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protoplasma homogène et fusionné

1, noyau entouré d’une zone périnucléaire qui, peu à peu.

devient fibrillaire. — 2, protoplasma internucléaire.

1, noyau entouré de la zone fibrillaire périnucléaire, dont les ramifications 2 cloisonnent le protoplasma. — 3, hyaloplasme (bourse achilléo-calcanéenne d’un embryon de lapin de 18 joursj.

(3) Dans le deuxième stade ( apparition du réseau fibrillaire), on constate l’apparition, tout autour des noyaux précités, d’une zone de protoplasma colorable, pourvue çà et là de minces prolongements, qui s’en vont, en divergeant, se perdre dans l’hyaloplasma (fig. 209). Dans leur ensemble, ces prolongements, d’abord très courts, puis plus longs et mieux accusés, consti tuent la masse fibrillaire du tissu conjonctif embryonnaire. Elle dérive, comme on le voit, non de l’hyaloplasma, mais de la zone protoplasmique périnucléaire.

y) Dans le troisième stade (tissu réticulé à mailles pleines), la masse fibrillaire se développe de plus en plus (fig. 210) : les fibrilles s’allongent, se ramifient, et, d’autre part, s’anastomosent avec les prolongements similaires des cellules voisines, de façon à former un véritable réseau. Le tissu de tout à l heure est maintenant un tissu réticulé, dont les mailles sont comblées par l’hyaloplasma.

oi Dans le quatrième stade ( tissu réticulé à mailles vides), l’hyalopiasma s’accroît et puis se transforme en une substance muqueuse qui, à son tour, se liquéfie. 11 en résulte la formation d’un certain nombre de vacuoles et ainsi se trouve constitué le tissu réticulé à mailles vides de

Retterer (fig. 211). Ces vacuoles, véritables bourses séreuses en miniature, sont d’autant plus accusées que les fines [fibrilles qui les traversent primitivement s’atrophient et disparaissent en même temps que se transforme l’hyaloplasma. Par suite de cette fonte plus ou moins complète des prolongements fibrillaires, les cellules conjonctives se modifient dans leur aspect et, pourraiton ajouter, dans leur nature : les unes, qui ont perdu leur hyaloplasma et les branches les plus fines de leur réseau, se présentent maintenant à l’état d’éléments fusiformes ou étoilés ; les autres, qui ont perdu leurs prolongements , prennent peu à peu tous les caractères des éléments libres dutissu conjonctif, qu’on désigne indistinctement sous les noms divers de lymphocytes, de leucocytes , de globules blancs.

e) Dans le cinquième stade ( disparition du tissu réticulé à mailles vides), Je processus atrophique se poursuit. Sur les points où doit exister une cavité séreuse, les débris cellulaires du tissu réticulé à mailles vides subit une fonte totale et, par suite de cette fonte, la cavité définitive est établie. Comme on le voit, « les cavités

Fig. 211.

Tissu réticulé à mailles en partie vides : bourse achilléo-calcanéenne d’un

séreuses ne sont nullement des interstices intercellulaires (fentes lymphatiques); elles succèdent à l’évolution et à la fonte de tous les éléments constitutifs d’un territoire conjonctif » (Retterer). Il convient d’ajouter que, à la périphérie de la cavité, l’hyaloplasma et les cellules conjonctives, au lieu de s’atrophier, s’organisent au contraire pour former les éléments histologiques de la paroi.

embryon de lapin de 21 jours (d’après Retterer).

1, tissu réticulé à mailles pleines de substance muqueuse. — 2, portions de cellules à zone périnucléaire tibrillaire. — 3, globules blancs. — 4, 4, alvéoles ou vides résultant de la fonte protoplasmique. — 5, 5, cloisons fibrillaires.

B. Structure. — - Les parois des bourses séreuses sous-cutanées, inégales et rugueuses, sont formées par des fibres de tissu conjonctif, mêlées à des fibres élastiques. Elles acquièrent parfois, par suite du tassement de ces fibres, une épaisseur et une résistance considérables. Mais elles ne forment jamais une membrane isolable et, bien qu’on rencontre à leur surface libre un certain nombre de cellules plates, elles ne s’élèvent jamais au rang de véritables séreuses.

