ColiPS
Face interne. .
(Pour la signification des chittres, se reporter au talileau ci-contre.)
os Dr IMKI)
Développement. — Le péroné se développe par trois points d'ossification le corps et deux complémentaires pour chacune de ses extrémités (fig. 327) :
a. Le j^o'uit primitif ou diupliijsaire apparaît habituellement du 35" au 40« jour de la vie fœtale, peu après celui du tibia ou en même temps. Aux dépens de ce point se développent, non seulement le corps de l'os, mais encore une partie de son extrémité inférieure et la moitié environ de son extrémité supérieure.
/). Le point complémentaire de l'extrémité inférieure [point épipliysaire inférieur) se montre vers l'âge de deux ans et s'unit à la diaphyse à dix-huit ou dix-neuf ans.
c. Le point complémentaire de Ve.vt rémité supérieure {point épiphi/saire supérieur) apparaît à l'âge de quatre ans et se soude à la diaphyse de dix-neuf à vingt-deux ans.
Variétés. — Dans des cas de développement incomplet des membres inférieurs, le péroné peut faire défaut, en totalité ou en partie, bien que le tibia existe, ■• analogie remarquable, ajoute Mkc- KEL, avec quelques animaux et imitation de la soudure des deux os en un seul chez plusieurs ». — On observe parfois, sur les faces du péroné, de véritables excavations longitudinales eu forme de cannelures {péronés cannelés), destinées à oliVir aux muscles de plus larges surfaces d'insertion. Cette disposition, qui est eu rapport avec nu développement considérable du système musculaire, était très fréquente chez les races qui vivaient à l'époque de la pierre polie. Broca l'a signalée, en 1888, sur les ossements recueillis dans la célèbre station de Cro-Magnon (Dordogne, et bon nombre d'anthropologistes l'ont retrouvée depuis sur les sujets provenant de dolmens. Les péronés cannelés coexistent le plus souvent avec les tibias platycnémiques (voy. Tibia, p. 336). Comme ces derniers, ils se rencontrent parfois dans nos races actuelles, mais les cas sont rares et les cannelures sont toujours moins profondes que celles observées sur les ossements préiiistoriqiies.
un priuii lif pour
Fig. 327,
Ossilicalion tlu poionô.
1. point priiiiiUr pour le coi-ps. — 2. point compleuieiitaifc pour i'épipliyse supérieure. — 3, point conipiénientaire pour l'épiplivse inféî-ieure, — 4, [ifrne de soudure de l'cpiphyse supérieure. — B, li;;ne de soudure de répipliysc inférieure.
§ I \' . Os 1)C i'I Kl)
Le pied, quatrième et dernier segmenl du iii;'riibre pelvien, esl constitué par vingt-six os, disposés en trois groupes distincts. — En allant de l'articulation du cou-de-pied vers l'extrémité libre, nous rencontrons tout d'abord un massif osseux, le tarse, composé de sept os. — De l'extrémité antérieure du tarse s'écbappent, comme autant de rayons divergents, les cinq colonnettes osseuses, dont l'ensemble constitue le métatarse. — Le métatarse, enfin, est continué par les doigts de pied ou orteils, qui comprennent chacun trois phalanges, à l'exceplic»!! de l'oileil interne qui n'en possède que deux, Nous étudierons successivement :
i° Le tarse ;
2° Le métatarse ;
3" Les orteils.
A . — '1' A H ,s IC
Le tarse (fig. 343 à 347) est constitué par sept pièces osseuses, disposées en deux rangées, une rangée postérieure et une rangée antérieure. — La première comprend deux os seulement : V astragale , en haut ; le calcanéum, en bas. — La seconde en comprend cinq : en dehors, le cuboïde : en dedans, le scaphoïde, portant sur sa face antérieure les trois cunéiformes.
Ces diA^erses pièces osseuses, de même que celles tlu carpe, sunt des os cuurts, présentant à la fois une surface inférieure ou plantaire et une surface supérieure
OSTÉOLOGIE
ou dorsale, et portant sur leur pourtour plusieurs facettes articulaires pour les os voisins. Toutefois, ils sont assez irre'guliers et assez disparates pour que nous jugions inutile de leur assigner des caractères ge'néraux. Nous les de'crirons donc isolement, en faisant surtout ressortir, pour chacun d'eux, sa forme et sa situation respectives.
