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RÉSUMÉ DU PLEXUS LOMBAIRE

N. grand abdomino-génital. .

^ N. petit

1 N. fémoro-cutané.

N. génito-crural

C r. abdominal.

( r. génital.

( r. abdominal.

( r. génital.

( r. fessier.

/ r. fémoral.

^ r. génital.

t r. crural.

N. obturateur {voy . plus bas, p. 209). N. crural (voy. plus loin, p. 211).

Variétés. — Le grand abdomino-génital s’anastomose fréquemment avec le douzième nerf intercostal dans l’épaisseur de la paroi abdominale, un peu au-dessus de la crête iliaque. — Il fournit quelquefois un rameau cutané, plus ou moins développé, pour la région fessière (voy., à

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propos de cette branche, Holl, Ueber die Lindennerven, in Wiener med. Jahrbücher, 1880). Le petit abdomino-génital est quelquefois fort grêle. — On l’a vu manquer (Hirschfeld).

Le fémoro-cutané suit quelquefois le même trajet que le crural, jusqu’à l’arcade de Fallope. — Il peut se détacher de ce même nerf crural, soit dans le bassin, soit au niveau même de l’arcade de Fallope. — Les deux nerfs fémoro-cutané et crural peuvent s’anastomoser dans leur trajet intra-pelvien. — La branche fessière du fémoro-cutané peut manquer : elle est suppléée, dans ce cas, par le rameau cutané fessier du nerf grand abdomino-génital ou bien par quelques filets qui se détachent du fémoro-cutané, à 10 ou 12’ centimètres au-dessous de l’arcade crurale, et se portent ensuite à la fesse par un trajet récurrent. — J’ai vu le n^rf manquer totalement. Il était suppléé, dans ce cas : pour sa branche fessière, par le rameau cutané fessier du grand abdominogénital ; pour sa branche fémorale, par le nerf génito-crural. — Je l’ai vu plusieurs fois recevoir, avant sa bifurcation, une anastomose du nerf crural.

Le génito-crural peut s’anastomoser (Hirschfeld) avec l’un des ganglions lombaires du grand sympathique. — Il se divise quelquefois, dans l’épaisseur même du psoas, en rameau crural et rameau génital. — On a vu le rameau génital, plus développé que d’habitude, remplacer les rameaux génitaux des branches abdomino-génitales. — Par contre, la branche crurale peut être fort grêle ou manquer entièrement. — Il n’est pas rare de voir le génito-crural fournir un filet vasculaire à l’artère iliaque externe.

§ II. — Branches terminales du plexus lombaire

Les branches terminales du plexus lombaire (fig. 160) sont au nombre de deux seulement : le nerf obturateur et le nerf crural, qui sortent du bassin, le premier par le trou obturateur, le second un peu en dehors de l’anneau crural. Le nerf lombo-sacré, que certains auteurs décrivent comme une troisième branche terminale du plexus lombaire, me paraît devoir être considéré plutôt comme une branche d’origine du plexus sacré ; nous le retrouverons dans le paragraphe suivant (p. 216), en décrivant ce dernier plexus.

A.— Nerf obturateur

1° Origine. — Le nerf obturateur (fig. 160, 6), ainsi appelé parce qu’il sort du bassin par la partie supérieure du trou obturateur, naît du plexus lombaire par trois racines, qui proviennent des deuxième, troisième et quatrième nerfs lombaires. Ces trois racines se portent obliquement en bas et en dehors, en convergeant l’une vers l’autre, et se réunissent dans l’épaisseur même du psoas pour former le tronc nerveux.

2° Trajet et rapports. — Ainsi constitué, le nerf obturateur s’échappe du psoas par le côté interne de ce muscle, croise l’articulation sacro-iliaque, passe dans l’angle de bifurcation de l’artère iliaque primitive, longe ensuite la face interne du bassin, un peu au-dessous de la ligne innominée, et arrive ainsi au trou obturateur ou canal sous-pubien, dans lequel il s’engage avec les vaisseaux obturateurs. A leur entrée dans le canal (fig. 162,2) et dans le canal lui-même, le nerf obturateur et les vaisseaux homonymes se disposent ordinairement de la façon suivante : le nerf est le plus élevé; vient ensuite l’artère. et, au-dessous de l’artère, la veine.

3° Branches collatérales. — Dans son trajet abdominal et pelvien, le nerf obturateur ne fournit aucune branche collatérale. A son entrée dans le canal souspubien, quelquefois 8 ou 10 millimètres au-dessus de ce canal, il abandonne un rameau musculaire (fig. 162,2’) qui, après un court trajet, disparaît dans le bord supérieur du muscle obturateur externe : c’est le nerf supérieur de l obturateur externe. Il est souvent double.