La cavité elle-même de la bourse séreuse est irrégulière, anfractueuse. Elle est traversée le plus souvent par des tractus conjonctifs, qui, sous forme de filaments ou de lamelles, se rendent d’une paroi à l’autre et divisent ainsi la bourse séreuse en un certain nombre de cavités secondaires ( bourses multiloculaires) . Du reste, les loges multiples dont se compose dans ce cas la cavité séreuse peuvent être complètement indépendantes, ou bien communiquer les unes avec les autres par des orifices plus ou moins considérables.

Les bourses séreuses sous-cutanées, qu’elles soient uniloculaires ou multiloculaires, sont remplies par un liquide clair et transparent, analogue à la lymphe.

C. Division. — Nous diviserons les bourses séreuses sous-cutanées en trois grandes classes : 1° les bourses séreuses normales ; 2° les bourses séreuses accidentelles; 4° les bourses séreuses professionnelles.

ANATOMIE HUMAINE. — T. III, 6e ÉDIT.

ORGANES DES SENS

a) Les bourses séreuses normales résultent des frottements qui se produisent normalement chez tous les individus. On les rencontre sur tous les sujets sans distinction de sexe et de profession.

p) Les bourses séreuses accidentelles se montrent sur certains points où la peau est soulevée accidentellement, soit par des tumeurs, soit par des saillies osseuses anormales ;

y) Les bourses séreuses professionnelles, comme leur nom l’indique, n’existent que dans certaines professions et leur siège varie suivant la nature de ces dernières : telles sont la bourse séreuse des chiffonniers, que produit à la région lombaire le frottement de la hotte; la bourse des frotteurs d’appartement, que détermine au cou-de-pied droit la courroie de la brosse, etc. Les bourses séreuses professionnelles, on le voit, acquièrent, en médecine légale, une importance considérable : elles peuvent, en effet, dans les cas où la question d’identité est en cause, indiquer à la justice la profession des individus qui en sont porteurs.

D. Répartition topographique. — Voici, résumée sous forme de tableau, l’énumération des différentes bourses séreuses sous-cutanées répartie suivant la division adoptée plus haut. Nous mettons en regard de chacune d’elles le nom de l’anatomiste qui l’a découverte ou bien décrite :

lr6 classe : Bourses séreuses normales.

a) Tète et cou.

Autour de la boule graisseuse de Bichat Verneuil.

A l’angle de la mâchoire inférieure Bêclard.

Au-dessous de la symphyse du menton Velpeau.

Entre l’os hyoïde et la membrane thyro-hyoïdienne Malgaigne.

Au-devant de la pomme d’Adam Bêclard.

Sur l’apophyse épineuse de la 7° cervicale ( non constante ) Bêclard.

b) Tronc

Sur l’acromion Bêclard.

Sur le bord antérieur de la clavicule ( non constante) ... ?

Sur la face externe du grand dorsal ( non constante ) Béclabd.

Dans la région lombaire (non constante ) Cruveilhier.

c) Membre supérieur

Sur l’épitrochlée Bêclard.

Sur l’épicondyle Velpeau.

En arrière de l’olécrâne Camper.

Sur l’apophyse styloïde du radius Bourgery.

Sur l’aoophyse styloïde du cubitus Bourgery.

En arrière des articulations métacarpo-phalangiennes Bêclard.

En avant des articulations métacarpo-phalangiennes Velpeau.

En arrière des articulations inter-phalangiennes Bêclard.

d ) Membre inférieur

Sur l'épine iliaque antéro-supérieure Bourgery.

Sur le grand trochanter Bêclard.

Sur l’ischion Velpeau.

Sur la face externe de la cuisse ( non constante) Velpeau.

Sur la face antérieure de la cuisse (non constante) Velpeau.

