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CÔTÉ GAUCHE

114 mill.

Dans leur trajet intra-rachidien, les racines antérieures restent complètement indépendantes des racines postérieures, et vice versa. Par contre, dans chaque ordre de racines, racines antérieures ou racines postérieures, on voit parfois des filets radiculaires s’anastomoser avec des filets radiculaires voisins. Ces anastomoses se font, soit entre les filets constitutifs d’une même racine, soit entre les filets de deux racines différentes. Dans ce dernier cas, l’anastomose se présente sous trois modalités principales : tantôt c’est le filet radiculaire le plus inférieur d’une racine qui rejoint la racine sous-jacente et s’incorpore à elle ; tantôt, au contraire, c’est le filet le plus élevé de la racine qui est au-dessous qui rejoint la racine située au-dessus; d’autres fois, c’est un filet radiculaire intermédiaire à deux racines, qui se bifurque (fig. 112, 1 1) pour se jeter à la fois dans la racine sus-jacente par .sa branche supérieure et dans la racine sous-jacente par sa branche inférieure.

4° Parallèle anatomique des deux ordres de racines. — Les racines antérieures et les racines postérieures, si profondément distinctes au point de vue fonctionnel, présentent, même à un point de vue purement anatomique, de nombreux caractères différentiels. Ces caractères portent sur le mode d’émergence des racines, sur leur volume, sur la présence ou l’absence d’un ganglion :

a. Mode d'émergence. — Dans leur mode d’émergence, d’abord, les filets radiculaires antérieurs se disposent de chaque côté de la moelle en une série fort irrégulière, se rapprochant tantôt plus, tantôt moins du sillon médian antérieur : l’ensemble de leurs points d’émergence forme, comme nous l’avons déjà dit antérieurement, une espèce de bande longitudinale de 1 ou 2 millimètres de largeur. Les filets radiculaires postérieurs, au contraire, sont disposés dans le sillon collatéral postérieur en une série parfaitement linéaire, à direction verticale.

b. Volume. — Les racines postérieures possèdent plus^de filets que les racines antérieures correspondantes : le nombre moyen de ces filets est de 6 à 8 pour les racines postérieures, de 4 à 6 seulement pour les racines antérieures. En outre, chaque filet radiculaire, pris isolément, est un peu pl us volumineux dans les racines postérieures que dans les racines antérieures. Il en résulte que le volume total de chaque racine postérieure est plus considérable que celui de la racine antérieure correspondante. Le rapport volumétrique des deux ordres de racines est établi par les chiffres suivants : la racine antérieure étant 1, la racine postérieure devient 1 et demi à la région dorsale, 2 à la région lombaire, 3 à la région cervicale.

La racine postérieure du premier nerf cervical , faisant exception à la règle, est plus petite que la racine antérieure correspondante. Elle est du reste très variable : tantôt elle est formée par un seul filet ; tantôt elle résulte de la réunion de deux ou trois filets, qui se réunissent d’ordinaire au voisinage du spinal et contractent avec le nerf des relations plus ou moins intimes ; d’autres fois, elle reçoit du spinal un filet de renforcement et, dans certains cas, elle se détache tout entière du spinal (voy. ce nerf, p. 121).

Mais, quel que soit son mode de constitution, la racine postérieure du premier nerf cervical est toujours très grêle. Elle peut même faire entièrement défaut, et cette disposition n’est pas extrêmement rare : Kazzander l’a constatée dans une proportion de 8 p. 100.

Dans ce dernier cas, la première paire rachidienne présente la plus grande analogie avec la

NERFS RACHIDIENS

dernière paire crânienne, l’hypoglosse, qui lui fait suite immédiatement. Nous savons, en effet, que le grand hypoglosse (voy. p. 131) représente aujourd’hui chez l’homme un certain nombre de paires nerveuses qui, au cours du développement phylogénique, ont perdu leur racine postérieure. Dans les conditions ordinaires, la première paire rachidienne a encore sa racine postérieure ; mais cette racine est aujourd’hui fort réduite et peut-être finira-t-elle, suivant en cela la destinée de celle de l’hypoglosse, par disparaître complètement.

c. Présence du ganglion. — Le caractère le plus important qui différencie les deux racines rachidiennes, c’est la présence, sur la partie externe de la racine postérieure, d’un petit renflement ganglionnaire, appelé ganglion rachidien ou ganglion spinal. La racine antérieure n’en présente aucun vestige.

