MUSCLES DE L'AVANT-BRAS
tinës à engainer les muscles, la surface intérieure de l'aponévrose brachiale envoie vers l'humérus deux cloisons fibreuses très résistantes, connues sous les noms de cloison intermusculaire interne et cloison intermusculaire externe. — La première (fig. 698,3) se détache du cùté interne du manchon fibreux et vient se fixer, d'autre part, sur la lèvre interne de la coulisse bicipitale, sur le bord interne de l'humérus et sur l'épitrochlée. — La cloison intermusculaire externe (tig. 698,4) prend naissance sur le côté externe de l'aponévrose brachiale et s'attache, d'autre part, sur la lèvre externe de la coulisse bicipitale, sur le cùté externe de l'empreinte deltoïdienne, sur le bord externe de l'humérus et sur l'épicondyle.
b. Loges musculaires. — 11 résulte d'une pareille disposition que la cavité cylindrique circonscrite par l'aponévrose brachiale se trouve réellement divisée en deux portions ou loges, une loge antérieure (5) et une loge postérieure (6), lesquelles sont séparées l'une de l'autre par l'humérus et par les deux cloisons intermusculaires, que nous venons de décrire. La loge postérieure est occupée par les trois portions du triceps ; dans la loge antérieure sont contenus tous les autres muscles du bras.
Les deux loges musculaires du bras ne sont pas absolument isolées l'une de l'autre : des ouvertures, ménagées dans les cloisons intermusculaires pour le passage des vaisseaux et des nerfs, établissent entre elles des communications nombreuses et suffisamment larges pour permettre aux collections liquides de passer d'une loge dans l'autre. C'est ainsi que la cloison intermusculaire interne est traversée par le nerf cubital qui, d'antérieur, devient postérieur. La cloison intermusculairc externe est travei^sée de même, très obliquement, par le nerf radial et l'artère humérale profonde, qui sont primitivement situés dans la loge postérieure et qui passent, un peu au-dessus de l'épicondyle, dans la loge antérieure.
5" Structure. — Envisagée au point de vue de sa structure, l'aponévrose brachiale est beaucoup plus épaisse en arrière qu'en avant. Elle est constituée en majeure partie par des fibres circulaires, légèrement obliques en bas et en dedans, auxquelles viennent s'ajouter quelques fibres longitudinales, coupant perpendiculairement les premières. Nous devons ajouter que les deux muscles larges qui s'insèrent à la coulisse bicipitale, le grand dorsal et le grand pectoral, envoient chacun une large expansion à l'aponévrose brachiale.