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BRANCHES POSTÉRIEURES DES NERFS RACHIDIENS

Au nombre de trente et une de chaque côté, comme les nerfs dont elles émanent, les branches postérieures se séparent des troncs rachidiens immédiatement en dehors des trous de conjugaison.

De là, elles se dirigent horizontalement en arrière, passent entre les apophyses transverses des deux vertèbres correspondantes et arrivent ainsi au-dessous des masses musculaires qui remplissent les gouttières vertébrales. Poursuivant ensuite leur trajet antéro-postérieur, elles cheminent dans les interstices celluleux qui séparent ces muscles et se partagent bientôt en deux ordres de rameaux : 1° des rameaux musculaires, pour les muscles de la nuque, du dos, des lombes et des gouttières sacrées ; 2° des rameaux cutanés , pour la peau de ces mêmes régions. Seule, la première branche postérieure fait exception à la règle et se distribue exclusivement à des muscles.

Envisagées au point de vue de leur mode de distribution, les branches postérieures des nerfs rachidiens se répartissent, comme les paires rachidiennes ellesmêmes, en branches cervicales , branches dorsales, branches lombaires, branches sacrées et branche coccygienne.

§ I. — Branches postérieures des nerfs cervicaux

Les branches postérieures des nerfs cervicaux sont, naturellement, au nombre de huit, comme les nerfs eux-mêmes. Elles se distribuent à la partie postérieure du cou et de la tête. De ces huit branches, il y en a deux, la première et la seconde, qui présentent une disposition un peu spéciale et que nous décrirons à part.

ANATOMIE HUMAINE. — T. HT, 6e ÉDIT.

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

1° Branche postérieure du premier nerf cervical. — La branche postérieure du premier nerf cervical, contrairement à ce qui a lieu pour les paires rachidiennes en général, est plus volumineuse que la branche antérieure correspondante ; nous verrons tout à l’heure qu’il en est de même pour la seconde. Cette première branche

postérieure (fig. 128,1) sort du canal vertébral, entre l’occipital et l’arc postérieur de l’atlas, en dedans de l’artère vertébrale qui lui est contiguë. Elle arrive ainsi dans la masse cellulo-graisseuse qui comble le triangle formé par le grand droit postérieur de la tête et les deux obliques, et se partage alors en de nombreux rameaux. De ces rameaux, l’un est anastomotique ; les autres sont des rameaux musculaires :

a. Rameau anastomotique. — Le rameau anastomotique, suivant un trajet descendant, contourne en arrière les masses latérales de l’atlas et vient se réunir, au-dessous du muscle grand oblique, à un filet ascendant de la branche postérieure du deuxième nerf cervical.

b. Rameaux musculaires. — Les rameaux musculaires se distribuent aux muscles voisins. On les distingue, d’après leur direction, en trois groupes : 1° rameaux internes, pour les muscles grand droit et petit droit postérieur de la tête; 2° rameau externe, pour le muscle petit oblique ; 3° rameau inférieur, pour le muscle grand oblique.

Eig. 127.

Branches postérieures des nerfs rachidiens, vues superficiellement au-dessous de la peau.

1, branche postérieure du deuxième nerf rachidien (grand nerf sous-occipital d’ Arnold). — 2, 2, ses ramifications à la région occipitale. — 2’, son anastomose, avec 3’, la branche mastoïdienne du plexus cervical. — 4, branche postérieure du troisième nerf rachidien. — 5, branches cervicales. — 6, branches thoraciques. — 7, branches abdomino-pelviennes. — Cvn, septième cervicale. — D-xn, douzième dorsale. — Lv, cinquième lombaire.

2° Branche postérieure du deuxième nerf cervical . — La branche postérieure du deuxième nerf cervical (fig. 128,2), qu’on désigne encore, en raison de son importance, sous le nom de grand nerf occipital ou sous- occipital d’ Arnold, est trois ou quatre fois plus volumineuse que la branche antérieure correspondante. Elle s’échappe du canal rachidien entre l’arc postérieur de l’atlas et la lame sous-jacente de l’axis, immédiatement au-dessous du muscle grand oblique de la tête. Contournant ensuite le bord inférieur de ce muscle, elle se porte en haut et en dedans, traverse successivement le grand complexus et le trapèze et

arrive sous la peau de la région occipitale, où elle se termine.

A. Branches collatérales. — Chemin faisant, le grand nerf occipital émet plusieurs branches collatérales, dont deux sont anastomotiques, les autres destinées à des muscles (rameaux musculaires) :

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