5° Ganglions spinaux. — Les ganglions spinaux ou ganglions intervertébraux sont de petites masses de couleur gris cendré, affectant une forme ovoïde ou ellipsoïde à grand axe dirigé transversalement (fig. 121, 7 et 122,6).

a. Rapports avec les racines postérieures. — Les ganglions spinaux se développent sur la partie externe des racines postérieures. Les racines postérieures les abordent par leur extrémité interne, appelée quelquefois pôle d'immersion. Elles les pénètrent, les traversent et en ressortent à l’extrémité opposée ou pôle d'émergence, sans toutefois se modifier dans leur volume. C’est au sortir de son ganglion que la racine postérieure, comme nous l’avons déjà dit plus bas, se fusionne avec la racine antérieure correspondante pour former le nerf rachidien.

b. Situation. — Les ganglions spinaux se trouvent logés généralement dans les trous de conjugaison (voy.

Ostéol.). Quelques-

uns nor\o rl t P t gaison entre ces deux vertèbres. — 4, moelle épinière. — 5, racines antérieures. — uns , Cependant , iont 6, racines postérieures. — 7, ganglion spinal. — 8, quatrième nerf cervical, avec : PYCPntinn h nnttn rorrlo 8’ sa branche postérieure; 8,” sa branche antérieure. — 9, dure-mère se prolongeant F aoene ie0lb- sur le ganglion. — 10, nerf spinal, érigné en haut et en dehors. — 11, sympa- Ce SOnt ; les ^an liions thique cervical. — 12, muscles prévertébraux. — 13 anastomose entre le nerf rachi- ° ° dien et le sympathique.

des deux premiers

nerfs cervicaux, les ganglions des nerfs sacrés et le ganglion du nerf coccygien.

a) Le ganglion du premier nerf cervical, extrêmement variable dans sa position comme dans son volume, est situé, selon les cas : 1° au niveau de l’orifice durai de la première paire rachidienne ; 2° en dedans de cet orifice (5 p. 100 d’après Kazzander), le plus souvent au niveau de la rencontre de la racine postérieure avec le spinal ; 3° en dehors de l’orifice durai (disposition de beaucoup la plus commune). Enfin le ganglion de la racine postérieure du premier nerf cervical peut manquer (9 fois p. 100 d’après Kazzander). Il est rationnel d’admettre

Fig. 122.

Un ganglion spinal, vu en place entre la huitième vertèbre cervicale et la première dorsale.

1, troisième vertèbre cervicale. — 2, corps de la quatrième. — 3, trou de conju-

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

que, dans ce cas, le ganglion est remplacé par des traînées de cellules nerveuses, qui se disposent le long de la racine postérieure ou de ses filets d’origine.

p) Le ganglion du deuxième nerf cervical se trouve situé entre la partie antérieure de l’arc postérieur de l’atlas et la partie correspondante de la lame de l’axis, dans un étroit espace qui est, à ce niveau, l’homologue d’un trou de conjugaison.

y) Les ganglions des nerfs sacrés sont situés dans le canal sacré, entre la paroi latérale de ce canal et le cul-de-sac durai. Ils sont donc intrarachidiens et non intervertébraux.

8) Le ganglion du nerf coccygien n’est pas constant, mais son absence n’est bien certainement qu’apparente. Ses cellules constitutives, quand elles ne se groupent pas en un ganglion nettement différencié, n’en existent pas moins, disséminées dans ce cas à la surface du faisceau nerveux.

c. Structure. — La structure intime des ganglions spinaux a déjà été étudiée à propos de l’anatomie générale du système nerveux périphérique (p. 22). Nous nous contenterons de rappeler ici que les cellules qui entrent dans la constitution des ganglions cérébro-spinaux sont de deux ordres : multipolaires et unipolaires, ces dernières étant de beaucoup les plus nombreuses (70 p. 100 environ).

