RÉSUMÉ DU NERF MAXILLAIRE INFÉRIEUR
/ N. temporal profond moyen | r. musculaires.
1 f r. articulaires.
) N. massétérin ) n- temporal profond postérieur.
a) . 3 branches externes \ r r. musculaires.
! ' r. du ptérygoïdien externe.
\ n. temporal profond antérieur.
N- buccal r. cutanés.
r. muqueux.
b) . 1 branche interne | N. du ptérygoïdien interne | r. musculaires.
7 f. vasculaires.
I f. articulaire.
c) . 1 branche postérieure .... | N. auriculo-temporal r. parotidiens.
f r. auriculaires.
r. temporaux.
/ r. pour le lingual.
^ n. mylo-hyoïdien .
d) . 2 branches descendantes ... | N. dentaire inférieur < f. dentaires.
f n. ihcisif.
n. menlonnier.
NERF TRIJUMEAU
/ f. linguaux.
d). 2 branches descendantes . . . | N. lingual f, tonsillaires.
(Suite.) I f. pour ganglion sous-maxillaire.
\ f- pour ganglion sublingual.
Ganglion otique ou ganglion Arnold.
Au nerf maxillaire inférieur, comme aux deux autres branches du trijumeau, se trouve annexé un ganglion, le ganglion otique.
4° Ganglion proprement dit. — Le ganglion otique, encore appelé ganglion d'Arnold du nom de l’anatomiste qui l’a découvert en 1828, est un petit renflement, gris rougeâtre ou franchement rougeâtre, couché transversalement sur le côté interne du nerf maxillaire inférieur, immédiatement au-dessous du trou ovale : un intervalle de 5 à 8 millimètres seulement le sépare de ce dernier orifice.
Vu de face (fig. 82 et 84, il), le ganglion otique nous apparaît le plus souvent avec une forme oblongue, son petit diamètre étant vertical (hauteur), son grand diamètre étant dirigé d’avant en arrière (longueur). Plus rarement, il est circulaire ; plus rarement encore semi-lunaire ou fusiforme. Il mesure, en moyenne, 4 ou 5 millimètres de longueur, sur 3 ou 4 millimètres de hauteur et 1 millimètre à lmm,5 d’épaisseur. Il est, comme on le voit, fortement aplati dans le sens transversal et, de ce fait, nous présente deux faces : une face externe, plane, immédiatement appliquée contre le tronc même du maxillaire supérieur; une face interne , légèrement convexe, répondant au muscle péristaphylin externe et à la portion cartilagineuse de la trompe d’Eustache. Son extrémité antérieure répond à l’origine du dentaire inférieur ou même du lingual ; quant à son extrémité postérieure , elle est en rapport presque immédiat (fig. 84) avec l’artère méningée moyenne qui, comme on le sait, monte vers le trou grand rond pour, de là, pénétrer dans la cavité crânienne.
Le ganglion otique, relativement petit chez l’homme, est plus volumineux chez certains mammifères, notamment chez ceux qui ont de grandes oreilles, comme le lapin, le lièvre, le cheval, l’âne, le cochon, les ruminants (Arnold).
Morphologiquement, il paraît avoir la même structure et la même signification que le ganglions phéno-palatin. Gomme ce dernier, il nous présente deux ordres de branches : des branches afférentes et des branches efférentes.
2° Branches afférentes ou racines. — Le ganglion otique reçoit quatre racines, savoir (fig. 85) : un ou plusieurs rameaux du maxillaire inférieur, une racine motrice, une racine sensitive et une racine sympathique.
a .Rameaux du maxillaire inférieur. — Ces rameaux se détachent du tronc nerveux au niveau même du ganglion; aussi sont-ils très courts. Leur signification physiologique est encore un sujet de discussion : on ne peut savoir, en effet, s’ils proviennent du faisceau, moteur ou du faisceau sensitif du maxillaire inférieur, lesquels sont intimement fusionnés à ce niveau.
b. Racine motrice. — La racine motrice (5) est constituée par le petit nerf pétreux superficiel, branche du facial. Gomme le grand nerf pétreux superficiel, qui se rend au ganglion sphéno-palatin, le petit nerf pétreux superficiel émane du facial au
Ganglion otique et ses branches efférentes, vus par le côté externe.