Branches terminales. Dans le canal sous-pubien lui-même, le nerf obturateur se partage en deux branches terminales, l’une antérieure , l’autre postérieure :

ANATOMIE HUMAINE. — T. TII, 6e ÉDIT. 27

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

a. Branche antérieure. — La branche antérieure

Fig. 162.

L’entrée du nerf obturateur dans le canal souspubien (côté droit).

1, canal sous-pubien. — 2, nerf obturateur, avec : 2’, le rameau supérieur du muscle obturateur externe. — 3, artère obturatrice, avec : 3’, sou anastomose avec l’épigastrique. —

4, veine obturatrice, avec : 4’, son anastomose avec la veiue épigastrique. — 5, branche veineuse allant au plexus vésico-prostatiqüe. — 6, muscle obturateur interne, avec son aponévrose.

soire, souvent avec tous les deux. Ce rameau

Fig. 163.

Le nerf obturateur à sa sortie du canal sous-pubien.

1 , nerf obturateur, avec : 2, sa branche antérieure ou interne ; 3, sa branche postérieure ou externe, ou nerf du grand adducteur. — 4, nerf du moyen adducteur — 5, nerf du petit adducteur. — 6. nerf du droit interne. — 7, rameau du nerf du grand adducteur, descendant jusqu’au genou. — 8, rameau articulaire. — 9, obturateur externe. — 10, pectiné. — il, cavité cotyloïde. — 12, ischion.

(fig. 163,2), continuant la direction du tronc, s’échappe par l’orifîce antérieur du canal sous-pubien, se place entre le pectiné et le petit adducteur, et là, se divise en un certain nombre de rameaux qui sont destinés au petit adducteur, au moyen adducteur et au droit interne :

a) Le nerf du petit adducteur (fig. 163, 6) pénètre ce muscle par sa face antérieure.

P) Le nerf du moyen adducteur (fig. 163, 4), au contraire, pénètre son muscle par sa face profonde. De ce nerf s’échappe un rameau long et grêle (j rameau anastomotique , ramus cutaneus obturatorü de certains auteurs), qui descend tantôt en avant, tantôt en arrière du moyen adducteur, et qui vient s’anastomoser, un peu au dessous de l’anneau du troisième adducteur, avec le saphène interne ou avec son accesanastomotique envoie constamment (Cruveilhier) un filet articulaire à la synoviale du genou.

y) Le nerf du droit interne (fig.

163,6), obliquant en bas et en dedans, passe sous le pectiné et le moyen adducteur et, se divise, avant de pénétrer dans le muscle droit interne, en des rameaux toujours multiples, dont les uns remontent vers lefe insertions supérieures de ce muscle, tandis que les autres descendent le long de sa face interne.

b. Branche postérieure . — La branche postérieure du nerf obturateur (fig. 163,3), se portant directement en bas, sort du canal souspubien, tantôt comme la précédente, par l’orifice antérieur de ce canal, tantôt, comme dans la figure 163, en traversant les faisceaux supérieurs du muscle obturateur externe. Arrivé à la cuisse, entre ce dernier muscle et le court adducteur, elle fournit un certain nombre de ra-

meaux, que nous distinguerons en musculaires et articulaires :

PLEXUS LOMBAIRE

a) Les rameaux musculaires se distribuent en grande partie au muscle grand adducteur ( nerfs du grand adducteur), qu’ils pénètrent par sa face antérieure. Outre ces rameaux destinés au grand adducteur, la branche postérieure de l’obturateur fournit, d’ordinaire, un rameau au muscle obturateur externe {nerf inférieur de V obturateur exterme).

P) Les rameaux articulaires (8) forment deux groupes : les uns, supérieurs, se portent de dedans en dehors, au-dessous du pectiné, et se distribuent à la partie interne de l’articulation de la hanche; les autres, inférieurs, cheminent tout d’abord à la face antérieure du grand adducteur, puis, perforant ce muscle, arrivent au creux poplité, et finalement se perdent à la partie postérieure de l’articulation du genou.

En résumé, le nerf obturateur est un nerf mixte :

a) Ses faisceaux moteurs innervent l’obturateur externe, les trois adducteurs de la cuisse, le droit interne (quelquefois même le pectiné) ;

P) Ses faisceaux sensitifs se distribuent : 1° les uns (: rameaux articulaires ) aux deux articulations de la hanche et du genou; 2° les autres (: rameaux cutanés), par l’anastomose que l’obturateur envoie au saphène, à la peau de la face interne du genou et de la jambe.

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