articulations de la main, aussi nombreuses que variées, peuvent être divisées en cinq groupes, savoir : 1° les articulations des os du carpe entre eux, articulations carpiennes ; 2° les articulations du carpe avec le métacarpe, articulations carpo-métacarpiennes ; 3° les articulations des métacarpiens entre eux, articulations métacarpiennes ou intermétacarpiennes ; 4" les articulations des métacarpiens avec les phalanges, articulations métacarpo-phalangiennes ; 5° les articulations des phalanges entre elles, articulations phalangiennes ou interphalangiennes.
A. — Articulations carpiennes
Les articulations intrinsèques du carpe comprennent : 1" les articulations des os de la première rangée entre eux ; 2° les articulations des os de la deuxième rangée entre eux ; 3" l'articulation des deux rangées entre elles ou articulation médiocarpienne.
1° Articulation des os de la première rangée entre eux. — Il convient d'étudier séparément les articulations des trois os externes, puis celle du pyramidal avec le pisiforme :
A. Articulation des trois os externes. — ■ Le scaphoïde s'articule avec le semilunaire [articulation scapho-lunaire) , celui-ci avec le pyramidal [articulation pyramido-lunaire) , en formant deux arthrodies.
a. Surfaces articulaires. — Les surfaces articulaires, par lesquelles ces différents os se correspondent, sont planes, verticales et encroûtées de cartilage.
b. Moyens d'union. — Elles sont maintenues en présence par de nombreux ligaments, que l'on distingue, d'après leur situation, en interosseux, palmaires et dorsaux. — Les ligaments ^'?^^erosse^^^ï;, disposés entre les os, comme leur nom l'indique, sont au nombre de deux (fig. 456) : le premier unit le scaphoïde au semilunaire ; le second s'étend du semi-lunaire au pyramidal. L'un et l'autre occupent la partie toute supérieure de l'articulation à laquelle ils appartiennent. Leurs faisceaux les plus élevés, revêtus d'une mince couche cartilagineuse, contribuent à former le condyle carpien de l'articulation du poignet. — Les ligaments palmaires et les ligaments dorsaux sont représentés par des faisceaux très courts, qui s'étendent transversalement d'un os à l'autre^ les premiers à la paume de la main, les seconds sur sa face dorsale (fig. 462 et 463). Chacune des deux arthrodies, formées par le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal, possède un ligament palmaire et un ligament dorsal.
ARTICULATIONS CARPIENNES
c. Synoviale. — Deux synoviales, communiquant l'une et l'autre avec la synoviale médio-carpienne (fig. 456), complètent les deux articulations.
B. Articulation du pyramidal avec le pisikorme. L'articulation du pyramidal avec le pisiforme [articulation pisi-pyramidale) mérite une description à part. C'est encore une arthrodie.
a. Surfaces articulaires. — Chacun des deux os possède, pour cette articulation, une surface ovalaire à grand axe vertical et à peu près plane : elle est légèrement convexe cependant pour le pyramidal, légèrement concave pour le pisiforme. Cette surface est revêtue, à l'état frais, par une couche de cartilage hyalin.
b. Moyens d'union. — ■ L'articulation pisi-pyramidale n'a pas de ligament interosseiix. Par contre, elle nous présente cinq ligaments périphériques, savoir : 1° un ligament supérieur, qui rattache le pisiforme à l'apophyse styloïde du cubitus et qui n'est autre que le faisceau antérieur du ligament latéral interne de l'articulation radio-carpienne ; 2° un ligament palmaire, aplati et quadrilatère, qui va du pisiforme à la face antérieure de l'os crochu ; 3° un ligament dorsal, qui s'étend du pisiforme au pyramidal; 4° deux ligaments inférieurs, ordinairement très forts, qui se détachent de la partie inférieure du pisiforme et qui viennent se fixer, d'autre part, l'un sur l'apophyse unciforme de l'os crochu, l'autre sur l'extrémité supérieure du cinquième métacarpien, parfois aussi, par une expansion plus ou moins importante, sur l'extrémité supérieure du quatrième.
c. Synoviale. — L'articulation pisi-pyraniidale possède une synoviale qui lui appartient en propre. Elle communique assez souvent, comme nous l'avons vu plus haut (p. S18), avec la synoviale de l'articulation du poignet.
