C.Dcvy
Fig. 611.
Aponévrose clavi-coraco-axillaire.
1, clavicule. — 2, apophyse coracoïde. — 3, 3, grand jiecloral. — 4, sous-clavier. — 5, biceps brachial. — 0, coraco-brachial. — 7, polit pectoral. — S, peau de l'aisselle. — 0, deltoïde.
A, aponévrose clavi-pectorale. — B, gaine du petit pectoral. — G, ligament suspenseur de l'aisselle.
Ces trois lames fibreuses constituent par leur ensemble l'aponévrose dite clavi-coraco-axillaire.
de
Ce dernier feuillet fei^e en bas la région l'aisselle et répond à la peau du creux axillaire, qui lui est intimement unie.
b. Au nweau du bord supéro-externe ou espace delto-pectoral, l'aponévrose du grand pectoral se continue avec celle qui recouvre le delto'ide.
3" Aponévrose du sous-clavier. — L'aponévrose du sous-clavier (fig. 64iJ, 6), généralement très résistante, s'insère, en avant, sur le bord antérieur de la clavicule. J)e là, elle descend en bas sur la face antérieure du sous-clavier, contourne ce muscle d'avant en arrière, remonte ensuite sur sa face postérieure et vient finalement se fixer sur le bord postérieur de la clavicule. Cette aponévrose représente donc dans son enseiuble une sorte de gouttière transversale, à concavité supérieure, dont les deux extémités correspondent aux deux extrémités du muscle et
MYOLOGIE
dont les bords s'attachent aux deux bords de la clavicule. Elle constitue ainsi, pour le muscle sous-^lavier, les trois parois (antérieure, inférieure, postérieure) d'une gaine, dont la quatrième ou paroi supérieure est formée par la clavicule
elle-même : c'est la gaine ou loge ostéo-fibreuse du sous-clavier.
4" Aponévrose clavi-coraco-axillaire. — Au muscle petit pectoral se rattache l'aponévrose clavi-coracoaxillaire de RiCHET. Cette importante aponévrose se fixe en haut sur la gaine du sous-clavier, ainsi cjue sur l'apophyse coracoïde. De là elle se porte en bas, en recouvrant tout le triangle (triangle clavipectoral) cfui sépare le muscle sous-clavier du bord supérieur du petit pectoral. Cette première portion de l'aponévrose clavi-coraco-axillaire (fig. 641, A et 642, 9) constitue V aponévrose clavi-pectorale, du nom de la région triangulaire cju'elle occupe
En atteignant le bord supérieur du petit pectoral, l'aponévrose clavi-pectorale se dédouble. L'un de ses feuillets passe en avant du muscle, l'autre passe en arrière, de façon à former au petit pectoral une gaine complète (fig. 641,13 et 642, lOj, la gaine du petit pectoral.
Ces deux feuillets, arrivés au niveau du bord inférieur du petit pectoral, se réunissent de nouveau en une lame unicjue. L'aponévrose, ainsi reconstituée, continue son trajet descendant et vient se terminer, en partie sur l'aponévrose de la peau du creux de l'aisselle, en partie STir l'aponévrose brachiale au niveau du coraco-brachial. Cette dernière portion de l'aponévrose clavi-coraco-axillaire (fig. 641, C et 642,41) a reçu de Gerdy le nom de ligament suspenseur de l'aisselle : c'est, en eiïet, à l'implantation de cette aponévrose sur la peau du creux axillaire que cette région est redevable de sa forme concave.
Au total, l'aponévrose clavi-coraco-axillaire présente trois parties' qui sont, en allant de haut en bas : i" l'aponévrose clavi-pectorale ; 2" la gaine du petit pectoral ; 3° le ligament suspenseur de l'aisselle.
La description qui précède et aussi les figures ci-dessus (fig. 641 et 642) nous montrent que le ligament suspenseur est triangulaire, qu'il s'insère par son sommet sur l'apophyse coracoïde, qu'il s'attache par sa base sur la face profonde de la peau qui forme le creux de l'aisselle et que, de ses deux bords, l'un, l'interne, répond au bord inférieur du petit pectoral, l'autre, l'externe, se perd sur l'aponévrose d'enveloppe du coraco-brachial.