RÉSUMÉ DU NERF GRAND HYPOGLOSSE
intracrânienne. . . | R. méningien.
SR. vasculaire.
Br. descendante.
R. du thyro-hyoïdien.
R. de l’hyo-glosse et du stylo-glosse.
\ R. du génio-hyoïdien.
| N. des muscles de la langue.
Variétés. — Valentin a vu le grand hypoglosse renforcé par un ület de la racine postérieure du premier nerf cervical. Ce blet anastomotique me paraît être l’équivalent du rameau que nous décrirons plus bas sous le nom de racine postérieure ou sensitive de l'hypoglosse. — Buffet-Delmas ( Poitou médical, 1892) a vu le grand hypoglosse se détacher du ganglion plexiforme du pneu-
a) Branches collatérales . . . .
b) Branches terminales,
SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
mogastrique ; aucun filet nerveux ne passait par le trou condylien antérieur. L’anomalie était bilatérale : à droite, la branche descendante interne naissait également du ganglion plexiforme ; à gauche, elle provenait du nerf grand hypoglosse. — Dans un cas observé par Cruveilhieh, le grand hypoglosse donnait un petit filet à la première paire cervicale, avant de recevoir celui que lui envoie cette paire nerveuse. D'autre part, au lieu et place de la branche descendante interne du plexus cervical, on voyait « quatre rameaux émanés des nerfs de la première, de la deuxième, de la troisième et de la quatrième paires cervicales, qui formaient, avec la branche descendante de l'hypoglosse et avec les rameaux qui en émanent, une succession d’arcades ou anses situées audevant des artères carotides externe et primitive ». — Un rameau cardiaque peut se détacher (Hyrtl) de l’anse de l’hypoglosse. Mais, dans ce cas, il existe généralement une anastomose de ce dernier nerf avec le pneumogastrique, ce qui nous autorise à penser que le rameau cardiaque en question n’est en réalité qu'une branche du pneumogastrique, qui s’accole quelque temps à la branche descendante de l’hypoglosse. — J’ai vu, dans un cas, la branche descendante de l’hypoglosse constituée par deux rameaux complètement distincts et à peu près d’égal volume. — Elle peut ne pas s’anastomoser avec le plexus cervical : j’ai rencontré deux fois une pareille disposition. Dans les deux cas, la branche descendante de l’hypoglosse se distribuait par des rameaux distincts aux muscles sterno-hyoïdien et omo-hyoïdien. — Cette branche descendante de l’hypoglosse s’accole quelquefois, dans une certaine étendue de son parcours, au tronc du pneumogastrique et semble s’en détacher. Une dissection attentive démontrera toujours qu’il y a simple accolement et non fusion entre les deux troncs nerveux. — C. Iîrause a vu l’hypoglosse envoyer un filet au muscle mylo-hyoïdien.
J’ai vu, dans deux cas, le grand hypoglosse constitué par trois troncules radiculaires, lesquels traversaient le sac durai par trois orifices distincts, superposés dans le sens vertical. Ces trois troncules étaient vraisemblablement les homologues des trois faisceaux nerveux dont se compose, d’après Froriep, l’hypoglosse de l’embryon (voy. plus bas).
Valentin décrit, comme émanant de l’hypoglosse, des filets vasculaires, qui se jettent sur la carotide interne et même sur la linguale. — On voit même quelquefois, d’après le même anatomiste, « un gros filet » qui descend de la-partie postérieure de l’hypoglosse vers la bifurcation de la carotide primitive, et semble se perdre dans le ganglion intercarotidien.
Indépendamment des anastomoses que nous avons décrites plus haut entre le grand hypoglosse et les nerfs qui cheminent dans son voisinage, Bach et Arnold ont signalé, entre l’hypoglosse d'un côté et l'hypoglosse du côté opposé, une anastomose médiane et ansiforme, située tantôt entre le génio-hyoïdien et le génio-glosse. tantôt dans l’épaisseur même du génio-hyoïdien : c’est Y anse sus-hyoïdienne de V hypoglosse de Hyrtl ( Sitzungsb . der kais. Akad., Wien, 1865). Elle se rencontre environ une fois sur dix sujets.
Racine dorsale ou racine ganglionnaire de l’hypoglosse. — En 1833, Mayer ( Ueber das Gehirn, das Rückenmark und die Nerven, in Nova acta Acad, natur. curios., t. XVI, part. Il, p. 743) a
découvert et décrit chez quelques mammifères une racine postérieure de l’hypoglosse, qui émerge du sillon latéral
du bulbe, sur la même ligne que les- filets radiculaires du spinal et du pneumogastrique , et vient, après un trajet naturellement très court, se fusionner avec la racine antérieure.