2° Articulation des os de la deuxième rangée entre eux. — Le trapèze s'articule avec le trapézoïde. le trapézoïde avec le grand os, le grand os avec l'os crochu, en formant trois arthrodies (fig. 462 et 463).
A. Surfaces articulaires. — Les surfaces articulaires par lesquelles ces différents os se correspondent sont à peu près planes, verticales, orientées dans le sens sagittal et revêtues à l'état frais d'une couche de cartilage hyalin.
B. Moyens d'union. — Les os de la deuxième rangée du carpe sont reliés entre eux, comme ceux de la première, par trois ordres de ligaments : des ligaments interosseux, des ligaments palmaires et des ligaments dorsaux. — Les ligaments interosseux sont au nombre de trois. Chaque articulation possède le sien : le premier unit le trapèze au trapézoïde ; le second, le trapézoïde au grand os ; le troisième, le grand os à l'os crochu. — Les ligaments palmaires, au nombre de trois, se portent transversalement : le premier, du trapèze au trapézoïde ; le deuxième, du trapézoïde au grand os ; le troisième, du grand os à l'os crochu. — Les ligatnents dorsaux, beaucoup plus faibles que les palmaires, sont également au nombre de trois : le premier s'étend du trapèze au trapézoïde ; le second, du trapézoïde au grand os ; le troisième, du grand os à l'os crochu.
C. Synoviales. — Les synoviales, destinées aux articulations de la deuxième rangée du carpe, ne sont que de simples prolongements de la synoviale médiocarpienne (fig. 456).
3° Articulation des deux rangées entre elles. — Cette articulation plus connue sous le nom cV articulation médio-carpien7ie , réunit les os de la première rangée du carpe, le pisiforme excepté, aux os de la deuxième rangée. Sept os, par
-conséquent, concourent à sa formation : de ces sept os,, trois appartiennent à la première rangé.e, les quatre autres appartenant à la seconde.
A. Surfaces articulaires. En examinant attentivement le long interligne arti- .culaire''par lequel la première rangée du carpe se met en contact avec la seconde, on constate tout d'abord qu'il est très irrégulier; mais on constate aussi qu'il
peut être divisé en deux pailles, une partie externe plus petite et une partie interne plus grande, chacune d'elles pouvant être considérée comme appartenant à une articulation spéciale. De ce fait, nous pouvons diviser l'articulation médio-carpienne en deux articulations secondaires : une articulation externe et une articulation interne. — articulation externe (fig. 458, A et A') est formée par le scaphoïde d'une part, d'autre part par le trapèze et le trapézoïde. La surface de contact est, de part et d'autre, transvei"sale et sensiblement plane. Notre articulation externe peut donc être considérée comme une arthrodie. — Varticulation interne (fig. 458, B et B') est constituée : d'une part, par le scaphoïde, le semi-lunaire et le pj'i'amidal, formant par leur ensemble une sorte de cavité glénoïde de forme ovalaire à grand axe transversal ; d'autre
L'articulation médio-carpienne ouverte par sa face dorsale, pour laisser voir les surfaces articulaires avec leur collerette ligamenteuse.
A, A', articulation externe ou arthrodie. — B, B', articulation interne ou condylTenne — 1, scaphoïde. — 2, semilunaire. — 3, pyramidal. — 4, trapèze. — 5, trapézoïde. — 6, grand os. — 7, os crochu. — 8, capsule articulaire (portion dorsale), érignéc en haut. — 9, capsule articulaire (portion palmaire) en place.
part, par le grand os et l'os crochu, formant au contraire une sorte de tète ou plutôt de condyle, dont le relief se moule exactement sur la cavité précédente. Notre articulation interne devient ainsi une articulation condylienne.
