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IV

Union des apophyses épineuses entre elles

Les apophyses épineuses des vertèbres sont réunies les unes aux autres : 1" par une série de ligaments qui se disposent entre elles, ce sont les ligaments inlerépineux ; 2° par un ligament qui repose sur leur sommet, c'est le ligament surépineux.

1° Ligaments interépineux. —

Les ligaments interépineux sont des cloisons fibreuses, verticales et médianes, remplissant exactement les intervalles compris entre les apophyses épineuses. Leur nombre est naturellement égal à celui des espaces interépineux.

En haut, ils s'insèrent sur l'apophyse épineuse qui est audessus. — En bas, ils se fixent sur l'apophyse épineuse qui est au-dessous. — En avant, ils se prolongent jusqu'aux ligaments jaunes. — En arrière, ils se confondent avec le ligament surépineux. — Quant à leurs deux faces, elles regardent l'une à droite et l'autre à gauche. Elles répondent l'une et l'autre aux muscles des gouttières vertébrales.

Fig. 388.

Coupe sagittale de deux vertèbres lombaires, passant un peu à droite de la ligne médiane (segment gauche de la coupe).

1, ligament vcrléliral commun anlérieur. — -2, ligament vertébral commun postérieur. — 3, corps vertébraux. — 4, disque intervertébral, avec 5, sa partie molle ou centrale. — 5, apophyse articulaire inférieure. — 7, pédicule. — 8, lame. — 0, apophyse épineuse. — 10, ligament surépincux, — H, ligament interé|)ineux. — 12, ligaments jaunes du côté gauche, avec 12', coupe de ceux du côté droit. — 13, trou de conjugaison.

ARTHROLOGIE

Quadrilatères dans la région lombaire, les ligaments interépineux revêtent, dans la région dorsale, la forme de lames triangulaires à sommet dirigé en avant' Au cou, ils sont peu développés; mais ils existent réellement (fig. 389, 2), et c'est à tort que certains auteurs ont considéré cette région comme en étant dépourvue : ils se fusionnent, en arrière, avec le ligament cervical postérieur.

2° Ligament surépineux. — Schématiquement, le ligament surépineux est représenté par un long cordon fibreux, impair et médian, qui s'étend sans interruption d'une extrémité à l'autre de la colonne vertébrale, en adhérant intimement au sommet de chacune des apophyses épineuses.

a. Aux lombes, il est peu distinct; il semble résulter avant tout (fig. 388, lOj de rentre-croisement, sur la ligne médiane, des nombreux faisceaux musculaires qui viennent s'attacher au sommet des apo^ihyses épineuses.

b. Au dos, il a une existence propre et l'on peut voir, dans chaque espace inter-

épineux, un véritable cordon, arrondi et grêle, qui se tend lorsque le corps est fléchi et se relâche, au contraire, toutes les fois que le tronc se redresse.

c. Au cou, il prend des proportions considérables et se présente sous la forme d'une cloison verticale et de forme triangulaire, dont le sommet, dirigé en bas, s'insère sur l'apophyse épineuse de la 6*^ ou de la 1" cervicale et dont la base répond à la protubérance occipitale externe et à la crête médiane qui lui fait suite (fig. 389, 3).

Cette portion du ligament surépineux, bien différente, comme on le voit, des portions situées audessous, a reçu le nom de ligament cervical postérieur. Son bord antérieur se fixe solidement sur le sommet des apophyses épineuses des vei'tèbres cervicales^ y compris le tubercule postérieur de l'atlas.

Son bord postérieur se confond avec les libres tendineuses du

Fig. 389.

Le ligcimont cei vical postérieur, vu par sa l'ar-e latérale droilo.

C, C", C", C", C^, C^'', C^'", les sept vertèbres cervicales. - D', première dorsale. — i, ligament occipito-atloïdien postérieur. —

i, 2, ligaments iiiterèpineux. — 3, 3, ligament cervical postérieur. . r\ ^

— 4, une grosse veine traversant ce ligament. — a, ligament sus- mUSClC trapCZC. (Juant a SCS dCUX (■■pineuv. — 6, 6, muscles sus-èpincux. — 7, artère vertébrale. ,> i -, n , i

taces, 1 une droite, 1 autre gauche, elles répondent aux muscles postérieurs de la tête et du cou, qui prennent sur elles de nombreuses insertions.

Le ligament cervical postérieur, tel que nous le présente l'anatomie humaine, est un organe rudimentaire. Chez les mammifères quadrupèdes, chez le cheval par exemple, il revêt des proportions relativement gigantesques ; il descend jusque sur les vertèbres dorsales et, d'autre part, se trouve presque entièrement constitué par des fibres élastiques. C'est que, chez les quadrupèdes, ce ligament a un

ARTICULATIONS DE LA

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