Un petit ganglion nerveux se trouve constamment sur le parcours de cette racine postérieure, qui doit vraisemblablement, au point de vue physiologique, être de même nature que les racines postérieures ou sensitives des nerfs rachidiens!
Vulpian f Journ . de la physiologie de l'homme et des animaux, t. V, 1862, p. 5) a vérifié
chez le chien, le chat et le porc, les assertions de Mayer et nous a donné de la racine postérieure de l’hypoglosse une description des plus détaillées tant au point de vue de sa disposition anatomique qu’au point de vue de ses relations et de sa structure.
A Fig. 119. B
La racine postérieure de l’hypoglosse : A, chez l’homme (anomalie) ; B, chez le mouton, d’après Beck. (état normal).
l. bulbe, vue postérieure. — 2, nerf spinal. — 3, grand hypoglosse, avec : 3', sa racine postérieure ; 3”, son ganglion. — 4, racine postérieure du premier nerf rachidien, avec 4’, son ganglion. — b, artère vertébrale. — 6. artère cérébelleuse postérieure et inférieure. — 7. ligament dentelé.
NERF GRAND HYPOGLOSSE
La racine dorsale de l’hypoglosse apparaît quelquefois chez l’homme par anomalie ; mais cette anomalie est extrêmement rare. Froriep et Beck, dans un travail récent (1895), nous apprennent qu’ils ont examiné 36 sujets sans en trouver la moindre trace. Jusqu'en 1890, je n’avais rencontré qu’une seule fois la racine postérieure de l’hypoglosse et il n’existait alors que quatre autres faits, dont deux appartiennent à Mayer, le troisième à Vulpian, le quatrième à Chiarugi. Depuis cette époque, Kazzander (1891) a signalé un nouveau fait et j’ai rencontré moi-mème, au mois de juin 1899, deux hypoglosses qui présentaient une racine postérieure (fi g. 119, A). Dans 1 un de ces deux cas, la racine supplémentaire passait en avant du spinal et il en était de même de la racine postérieure du premier nerf rachidien.
A. Froriep ( Arch . f. Anatomie und Physiologie . 1882, p. 279), qui a poursuivi sur des embryons de ruminants le mode d’évolution du grand hypoglosse, a pu constater que ce nerf se développe à la manière d’un nerf rachidien ordinaire et possède, comme ce dernier, une racine antérieure et une racine postérieure, celle-ci munie d’un ganglion. Quant à la racine antérieure, elle se compose primitivement de trois faisceaux superposés, que Froriep distingue en faisceau crânien ou antérieur, faisceau moyen et faisceau caudal ou postérieur. En outre, en correspondance avec ces trois faisceaux, existent, non pas une seule protovertèbre, mais trois protovertèbres parfaitement distinctes : la protovertèbre occipitale, qui est située immédiatement au-dessus de la future région cervicale, et deux autres protovertèbres qui font suite à cette dernière et se fusionnent bientôt avec elle dans le cours du développement. Les trois faisceaux de l’hypoglosse suivent, entre ces trois protovertèbres, le trajet suivant ; le faisceau postérieur passe entre la protovertèbre occipitale et la deuxième protovertèbre rudimentaire ; le faisceau moyen chemine entre les deux protovertèbres rudimentaires ; le faisceau antérieur, enfin, passe en avant de la première protovertèbre. Il résulte d’une pareille disposition que le segment postérieur de la boîte crânienne se compose de plusieurs pièces vertébrales, primitivement distinctes, et que l'hypoglosse lui-même répond, non pas à un seul nerf, mais à trois nerfs rachidiens, le dernier seul de ces trois nerfs possédant une racine sensitive.
Toutes ces dispositions, très nettes chez l'embryon, disparaissent graduellement chez l’adulte, par suite d’un travail d’absorption ou de condensation, qui transforme les trois protovertèbres primitives en une seule pièce osseuse, l’occipital, et les trois faisceaux nerveux en un tronc unique, le tronc de l’hypoglosse.
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A consulter aussi, au sujet des nerfs crâniens, les indications bibliographiques qui suivent les origines et terminaisons réelles de chacun de ces nerfs (voy. t. Il, Système nerveux central).