B. Moyens d'union. — Des ligaments palmaires, des ligaments dorsaux et des ligaments latéraux unissent l'une à l'autre les deux rangées osseuses du carj^e. Nous les examinerons séparément du côté de l'arthrodie et du côté de l'articulation condylienne (fig. 462 et 463).
a. Du côté de rar//irorfze, tout d'abord, nous rencontrons trois ligaments, savoir : 1"^ un ligament pal77uw'e, mince et quadrilatère, qui s'étend de la partie inférieure du scaphoïde à la gouttière du trapèze ; 2° un ligament dorsal^ formé par quelques fibres clairsemées, qui descendent du scaphoïde sur le trapèze et sur le trapézoïde : 3° un ligament latéral externe, qui s'étend du tubercule du scaphoïde à la partie externe du trapèze.
b. Du côté de l'articulation condylienne, nous avons de même trois ligaments, un ligament palmaire, un ligament dorsal et un ligament latéral interne. — Le ligament palmaire (fig. 462) est constitué par deux faisceaux, tous les deux très forts et très résistants, qui prennent naissance, l'un à côté de l'autre, sur le col du grand os. De là, ils se portent en haut en divergeant à la manière des deux branches d'un V et viennent se terminer, l'interne sur le pyramidal, l'externe sur le scaphoïde. — Le ligament dorsal (fig. 45ô), très variable dans ses dimensions
ARTICULATIONS C A R PO- M ÉT AC A R P lENN E S
et d(ans sa constitution anatoiniqap, est représenté le plus souvent par un faisceau rubané, large de iO à millimètres, qui prend son origine, en dedans, sur la face dorsale du pyï"amidal. De là, il se porte obliquement de dedans en dedors et un peu de haut en bas, croise le col du grand os et vient se terminer, eu partie sur le trapézoïde, en partie sur le trapèze. Les faisceaux les plus éleve's de ce ligament, au lieu de descendre vers la deuxième rangée du carpe, se portent horizontalement en dehors et, longeant le côté inférieur du semi-lunaire, viennent s'attacher sur la face postérieure du scaphoïde : ces derniers faisceaux, on le voit, unissent l'un à l'autre deux os de la première rangée du cai'pe, en suivant le rebord postérieur de la glène médio-carpienne. Toutefois, il n(> nu^ parait pas exact de dire qu'ils agrandissent cette cavité glénoïde à la manière d'un fil)rocartilage : en effet, le ruban fdjreux que forment les faisceaux en question est très lâche et, sur trois pièces cpie j'ai actuellement sous les yeux, il existe entre son bord supérieur et le semi-lunaire un bourrelet synovial. — Le ligament latéral interne (fig. 463), plus ou moins arrondi, s'étend, sur le coté interne de l'articulation, du sommet du pyramidal à l'apophyse de l'os crochu.
C. Syi\ovi.\le. — L'articulation médio-carpienne ne possède ordinairement qu'une seule synoviale (fig. 456). Il n'est pourtant pas extrêmement rare d'en l'encontrer deux : l'une, externe, destinée à l'arthrodie; l'autre, interne, répondani à l'articulation condylienne. Dans tous les cas, la synoviale médio-carpienne, qu'elle soit simple ou double, est toujours plus lâche en arrière qu'en avant et envoie deux ordres de prolongements : des prolongements ascendants, au nombre de deux, qui s'engagent l'un entre le scaphoïde et le semi-lunaire, l'autre entre le semi-lunaire et le pyramidal; des prolongements descendants, au nombre de trois, cpii s'insinuent entre les os de la deuxième rangée du carpe. Nous avons d(>jà dit. à propos de l'articulation du poignet, que la synoviale médio-carpienne communicjuait parfois avec la synoviale de cette articulation, mais cette disposition est excessivement rare.
D. Artères et nerfs. — L'articulation médio-carpienne, ainsi que les articulations des os de la première et de la seconde rangée du cai-pe, reçoivent leurs artères : 1° des branches descendantes de l'arcade transversale antérieure du carpe ; 2° des branches ascendantes de l'arcade palmaire profonde ; 3" des nombreux rameaux que les deux troncs radial et cubital envoient à la face dorsale du carpe. — Les nerfs, représentés par des tilets très grêles, proviennent à la fois du médian, du cubital et de la branche postérieure du radial.
