RÉSUME DU NERF SPINAL
a) Br. collatérales | (aucune).
b) Br. terminales.
\ Br. i
R pharyngiens.
interne \ R. laryngés.
R. cardiaques.
N. du sterno-cléido-mastoïdien.
N. du trapèze.
Br. externe
Variétés. — D’après les recherches de Holl ( Arch . f. Anat. u. Phys., 1878, p. 499), portant sur quarante sujets, les racines du spinal descendraient jusqu’à la troisième cervicale dans une proportion de 7 p. 100, jusqu’à la quatrième dans une proportion de 27 p. 100, jusqu’à la cinquième dans une proportion de 35 p. 100, jusqu’à la sixième dans une proportion de 26 p. 100, jusqu’à la septième dans une proportion de 5 p. 100.
Cruveilhier a vu une racine postérieure du premier nerf cervical se bifurquer : une branche poursuivait son trajet normal jusqu’au ganglion intervertébral ; l’autre s’inlléchissait en haut pour rejoindre le nerf spinal.
Remak a rencontré un petit ganglion sur le spinal dans le trou déchiré postérieur, mais il n’est nullement établi que le renflement observé par Remak ne soit pas simplement un renflement conjonctif. — Cruveilhier a vu fréquemment les filets bulbaires supérieurs former un petit groupe distinct du spinal et du pneumogastrique, recevoir au niveau du trou déchiré un filet anastomotique de ce dernier nerf et se jeter alors dans ce nerf spinal ou bien rester encore distincts de ce tronc nerveux. — La branche externe peut contourner le muscle sterno-cléido-mastoïdien,
SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
au lieu de la traverser (Tukner). — Cette même branche peut s’anastomoser, au cou, avec l’hypoglosse ou même avec le pneumogastrique (Lobstein).
§ XII. — Douzième paire : Nerf grand hypoglosse
Le nerf grand hypoglosse constitue la douzième paire crânienne. C’est un nerf exclusivement moteur, s’étendant du bulbe à tous les muscles de la région soushyoïdienne, au muscle génio-hyoïdien et aux muscles de la langue.
1° Origine apparente. — Le grand hypoglosse naît à la face antérieure du bulbe rachidien (fig. J 15, 1), dans le sillon longitudinal qui sépare l’olive de la pyramide
antérieure, 1 q sillon préolivaire ou sillon de l'hypoglosse.
Cette origine se fait par dix à quinze filets ( l etl”), disposés en une série régulièrement verticale et nettement distincts à leur point d’émergence. Il n’est pas extrêmement rare de voir quelques-uns de ces filets radiculaires émerger en dehors du sillon préolivaire, soit en avant de ce sillon, à la surface de la pyramide antérieure, soit en arrière, à la surface même de l’olive.
Les filets radiculaires de l’hypoglosse ne remontent jamais jusqu’à l’extrémité supérieure du sillon préolivaire. Les plus élevés s’arrêtent d’ordinaire à l’union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs de l’olive. Les plus inférieurs descendent jusqu’à l’entrecroisement des pyramides etse superposent exactement à la racine antérieure du premier nerf cervical.
2° Origine réelle.' — Voy. t. II, Origines réelles des nerfs crâniens (p. 1043).
3° Trajet. — Du sillon préolivaire, où ils sont implantés, les filets d’origine de l’hypoglosse convergent en dehors vers le trou condylien antérieur. Ils sont généralement partagés en deux groupes : les filets supérieurs (!’), légèrement descendants, se réunissent ensemble, à peu de distance du bulbe, pour constituer un petit tronc ; les filets inférieurs (l”j, obliquement ascendants, se condensent de même en un troncule distinct, situé au-dessous du précédent. Ces deux troncules, résumant tous les filets radiculaires de l’hypoglosse, traversent la dure-mère, tantôt par un orifice commun, tantôt par deux orifices distincts quoique très rapprochés. Us s’engagent ensuite dans le trou condylien antérieur et s’y fusionnent en un tronc unique, qui débouche à la base du crâne sous la forme d’un cordon arrondi.
