‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 41 sur 176 · VI · texte numérisé non relu

VI

La voûte forme d'un

\ 0 V ï lî l' A L A T I N E

palatine (fig fer à cheval

, 220) a la à concavité

Voûte palatine.

dirigée en arrière. Elle se trouve constituée de chaque côté : l -" par l'apophyse palatine du maxillaire supérieur ; 2" par la portion de la face interne de cet os qui est située au-dessous de cette apophyse ; 3" par la portion horizontale du palatin ; 4° par la face inférieure de l'apophyse pyramidale du même os.

Elle est circonscrite, en avant et sur les côtés, par le rebord alvéolaire des deux maxillaires supérieurs ; en arrière, par une double ligne concave qui appartient tout entière au palatin et qui, partant du bord postérieur du maxillaire, aboutit sur la ligne médiane à l'épine nasale postérieure.

La voûte palatine nous présente tout d'abord une suture en croix, constituée par la réunion réciproque, sur la ligne médiane et sur les côtés, des deux apophyses palatines du maxillaire supérieur et des deux lames horizontales du

J , sutuie Je rieurs, avec I

apophyses palatines des maxillaires supétorus paialinus. — 2, suture de ces mêmes apophyses palatines avec les portions horizontales des palatins. — 3, épine nasale postérieure. — 4, conduit palatin antérieur. — 5, apophyse palatine du maxillaire supérieur.

— 6, portion horizontale du palatin. — 7, conduit palatin postérieur et ses accessoires. — 8, aile externe et 9, aile interne de l'apophyse ptérygoïde. — 10, point de rencontre de cinq os, les deux maxillaires, les deux palatins et le vomer.

— Il, deuxième incisive. — l'2. canine. — 1.3, deuxième prémolaire. — 14, deuxième molaire. — 1j. orifice postérieur des fosses nasales.

OSTEOLOGIE

palatin. L'extrémité postérieure de la Jjranchc médiane de cette croix est marquée par une saillie, pkis ou moins accusée suivant le sujet, c{ui n'est autre que l'épine nasale postérieure dont il a été déjà question plus haut. — Sur l'extrémité antérieure de cette même branche médiane, nous retrouvons l'orifice unique des deux conduits palatins antérieurs. Scarp.\, depuis longtemps déjà {Liber secundus annotationum anatomicarum, p. 73 et seq.), a signalé au fond de la fossette formée par l'orifice unique de ces deux conduits deux petits trous placés sur

la ligne médiane, l'un antérieur plus petit, l'autre postérieur un peu plus grand, qui s'ouvriraient, le premier dans la fosse nasale gauche, le second dans la fosse nasale droite (fig. 230, 3 et 4). — Enfin, à la partie postéro-externe de la lame horizontale du palatin, se voient les conduits palatins postérieurs, accompagnés d'un ou de deux conduits palatins accessoires.

Nous avons déjà vu plus haut (voy. Maxillaire supérieur) qu'il n'était pas rare de rencontrer de chaque côté du conduit jDalatin antérieur des sutures surnuméraires, indices de la soudure des os incisifs ou intermaxillaires. Nous n'y reviendrons pas ici.

Du reste, la surface de la voûte palatine est fortement rugueuse et présente de nombreux sillons pour le passage des vaisseaux et nerfs de la région. La portion de la voûte qui répond à la suture médiane se soulève parfois en une saillie antéro-postérieure, qui constitue le bourrelet de la voûte palatine ou torus palatiniis [Gaumenwulst des anatomistes allemands). Cette saillie osseuse, qui a été bien étudiée dans ces derniers temps par Kopernigki, par Tarenetzki et par Stied.\, s'observerait plus particulièrement sur les crânes des Péruviens et des Ainos. En France, elle serait surtout fréquente chez les Auvergnats.