Mouvements. — Les différentes articulations du carpj ne présentent, comme les aitlirodies. que de simples mouvements de glissement, peu étendus si on les considère isolément et pour chacune d'elles. Totalisés et considérés dans leur ensemble, ces mouvements deviennent, suivant le sens dans lequel ils s'exécutent, dos mouvements de flexwn. d'e.rtension , d'à (khi et ion et û'ahduction. Ils s'ajoutent aux mouvements de mèrne sens et de même nom de l'articulation radio-carpienne (voy. cette articulation) et en augmentent l'amplitude.
Muscles moteurs. — Les mêmes que pour l'articulation radio-carpienne (voy. p. 521).
B. — Articulations c arpo-métacarpiennes
Les articulations carpo-métacarpiennes réunissent l'extrémité supérieure ou proximale des cinq métacarpiens aux ([uatre os de la deuxième rangée du carpe. A l'exception du premier, dont l'articulation mérite une description spéciale, les métacarpiens s'articulent avec le carpe d'une façon suffisamment uniforme pour que ces articulations puissent être comprises dans une description générale.
ARTHUOLOGIE
1° Articulation carpo-métacarpienne du pouce. — Cette articulation unit le trapèze au premier métacarpien, d"où le nom. <ï articulation trapézo-inétacarpienne qu'on lui donne le plus souvent. Elle appartient au genre des articulations par emboîtement réciproque" ou articulations en selle, dont elle constitue le type le plus parfait.
A. Surfaces articulaiues. — Comme surfaces articulaires, nous avons : 1" du côté du trapèze, une facette quadrilatère, située sur la face inférieure de cet os, regardant en bas, en dehors et un peu en avant; elle est concave dans le sens transversal, convexe dans le sens antéro-postérieur ; 2° du côté du premier métacarpien, une facette inversement configurée et, par conséquent, convexe de dehors en dedans, concave d'avant en arrière. Ces deux facettes articulaires sont revêtues l'une et l'autre d'une couche de cartilage hyalin.
B. Moyens d'union. — Le premier métacarpien et le trapèze sont maintenus en présence par un seul ligament, qui affecte la forme d'une capsule ou manchon et qui s'insère : en haut, sur le pourtour de la facette articulaire du trapèze ; en bas, sur le pourtour de la facette du métacarpien. Cette capsule, plus épaisse en arrière qu'en avant, plus épaisse aussi en avant que sur les côtés, est remarquable par son ampleur et sa laxité, condition anatomique très favorable à la grande mobilité du pouce.
C. Synoviale. — L'articulation trapézo-métacarpienne possède une synoviale qui lui est propre. Cette synoviale est toujours très lâche, comme la capsule fibreuse cju'elle tapisse.
D. Rapports. — L'articulation carpo-métacarpienne du pouce est fortement matelassée en avant par les muscles de l'éminence thénar. — En arrière, elle est en rapport avec les tendons des muscles extenseurs du pouce, qui vont chercher leurs insertions sur les phalanges. — En dedans, elle répond au premier muscle interosseux dorsal et aussi à l'artère radiale, qui passe de la région dorsale à la région palmaire en traversant l'extrémité supérieure du premier espace intei'osseux. — En dehors, enfin, l'articulation trapézo-métacarpienne est en rapport avec le tendon du long abducteur du pouce et avec une petite artère, branche de la radiale.
E. Artères et nerfs. — Les artères de l'articulation carpo-métacarpienne du pouce proviennent de la dorsale du pouce et du tronc même de la radiale. — Ses nerfs sont fournis par le médian.
Mouvements. — Le inctacarpien du pouce présente à un degré de développement remarquable cinq des mouvements fondamentaux des diarthroses : 1" le mouvement de flexion, par lequel il s'incline vers la paume de la main ; 2° le mouvement d'extension, par lequel il s'incline au contraire du côté de la face dorsale ; 3" le mouvement d' adduction , qui le rapproche du deuxième métacarpien ; 4° le mouvement d'abductio7i, qui l'en éloigne ; 5° le mouvement de circumduction, enfin, résultant de la succession régulière des quatre mouvements précédents.