Sur la moitié inférieure de la rotule Camper.

A l’angle supérieur et externe de la rotule Padieu.

Sur les parties latérales des condyles fémoraux Velpeau.

Sur les tubérosités latérales du tibia Velpeau.

Sur la tubérosité antérieure du tibia ?

Sur la crête du tibia Zoja.

Sur la crête du péroné Zoja.

Sur les deux malléoles Velpeau.

Sur la partie postérieure et inférieure du calcanéum Lenoir.

Sur la face dorsale des articulations des orteils Béclard.

Sur la face dorsale du scaphoïde du pied ( non constante ) Velpeau.

Sur le tubercule du même os ( non constante) Velpeau.

Sur l’articulation tarso-métarsionne ( non constante) Brodie.

En dedans de la tête du premier métatarsien ( non constante) Brodie.

Sur l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien ( non constante) Velpeau.

Sur le côté externe de l’extrémité antérieure 4u même os [non constante) . . . Velpeau.

Au-dessous de la tête du cinquième métatarsien Lenoir.

Au-dessous de la tête du premier métatarsien Lenoir.

2° classe : Bourses séreuses accidentelles

Sur le sommet de la gibbosité des bossus ?

Sur les hernies anciennes Broca.

Sur les tumeurs volumineuses et anciennes ?

Sur la saillie des pieds bots qui sont en rapport avec le sol Brodie.

Sur le moignon des amputés Béclard.

Au-dessus des cors aux pieds ?

Sur les durillons des pieds et des mains ?

3e classe : Bourses séreuses professionnelles.

a) Se développant sur les points ou il n’en existe pas a l’état normal.

A la région dorso-lombaire.

Au-devant du sternum

Sur la face externe du grand dorsal et sur les côtés )

du rachis S

Sur le bord externe et supérieur du trapèze

Au vertex

Au coude (qui porte la marguerite)

A la partie antérieure et interne de l’avant-bras gauche.

A la partie postérieure du cubitus gauche et sur la )

face dorsale des 4e et 5- métatarsiens )

Au-dessus du carpe droit, sur le vertex et au-dessous ^

de l’articulation acromio-claviculaire gauche )

Aux mains, au-dessus des durillons

Au-devant du grand trochanter droit et de la partie /

inférieure de la cuisse droite )

En avant de la partie inférieure de la cuisse

Sur le cou-de-pied droit

Au sacrum et sur les deux genoux

Chez les chiffonniers.

— menuisiers.

— portefaix.

— porteurs d'eau.

— porteurs à la halle.

— corroyeurs.

— doreurs sur métaux.

— ouvriers en papiers peints.

Chez les scieurs de long.

■ — manouvriers.

— joueurs d'orgue.

— cordonniers.

— frotteurs de parquets.

— ramoneurs.

b) Résultant de l’agrandissement d’une séreuse qui existe normalement

Des deux séreuses olécraniennes

De la séreuse olécranienne droite seulement

De la séreuse de l’épine iliaque antéro-supérieure . . . Des deux séreuses prérotuliennes

Chez les bijoutiers-graveurs.

— bij o u tiers -g uilloc heurs.

— tisserands.

— bitumiers.

— couvreurs.

— rabotteurs de parquet.

— religieux.

A consulter, au sujet des bourses séreuses sous-cutanées : Padieu, Des bourses séreuses souscutanées, Th. Paris, 1839; — Galori, Sulle borse mucose sotto-cutanee del corpo umano, Memor. délia Aqad. di Scienze di Bologna, 1837 ; — Vernois, Bourses séreuses professionnelles, 1862; — Bleynie, Anat. et path. des bourses celluleuses sous-cutanées , Th. Paris, 1865; — Zoja, Sulle borse sierose e propriamente delle vescicolari degli arli umani, Milano, 1865; — Heinecke, Anat. u. Pathol, der Schleimbeutel und Sehnenscheiden, Erlangen, 1867 ; — Morestin, Note sur les bourses séreuses de la plante du pied, Bull. Soc. anat., 1894; — Retterer, Sur le développ. morphologique et histologique des bourses muqueuses et des cavités péritendineuses, Journ. de l’Anat., 1896.