Variétés. — La l'orme de la voûte palatine, déterminée par celle de l'arcade alvéolaire, se présente sous quatre aspects : elle est huperbolique, quand les deux branches de l'arcade sont divergentes dans tout leur parcours ; parabolique, lorsque, divergentes encore, elles le sont un peu moins et finiraient par revenir sur elles-mêmes et se rencontrei-, si on les prolongeait ;i l'infini; en upsilon (U), lorsqu'elles sont parallèles l'une à l'autre ; elliptique, enfin, quand elles convergent l'une vers l'autre. » Les deux premières formes, plus nobles, sont communes dans les races blanches ; la troisième et la quatrième sont rares et s'observent spécialement dans les races noires; la l'orme eu upsilon est celle des singes anthropoides ; la l'orme elliptique se voit chez le sajou et le macaque. » (Topinard, rAnthropolof/le, p. 266.)

Le rapport centésimal du diamètre transverse de la voûte palatine au diamètre antéro-postérieur constitue Vindlce palatin (Broca), très variable, suivant les espèces et, chez l'homme, suivant les races.

Voyez, au sujet de ia voûte palatine, parmi les travaux récents : Charon, Contrib. à l'étude fies anomalies de la voûte palatine dans leurs rapports avec la dégétiérescence, Paris, 1891 ; — EiCHHOLZ, A racial Variation in Ihe lenr/th of the patate process of the maxilla, Jouru. of Anat. and Physiol., 1892; — Caloki, SulVAnatoniia del palato diiro, Mem. R. Accad. Bologna, 1802; — GoGGi, SuU'Anatomia del palato dura, ibid., -1892 ; — Stieda, Der Gaumenwulst, etc., in Intern. Beitrage zur wiss. Medicin, Berlin, 1891 ; — Du MÈiii:, IJeber die versch. Fornien der Sogenqueren Gaumennaht, A. Anthrop., 1893.

ARTICLE VI

LE CRANE AU POINT DE VUE ANTHROPOLOGIQUE

Si le crâne humain (et par ce mot de crâne il faut entendre ici la tête osseuse tout entière) a été étudié de tout temps à un point de vue purement descriptif.

Le canal palatin antérieur, vu par son orifice buccal (d'après Scarpa) .

1, orifice buccal du canal palatin antérieur. — 2, 2', orifices de ses deux brandies secondaires. — 3, orilice du canalicule médian antérieur.

— 4, orifice du canalicule médian liosléricur.

LE CRANE AU POINT DE VUE ANTHROPOLOGIQUE

comme nous venons de le faire,, ce n'est qu'à une époque relativement récente que les anthropologistes ont étudié les crânes comparativement entre eux, non seulement dans la classe des Primates, mais dans toute la série, et se sont efforcés de dégager de ces l'ccherches comparatives des caractères propres et diffél'entiels en rapport avec l'espèce, la race, le sexe, l'âge, etc., etc.

Les premières tentatives faites dans cette voie remontent à Daubento.n (1744), Blumenbach (1775), Campeu (1791), Putchard (1807). Ces recherches de craniologie comparative ont été reprises et continuées en France par Geoffroy Saint-Hilaihe, CuvjER, FoviLLE, Parohappe, Serres, ctc. En 1861, Broca leur donna une impulsion toute particulière, et avec lui, on peut le dire, est née une science nouvelle, la craniométrie.

A une science nouvelle, il faut naturellement des méthodes nouvelles et des mots nouveaux. C'est encore Broca qui a comblé cette double lacune : il a créé une terminologie aussi simple qu'expressive et doté la craniologie de méthodes d'étude d'une précision inconnue jusqu'alors.

La terminologie de Broca et ses méthodes anthropométriques tendent à s'introduire peu à peu dans le domaine de l'anatomie descriptive. Elles s'y introduiront de plus en plus et nous le souhaitons. Aussi avons-nous cru devoir rappeler ici, d'une façon très sommaire, les principales données de la craniométrie. Les élèves et les médecins devront désormais se familiariser avec ces nouveaux termes scientifiques, sous peine de ne rien comprendre aux nombreux ouvrages ou mémoires d'anthropologie qui se publient aujourd'hui et où ces termes sont répétés à chaque instant.