L'adduction, combinée avec la llexion, constitue le mouvement dit d'ojo/)os!7(OA(, en vertu duquel la pulpe du pouce peut successivement ou simultanément entrer en contact {s'opposer) avec la pulpe des quatre autres doigts. Le mouvement d'opposition est, comme on le sait, caractéristique de la main humaine ; nos plus proches voisins dans la série zoologique, les singes, ne possèdent ce mouvement qu'à l'état imparfait.
Muscles moteurs. — Ils se divisent en fléchisseurs, extenseurs, adducteurs et abducteurs:
1° Fléchisseurs : le court abducteur du pouce, le court fléchisseur du pouce, l'opposant, le long lléchisseur propre du pouce.
2° Extenseurs : le long extenseur et le court extenseur du pouce ;
3° Adducteurs : l'adducteur du pouce.
4° Abducteurs : le long abducteur du pouce.
2° Articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts. — Les
quatre derniers métacarpiens s'articulent avec les quatre os de la deuxième
ARTICULATIONS C AUP 0 -MET A C A R P lENNE S
rangée du carpe ù l'aide de facettes, inversement configurées, qui se correspondent exactement. Bien que ces facettes ne soient pas régulièrement planes et constituent en réalité de petites articulations par emboîtement réciproque, on a l'habitude de ranger les articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts dans le groupe des arthrodies.
A. Surfaces articulauies. — Les surfaces articulaires diffèi^ent par leur forme et par leur étendue pour chacune des quatre articulations (fig. 459). — Le deuxième métocar/)zen s'articule à la fois avec le trapèze, le" trapézoïde et le grand os. Ces trois os, pour le recevoir, se disposent en une sorte de mortaise peu pr-ofonde, dont l'ouverture est dirigée en bas. De son côté, l'extréjnité supérieure du métacarpien présente trois facettes : une facette latérale externe, toute petite, qui se met en rapport avec le trapèze; une facette latérale interne, petite également, qui entre en contact avec le grand os; une facette supérieure, beaucoup plus étendue, concave transversalement, qui répond au trapézoïde. — Le troisième métacarpien s'articule, à l'aide d'une facette triangulaire, avec la
Fig. 4j!).
Les aiiioulalions carpo-métacarpiennes ouvertes par leur face dorsale, pour montrer les surfaces articulaires.
1, i, 3, 4, o, les cinq mélacarpicns, avec 4', facétie interne du quatrième niétacai'|)icn pour le grand os. — fi, trapè/.c. — 7. Irapézoïdc. — 8, grand os, avec 8', sa facette |iour le quatrième métacarpien. — 9, os crochu, avec a, 6, ses deux facettes pour les quatrième et cinquième métacarpiens. — 10, 10, capsule carpo métacarpienne. — 11, 11', ligament earpo-métacarpien interosseux. — 12, cloison celluleusc, séparant les deux facettes supérieures du quatrième niélacarpien .
facette moyenne (voy. Ostéologie) de la face inférieure du grand os.
— Le quatrième métacarpien s'articule à la fois : P par une large facette, légèrement convexe, avec la face inférieure de l'os crochu; 2° par une toute petite facette, de foriii ' Irinngiilai re. située à sa partie externe et du côté dor- r, sal, avec la facette interne de la face inférieure du grand os. — Le cinquièyne métacarpien, eniin, s'unit, à l'aide d'une facette convexe dans le sens antéro-postérieur, à une facette, concave dans le même sens, qui occupe la face inférieure de l'os crochu.
Vu par sa face dorsale (lig. 46U), l'interligne articulaire suivant le- (jucl s'unissent les quatre os de la deuxième rangée du carpe et les quatre derniers métacarpiens, est très irrégulier. Au niveau du deuxième métacarpien, tout d'abord, l'extrémité supérieure de cet os nous apparaît sous la forme d'un croissant, dont la concavité embrasse le tra
Fig. 4G0.