Les cellules unipolaires représentent donc l’élément essentiel du ganglion. Elles ont pour caractéristique anatomique, on le sait, de ne posséder qu’un seul prolongement, lequel, après un trajet vuriable mais ordinairement très court, vient se brancher sur Tune des fibres nerveuses de la racine postérieure correspondante. Cette union de la fibre d’origine cellulaire avec la fibre radiculaire se fait constamment au niveau d'un étranglement annulaire (fig. 25 et 30) suivant un angle à ouverture

variable (fibres en T et fibres en Y de Ranvier). Autrement dit, et cette interprétation est bien plus rationnelle que la précédente, la fibre nerveuse qui émane d’une cellule ganglionnaire se partage, après un court trajet, en deux branches de direction contraire : une branche ascendante , qui passe dans la racine postérieure et remonte vers la moelle ; une branche descendante, qui passe dans le nerf rachidien et, de là, se rend à la périphérie.

Nous rappellerons en passant que la cellule ganglio - spinale au cours du développement ontogénique et par une série de transformations successives, schémati-

Coupe transversale de la moelle embryonnaire du poulet, montrant les fibres centrifuges (motrices ou vaso-motrices) de la racine postérieure (d’après van Gehuchten).

1, sillon médian antérieur. — 2, canal central. — 3, cône épendymaire antérieur.

— 4. racines antérieures ou motrices. — 5, racines postérieures. — 6, ganglion spinal. — 7, une cellule radiculaire antérieure. — 8, 8, deux cellules radiculaires postérieures, avec 8’ et 8’, leur cylindraxe passant dans les racines postérieures. —

9, réunion des deux racines antérieure et postérieure pour former le nerf rachidien.

est primitivement bipolaire et que ce n’est que plus tard.

NERFS RACHIDIENS

sées dans la figure 30, qu’elles revêtent la forme unipolaire qui les caractérise chez l’adulte.

d. Rapports numériques entre les cellules ganglionnaires et les fibres radiculaires. — Les recherches de Stiénon (1880) nous apprennent : d’une part, que le nombre des fibres nerveuses contenues dans une racine postérieure est le même, qu’on prenne cette racine avant son entrée dans le ganglion ou après son émergence ; d’autre part, que pour un ganglion déterminé, le nombre des cellules qui entrent dans sa constitution est sensiblement égal à celui des fibres nerveuses qui le traversent. Nous pouvons donc conclure : 1° que chaque cellule ganglionnaire entre en relation, dans le ganglion spinal, avec une fibre radiculaire ; 2° que, vice versa, chaque fibre radiculaire sensitive entre en relation, dans le ganglion, avec une cellule ganglionnaire. Dans cette deuxième proposition, j’ai écrit avec intention, et en soulignant, chaque fibre radiculaire sensitive : c’est que les racines postérieures des nerfs rachidiens ne possèdent pas que des fibres sensitives ; elles renferment encore, ainsi que nous l’avons vu à propos de la moelle épinière, un certain nombre de fibres centrifuges, motrices ou vaso-motrices, qui de la moelle se rendent au nerf rachidien. Or, ces dernières fibres, comme nous le montre nettement la figure 123, traversent le ganglion, tout comme les fibres sensitives, mais sans présenter la moindre connexion avec les cellules nerveuses ganglionnaires.

On rencontre parfois sur le trajet des racines postérieures, entre la moelle et Je ganglion spinal ordinaire, de petits ganglions accessoires, qui depuis longtemps déjà ont été signalés par Hyrtl sous le nom de ganglia aberranlia. C’est le plus souvent sur les nerfs lombaires et sur les nerfs sacrés que l’on observe une pareille disposition. Plus récemment, Rattone [Internat. Monatsschrift f. Anatomie u. Histologie, 1884) a décrit sur les racines postérieures des nerfs rachidiens de nombreuses cellules nerveuses, tantôt éparses, tantôt réunies en de petit amas (lig. J 24) : ce sont de véritables ganglions aberrants en miniature.

6° Caractères propres aux nerfs des différentes régions. — Les nerfs des différentes régions du rachis diffèrent les unes des autres, comme nous l’avons vu plus haut, par le degré d’obliquité de leurs racines, par la longueur de leur trajet intrarachidien, par le développement comparatif de leurs racines antérieure et postérieure. Ils diffèrent aussi par leur volume, et on peut établir en principe que le volume des nerfs est généralement proportionnel à l’étendue et à l’importance des territoires qui leur sont dévolus.

a) Les nerfs cervicaux augmentent de volume du premier au sixième. Le septième et le huitième présentent à peu près le même développement que le sixième. Nous verrons plus loin que, tandis que les quatre premiers nerfs cervicaux sont destinés au cou, les quatre derniers se distribuent au membre supérieur : c’est pour cela qu’ils sont, de tous les nerfs cervicaux, les plus volumineux.