Du trou condylien antérieur, le nerf grand hypoglosse se porte obliquement en bas et en avant, jusqu’au bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, qu’il croise à angle aigu. Il suit alors une direction à peu près horizontale jusqu’au bord postérieur du muscle mylo-hyoïdien. Là, il s’infléchit de nouveau pour se porter en
iü
Mode d’émergence du nerf grand hypoglosse.
i, grand hypoglosse, avec : 1’, ses faisceaux supérieurs ; 1”, ses faisceaux inférieurs. — 2, dure-mère. — o, pneumogastrique. — 3’, glosso-pharyngien. — 4, spinal. — 5, moteur oculaire externe. — 6, facial auditif. — 7, première paire rachidienne (racine antérieure ou motrice). — 8, artère vertébrale. — 9, artère cérébelleuse postérieure et inférieure. — 10, tronc basilaire.
NERF GRAND HYPOGLOSSE
haut et en avant, et finalement vient s’épanouir à la face inférieure de la langue.
Dans son trajet extra-cranien , le nerf grand hypoglosse est, comme on le voit, successivement descendant, horizontal et ascendant. Gomme le glosso-pharyngien, il décrit dans son ensemble une longue courbe (fig. 117, 15), dont la concavité est dirigée en avant et en haut.
4° Rapports. — Dans l'étude de ses rapports, il convient de le grand hypoglosse en [quatre parties : 1° une portion intrac, r antenne , qui s’étend de l’émergence du nerf au trou condylien antérieur ;
2° une portion descendante, qui s’étend du trou condylien au bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien ; 3° une portion horizontale, comprise entre ce dernier point et le muscle mylo-hyoïdien ; 4° une portion ascendante, enfin, qui va du mylo-hyoïdien à la terminaison du nerf.
a. Bans leur portion intra-cranienne (fig. 116), les filets radiculaires de l’hypoglosse occupent tout d’abord les espaces sous - arachnoïdiens : ils sont situés entre l’artère vertébrale, qui est en avant, et l’artère cérébelleuse inférieure et postérieure, qui est en arrière.
Les deux troncules qui leur font suite cheminent, au voisinage de leur orifice durai, dans une gaine séreuse, toujours très' courte, que leur fournit l’arachnoïde.
b. Bans sa portion descendante (fig. 117), le grand hypoglosse est situé tout d’abord entre le muscle petit droit antérieur de la tête et la carotide interne, un peu en dedans des trois nerfs qui débouchent du crâne par le trou déchiré postérieur. Il
Nerfs de la langue, vus par leur côté externe.
I, nerf lingual. — 2, ses ramifications à la face dorsale de la langue. — 3, son anastomo;>e avec le dentaire inférieur. — 4, corde du tympan. — 5, ganglion sous-maxillaire. — 6, glosso-pharyngien. — 7, grand hypoglosse. — 8, sa branche descendante. — 9, son rameau pour le thyro-hvoïdien. — 10, son anastomose avec le lingual. — il, sa terminaison dans les muscles de la langue. — 12, branche descendante du plexus cervical. — 13, anse de l’hypoglosse, avec ses rameaux pour les muscles sous-hyoïdiens. — 14, spinal. — 15, pneumogastrique, avec 15’, son ganglion plexiforme. — 16, laryngé supérieur sectionné.
II, III, IV, V, VI, les deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième nerfs cervicaux.
a, ganglion de Casser. — 6, ganglion sphéno-palatin. — c, jugulaire interne. — d, artère méningée moyenne. — e, muscle sterno-cléido-mastoïdien.
contourne ensuite en demi-spirale le ganglion plexiforme du pneumogastrique, passe entre la carotide interne et la jugulaire et vient alors se placer dans le faisceau des muscles styliens, entre le stylo-pharyngien et le stylo-glosse, qui sont
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en dedans, le stylo-hyoïdien et le ventre postérieur du digastrique, qui sont en dehors. Il croise enfin la face externe de la carotide externe et atteint le bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, limite de sa portion descendante.
c. Dans sa portion horizontale (fig. 117), le nerf grand hypoglosse se trouve situé entre la grande corne de l’os hyoïde, qui est au-dessous, et le tendon intermédiaire du digastrique, qui est au-dessus. Il s’applique en dedans, d’abord contre le muscle constricteur moyen du pharynx, puis contre le muscle hyo-glosse. En
Fig. 117.
Ensemble du bulbe et de la protubérance, vus par le plan antérieur (imité de Bourgery) .
Le crâne et le canal rachidien ont été sciés verticalement suivant le diamètre transverse qui passe au-devant des oreilles ; la coupe du cerveau passe au travers des pédoncules cérébraux, un peu en avant de la protubérance.