Interligne carpo-mélacarpien, vu par la face dorsale de la main.
I. 2, 3, 4, 5, les cinq métacarpiens. — 6, Irapèze. — 7, trapézoïde. — S, grand os. — fl, os crochu. — 10. 10', extrémité externe et extrémité interne de l'interligne articulaire earpométacarpien.
AHTHROLOGIE
pézoïde et dont les deux cornes pénètrent à la manière d'un coin, l'externe entre le trapèze et le trapézoïde, l'interne entre le trapézoïde et le grand os. L'interligne articulaire du grand os et du troisième métacarpien, par suite de la pénétration dans le carpe de l'apophyse styloïde de ce dernier os, est incliné de haut en bas et de dehors en dedans. Plus loin, au niveau du quatrième métacarpien, l'interligne est à peu près horizontal. Plus loin encore, au niveau du cinquième, il se relève vers le bord cubital de la main et devient ainsi obliquement ascendant. Au total, l'interligne articulaire, envisagé dans son ensemble, peut être considéré comme formé par deux lignes courbes à concavité supérieure, qui se réuniraient
au sommet de l'apophyse styloïde du troisième métacarpien : une courbe externe, relativement peu étendue, qui répond au deuxième métacarpien; une courbe interne, beaucoup plus grande, qui répond aux trois derniers métacarpiens.
A l'état frais, toutes les facettes articulaires, ci-dessus décrites, sont revêtues par une couche de cartilage hyalin.
B. 3IoYENs d'union. — Les quatre derniers métacarpiens sont reliés au carpe par un ligament interosseux, des ligaments palmaires et des ligaments dorsaux :
a. Ligament interrosseux. — Le ligament interosseux (fig. 461, 1 et 1') s'insère en haut, par deux faisceaux i^lus ou moins distincts, sur les deux faces contiguës du grand os et de l'os crochu, immédiatement au-dessous de celui qui unit ces deux os. De là, il se porte en bas et vient se fixer sur le côté interne ou cubital de l'extrémité supérieure du troisième métacarpien. Les deux faisceaux d'origine du ligament intei^osseux peuvent se réunir au cours de leur trajet et former ainsi une sorte de ligament en V ou en Y; ou bien ils conservent leur indépendance, comme dans la ligure 461, jusqu'à leur insertion métacarpienne.
b. Ligame7ils palmaires. — Les ligaments palmaires (fig. 46i2) sont au nombre de quatre. — L'un d'eux, à direction transversale, prend naissance en dehors sur la face antérieure du trapèze. De là, il se porte transversalement en dedans et vient se terminer à la fois sur les deuxième et troisième métacarpiens, principalement sur le troisième. — Les trois autres, plus ou moins verticaux, s'étendent : le premier, du grand os au deuxième métacarpien ; le second, du grand os au troisième métacarpien ; le troisième, quelquefois double, de l'os crochu au quatrième métacarpien. — Le cinquième métacarpien n'a pas de ligament palmaire qui lui appartienne en propre : ce ligament est remplacé par le ligament pisi-métacarpien déjà décrit (p. 523). Il est à remarquer, cependant, que ce ligament pisi-métacarpien est renforcé en dehors par un petit faisceau rubané, qui va de l'apophyse unciforme de l'os crochu au cinquième métacarpien (flg. 462). Autrement dit, le ligament pisi-métacarpien est un ligament en V, dont la pointe fortement tronquée répond à l'extrémité supérieui"e du cinquième métacarpien et dont les deux
Ligaaienl inLerosseux de l'articulation carpo-niétacarpienne, vu par la face dorsale de la main (côt(5 droit).
