RÉGION A^^TÉUO-LATÉRALE DU THORAX
nom. — Son bord inférieur est rattaché à la peau du creux axillaire, ainsi qu'à l'aponévrose brachiale, par une lame aponévrotique de forme triangulaire, connue sous le nom de ligament suspenseur de ruisselle (voy. plus loin, p . 790).
3° Innervation. — Le petit pectoral est innervé par une branche du plexus brachial, le nerf du petit pectoral. Ce nerf jette sur la face profonde du petit pectoral un certain nombre de rameaux qui, en partie, se perdent dans ce dernier muscle, en partie le traversent pour aller se distribuer au grand pectoral.
4° Action. — Lorsque le petit pectoral prend son point d'insertion fixe sur le thorax, il porte en bas et en dedans l'apophyse coracoïde et abaisse ainsi le moignon de l'épaule. Dans ce mouvement, comme dans la plupart de ceux qu'il exécute, le scapulum oscille autour d'un axe passant en un point voisin de son angle supérieur, de telle sorte que, lorsque le moignon de l'épaule s'abaisse, l'angle inférieur du scapulum se rapproche de la colonne vertébrale. Vice versa, quand le moignon s'élève, l'angle inférieur s'écarte de la ligne
Muscle di
Fig. 639.
la paroi antérieure du thorax, après résection (lu grand pectoral.
1, iietit pectoral. — î, sous-clavior. — 3, portion stomate du grand pectoral, avec : 3', 3', ses faisceaux costaux; 3", son insertion à t'iiumérus. — 4, courte portion du biceps et coraco-bracliial. — d, sous-scapulairc. — 6, longue portion du triceps. — 7, intercostaux internes. — C", C^, IroisiOnie et cinquième côtes.
médiane.
Le petit pectoral peut prendre son point fixe sur l'apophyse coracoïde : agissant alors sur les côtes, il les élève et devient ainsi un muscle dilatateur du thorax, un muscle inspirateur.
Variétés. — L"absence du petit pectoral a été signalée plusieurs fois, notamment par Kôlliker, qui a constaté en même temps, avec l'appareil de Luc^e, un changement de direction de l'apophyse coracoïde {Varietciten BeobachUau/en, etc., Wûrzburg, 1879). — Le nombre de ces faisceaux d'origine peut s'accroître ou se réduire. — Les insertions internes de ce muscle peuvent s'étendre, en haut jusqu'à la première côte, en bas jusqu'à la sixième. — Macalister (Ioc. cit.) a vu le muscle petit pectoral renforcé, au niveau de ses insertions costales, par un faisceau anastomotique provenant du grand pectoral. — La division du petit pectoral en deux portions a été observée par Tiedmann et par moi-même. — L'insertion externe peut se faire, en partie ou en totalité : 1° sur la capsule articulaire de l'épaule et juscjue sur le trochiter (j'en ai observé plusieurs cas) ; une bourse séreuse favorise ordinairement, dans ce cas, le glissement du tendon sur la face supérieure de l'apophyse coracoïde ; 2° sur le ligament acromio-coracoïdien (Wood, l'roc. of Roy Soc, t. XV, p. 231) ; 3° sur le ligament glénoïdien (Wood) ; 4° sur le muscle coraco-brachial (Macalister et moi-même) ; 5° sur la clavicule (Wood). Ces diverses insertions se retrouvent toutes, à l'état normal, dans les espèces animales.
Muscle sterno-costo-coracoïdien. — C'est un petit faisceau musculaire {pectomlis minimu.s de
MYOLOGIE
Ghluer) qui se développe anoi-malement au-dessus du petit, pectoi-al, entre ce muscle et le sousclavier. 11 se détache delà preniièi-e côte et de la poignée du sternum et vient se fixer, comme le petit pectoral, à l'apophyse coracoïde.
3° Sous-clavier
Le sous-clavier (flg. 639, 2) est un petit, muscle cylindrique, qui s'étend transversalement de la première côte à la clavicule.
1 " Insertions. — 11 s'insère : i° d'2<ne part, sur le premier cartilage costal, ainsi que sur la portion osseuse correspondante de la première côte, à l'aide d'un fort tendon qui se prolonge fort loin le long du bord inférieur du corps musculaire; 2° cVaiit7'e part,, dans la gouttière longitudinale que nous avons signalée, en ostéologie, sur la face inférieure de la clavicule.
2'' Rapports. — Il répond, en haut, à la face infe'rieure de la clavicule ; en bas, à la face supérieure de la première côte, dont il est séparé, à sa partie externe, par la veine sous-clavière, l'artère sous-clavière et le plexus brachial.
3" Innervation. — Le muscle sous-clavier est innervé par une branche spéciale du plexus brachial, le nerf du sous-clavier. Ce nerf provient des cinquième et sixième cervicales et pénètre dans le muscle au niveau de la partie moj-enne de son bord postérieur.
4° Action. — Le sous-clavier, quand il se contracte, abaisse la clavicule sur laquelle il s'insère. Il abaisse en même temps le moignon de l'épaule, dont les mouvements suivent toujours ceux de la clavicule, en raison des connexions que présentent les deux os de l'épaule au niveau de l'articulation acromio-claviculaire.
Variétés. — Le sous-clavier peut étendre ses insertions sur les ligaments coraco-claviculaires, sur l'acroraion (Gloquet), sur l'apophyse coracoïde (Bœhmer, Sandifort). — ■ Kôlliker (loc. cit.) a trouvé le muscle sous-clavier remplacé par un ligament. — L'absence complète du muscle a été signalée par Gruber., Le plus souvent alors, on trouve à la place du muscle ordinaire un muscle plus développé, qui s'étend de la première côte ou même du sternum jusqu'au bord supérieur du scapulum : c'est le muscle stenio-chondro-scapulaire. J'ai observé plusieurs faits de cette nature. — Des cas de double sous-clavier sont signalés par Soe.mmering, II.u,let, Roseniiulleiî, WooD. J'estime, avtc Macalister, que cette anomalie provient le plus souvent de l'existence d'un njusclo surnuméraire surajouté au sous-clavier normal.
Muscles CLAVicuLAUiES surnuméraires. — Les faisceaux anormaux ou sui'numéraires que l'on rencontre autour de la clavicule sont extrêmement nombreux et aussi fort variables dans leur étendue, leur forme et leurs insertions. J'en ai donné la classification suivante, dans laquelle les noms seuls indiquent nettement la situation et les insertions de ces nmscles :
l" Muscle slerno-chondro-scapulaire
2" Muscles sierno-claviculaires . , .
o" Muscles scapulo-ckiviculaires . .