1, protubérance. — 2, bulbe rachidien. — 3, moelle épinière. — 4, espace interpédoneulaire. — 5, moteur oculaire commun. — 6, pathétique. — 7 et 7’, grosse racine et petite racine du trijumeau. — 8, moteur oculaire externe. — 9, facial. — 10, intermédiaire de Wrisberg. — 11, auditif. — 12, glosso-pharyngien. — 13, pneumogastrique. — 14, spinal. — 15, grand hypoglosse. — 16, première paire cervicale. — 17, ganglion cervical supérieur du grand sympathique.
a, conduit auditif externe. — b , apophyse transverse de l’atlas. — c, carotide interne. — d, jugulaire interne. — e, artère vertébrale. — f , tronc basilaire. — g , dure-mère rachidienne, érignée en dehors.
dehors, il est successivement recouvert par un certain nombre de plans, qui sont, en allant des couches profondes vers les couches superficielles : 1° la glande sousmaxillaire ; 2° le muscle stylo-hyoïdien ; 3° l’aponévrose cervicale superficielle ; 4° le tissu cellulaire sous-cutané avec le peaucier du cou ; 5° la peau.
Quant aux rapports du grand hypoglosse avec l’artère linguale, ils peuvent être résumés comme suit ; le nerf et l’artère restent contigus jusqu’au bord postérieur du muscle hyo-glosse; là, ils se séparent, le nerf passant en avant, l’artère en arrière de ce muscle hyo-glosse ; arrivés à la partie antérieure du muscle, les deux organes se rejoignent de nouveau. Il résulte d’une pareille disposition, on le conçoit, que, pour lier l’artère linguale au-dessus de la grande corne de l’os
NERF GRAND HYPOGLOSSE
hyoïde, il faut de toute nécessité inciser préalablement le muscle hyo-glosse, en arrière duquel se trouve le vaisseau en question.
d. Dans sa portion ascendante (fig. 117), le grand hypoglosse chemine à la face inférieure de la langue, entre le mylo hyoïdien, qui est en dehors, et les muscles hyo-glosse et génio-glosse, qui sont en dedans. Dans cette partie de son trajet, il est situé un peu au-dessous du canal de Warthon et du nerf lingual.
5° Anastomoses. — Dans son trajet à travers les parties molles du cou, le nerf de la douzième paire s’anastomose successivement avec le grand sympathique, le pneumogastrique, les deux premiers nerfs cervicaux et le nerf lingual :
a. Avec le grand sympathique. — L’anastomose avec le grand sympathique est établie par un filet très grêle, qui se détache de l’hypoglosse à sa sortie du trou condylien et qui vient se jeter, soit dans le ganglion cervical supérieur du grand sympathique, soit dans le filet carotidien de ce ganglion.
b. Avec le pneumogastrique . — L’anastomose avec le pneumogastrique a été déjà décrite à propos de ce dernier nerf (p. 112).
c. Avec les deux premiers nerfs cervicaux. — L’anastomose avec les deux premiers nerfs cervicaux comprend deux ou trois filets, qui naissent de l’arcade formée par ces deux nerfs au-devant de l’atlas et qui se portent, l’un vers la portion la plus élevée de l’hypoglosse, les deux autres un peu au-dessous, dans cette portion du tronc nerveux qui s’enroule en demi-spirale autour du ganglion plexi forme. Le premier de ces filets est très probablement un filet sensitif à trajet récurrent.
d. Avec le lingual. — L’anastomose avec le lingual, déjà décrite avec ce dernier nerf (p. 83), est située sur la face externe du muscle hyo-glosse. Elle affecte, comme on le sait, la forme d’une arcade (fig. 116,10), simple ou multiple, a concavité dirigée en arrière.
6° Distribution. — Le grand hypoglosse fournit deux ordres de branches : des branches collatérales et des branches terminales.
A. — Branches collatérales
Avant sa sortie du crâne, le tronc nerveux abandonne un petit rameau méningien. Après sa sortie du crâne, il fournit successivement, en allant de haut en bas, un rameau vasculaire et quatre rameaux musculaires, savoir : la branche descendante,1e rameau du thyro-hyoïdien, le rameau de V hyo-glosse et du stylo-glosse , le rameau du g énio -hyoïdien. Au total, le grand hypoglosse nous présente six branches collatérales, dont une intracrânienne, les cinq autres extracraniennes.