Se reporter, pour les chiffres, à la légende de la figure 82.
SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
niveau du ganglion génieulé, débouche à la face antérieure du rocher par un conduit spécial, sort du crâne par un petit pertuis situé entre le trou petit rond et le trou ovale et, finalement, vient se jeter dans la partie postérieure du ganglion otique.
c. Racine sensitive. — La racine sensitive du ganglion otique (6), analogue à la racine sensitive du ganglion sphéno-palatin, provient, sous le nom de petit nerf pètreux profond , du nerf de Jacobson, branche du glosso-pharyngien. C’est un filet fort grêle qui, comme le grand nerf pétreux profond, se détache du nerf de Jacobson sur la paroi interne de la caisse du tympan. Il débouche à la face antérieure du rocher par un petit conduit osseux, qui s’ouvre un peu en arrière de
l’hiatus de Fallope , et se fusionne presque immédiatement après avec le petit nerf pétreux superficiel , qui le conduit au ganglion otique.
d. Racine sympathique.
— La racine sympathique du ganglion otique (fig. 84, 16 et 85, 8) , est représentée par un filet très grêle, abandonné au ganglion par le plexus sympathique qui entoure l’artère
meningee moyenne.
3° Branches efférentes.
Les filets nerveux
Ganglion otique et ses différentes racines,vus par le côté externe ( demischématique ).
1, nerf facial. — 2, ganglion génieulé. — 3, glosso-pharyngien, avec 4, le nerf de Jacobson. — 5, petit nerf pétreux superficiel. — 6, petit nerf petreux profond. — 7, ganglion otique. — 8, sa racine sympathique — 9, artère maxillaire interne. — 10, artère méningée moyenne. —
11, ganglion de Gasscr, avec ses trois branches :
12, ophthalmique ; 1 3, maxillaire supérieur; 14, maxillaire inférieur. — 15, ganglion sphénopalatin. — 16, nerf vidien. — 17, nerf aunculotemporal. — 18, rocher, scié parallèlement à la portion descendante de l’aqueduc de Fallope.
émanent du ganglion otique sont encore mal connus, au point de vue physiologique tout au moins. On s’accorde cependant à décrire (fi g. 82 et 84) :
1° Un premier rameau moteur , pour les muscles ptérygoïdien interne et péristaphylin externe; nous avons déjà vu (p. 80) que ce rameau pouvait également se détacher du tronc même du nerf maxillaire inférieur. Lorsque ce nerf se détache du ganglion, il est vraisemblable que ces fibres constitutives proviennent réellement de plus loin et ne font que traverser la masse ganglionnaire ;
2° Un deuxième rameau moteur , qui se porte obliquement en haut et en arrière et vient se perdre dans le muscle du marteau. Nous dirons de ce nerf ce que nous avons déjà dit du précédent : les fibres qui le constituent, les fibres motrices tout au moins, proviennent réellement du nerf maxillaire inférieur; elles ne font que traverser le ganglion ou s’accoler à lui. Au point où ce petit nerf va pénétrer le muscle pour s’y distribuer, Mouat a signalé un petit renflement formé par des cellules ganglionnaires et très visible chez les animaux, notamment chez le chien : c’est le ganglion du muscle du marteau ;
3° Un ou plusieurs rameaux sensitifs, qui s’accolent d’abord au nerf auriculotemporal et s’en sépareni ensuite pour venir se distribuer à la muqueuse de la caisse du tympan.
Variétés. — Criyeilhier signale un filet de communication entre le nerf maxillaire supérieur