TRACHÉE
MORTE on, ?
TRACHÉE VIVANTE | S) mm
DIFFÉRENCE 4nim 7
anneau
anneau
anneau
Gomme on le voit par ce tableau, qui résume les observations prises sur 1 1 sujets, la différence qui existe entre le diamètre de la trachee morte et celui de la trachée vivante est considérable : il est de 4mm,7 au niveau du premier anneau et de 6mm,8 au niveau du neuvième. Nous devons ajouter que cette différence s’atténue peu à peu en passant de l’adulte au vieillard. Chez ce dernier, en effet, la calcification plus ou moins complète des anneaux cartilagineux d’une part et, d’autre part, l’atrophie consécutive des fibres musculaires apportent nécessairement une grande gêne au jeu de la trachée, je veux dire à ces alternatives de resserrement et de dilatation, de systole et de diastole, que nous présente la trachée de l’enfant et de l’adulte.
B. — Rapports
La trachée-artère est entourée dans toute son étendue par une couche de tissu cellulaire lâche et très abondant, qui favorise ses mouvements et qui, jusqu’à un certain point, joue à son égard le rôle d’une membrane séreuse. Par l’intermédiaire de cette atmosphère cellulo-graisseuse, la trachée présente des rapports importants qui diffèrent pour sa portion cervicale et pour sa portion thoracique.
1° Portion cervicale. — Dans sa portion cervicale, la trachée est relativement superficielle. Nous envisagerons successivement ses rapports : 1° en avant ; 2° en arrière; 3° sur les côtés.
a. En avant , elle est en rapport : 1° avec l’isthme du corps thyroïde, qui recouvre ses deux ou trois premiers anneaux (voy. Corps thyroïde ); 2° plus bas, avec les veines thyroïdiennes inférieures, toujours multiples, généralement très volumineuses et plus ou moins anastomosées, qui descendent vers la fourchette sternale pour se jeter dans le tronc veineux brachio-céphalique gauche; 3° avec l’artère thyroïdienne de Neubauer, quand elle existe; 4° avec les muscles sterno-thyroïdiens et sterno-hyoïdiens; ces muscles, sur la ligne médiane (voy. t. I), sont séparés de leurs homologues du côté opposé par un espace étroit, presque linéaire, comblé par la ligne blanche sous-liyoïdienne, espèce de raphé fibreux à la constitution duquel concourent à la fois les fibres de l’aponévrose cervicale superficielle et celles de l’aponévrose cervicale moyenne. — Sur ces lames musculaires s’étalent
APPAREIL DE LA RESPIRATION ET DE LA PHONATION
enfin, l’aponévrose cervicale superficielle, le tissu cellulaire sous-cutané et la
Fig. 718.
Coupe horizontale du cou passant par les premiers anneaux de la trachée (sujet congelé, segment inférieur de la coupe).
1, corps thyroïde, avec sa capsule fibro -celluleuse. — 2, trachée-artère. — 3, œsophage. — 4, carotide primitive.
— 5, jugulaire interne. — 6, pneumogastrique. — 7, 7’, nerfs récurrents gauche et droit. — 8, veines thyroïdiennes.
— 9, sterno-thyroïdien. — 10, sterno-cléido-hyoïdien. — 1 1, omo-hyoïdien. — 12, slerno-cléido-mastoïdien. — 13, peaucier. — 14, aponévrose cervicale superficielle. — 15, aponévrose cervicale moyenne. — 16, muscle prévertébraux, avec aponévrose prévertébrale. — 17, jugulaire antérieure. — 18, scalène antérieur. — 10, grand sympathique. — 20, artère et veine vertébrales. — 21, colonne vertébrale.
peau. — Tout à fait en bas, la portion cervicale de la trachée est encore en rapport, par sa face antérieure, avec le tronc veineux brachio-céphalique gauche, dans les cas
où ce vaisseau déborde le sternum et s’élève plus ou moins haut dans la région sous-hyoïdienne.
b. En arrière , la trachée répond dans toute son étendue au conduit œsophagien, qui la déborde un peu à gauche (fig. 719) et auquel elle est unie par un tissu cellulaire lâche mêlé de fibres élastiques (voy. Œsophage).
c . Sur les côtés , la trachée est
E)a. embrassée à sa partie supérieure
par les lobes du corps thyroïde (fig. 719), qui, en augmentant de volume comme dans le goitre, peuvent comprimer latéralement le conduit aérifère et déterminer ainsi des phénomènes de suffocation. — Plus bas, elle est en rapport avec le paquet vasculo-nerveux du cou, c’està-dire avec la carotide primitive, la jugulaire interne et le pneumo-gastrique, auxquels il convient d’ajouter les deux artères thyroïdienne inférieure et vertébrale. Nous devons faire remarquer, à ce sujet, que les vaisseaux précités ne
Fig. 719.
Les rapports de la trachée avec les vaisseaux et les nerfs du cou, vus sur une coupe horizontale passant par la face supérieure du conduit (en partie d’après Braun).
1, trachée. — 2, œsophage. — 3, corps thyroïde avec son enveloppe conjonctive. — 4, nerf récurrent gauche. — 5, nerf récurrent droit —6, carotide primitive. — 7, jugulaire interne. — 8, pneumogastrique. -- 9, ganglion sympathique. — 10, muscles prévertébraux — Di, corps de la première dorsale.