Les points craniométriques, appelés encore points singuliers, se divisent en deux groupes : i" ceux qui sont situés sur la ligne médiane et sont impairs ; 't" ceux qui sont latéraux et pairs fvoy. fig. 153, p. 170).

A. Points médians et impairs . — Les points craniométriques situés sur la ligne UK'iliane sont au nombr;' de douze. Ce sont, en allant d'avant en anière :

hç point mentonnier, le point le [dus inférieur et le plus antérieur du menton osseux ;

2° Le point alvéolaire , le point le plus antérieur et le plus déclive du bord alvéolaire supérieur ;

3° Le point spinal ou sous-nasal , occapant le centre virtuel de l'épine nasale antérieure ;

4° Le nasion ou point nasal, situé à la racine du nez, sur la suture naso-frontale ;

5° La glabelle, renflement situé entre les deux crêtes sourcilières, remplacé quelquefois par un méplat et exceptionnellement par une légère dépression ;

6° Uophryon (de ocpp-jc, sourcil), situé sur le milieu du diamètre frontal inférieur ou diamètre frontal minimum (voy. plus loin);

7° Le bregma (gpr/iJ.x, de Spé^siv, humecter, à cause de la fontanelle qui s'y trouve chez le fœtus), point de rencontre des trois sutures coronale, sagittale et métopique ;

8° h'obélion (de oêElôç, trait, en latin sagitta), à la hauteur des deux trous •pariétaux, ou d'un seul si le second manque ;

9° Le lambda (de la lettre grecque majuscule A), point de rencontre de la suture sagittale avec la suture lambdoïde;

OSTÉOLOGIE

10° L'tnion (de ivîov, nuque), la base de la protubérance occipitale externe; M" Vopisthion (de 07vi,c6ev, en arrière), le bord postéiieur du trou occipital : 12° Le basion (de ftin'.ç, base), le bord ante'rieur de ce même ti'ou occipital.

B. Points latéraux et pairs. — Les points craniométriques situés sur les côtés de la ligne médiane sont au nombre de seize, huit de chaque côté. Ce sont, en allant dans le môme sens que pour les points médians :

1° Le gonion (de ywvîa, angle), côté externe de l'angle du maxillaire inférieur;

2° Le poùit gléno'idien, situé au centre de la cavité glénoïde du temporal ;

3° Le point jugulaire, situé à la face inférieure du crâne, sur la suture mastoïdooccipitale, au bord postérieur du sommet de l'apophyse transverse de l'occipital ;

¥ Le point malaire, répondant au point culminant de la face externe de l'os malaire ;

5° Le dacryon (de ôâxpj, Inrme), le point où la suture verticale lacrymo-maxillaire rencontre, en formant un T, la suture naso-frontale, vers l'angle interne de l'orbite ; „ 6° Le stt'phanion (de sxiwdvq, couronne, coronal), le point oii la suture fronto- pariétale ou coronale croise la crête temporale ;

1° Le ptérion (de Ti-z!^àv, aile), la région de la fosse temporale oii se rencontrent les quatre os suivants : le frontal, le pariétal et le sphénoïde ;

9)" U astérion (de àax-rip, étoile), le point où se i^encontrent l'occipital, le pariétal et In portion mastoïdienne du temporal.

§11. — DiAMÈTKES CRANIENS

Les diamètres crâniens se divisent en longitudinaux ou antéro-postérieurs, transversaux et verticaux.

A. Diamètres longitudinaux. — Les diamètres longitudinaux du crâne sont au nombre de deux seulement :

1° Le diamètre antéro-postérieur iniaque ou diamètre iniaque, allaut du pjint le plus saillant de la glabelle à l'inion ;

2° Le diamètre antéro-postérieur maximum, allant du point le plus saillant de la glabelle au point le plus reculé de l'écaillé occipitale.