P) Les nerfs dorsaux, sauf le premier, qui se rend au membre supérieur et qui présente les mêmes caractères que les quatre derniers cervicaux, sont relativement peu développés. Cette réduction des nerfs dorsaux provient de ce que ces nerfs, destinés surtout aux parois thoraciques, ont un champ de distribution relativement fort restreint.

Fig. 124.

Une cellule nerveuse, placée sur le trajet d’une racine postérieure (d’après Rattone).

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

y) Les nerfs lombaires , qui se rendent aux membres inférieurs, sont beaucoup plus volumineux. Leur volume augmente du premier au cinquième.

8) Les nerfs sacrés, destinés eux aussi au membre inférieur, nous présentent encore un volume remarquable : le premier est même le plus volumineux de tous les nerfs rachidiens. Ce développement va en diminuant du premier au dernier. Le cinquième est relativement tout petit.

s) Le nerf coccygien, plus réduit encore, est de beaucoup le plus grêle de tous les nerfs rachidiens.

7° Rapports généraux. — Pour sortir du canal vertébral, les racines rachidiennes doivent forcément traverser les trois enveloppes de la moelle ou méninges.

Chacune de ces enveloppes se comporte à leur égard d’une façon spéciale. — La pie-mère, membrane cellulo-vasculaire, s’étale régulièrement sur chaque racine d’abord, puis sur le nerf mixte, en formant le névrilème. — U arachnoïde, membrane séreuse, n’est en rapport avec les racines que sur le point où ces racines s’engagent dans l’orifice que leur offre la dure-mère. Au niveau de cet orifice, les deux feuillets viscéral et pariétal se continuent réciproquement l’un avec l’autre, en formant aux racines une gaine circulaire toujours très courte. — La dure-mère, enfin, membrane fibreuse, se réfléchissant en dehors au niveau du point où elle est perforée par les racines, forme à celles-ci des gaines tubuleuses, qui les accompagnent dans les trous de conjugaison et se fusionnent peu à peu, au delà de ces trous, avec la gaine conjonctive du nerf. Nous avons déjà indiqué plus haut, à propos

de la dure-mère rachidienne (voy.

Méninges), la manière dont se comporte cette membrane par rapport aux racines spinales. Nous ne saurions y revenir ici sans tomber dans des redites.

Dans le canal vertébral, depuis leur émergence jusqu’à leur orifice durai, les racines rachidiennes, chacune avec les vaisseaux qui l’accompagnent, chçminent dans l’espace sous-arachnoïdien (fig. 125), entre la pie-mère et le feuillet viscéral de l’arachnoïde. Les deux ordres de racines, les antérieures et les postérieures, sont séparés, à leur origine, par le cordon latéral de la moelle, et, sur les côtés de la moelle, par le ligament dentelé.

Dans le trou de conjugaison, les deux racines correspondantes sont encore séparées l’une de l’autre par une mince cloison fibreuse ou tout au moins conjonctive, tantôt simple, tantôt double, qui dépend de la dure-mère (fig. 121,9). Cette cloison, disposée verticalement, divise le prolongement tubuleux que cette membrane envoie dans chaque trou de conjugaison en deux conduits secondaires (fig. 125) : l’un antérieur, occupé par la racine motrice ; l’autre posté-

io é Fig. 125.

Coupe horizontale de la colonne vertébrale passant par le trou de conjugaison, pour montrer la gaine durale des racines rachidiennes [schématique).

i, moelle épinière. — 2, racines antérieures. — 3, racines postérieures. — 4, nerf rachidien. — 5, pie-mère. — 6, ligament dentelé. — 7, arachnoïde, t — 8, dure-mère, avec : 8’, gaine durale des racines et du nerf rachidiens ; 8”, cloison conjonctive, séparant les deux gaines radiculaires. — 9, espace sousarachnoïdien. — 10. trou de conjugaison. — 11, périoste.

12, tractus conjonctifs allant de la gaine durale au périoste.

