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CORPS MUSCULAIRE DE LA LANGUE

se portent tous en avant, en suivant une direction légère ascendante, et viennent se terminer à la face profonde de la muqueuse qui revêt la pointe de la langue.

b. Rapports. — Envisagé au point de vue de ses rapports, le lingual inférieur est situé au-dessous du stylo-glosse, entre le muscle génio-glosse, qui est en dedans, et le muscle hyo-glosse qui est en dehors.

c. Action. — Par ses contractions, le muscle lingual inférieur raccourcit la langue dans son diamètre antéro-postérieur, en même temps qu’il attire sa pointe en bas et en arrière : c’est un muscle abaisseur et rétracteur de la pointe.

9° Transverse. — Le muscle transverse, ainsi appelé en raison de sa direction, est constitué par un ensemble de faisceaux, qui se portent transversalement de la ligne médiane vers les bords de la langue.

a. Insertions. — Ces faisceaux s’attachent, en dedans, sur les deux faces du septum lingual et se terminent, en dehors, sur la muqueuse des bords de la langue.

b. Rapports. — Dans ce trajet, ils s’entrecroisent çà et là et d’une façon fort irrégulière avec les fibres de direction différente qu’ils rencontrent, tout particulièrement avec celles qui ont une direction longitudinale.

c. Action. — Les fibres du muscle transverse, se contractant simultanément du côté- gauche et du côté droit, rapprochent de la ligne médiane les bords de la langue sur lesquels elles s’insèrent et diminuent naturellement les dimensions transversales de cet organe. Comme conséquence, la langue s’arrondit et s’effile en projetant sa pointe hors de la cavité buccale.

En résumé, toutes les fibres musculaires de la langue, quels que soient leur origine, leur trajet et leur terminaison, peuvent être divisées, au point de vue de leur direction, en trois groupes : fibres longitudinales, fibres verticales, fibres transversales.

a) Les fibres longitudinales cheminent parallèlement à l’axe antéro-postérieur

Fig. 292.

Coupe frontale de la langue passant par sa partie moyenne (d’après Toldt).

1, septum lingual. — 2, muqueuse linguale, avec ses papilles. — 3, muscle génio-glosse. — 4, muscle longitudinal supérieur. — 5, muscle longitudinal inférieur. — 6, muscle transverse de la langue. — 7, libres verticalement ascendantes, représentant la portion terminale des fibres du transverse. — 8, artère linguale. — 9, nerf lingual; — 10, nerf grand hypoglosse.

de la langue. Elles ont pour origine : 1° en haut, le lingual supérieur ; 2° en bas, le lingual inférieur, les faisceaux inférieurs du pharyngo-glosse et les faisceaux postérieurs du génio-glosse; 3° sur les côtés, le pharyngo-glosse (faisceaux supérieurs), le palato-glosse et le stylo-glosse (faisceaux moyens).

P) Les fibres verticales proviennent également de plusieurs sources : 1° sur la

ANATOMIE HUMAINE. — T. III, 6e ÉDIT. 48

ORGANES DES SENS

ligne médiane, du génio-glosse ; 2° sur les côtés, de la portion ascendante des hyo-glosses.

y) Les fibres transversales , enfin, ont pour type les fibres du muscle transverse, qui, comme nous l’avons vu, se portent horizontalement du septum médian aux bords de la langue. A ces fibres du transverse viennent se joindre : 1° les fibres de la portion horizontale de l’hyo-glosse ; 2° les faisceaux supérieurs du stylo-glosse ; 3° la portion horizontale de l’amygdalo-glosse.

Les trois ordres de fibres précités peuvent être mis en évidence parla dissection. Mais c’est surtout sur des coupes verticales, transversales ou antéro-postérieures, qu’ils apparaissent avec netteté, comme on le voit sur les figures 291 et 292. Ces coupes nous montrent, en même temps, que les faisceaux musculaires en question s’entrecroisent et s’enchevêtrent sous les angles les plus divers et, d’autre part, sont séparés les uns des autres par un tissu adipeux mou et presque fluide.

§ 1 1 1 . — Muqueuse linguale

La muqueuse linguale est cette portion de la muqueuse bucco-pharyngienne qui revêt, dans la plus grande partie de son étendue, le corps musculaire de la langue. Après quelques considérations générales sur sa disposition, son épaisseur, sa consistance et sa coloration, nous étudierons successivement ses papilles et sa structure.

A. — Considérations générales

I Disposition générale. — La muqueuse linguale est jetée sur le corps musculaire de la langue à la manière d’un étui. Elle en recouvre toutes les régions à l’exception de la base, sur le pourtour de laquelle on la voit se réfléchir pour se continuer avec les muqueuses voisines. C’est ainsi que, en arrière, elle se confond avec les muqueuses du pharynx et du larynx, en formant en avant de l’épiglotte les trois replis dits glosso-épiglottiques (p. 366). Sur les côtés, elle se continue avec la muqueuse du voile du palais et de l’amygdale. En avant et en bas, elle se continue de même avec la muqueuse du plancher de la bouche, en formant sur la ligne médiane ce repli semi-lunaire que nous avons décrit plus haut sous le nom de frein ou filet.

2° Épaisseur. — L’épaisseur de la muqueuse linguale est loin d’être uniforme : mince et transparente sur la face inférieure de la langue, cette membrane s’épaissit légèrement en atteignant les bords. Elle s’épaissit encore en passant des bords sur la face dorsale. Elle présente son maximum d’épaisseur à la partie moyenne du dos de la langue, entre le Y lingual et la pointe.

3° Consistance. — La consistance de la muqueuse linguale varie, comme son épaisseur, suivant les régions que l’on examine. C’est encore sur le tiers moyen de la face dorsale que cette consistance est la plus grande. Elle est plus faible sur la face inférieure, plus faible encore au niveau des bords, à la base et à la pointe. 11 est à remarquer que, sur ces derniers points, l’enveloppe muqueuse de la langue se laisse facilement déchirer.

4° Coloration. — Quant à sa coloration, elle est presque toujours rosée sur la face inférieure. Sur la face supérieure et sur les bords, elle est également rosée ou

MUQUEUSE LINGUALE

même rouge immédiatement après le repas ; mais, après une abstinence de quelques heures et principalement le matin à jeun, elle est plus ou moins blanche, quelquefois même jaunâtre. On sait l’importance clinique que les médecins attachent à cette coloration blanchâtre de la langue ( langue saburrale, langue chargée).

B . — PAPI L LES DEL

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