1° Astragale. — Le plus élevé des os du tarse, l'astragale, est situé sur le squelette monté, au-dessous des os de la jambe, qui reposent sur lui, au-dessus du calcanéum qui le sépare du sol et auquel il transmet en grande partie le poids du corps. C'est un os court, légèrement aplati de haut en bas et allongé d'avant en aiTière, d'une façon telle que son diamètre antéro-postérieur l'emporte d'un tiers environ sur son diamètre transversal. On lui considère trois parties : 1° une partie postérieure, le corps, qui représente les ti^ois quarts ou même les quatre cinquièmes de l'os ; 2° une partie antérieure, arrondie, la tête ; 3" une partie intermédiaire, plus ou moins rétrécie, le col. Envisagé dans son ensemble, l'astr-agale affecte une forme irrégulièrement cuboïde et nous présente en conséquence six faces, que l'on distingue en supérieure, inférieure, antérieure, postérieure, interne et externe :
a. Face supérieure. — La face supérieure (fig. 328) est occupée dans la plus grande pai^tie de son étendue par une surface articulaire, régulièrement lisse et unie, destinée au tibia.
Cette surface, de forme quadrilatère, un peu plus large à sa partie antérieure, qu'à sa partie postérieure, convexe d'avant en arrière, concave au contraire dans le sens transversal, revêt la forme d'une poulie : c'est la poulie astraga-
Fig. 328. Fig. 3i'lt.
Astragale, face supérieure. Astragale, face inférieure.
1, poulie de rastragale pour le tibia. — 2, son bord in- 1, facette articulaire postéro-exlerne el ±, facette arti-
terne. — 3, son bord externe. — 4, facette articulaire culaire antéro-interne pour le calcanénm. — 3, gouttière
pour la malléole interne — 5, facette arliculaire pour la rugueuse séparant ces deux facettes. — 4, tête de l'astra-
malléolo externe. — 6, tète de l'astragale. — 7, son col. gale. — 5, gouttière du fléchisseur propre du gros orteil.
lienne., avec sa gorge antéro-postérieure extrêmement mousse et plus rapprochée du bord interne que du bord externe, ses deux versants interne et externe légèrement inclinés l'un vers l'autre, ses deux bords latéraux, tous les deux demicirculaires. De ces deux bords, l'externe est un peu plus élevée que l'interne ; il est aussi plus tranchant et par conséquent plus accusé. Le bord externe de la poulie astragalienne s'élargit à sa partie postérieure pour former une sorte de facette
os DU PIED
li'iuiigiilaire à base posléru-iiilérieure, très visible dans les ligures 33U et (3).
En avant de la poulie astragalienne, la face supérieure de l'astragale est formée par la partie supérieure du col : elle est irrégulière, déjetée en dedans, criblée de trous vasculaires et nous présente, immédiatement en avant de la gorge de la poulie, une dépression plus ou moins profondé où vient se loger la partie antérieure du tibia dans les mouvements de flexion de la jambe sur le pied.
b. Face inférieure. — La face inférieure (lîg. 329), destinée à s'articuler avec le calcanéum, nous présente à cet effet deux facettes articulaires, l'une antérointerne, l'autre postéro-externe. — La facette ayitéro-interne (2), allongée d'avant en arrière, convexe dans le même sens, regarde directement en bas. Elle est parfois subdivisée, comme la facette calcanéenne sur laquelle elle repose, en deux facettes secondaires, l'une antérieure, l'autre postérieure. — La facette postéro-externe (\). beaucoup plus grande, regarde obliquement en bas et en arrière. Plane transversalement, fortement convave au contraire dans le sens antéro-postérieui", elle s'articule, comme la précédente, avec une facette similaire que nous retrouverons tout à l'heure sur la face supérieure du calcanéum. — Les deux facettes astragaliennes précitées sont séparées l'une de l'autre par une gouttière profonde et rugueuse, qui se dirige obliquement d'arrière en avant et de dedans en dehors : c'est la rainure astragalienne (Ij. Fort étroite en arrière, elle s'élargit considéi'ablement en avant où elle forme, de concert avec la partie correspondante du calcanéum, une excavation profonde, connue sous le nom de creux calcanéoastragalien ou simis du tarse.
A son e.Ktrémité antérieure, la facette articulaire postéro-externe de l'astragale se relève parlois pour se prolonger sur la partie antérieure et e.Kterne du corps de l"os. Ce prolongement, sur lequel ]\Iorestin a tout récemment appelé l'attention {Bull. Soc. Anat., 1894), se développe e.xactenient sur le point où, dans la fle.vion ou la rotation du pied en dehors, l'astragale vieut appuyer sur la grande apophyse du calcanéum, recouverte à ce niveau de puissantes insertions ligamenteuses. On le rencontre environ une fois sur trois. Quand il existe, il revêt la forme d'une petite facette, arrondie ou plutôt allongée transversalement, regardant en avant et en bas, mesurant de 2 à 1:2 millimètres de hauteur. Mais, quels que soient sa forme et son degré de ditférenciatiou, cette facette se continue toujours, à sa j^artie inférieure, avec la facette postéroexterne de l'astragale, dont elle n'est qu'une dépendance.