1° Rameau méningien. — Le rameau méningien, décrit par Luschka ( Zeitschr . fur rat. Med., 1863), se détache de l’hypoglosse dans le canal condylien antérieur, tout près de son orifice externe. Suivant à partir de son origine un trajet récurrent, il vient se distribuer par des filets excessivement grêles, en partie dans l’os occipital, en partie sur les parois du sinus occipital postérieur. Ce filet méningien, vraisemblablement sensitif, puisqu’il se perd dans des parties qui sont dépourvues de fibres musculaires, doit provenir par récurrence, soit du pneumogastrique, soit du lingual, soit du premier nerf cervical, trois nerfs sensitifs avec lesquels s’anastomose le grand hypoglosse après sa sortie du crâne.
2° Rameau vasculaire. — Simple ou multiple, ce rameau se sépare de l’hypoglosse à sa sortie du trou condylien et, après s’être anastomosé avec des filets du grand sympathique, il vient se terminer sur le côté interne de la veine jugulaire.
ANATOMIE HUMAINE. — T. III, 6e ÉDIT.
SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
3° Branche descendante. — La branche descendante (fig. 116, 8), la plus importante des collatérales de l’hypoglosse, se détache du tronc nerveux au moment où il croise la carotide externe. Se portant verticalement en bas, elle vient se placer sur le côté externe de la carotide primitive, qu’elle longe jusqu’au tendon intermédiaire du muscle omo-hyoïdien.
Arrivée là, elle s’anastomose, sur le côté antéro-externe de la veine jugulaire, avec la branche descendante interne du plexus cervical (fig. 117, 13), en formant avec ce dernier nerf une petite arcade, souvent plexiforme, dont la concavité est dirigée en haut : c’est Vanse de l’hypoglosse.
De la convexité de cette anse se détachent plusieurs rameaux, lesquels viennent en divergeant se perdre dans les deux ventres de l’omo-hyoïdien, dans le sterno-hyoïdien et dans le slerno-thyroïdien. Le dernier de ces muscles, le muscle sterno thyroïdien, reçoit le plus souvent des rameaux multiples : l’un de ces
rameaux descend jusqu’à la partie postérieure du sternum et envoie quelquefois (mais non toujours, comme l’a écrit Valentin) un filet anastomotique au nerf phrénique et un filet au plexus cardiaque.
Valeur anatomique de la branche descendante. — Nous venons de voir qu’à la constitution de l’anse de l’hypoglosse concourent à la fois le grand hypoglosse et le plexus cervical profond. 11 serait intéressant de savoir la part respective qu’il convient d’assigner à l’un et à l’autre de ces deux systèmes dans la formation de [ cette longue arcade. La question n’est malheureusement pas encore élucidée d’une façon complète, malgré les recherches nombreuses dont elle a été l’objet. Voici quelles seraient, d’après les dissections de Mohitz Holl ( Beobacht . über die Anastomosen des New us Hypoglossus, in Zeitschr. für Anat. und Entwick., Bd. Il, 1876, p. 82), les relations réelles du grand hypoglosse avec les premières paires rachidiennes (fig. 118). Trois groupes de rameaux détachés des nerfs cervicaux se rendent au tronc de l’hypoglosse, savoir :
1° Des rameaux qui abordent le tronc par sa partie supérieure et poursuivent dans sa gaine un trajet centripète (2’) ; ces rameaux émanent du premier nerf cervical et pourraient bien constituer le nerf méningien de Luschka ;
2° Des rameaux qui abordent encore le tronc nerveux
SHjl par sa partie supérieure et suivent dans sa gaine un
trajet descendant; ils émanent du premier et du
deuxième nerf cervical (3, 3’, 3”) : ils se séparent en
partie de l’hypoglosse pour constituer une portion, mais une portion seulement, de sa branche descendante (6) ;
3° Des rameaux (5 et 5’) qui émanent des deuxième et troisième nerfs cervicaux et qui, sous le nom de branche descendante du plexus cervical, se dirigent en bas vers l’anse nerveuse de l’hypoglosse. Là, ils s’infléchissent de bas en haut et remontent jusqu’au tronc de l'hypoglosse, le long de la branche descendante de ce dernier nerf. Puis, se coudant de nouveau et se portant en avant, iis s’accolent à l’hypoglosse et suivent quelque temps son trajet; mais ils s’en séparent bientôt pour se porter vers les muscles thyro-hyoïdien et géniohyoïdien (8 et 9).
11 résulte de cette description, que Holl a nettement représentée dans la figure schématique ci-contre ; 1° que la branche descendante de l’hypoglosse ne renferme aucun filet émanant de ce tronc nerveux; 2° que cette branche descendante est constituée exclusivement par rameaux du plexus cervical, dont l’un est descendant, l’autre ascendant. Pour Holl, le nerl
Fi
étalions du nerf grand
Schéma indiquant les
hypoglosse avec les premiers nerfs cervicaux (d'après M. Holl).
