‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 23 sur 154 · XL · texte numérisé non relu

XL

XB

NERFS RACHIDIENS

pénètrent dans la partie postérieure du canal durai. Le canal fibreux que la duremère offre aux racines rachidiennes se trouve situé, sauf pour un certain nombre de racines que nous indiquerons plus loin, dans le trou de conjugaison correspondant.

Arrivés à la partie externe du trou de conjugaison, les deux troncs radiculaires antérieur et postérieur s’unissent à leur tour 0

pour constituer un tronc mixte, qui est le nerf rachidien. Cette fusion des deux racines est intime : il est absolument impossible de démêler, au delà%du trou de conjugaison, ce qui appartient à l’une ou à l’autre.

L’obliquité de chaque paire de racines varie suivant les régions (fi g. 120) : les racines du premier nerf rachidien sont légèrement ascendantes; les racines du deuxième et du troisième nerf affectent une direction à peu près horizontale ;les racines des nerfs suivants sont toutes obliquement descendantes , formant avec la moelle épinière, dont elles émanent, un angle aigu ouvert en bas. L’ouverture de cet angle que nous appellerons angle d'émergence , tend à diminuer de plus en plus au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’extrémité inférieure de la moelle : c’est ainsi que les nerfs qui sortent par les trous de conjugaison de la région lombaire et de la région sacrée suivent une direction qui se rapproche beaucoup de la verticale. C’est à l’ensemble de ces derniers nerfs, formant dans le canal lombo-sacré un volumineux paquet de cordons verticaux et parallèles, qu’on a donné le nom de queue de cheval (voy. Moelle épinière).

Il résulte de l’obliquité des racines antérieures et postérieures des nerfs rachidiens que le point d’émergence de ces racines se trouve situé, sauf pour les deux premiers nerfs cervicaux, à un niveau plus élevé que le trou de conjugaison vers lequel elles convergent pour sortir du canal rachidien. Cette distance verticale qui sépare les deux points précités, l’émergence du nerf et son trou de conjugaison, varie, on le conçoit, avec le degré d’obliquité de chaque paire rachidienne. Sur un sujet de dix-huit ans, dont la moelle mesurait 41 centimètres de longueur, j’ai constaté que cette distance était représentée par les chiffres suivants :

Un tronçon de moelle, vu par sa face latérale droite, pour montrer les racines des nerfs rachidiens.

1, dure-mère, incisée et érignée. — 2, ligament dentelé. — 3, une dent de ce ligament, insérée sur la dure-mère. — 4, un nerf rachidien dans la gaine que lui fournit la dure-mère. — 5, 5, 5, racines antérieures. — 6, 6, 6, racines postérieures. — 7, 7, ganglions spinaux. — 8, 8’, racine antérieure et racine postérieure, juxtaposées dans le canal fibreux de la dure-mère. — 9, cloison fibreuse verticale séparant les deux racines.

Pour la 3e paire cervicale

— lre paire dorsale

CÔTÉ DROIT

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