‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 49 sur 176 · I. bord axillaire, — 2, angle inférieur · texte numérisé non relu

I. bord axillaire, — 2, angle inférieur

— 3, cavité glénoïde. — 4, acromion.

— D, apophjse coracoïde.

2o8 OSÏÉOLOGIE

anciens anatomistes ont comparée à un bec de corbeau et appele'e, pour cette raison, apophyse coracoïde (de /.ôpac. corbeau, et slSoc. forme). Cette apophyse se flirige d'aljord en haut et en avant: puis, changeant brusquement de direction, elle se porte presque horizontalement en dehors. On lui considère : 1° une base, très large, faisant corps avec l'os ; 2° un sommet, mousse et arrondi, où vient s'insérer le tendon commun à la courte portion du biceps et au coraco-brachial : 3° une face supérieure, portant sur sa partie la plus recule'e ime série de rugosités pour les attaches des ligaments coraco-claviculaires ; 4° une face inférieure, regardant l'articulation et criblée de petits trous vasculaires ; 5° un bord externe. donnant insertion au ligament acromio-coracoïdien ; 6° un bord interne, enfin, où viennent se fixer le tendon du petit ]iectoral et quelquefois une forte expansion (lu muscle sous-clavier.

5" Conformation intérieure. — L'omoplate est presque exclusivement formée |»ar du tissu compacte. On trouve cependant du tissu spongieux, mais en quantité fort variable, dans l'angle antérieur, au niveau de l'épine, le long du bord axillaire. et dans les deux apophyses coracoïde et acromiale.

Connexions. — L'omoplate s'articule avec deux os : l"en haut, au niveau de l'aci-omion. avec la clavicule ; 2" en dehors, au niveau de la cavité glénoïde, avec l'humérus.

Insertions musculaires. — I/omoplate donne insertion à dix-sept muscles. Ces muscles sont (fig. 20o, A et B) :

a. Sur la face postérieure : le sus-épineux ( I)', le sous-épiueux (2), le petit rond (3) et le grand rond (4).

b Sur Fépine et l'acroviioii : le trapèze (h) el le deltoïde (G).

c. Sui' lu face anlérieure : le sous scapiilaire (7) et le grand dentelé (8).

Fig. 211.

L'omoplale avec les iosertions musculaires : A, face anlérieure ; B, face postérieure. (Pour la signification des cliifTres se reporter aux Insertions musculaires.)

d. Sur le bord spinal : le grand dentelé (8). le grand et le petit rhomboïde (9 et 9'), l'angulaire |10).

e. Sur le boni supérieur : l'omo-hyoïdien (il).

f. Sur le bord axillaire : la longue portion du triceps' brachial ou long triceps (12).

g. Sur ranr/le exlerne: la longue portion du biceps brachial ou long biceps (13).

h. Sur l'apophyse coracoïde : la courte portion du biceps brachial ou court biceps (13'). le coracobrachial (14), le petit pectoral (1j) et quelcpiefois le sous-clavier.

i. SurVaiu/le inférieur : le rhomboïde (il) et quelquefois le grand dorsal (66).

os DE LÉPA ILE

Développement. — L'omoplate se développe par huit points d'ossification, un point jniinilir t't sept points secondaires :

a. Point primilif. — Le point primitif l'ait sou apparilion vers la fin du deuxième mois de la grossesse, du quarante-cinquième au soixantième jour. Il se montre au centre de la fosse soiisscapulaire, et de là rayonne vers les bords. 11 est constitué au début par deux traînées osseuses, l'une supérieure, l'autre inférieure, séparées l'une de l'autre par une ligne transparente qui, partant du tiers supérieur de la cavité gléuo'ide, se porte transversalement vers le bord spinal. Aux dépens du point primitif se forment le corps de l'os et la plus grande partie de l'épine.

b. Points secondaires . — Les points secondaires, au nombre de sept ou huit, se répartissent de la façon suivante : deux pour l'apophyse coraco'ide, un pour l'acromion, deux pour la cavité giénoide, un pour l'angle inférieur, un pour le bord spinal (voy, fig. 24â).

Des deux points coracoïdiens, l'un, le principal (2), forme la plus grande partie de l'apopliyse coracoïde; le second (3), moins important, rép(ind à la région de la base et recouvre la ligne de soudure de l'apophyse avec le corps de l'os. On rencontre assez souvent un troisième point coracoïdieu (3') pour le sommet ou bec de l'apopliyse.

Le point acromial, constitué primitivement par deux points distincts qui ne tardent pas à se fusionner (fig. 212. 4 et 4'), répond, non pas à l'acromion loiit entier, mais à sa moitié externe seulement ; sa moitié interne se développe, comme l'épine de l'omoplate, aux dépens du point [irimitif.