B. Diamètres transversaux. — Les diamètres transversaux du crâne sont au nombre de sept, savoir :

i° Le diamètre transversal maximum, la plus grande ligne horizontale et transversale que l'on puisse mener d'un côté à l'autre de la boîte crânienne ;.

2° Le diamètre bi-auriculaire, d'un conduit auditif à l'autre ;

3° Le diamètre temporal, la plus grande largeur mesurée sur la ligne biauriculaire ;

4° Le diaynètre stéphanique, d'un stéphanion à l'autre ;

5° Le diamètre frontal maximum, distance minima des deux crêtes temporales du frontal ;

6° Le diamètre astérique, d'un astérion à l'autre, largeur maxima de l'occipital ; 7° Le diamètre bi-pariétal, du sommet d'une bosse pariétale à l'autre.

C. Diamètre vertical. — Le crâne ne nous présente qu'un seul diamètre vertical, c'est :

Le diamètre basilo-bregmatique, qui s'étend du basion au bregma.

LE CRANE AU POINT DE VUE ANTHROPOLOGIQUE 239

Diamètres de la tête fœtale. — Nous croyon.s devoir indiquer ici, en raison de leur importance en obstétrique, les dimensions que présentent les principaux diamètres crâniens chez le fœtus à terme. Ces diamètres se divisent, comme chez l'adulte, en trois groupes : diamètres longitudinaux ou antéro-postérieurs, diamètres transversaux et diamètres verticaux (fig. 22-2).

a. Diamètres antéro-postérieurs. — Les diamètres antéro-postérieurs sont au nombre de cinr(, savoir : Voccipito-mentonnier, qui s'étend de l'angle supérieur de l'occipital au menton et qui mesure 13 centimètres; 2" Voccipilo-frontal.

qui va de l'angle supérieur de l'occipital à la racine du nez et qui mesure 11 centimètres et demi ; 3° le sovs-occipito-bregmatique, qui s'étend du bregnia ou centre de la fontanelle antérieure au point sousoccipital ou angle de réunion de l'écaillé occipitale avec la nucpie :

sa longueur est de 10 centimètres ; 4° le soiis-occipito-frontal, qui va de ce même point sous-occipital à la partie la plus saillante du frontal et qui mesure 11 centimètres; 5° enfin, le siis-occipito-menionnier ou maximum de BuDiN, qui, partant du menton, vient se terminer sur la suture sagittale en un point variable suivant les sujets ; sa longueur est de 13 centimètres et demi.

b. Diamètres transversaux. — Les diamètres transversaux sont au nombre de deux (fjg. 159) : 1° le bi-pariétal ou transverse maximum postérieur, qui va d'une bosse pariétale à l'autre et qui mesure 9 centimètres et demi ; 2° le bi.-temporal ou transverse minimum antérieur, qui s'étend de la naissance de la suture fronto-pariétale d'un côté au point symétrique du côté opposé; sa longueur est de 8 centimètres seulement.

c. Diamètres verticaux. — Les diamètres verticaux sont également au nombre de deux ; 1° le fronto-mentonnier, qui s'étend de la pointe du menton à la pointe la plus élevée du front ; 2° le .'ious-mento-bregmatiq ue , encore appelé cervico- ou tracliélo-bregma tique, qui, partant du centre de la fontanelle antérieure ou bregma, vient aboutir au point de jonction du cou avec la région sous-mentonnière. De ces deux diamètres, le premier mesure 8 centimètres, le second 9 centimètres et demi.

§ III. — Courbes crâniennes

Les courbes crâniennes se mesurent à l'aide d'un simple ruban métrique. On les divise en médianes, transversales et horizontales :

A. Courbes médianes. — Les courbes médianes se développent, comme leur nom l'indique, dans le plan médian. On en compte cinq, savoir :

1° La courbe soxis-cérébrale, de la racine du nez à l'ophryon ; 2" La courbe frontale totale, de la racine du nez au bregma ; 3° La courbe pariétale ou sagittale, du bregma au lambda ; 4° La courbe occipitale totale, du lambda à l'opistliion ;

5" La courbe occipito-frontale, de la racine'dunez à l'opisthion ; cette dernière courbe est le total des quatre précédentes.