NERFS RACHIDIENS

rieur, réservé à la racine sensitive et à son ganglion. Ajoutons que dans les trous de conjugaison, qui sont, comme on le sait, beaucoup plus larges que ne le comporte le volume des nerfs rachidiens, ceux-ci entrent en rapport avec les veines rachidiennes, toujours très volumineuses et plus ou moins disposées en plexus.

8° Rapports spéciaux des racines rachidiennes avec les apophyses épineuses. — Depuis qu’un certain nombre d’affections intra-rachidiennes sont entrées dans le domaine de la thérapeutique chirurgicale, il y a intérêt pour le chirurgien à connaître exactement les rapports qui existent entre le point d’émergence des diverses racines rachidiennes avec les apophyses épineuses, qui, sur le vivant, sont les seuls points de repère utilisables. Des recherches dans ce sens ont été entreprises depuis longtemps déjà par Jadelot et par Nühn, et plus récemment par Reid (1889) et par Chipault (1894). Reid a examiné à ce point de vue spécial six sujets adultes, dont cinq hommes et une femme. Je résume, dans le tableau suivant, les résultats de ses recherches : les indications données ne sont, bien entendu, que des indications moyennes, qui, comme telles, ne sauraient convenir à tous les cas.

ORIGINES SPINALES DES NERFS RACHIDIENS RAPPORTÉES AUX APOPHYSES ÉPINEUSES

(La lettre a indique, pour une paire rachidienne', le point le plus élevé de son émergence; la lettre b, le point le plus inférieur; C, D, L, vertèbres cervicales, dorsales, lombaires.)

2e PAIRE CERVICALE.

( a) Un peu au-dessus de l’arc postérieur de l’allas.

( b) Entre l’arc postérieur de l’atlas et l’ap. épineuse de l'axis.

( a) Un peu au-dessous de l’arc postérieur de l’atlas.

) b) A l’union des 2/3 supérieurs avec le 1/3 inférieur de l'ap. épineuse ( de l’axis.

lre PAIRE DORSALE. .

( a) Juste au-dessous du bord supérieur de l’ap. épineuse de l’axis.

( b) Au milieu de l’ap. épineuse de G3.

C a) Juste au-dessous du bord inférieur de l’ap. épineuse de l'axis.

( b) Juste au-dessous du bord inférieur de l’ap. épineuse de G4.

( a) Bord inférieur de l’ap. épineuse de G3.

( b) Bprd inférieur de l’ap. épineuse de G*.

C a) Au-dessous du bord supérieur de l’ap. épineuse de G4.

( b) Au-dessus du bord inférieur de l’ap. épineuse de G6, f à) Bord supérieur de l’ap. épineuse de Cs. r b) Bord supérieur de l’ap. épineuse de G7.

( a) Entre les ap. épineuses de G5 et G6.

) b) A l’union des 2/3 supérieurs avec le 1/3 inférieur de l’espace com- ( pris entre les ap. épineuses de G7 et de D1.

( a) Bord inférieur de l’ap. épineuse de G6.

( b) Juste au-dessus du bord inférieur de 1’apapJiyse épineuse de D1.

( a) Juste au-dessus du milieu de l’ap. épineuse de G7.

( b) Au bord inférieur de l’ap. épineuse de D2.

C a) Juste au-dessous du bord supérieur de l’ap. épineuse de D‘.

(b) A l’union du 1/3 sup. avec les 2/3 inf. de l’ap. épineuse de D3.

( a) Bord supérieur de l’ap. épineuse de D2.

(b) A l’union du 1/4 sup. avec les 3/4 inf. de l’ap. épineuse de D4.

( a) Bord inférieur de l’ap. épineuse de D2.

( b) Juste au-dessous du bord supérieur de l’ap. épineuse de D3.

( a) A l’union du 1/3 sup. avec les 2/3 inf. de l’ap. épineuse de D4.

( b) Juste au-dessus du bord inférieur de l’ap. épineuse de D3.

f a) A l’union des 2/3 supérieurs avec le 1/3 inférieur de l’espace com-

8e ) pris entre les ap. épineuses de D4 et de D3.

( b) A l’union du 1/4 sup. avec les 3/4 inf. de l’ap. épineuse de D6.

Qe \ a) Entre les ap. épineuses de D 3 et de De.

( b) Bord supérieur de l’ap. épineuse de D7.

SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE

lr® PAIRE LOMBAIRE

lr® PAIRE SACRÉE .

Paire coccygienne

C a) Entre les ap. épineuses de D° et de D».

{ b) Milieu de l’ap. épineuse de D8.

( a) A l’union du 1/4 sup. avec les 3/4 inf. de l’ap. épineuse de D7. ( b) Juste au-dessus de l’ap. épineuse de D9.

( a ) A l’union du 1/4 sup. avec les 3/4 inf. de l’ap. épineuse de D8. ( b) Juste au-dessous de l’ap. épineuse de D9.

\ a) Entre les ap. épineuses de D8 et de D9.

( b) Bord inférieur de l’ap. épineuse de Di0.

( a) Milieu de l’ap. épineuse de D'°.

( b) A l'union du 1/3 sup. avec les 2/3 inf. de l’ap. épineuse de DM. C a) Milieu de l’ap. épineuse de D".

( b) Juste au-dessous de l’ap. épineuse de D11.

( a) Juste au-dessous de l’ap. épineuse de D“.

(b) A l'union du 1/4 sup. avec les 3/4 inf. de 1 ap. épineuse de D'2.

C a) A l’union du 1/3 sup. avec les 2/3 inf. de l’ap. épineuse de D".

( b) Milieu de l’ap. épineuse de D12.

| a) Juste au-dessus du bord inférieur de l’ap. épineuse de D".

| b) Bord inférieur de l’ap. épineuse de L1.

( à) Bord inférieur de l’ap. épineuse de L‘.

( b) Juste au-dessous du bord supérieur de l’ap. épineuse de L2.

Les recherches de Chipault portent sur 20 sujets, dont 3 fœtus nés avant terme. 2 nouveau-nés à terme, 8 enfants et 7 adultes. L’auteur, tout en reconnaissant qu’il existe, ici comme ailleurs, des variations individuelles considérables, a cru pouvoir formuler, en manière de conclusion, cette proposition à la fois très simple et très pratique : « A la région cervicale, il faut ajouter an au numéro d’une apophyse déterminée par le palper pour avoir le numéro des racines qui naissent à son niveau ; à la région dorsale supérieure, il faut ajouter deux : à partir de la sixième apophyse épineuse dorsale, jusqu’à la onzième, il faut ajouter trois ; la partie inférieure de la onzième dorsale et l’espace inbrépineux sous jacent répondent aux trois dernières paires lombaires ; la douzième apophyse dorsale et l’espace interépineux sous-jacent, aux paires sacrées. » Cette formule, ajoute Chipault, est applicable aussi bien à la femme adulte qu’à l’homme adulte. Chez l’enfant, il faut la modifier légèrement, au moins pour les racines dorsales et les premières lombaires, et dire : « A la région dorsale supérieure, de la première à la quatrième apophyse, il faut ajouter trois pour avoir le numéro de la racine correspondante ; à la région dorsale moyenne, de la cinquième à la neuvième apophyse, il faut ajouter quatre ».

8° Distribution générale. — Au sortir du trou de conjugaison, les nerfs rachidiens, à peine formés, abandonnent un petit rameau collatéral, le nerf sinuver-

tébral de Luschka. Ce rameau (fig. 126, 7), grossi par une anastomose que lui envoie le grand sympathjque, retourne dans le canal rachidien en suivant un trajet récurrent, et se distribue, par des filets excessivement ténus, aux vaisseaux, aux méninges et aux corps vertébraux eux-mêmes.

Après avoir fourni le rameau récurrent de Luschka, les nerfs rachidiens se divisent chacun en deux branches terminales d’inégal volume, une branche antérieure et une branche postérieure. — Les branches postérieures ou dorsales, relativement petites, se portent en arrière. Elles sont destinées aux muscles et aux ligaments de la région dorsale du corps. — Les branches antérieures ou ventrales, beaucoup plus volumineuses, semblent être la continuation des troncs rachidiens. Elles se portent en avant et en

Fig. 426.

Schéma montrant la division du nerf ra- 4 chidien en ses deux branches terminales.

1, racine postérieure, avec 1’, son ganglion. — 2, racine antérieure. — 3, nerf rachidien proprement dit. — 4, sa branche de bifurcation antérieure. — 6, système du grand sympathique, avec 6’, un ramus communicans. — 7, nerf sinu-vertébral.

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