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NERF MOTEUR OCULAIRE COMMUN

G. Devy

Fig. 54.

Les nerfs de l’œil à leur passage dans le sinus caverneux,

vue latérale.

ÏV, pathétique.

V, trijumeau. —

III, moteur oculaire commun.

VI, moteur oculaire externe.

1, ganglion de Gasser. — 2, ophthalmique. — 3, maxillaire supérieur. — 4, maxillaire inférieur. — 5, frontal. — 6, lacrymal. — 7, sinus caverneux. — 8, sinus pétreux supérieur. — 9, trou petit rond. — 10, périoste orbitaire, érigné en haut. — xx , plan suivant lequel est faite la coupe représentée dans la figure 56.

obliquement en avant, en dehors et un peu en haut, vers le côté externe de l’apophyse clinoïde postérieure (fig. 60, 3). Un peu en avant de cette apophyse, il perfore obliquement la dure-mère wl0

et s’engage dans l’épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux. Suivant alors un trajet postéro-antérieur, il gagne la fente sphénoïdale et pénètre dans l’orbite, où il se termine suivant une modalité que nous indiquerons tout à l’heure.

Voyons auparavant quels sont ses rapports.

4° Rapports. — Les rapports du moteur oculaire commun varient suivant les points que l’on considère, et, à cet effet, nous examinerons successivement le nerf : 1° après sa sortie du névraxe ; 2° dans l’épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux; 3° dans la fente sphénoïdale.

a. Immédiatement après sa sortie du névraxe , le nerf moteur oculaire commun passe entre deux grosses artères (fig. 35,1), l’artère cérébrale postérieure, qui est en avant, et l’artère cérébelleuse supérieure, qui est en arrière. Le tronc basilaire, d’ou proviennent ces deux artères, sépare à ce niveau le nerf du côté droit de celui de gauche. Du reste, le moteur oculaire commun est situé au-dessous du feuillet viscéral de l’arachnoïde, dans le confluent inférieur : c’est dire qu’il baigne en plein dans le liquide céphalo-rachidien. Un peu plus loin, au voisinage de la lame quadrilatère du sphénoïde, l’arachnoïde l’entoure complètement et l’accompagne même, dans une étendue de 1 ou 2 millimètres, jusque dans le canal fibreux de la dure-mèrefc

b. Dans V épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux, le moteur oculaire commun occupe constamment la partie la plus élevée de cette paroi (fig. 54 et 56, ni). Au-dessous de lui et dans cette même paroi externe du sinus, on rencontre successivement le pathétique et l’ophthalmique.

c. Dans la fente sphénoïdale, enfin, le nerf moteur oculaire commun, encore compacte ou déjà divisé en ses deux branches terminales, occupe la partie la plus

Fig. 55.

Rapports du moteur oculaire commun à son origine.

1, moteur oculaire commun. — 2, pathétique. — 3, protubérance. — 4, pédoncule cérébral. — 5, circonvolution de l’hippocampe. — 6, tronc basilaire . — 7. artère cérébrale postérieure. — 8, artère cérébelleuse supérieure.

large de cette fente (fig. 69, 7 et 7’ ). Il pénètre dans l’orbite à travers Panneau de

Zinn, lequel est formé, comme nous le verrons plus tard (voy. Muscles de l'œil), par les deux tendons 5 d’origine du muscle droit externe.

5° Anastomoses. — Dans la paroi du sinus caverneux, le moteur oculaire commun reçoit deux anastomoses : l’une, sensitive , lui vient de l’ophthalmique ; l’autre, sympathique , est constituée par un ou plusieurs filets, toujours très grêles, qui se détachent du Fis- plexus caverneux, c’est-à-dire de ces ramifications du

Coupe transversale du sinus grand sympathique qui entourent l’artère carotide caverneux, pratiquée sui- r . . , . .

vant la ligne xx de la ligure interne au niveau de la gouttière caverneuse.

1, paroi supérieure du sinus. — 2, sa paroi externe. — 3, cavité du sinus. — 4, carotide interne. — 5, diaphragme de l’hypophyse. — C, corps pituitaire.

III, moteur oculaire commun. — IV, pathétique. — V, ophthalmique.

— V2, maxillaire supérieur. — VI, moteur oculaire externe.

a. Branche supérieure.

6° Distribution. — En entrant dans l’orbite, ou même un peu avant d’y entrer, le moteur oculaire commun (fig. 57, lu) se divise en deux branches, l’une supérieure, l’autre inférieure. Ces deux branches, légèrement divergentes, sont séparées l’une de l’autre par un intervalle angulaire, dans lequel s’engage obliquement le nerf nasal, branche de l’ophthalmique.

— La branche supérieure est située tout d’abord en dehors et puis au-dessus du nerf optique. Oblique en haut et en avant, elle gagne

la face profonde du muscle droit supérieur de l’œil et se bifurque bientôt en deux rameaux : 1° un rameau inférieur, qui se perd, par trois ou quatre filets, dans le muscle droit supérieur ; 2° un rameau supérieur, plus grêle, qui longe quelque temps le bord externe du muscle précédent et se redresse ensuite pour pénétrer dans le muscle rele- F]cr g7 veur de la paupière

Nerf moteur oculaire commun et ganglion ophthalmique. supeneuie.

Il, nerf optique, érigné en haut. — III, moteur oculaire commun. — IV, pathétique. — V, trijumeau.

1, ophthalmique. — 2, nasal, avec : 2’, nasal interne ; 2”, nasal externe. — 3, sus-orbitaire. — 4, lacrymal. — 5, branche supérieur du moteur oculaire commun. — 5’, sa branche inférieure. — 6, ganglion ophthalmique, avec ses trois racines. — 7, nerfs ciliaires. — 8, nerf maxillaire supérieur. — 9, ganglion sphénopalatin. — 10, nerfs dentaires postérieurs. — 11, rameau orbitaire, s’anastomosant, en 11’, avec le lacrymal. — 12, nerf sous-orbitaire. — 13, nerf maxillaire inférieur.

b . Branche i n fé rieure. — La branche inférieure, beaucoup plus considérable que la précédente, se porte directement en avant,

comme le tronc dont elle émane et qu’elle continue. Elle se divise, après un parcours de quelques millimètres seulement, en trois rameaux, savoir : 1° un rameau

NERF PATHÉTIQUE

interne , très court, qui se perd dans le muscle droit interne de l’œil; 2° un rameau inférieur, fort court également, qui se jette dans le muscle droit inférieur; 3° un rameau antérieur , enfin, remarquable par sa longueur, qui se porte jusqu’à la partie antérieure de l’orbite et, là, se perd sur le bord postérieur du muscle petit oblique, auquel il est destiné. C’est de ce dernier rameau, disons-le en passant, que se détache la grosse racine ou racine motrice du ganglion ophthalmique. Nous y reviendrons naturellement à propos de ce ganglion.

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