B. Courbes transversales. — Les courbes transversales, situées sur un plan vertico-transversal, sont au nombre de deux. Ce sont :

i° La courbe sus-auriculaire, d'un point auriculaire à l'autre en passant par le bregma ;

Fig. 222.

DiamoU'cs de la tête fœtale.

CM, ocoipito-meiitonnier. — OF, occipito-frontal. — SOB, sous-occipito-bregni.itiqUB. — SOF', sous-occipito-l'rontal. — MM', sus-occipilo-mentonnler ou diamètre maximum de Budin. — GB, cervico-bi'cg:matique. — MF", fronto-mentonnier.

(Le signe x indique le point où aboutit le diamètre bi-pariétal ; le signe + indique le pomt où aboutit le diamètre bi-tcmporal.)

OSTÉOLOGIE

2" La courbe transversale totale, la môme, prolongée transversalement sous la base du crâne pour revenir à son point de départ.

C. Courbes horizontales. — Les courbes horizontales se développent sur un plan horizontal. Elles sont au nombre de trois, savoir :

1° La courbe horizontale totale ; c'est la circonférence maxima du crâne, prise dans un plan qui passe, en avant, immédiatement au-dessus des bosses sourcilières, et, en arrière, sur le point le plus reculé de l'occipital;

2° La courbe pré-auriculaire ; la portion de la précédente qui est située en avant de la ligne bi-auriculaire ;

3° La courbe post-auriculaire : la portion de la courbe horizontale qui est placée en arrière de la ligne bi-auriculaire. Les deux courbes pré-auriculaire et post-auriculaire, totalisées, donnent naturellement la courbo horiTOntale totale.

§ IV. — Mensuration de la face

Toutes les mesures que l'on prend sur la face sont des lignes droites. Ces lignes sont situése dans le plan horizontal ou dans le plan vertical. De là, deux ordres de mesures : les unes en largeur, les autres en hauteur.

A. Largeurs (en ligne horizontale). — On prend ordinairement sur le crâne les quatre largeurs suivantes :

1" La largeur bi-orbitaire externe, d'une apophyse orbitaire externe à l'autre, les deux pointes du compas-glissière étant placées sur les bords externes de ces apophyses ;

2" La largeur bi-orbilaire interne, la même, le compas-glissière étant placé sur les bords internes des apophyses orbitaires ;

3° La largeur bi-nialaire, d'un point malaire à l'autre ;

4° La largeur bi-zygomatique, le plus grand écartement des arcades zygomatiques, mesuré sur leur face externe.

B. Hauteurs (en lignes verticales). — Les liauteurs que l'on prend sur le crâne sont au nombre de deux. Ce sont :

1° Lfx hauteur totale de la face, de l'ophryon (milieu du diamètre frontal mininum) au point alvéolaire (sur la ligne médiane);

2" La hauteur spino-alvéolaire, de l'épine nasale au point alvéolaire.

On prend encore sur la face des mensurations partielles se rapportant à l'orbite, aux fosses nasales, à la voûte palatine. Ces mensurations, qui donnent naissance à autant d'indices spéciaux, ont été déjà indiquées, en partie, dans l'article précédent.

§ V. — Mensuration de la capacité du crâne

La mensuration de la capacité du crâne par l'emploi des grains de ploml), qui est généralement adoptée aujourd'hui, est bien certainement une des opérations les jdIus délicates de l'anthropométrie. Nous n'en voulons pour preuve que les écarts, souvent si considérables, qui existent entre les résultats obtenus pour un même crâne par deux observateurs différents. C'est ici surtout qu'il importe d'avoir une méthode uniforme et uniformément appliquée. Aussi ne saurions-nous trop recommander aux anthropologistes de suivre scrupuleusement, point par point, la

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