A, grand os. — B, os crocliu. — C, troisième iiKHacarpien — 1, I', les deux faisceaux constitutifs du ligament interosseux carjjo-mélacarpicn. — 2, ï\ ligament interosseux unissant le grand os et l'os crochu, sectionné à sa partie moyenne pour iiermettre l'écarlemcnt des deux os. — 3. ligaments dorsaux de l'articulation du graixl os avec le troisième métacarpien. — 4, 4', ligament dorsal de l'articulation du grand os et de l'os crochu.
l)i'anches viennent se fixer, l'inlecne sur le pisiroi'me. l'externe sur l'apophyse unciforme : cette (lernièr(^ liranelie. on le conçoit, peut parfaitement èti'c consiflérée comme un ligament palmair(> de rarticulation qui nous occupe.
c. Ligaînents dorsaux. — Les ligaments dorsaux (fig. 463), Ijeaucoup plus f(jrls ipie les préco'dents. sont aussi plus nomlireux. On en compte six ou sept, suivant (pu^ le troisième mélacarpien en a deux ou trois. — Le deuxième mélacaritien. tout d'abord, en possède deux (doid l'un pour son apophyse slyloïde). qui l'unissent au trape'zoïde. Il existe, sur ([uel(|ues sujets, un faisceau sujqjlémentaii'e pour le trapèze. — • Le troisième métacarpien en a ('gaiement deux (dont l'un pour son apophyse styloïde). qui l'unissent au grand os : à ces deux ligaments s'en ajoute quelquefois un troisième qui se rend au trap('zoHie. — Les ((iialrième et cinquième métacarpiens en possèdent chacun un (pu s'insère, d'autre pai'l. sni' l'os crochu .
C. Synoviale. — L'articulation carpo-métacarpienne des (fuatre derniers doigts ne présente ordinairement qu'une seule et même synoviale, laq lud 1 e c o m m u n i q u e 1 a r g ( un e 1 1 t . ainsi que nous l'avons déjà dit. avec celle de l'articulation ^, médio-carpienne. On rencon- Ire i)arfois, mais exceptionnellement, une synoviale indépendante pour l'articulation des quatrième et cinquième
métacarpiens. Cette dernière . , „ , .
. . ^ A, première rangée du carpe. — B, deuxième rangée du carpe. —
disposition est la conséquence. Vl', M". M"', M", M^, premier, deuxième, troisième, quatrième el
I r , cinquième mélacarpiens. — 1, scaplioïde. — i, semi-lunaire. — 3, p\ra-
non JjaS d un develOpjpement midal. — 4, pisiforme. — n. Irapezo, — 6, trapèzoide. — 7. grand' os.
exagéré du ligament interos- — "■ocim.
seux que nous avons décrit plus haut, mais de l'existence d'une (doison celluleuse, placée en sens sagittal, (jui continue ce ligament interosseux, d'une part jusqu'à la face palmaire, d'autre part jusqu'à la face dorsal(> de la capsule carpométacarpienne (fig. 459. 12). Cette cloison, comme nous le montre nettement la ligure 459, s'insère, au niveau du ({uatrième métacarpien, entre les deux facettes qui surmontent l'extrémité proximale de cet (js, de telle sorte que la facette externe, celle qui s'articule avec le grand os. r('pi)nd à la synoviale destinée aux deuxième et troisième métacarpiens.
J). Uapports. — Les articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts sont recouvertes, sur leur face palmaire, parle paquet des tendons fléchisseurs des doigts. Sur leur face dorsale, ils sont en rapport avec les tendons extenseurs, avec le tendon du cubital postérieur et avec ceux des deux radiaux externes.
E. .Vrtères et nerfs. — ■ Les artères destinées aux articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts émanent des interosseuses dorsales et de l'arcade palmaire profonde. — Les nerfs sont fournis par la bi-anclie profonde du cubital et parla branche postérieure du l'nilial.
ANATn.\IIF. HUMALN'I-:. — T. I, 4'' l'ilUT. G7
Fig. 462.
Ai licul.liiiiiii carpiennes, carpo-métacarpienne^ et inlerniétacarpiennes (vue antérieure).
ART UROLOGIE
Mouvements. — Les quatre deiiiiers luélacarpien ? . bien ditférenls en cela du premier, ne jouissent que de simples mouvemcnls de glissement : ces mouvements, peu étendus pour le cinquième et pour le quatrième, qui sont pourtant les plus mobiles des quatre, sont à peine appréciables pour le troisième et le deuxième.