3a Muscles peauciers. — Dans certaines régions du corps, la peau repose directement sur des faisceaux musculaires, qui prennent sur le derme la totalité ou une partie seulement de leurs insertions et qu’on appelle, pour cette raison, des

ORGANES DES SENS

muscles peauciers. Ces muscles peauciers sont de deux ordres : les uns sont constitués par des fibres striées ; les autres, par des fibres lisses.

a. Muscles peauciers à fibres striées. — Les muscles peauciers à fibres striées ont pour type le muscle oceipito-frontal et les muscles de la face.

De cet ordre encore est le muscle peaucier du cou, rudiment du panniculus carnosus qui, chez certains mammifères, le cheval notamment, enveloppe le tronc à la manière d’un vaste manteau.

Ces muscles peauciers ne s’insèrent pas à la face profonde du derme, mais, comme l’ont démontré Robin d’abord, puis Podwyssozki, dans l’épaisseur du

derme ou même plus loin 2~ encore, en plein épiderme.

Les faisceaux musculaires, en atteignant la face profonde du derme, se décomposent en une série de fascicules de plus en plus petits, qui pénètrent dans le derme en se dirigeant vers les papilles. Un peu au-dessous de la basale, chacun d’eux se jette sur un tendon, qui le continue.

Ces tendons terminaux, à leur tour, se dissocient (fig.

212) en une série de fibres tendineuses fortement divergentes : les unes se fixent

Fig. 212.

Terminaison des muscles peauciers dans la peau (d’après Podwyssozki).

1, stratum malpighien de l’épiderme. — 2, couche basale. — 3, derme. — 4, papille dermique. — 5, 5, 5, faisceaux musculaires (on les voit, après divisions nombreuses, venir se terminer entre les cellules épithéliales ; un faisceau traverse de bas en haut toute la hauteur d’une papille).

sur la basale, soit au niveau des papilles, soit dans les espaces interpapillaires ; les autres, traversant la basale, s’engagent dans les couches profondes du stratum malphigien et se terminent dans les interstices des cellules épithéliales.

b. Muscles peauciers à fibres lisses. — Les muscles peauciers à fibres lisses sont au nombre de quatre chez l’homme. Ce sont : 1° le muscle sous-aréolaire , qui s’étale sous la peau du mamelon et de l’aréole ; 2° le muscle périnéal superficiel , qui se développe dans le tissu cellulaire sous-cutané de la région périnéale ; 3° le muscle péripénien, qui entoure le pénis; 4° enfin le dartos , qui forme l’une des enveloppes du testicule. Nous devons nous borner ici à cette énumération sommaire, nous réservant de décrire en détail ces différentes formations musculaires à propos de la mamelle, du périnée de la verge et du scrotum (voy. Système urogénital).

ARTICLE II

CONSTITUTION ANATOMIQUE DE LA PEAU

Envisagée au point de vue de sa constitution anatomique, la peau se compose essentiellement de deux couches, régulièrement superposées :

1° Une couche profonde, appelée derme ou chorion ;

2° Une couche superficielle, appelée épiderme.

CONSTITUTION ANATOMIQUE DE LA PEAU

Embryologiquement, l’épiderme représente le feuillet externe du blastoderme ; le derme provient du feuillet moyen.

§ [. — Derme ou chorion

Le derme est la partie fondamentale de la peau ; c’est à lui qu’elle doit sa résistance, son élasticité et aussi sa qualité de membrane sensible, puisque c’est dans le derme que se disséminent les appareils terminaux du tact.

1° Épaisseur. — Il apparaît, sur les coupes, sous la forme d’une mince membrane, blanchâtre et demi transparente. Son épaisseur, très différente suivant les régions, varie d’un tiers de millimètre à 2 ou 3 millimètres.

I Couche cornée

Stratum lucidum , Corps muqueux

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