XII, grand hypoglosse. — C, C\ C”, C”\ les trois premiers nerfs cervicaux. — 1, anastomose des deux premiers nerfs cervicaux. — 2, branche du premier nerf cervical, fournissant le nerf centripète z' et les nerfs du petit droit antérieur de la tète 2” et du grand droit antérieur de la tête 2’”. — 3, .3’, 3”, trois rameaux s'accolant à l’hypoglosse et le suivant dans son trajet descendant — 4, anastomose entre le deuxième nerf cervical et le troisième. — S, b’, deux rameaux formant la branche descendante du plexus cervical — 6, 6’, branche descendante de l'hypoglosse. — 7, 7, 7, nerfs des muscles sous-hyoïdiens. — 8, nerf du thyro-hyoïdien. — 9, nerf du géniohyoïdien.
deu:
NERF GRAND HYPOGLOSSE
grand hypoglosse est spécialement destiné aux faisceaux musculaires de la langue : il ne se distribue à aucun des muscles de la région hyoïdienne. Ceux-ci reçoivent leurs filets nerveux des rameaux des trois premiers nerfs cervicaux, ci-dessus indiqués, qui ne font que s’accoler quelques instants au grand hypoglossn pour s’en séparer ensuite.
Une pareille conclusion, aussi radicale que nettement formulée, ne saurait être acceptée sans contrôle. Quelque temps après la publication du mémoire de Holl, Vertheimer [Bull, de la Soc. de Biologie de Paris, 1884, p. 570), utilisant la méthode expérimentale, a démontré que, chez le chien et le lapin , l’hypoglosse contribue à innerver les muscles sous-hyoïdiens, et il en a conclu, par analogie, qu'il doit en être de même chez l’homme.
Tout récemment (1899), Parhon et Goldstein, à la suite de la rupture de la branche descendante de l’hypoglosse , ont constaté la réaction chromolytique dans un petit groupe de cellules ( noyau de la branche descendante) qui occupe la partie postéro-externe du noyau de l’hypoglosse ; d’autre part, ils ont vainement cherché cette réaction sur les coupes sériées correspondant aux trois premiers nerfs cervicaux. Ils*en concluent que l’origine réelle de la branche descendante de l’hypoglosse est dans le bulbe et non pas dans la moelle cervicale.
4° Rameau du thyrohyoïdien. — Le rameau du thyro-hyoïdien (fig. 116, 9), se détache du tronc de l’hypoglosse, sur un point qui est fixé un peu en arrière du bord postérieur du muscle hyo-glosse. Puis, se portant en bas et en avant, il croise obliquement la grande corne de l’os hyoïde, arrive sur la face antérieure du muscle thyro-hyoïdien et se perd dans le tiers supérieur de ce muscle.
5° Rameau des muscles hyo-glosse et stylo-glosse. — En croisant la face externe du muscle hyo-glosse, le tronc de l’hypoglosse abandonne plusieurs filets ascendants qui se perdent, les uns dans le muscle hyo-glosse, les autres dans le muscle stylo-glosse. Ces derniers filets remontent parfois, en suivant un trajet récurrent, jusqu’au voisinage de l’apophyse styloïde.
6° Rameau du génio-hyoïdien. — Ce rameau (fig. 116) se détache, un peu en avant du précédent, du bord inférieur du grand nerf hypoglosse. Il se porte directement d’arrière en avant et, après un court trajet, arrive sur le côté externe du muscle génio-hyoïdien, où il se termine.
B. — Branches terminales
Après avoir fourni successivement les différentes branches collatérales que nous venons de décrire, le nerf grand hypoglosse, considérablement amoindri, chemine quelque temps sur la face externe du génio-glosse (fig. 116). Puis, il s’enfonce dans l’épaisseur de ce muscle, où il s’épanouit en de nombreuses branches terminales. Ces branches terminales de l’hypoglosse, fréquemment anastomosées entre elles, anastomosées aussi avec les dernières ramifications du nerf lingual, forment dans leur ensemble une sorte de plexus, dont la disposition en arcades rappelle assez exactement les nombreuses anastomoses que contractent les divisions terminales du facial. Finalement, elles se perdent dans les différents faisceaux musculaires de la langue (voy. Langue).