‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 123 sur 176 · MUSCLES DE LA RÉGION POSTÉRIEURE DU TRONC ET DU COU · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LA RÉGION POSTÉRIEURE DU TRONC ET DU COU

La région postérieure du tronc et du cou (nuque), s'étend en largeur d'une omoplate à l'autre et mesure en hauteur tout l'espace compris entre la protubérance occipitale externe et le coccyx. Elle renferme des muscles fort nombreux, très différents les uns des autres par leur forme, leur situation, leur étendue et se prêtant difficilement, faute de limites précises, à une classification irréprochable.

Nous étudierons successivement, dans six articles distincts :

1° Les muscles les plus superficiellement jjlacés, occupant isolément ou simultanément l'une des trois régions cervicale, dorsale ou lombaire ;

2° Les Muscles de la nuque propre^nent dils ;

3" Les muscles des goullières vertébrales ;

4" Les muscles interlransversaires ;

50 Les muscles épineux et interépineux ;

6" Les muscles coccygiens.

ARTICLE I

MUSCLES SUPERFICIELS DE LA RÉGIOiN LOMBO-DORSO-CER^'ICALE

Cette région renferme six muscles, disposés sur trois plans : sur un premier plan, au-dessous de la peau, nous rencontrons deux muscles remarquables par leur largeur, le trapèze en haut, le grand dorsal en bas ; au-dessous d'eux, le rhomboïde et l'angulaire constituent le deuxième plan : le troisième et dernier plan est formé par les deux petits dentelés postérieurs, que l'on distingue en supérieur et inférieur.

1° Trapèze

Le plus superficiel des muscles de la région postérieure du tronc, le trapèze (lig.624,2), est un muscle large et triangulaire, occupant en hauteur l'espace compris entre l'occipital et la partie inférieure de la colonne dorsale. 11 doit vraisemblablement son nom à sa forme aplatie, qui l'a fait comparer à une table, xpaTïîi^a. C'est le cucullaris de Spkiel {cucullaire de l'anatomie comparée), ainsi appelé du mot latin cucullus, qui signifie capuchon, les deux trapèzes réunis se disposant dans la région du dosa la manière d'un capuchon de moine rabattu en arrière.

1" Insertions. — Le trapèze prend naissance, en dedans (insertion interne), sur

MYOLOGIE

la partie postéi'ieure de la tète et sur la moitié supérieure de la colonne vertébrale. De cette longue ligne d'insertion, tous ses faisceaux convergent en dehors et viennent se fixer (insertion externe) sur les deux os de la ceinture thoracique. a. înserlion interne. — Les insertions internes se font : 1° sur le tiers interne 1 (lèvre inférieure) de la ligne courbe

occipitale supérieure; 2" sur la protubérance occipitale externe; 3° sur le ligament cervical postérieur, espèce de cordon fibreux qui, comme nous l'avons vu en arthrologie (p. 416), s'étend de la protubérance occipitale externe à l'apophyse épineuse de la sixième cervicale ; 4° sur le sommet des apophyses épineuses de la septième cervicale et des dix ou onze premières dorsales, ainsi que sur les ligaments surépineux correspondants.

b. Inserlion externe. — En dehors, le trapèze s'attache aux deux os de l'épaule de la façon suivante :

1° ses faisceaux supérieurs, obliques en bas et en dehors, viennent se fixer au tiers externe du bord postérieur de la clavicule ; 2" ses faisceaux moyens, affectant une direction plus ou moins transversale, s'insèrent sur le bord postérieur de l'acromion et sur le bord postérieur (lèvre supérieure, la lèvre inférieure étant réservée au deltoïde) de l'épine de l'omoplate dans toute son étendue ; 3° ses faisceaux inférieurs, obliques en haut et en dehors, se ramassent au voisinage du scapulum sur une aponévrose triangulaire, laquelle glisse sur la petite facette qui termine en dedans l'épine de l'omoplate et, finalement vient s'insérer sur cette épine, dans une étendue qui varie entre 1 et 3 centimètres. Une bourse séreuse, fréquente mais non constante, facilite le glissement de cette dernière portion du trapèze sur la surface osseuse précitée

c. Constitution anatomique du muscle. — trapèze est presque entièrement constitué par dos faisceaux charnus. Il nous présente cependant, le long de sa ligne d'insertion interne, trois lames aponévrotiques, savoir : 'P une première aponévrose, quadrilatère, qui l'unit à la protubérance occipitale externe; 2° une

c. Oev/

Fis. 624.

Muscles de la région postérieure du Ironc. couche superficielle.

1, muscle occipilal. — 2, traiiè/e. — 3, dclloïdc. — 4, grand dorsal. — rhomboïde. — (î, sous-épineux. — 7, pclil rond, — S, grand oblique. — 1'. triangle de Petit, compris entre le grand dorsal, le grand oblique et la erèle iliaque. — C^'", septième vertèbre cervicale. — 0™, douzième dorsale. — 1.^', cinquième lombaire.

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