c. Face externe. — La face externe (flg. 330), articulée avec la malléole péronière, nous pi-ésente pour cette articulation une facette triangulaire à base supérieure, lisse et encroûtée de cartilage à l'état frais : c'est la. facette péronière de l'astragale. — Sa base, curviligne, conline au bord externe de la poulie astragalienne et se continue, par^-dessus ce bord, avec la poulie elle-même. — Son sommet, légèrement arrondi, se relève plus ou moins, comme pour se rapprocher de la position horizontalc. Il est suppoi-té par une partie osseuse, fortement déjetée en dehors, qui constitue une véritable apophyse, Vapophyse externe de r astragale . — La facette articulaii-c que nous venuns de décrire, bordée en avant par une surface rugueuse, où vient s'attacher le ligament péronéo-astragalien antérieur, est circonscrite en arrière par une nouvelle bande rugueuse, qui se termine en gouttière sur la partie postérieui^e 'de l'os et qui donne attache au ligament péronéo-astragalien postérieur. — Enfin,"en
Fig. 330.
Astragale, face externe.
1, facette triangulaire, destinée à s'articuler avec la malléole externe. — 2, 2, poulie astragalienne. vue de [irofil. — 3, tète de l'astragale. — 4, son coi.
OSTÉOLOGIE
avant de cette surface articulaire, la face extei'ne de l'astragale est constituée par le côté externe du col : il revêt l'aspect d'un bord mousse, mesurant à peine 10 millimètres de hauteur et fortement en retrait sur le plan de la facette pe'ronière.
d. Face interne. — La face interne (fig. 331), un peu moins élevée que l'externe, s'articule avec la malléole tibiale. A cet effet, elle nous présente en haut et en
arrière une facette nrticulaire, allongée dans le sens antéro-postérieur et mesurant en moyenne 25 millimètres de longueur sur 12 millimètres de hauteur. Cette facette articulaire, qui se continue en haut avec la poulie astragalienne et n'en est pour ainsi tlire qu'une dépendance, revêt dans son ensemble la forme d'une virgule couchée («n), dont la tète serait en avant et la queue en arrière. Au-devant d'elle, se voit une surface rugueuse, représentant la partie interne du col. Au-dessous, le long du bord concave de la virgule, s'étale une nouvelle surface rugueuse (2), qui s'étend depuis le col jusqu'à la face postéi'ieure de l'os et sur laquelle vient s'attacher le faisceau profond du ligament latéral inlerne de l'articulation du cou-dc-pied.
c. Face antérieure. — La face antérieure de l'astragale (fig. 330 et 331 j, articulaire dans toute son étendue, est arrondie en forme de tête : c'est elle qu'on désigne sous le nom de léte de Vaslragale. Cette surface articulaire, plus large que haute, est circonscrite en haut et sur les côtés par un rebord très net qui la sépare du col. A sa partie inférieure, au contraire, elle se continue avec une deuxième facette articulaire qui nous est déjà connue, la facette antéro-interne de la face inférieure de l'os. — La tête de l'astragale s'articule avec la face antérieure du scaphoïde, qui présente à cet effet une facette articulaire excavée en forme de cavité
glénoïde. Toutefois, comme la facette scai^hoïdienne est moins grande que la surface de la tête astragalienne, il en résulte que, sur un pied articulé, une partie de cette dernière surface, sa partie inféro-externe, ne présente aucun rapport de contact avec le scaphoïde. — Cette portion extrascaphoïdienne (qu'on me permette cette ex^Dression) de la tête de l'asti^agale revêt la forme d'un petit triangle à base postérieure. Nous verrons plus tard, en arthrologie, qu'elle est en rapport avec un ligament, le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur.
f. Face postérieure. — La face postérieure (fig. 332) se trouve foi"t réduite par suite de la déclivité de la poulie astragalienne : elle ressemble plutôt à un bord qu'à une véritable face. Nous y rencontrons, à sa partie la plus interne, une gouttière (2), obliquement dirigée de haut bas et de dehors en dedans : elle livre passage au tendon du muscle fléchisseur
Astragale, face interne.
I, l'acelte triangulaire pour la malléole interne. — 2, l'acette rugueuse pour le feuillet profond du liganieut latéral interne. — 3,3, poulie de la face supérieure. — 4, tête de l'astragale. — 3, son col.
.\stragale, face postérieure.
1, I, poulie de l'astragale. — 2, gouttière pour le (léchisséur propre du gros orteil. — 3, surface triangulaire, formée par la bifurcation du bord externe de la |ioulie. — 4, facette articulaire pour la malléole interne. — S, facette rugueuse pour le feuillet profond du ligament latéral interne.
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Os
Fi". 333.
l'iïoiif, vue |K>sl('Tio/>rc.
. H- ;i\f.- r, SU lil,^ne
^ninlin'c ,i\rr l'asLi'fIfïa le. — iilKMcitlc interne de la i;outr :î, (li'sliii;-c au london du liisscui- p-o;)''e du jii'os orteil, 'r, l'ace cxterac de raslrai;ale.