Les points spécialement destinés a la cavité glénoïde sont au nombre de deux : on les distingue en point f/lénoïdien supérieur et en plaque gléno'idiennr. — Le point glénoulien supérieur apparaît dans le tiers supérieur de la surface glénoidienne, immédiatement au-dessous de l'apo-

physe coraco'ide (fig. 2i2, ô) ; c'est le point sous- "^y — y curaco'idien de Ramuaud et Renault. Ce point

une fois développé, la future cavité glénoïde est y.l^ ''«'^;3r> &

fcjrinée par trois portions osseuses distinctes : en /- , --'''^->^ffi(> v

bas, dans ses deux tiers inférieurs, parle corps // /' *i\^V j ...g

de l'os (fig. 242, G) résultant de l'ossification du îi i! - " "

point primitif; en haut, par l'os sous-coraco'idien;

en haut et en dedans, mais dans une faible éten- V, / 7

due, par l'apophyse coraco'ide elle-même. — Avec \\ i B / ^^J..4!'

ces trois pièces osseuses, nettement visibles sur \\ ¥ ^.^^^^Z

un sujet de dix ou onze ans, la surface glénoï- ' ^ * ^^i-.- 4

(lienne n'est pas encore concave, mais revêt dans son ensemble la forme d'un angle largement ou- \\\ vert en dehors (Rambaud et Renault). — Bientôt après, la lame cartilagineuse qui recouvre cet angle s'ossifie à son tour; elle forme ainsi une large plaque très mince vers son centre , épaisse \y de 3 millimètres sur ses bords, rappelant assez bien les lames épiphysaires du corps des vertèbres : c'est à celte plaque épiphysaire {pla<iue s ijlénoidienne), qui constitue le deuxième point c)|.t glénoïdien, que la cavité giénoide est redevable ,, . , , ,. ° ' " ,

de sa forme concave. O.s.ucuUou de 1 omoplate (.,c/,<i.m^,/«ej .

Le point inférieur (fig. 242, 8) est situé, comme '"^ï^:àtZ:^^\th^t;^r"'' "'^'"' '"^ sini nom l'indique, au niveau de l'angle inférieur. , . .

T ■ I ■ 1 ■ 1 i^- o, 1 „ '■ I"""' l"'"ii'tiL loriue par deux traînées osseuses. — ï. nuini

Le point spinal ou Uiargmat (hg. 242, 9) se .niMioïilLeu iiiiu.ipnl. — a, point roracoidien accessoire de l.-i

développe le long du bord interne de l'os ou bord ',';'''„\i'î',' i'»";' '■"™''.°'<iien accessoire pour le bec - 4, v point

1 11 1 1 ? 1 1 ijvjiu ,11'rniiiial douille. — .5, point sous-coracoidien. — e, point depen-

spinal. 11 S étend en bordure depuis l'angle SUpé- ''"''V^ <^'' — point t-lénoidien lamellaire, formant

rieur jusqu'au voisinage de l'angle inférieur. oVinal^h.lil;"""""'"""- ~ '' "

Le mode d'évolution de ces dilférents points secondaires, je veux dire l'époque otli ils apparaissent et celle oit ils se soudent, nous est indii|ué par le tableau suivant :

lei'ABITION SOllUlBIÎ

I» Point coracoïdien principal de Lj à 18 mois de 14 à 16 ans

2° Point coracoïdien accessoire de 14 à là ans de 16 à 18 ans

3» Point acromial de l.j ;'i 16 ans de 17 à 18 ans

4° Point gléuo'idien supérieur ou coraco'idien . . de 10 à 11 ans de 16 à 18 ans

Plaque glénoidienne de 16 à 18 ans de 19 à 20 ans

(>■= Point inférieur de 17 i 18 ans de 20 à 24 ans

7" Point marginal de 18 à 20 ans de 22 à 25 ans

'Variétés. - Le point épiphysaire de l'acromion reste quelquefois séparé de l'épine chezl'adulte {us «c;'o/ii(aZ), soit par une lame cartilagineuse, soit par une véritable articulation (voy. Arthiioloi.ii:. p. 471), comme l'ont constaté depuis déjà longtemps 'Wagner, Sœ.MMEiuNG, Cruveilhiek, Rlge, etc. (voy. à ce sujet GRUiJEti,.lre/i. Anut. und Physiol., 1863). — Il en est de même du point épiphysaire

OSTÉOLOGIE

de l'apophyse coracoïde (un cas deRENNEX, Jomj h. of med. Sc.iSBS). — La portion laplus mince de la fosse sous-épineuse peut manquer, et il existe alors, entre les deux faces de l'omoplate, un orifice de communication fermé ou non par une lame cartilagineuse. — Au-dessous de la cavité glénoïde, on rencontre parfois, pour l'insertion de la longue portion du triceps, un véritable tubercule appelé tubercule sous-glénoidien : de mènie; on a constaté au-dessus de la cavité articulaire, un tubercule sus-glénoidien pour la longue portion du biceps. — La partie inférieure du bord axillaire peut se prolonger en dehors en une apophyse plus ou moins considérable, destinée à donner insertion au grand rond {épine du grand rond). — On observe parfois sur la face supérieure de l'apophyse coracoïde, au voisinage de sa base, une petite facette articulaire pour la clavicule (voy. cet os). — Le rapport centésimal de la largeur de l'omoplate à sa hauteur constitue l'indice de largeur de cet os. 11 a été étudié avec soin par Livon (De l'omoplate et de ses indices de largeur dans les races tunnaines, Th. Paris, 1879). Il résulte des recherches de cet anatomiste cjue les races blanches ont l'omoplate plus longue ; les nègres, au contraire, l'auraient plus large. De plus, celle du côté droit l'emporterait sur celle du côté gauche chez l'Européen : ce serait le contraire chez les nègres et chez la femme.

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