RÉGION POSTÉRIEURE
1° Une couche celluleuse revêt tous les muscles , et empêche le fascia lata d’être en contact immédiat avec eux.
2° Plan musculeux. De dehors en dedans : a. le biceps (ischio-fémoro-péronier) s’insère, par sa longue portion, à l’ischion , et, par la couite, au bord externe de la ligne âpre où elle se confond avec le vaste externe du triceps audessus de condyle. On ne pourrait découvrir l’artère poplitée de ce côté sans diviser ce faisceau. — b. Le demi-tendineux ( ischio-prélibial) constitue avec le demi-membraneux (ischio-poplili-tibial) le bord interne du creux poplité. Le biceps seul forme l’externe.
3° Entre ces muscles, le nerf sciatique , le plus gros elle plus long de tous les troncs nerveux , descend dans la direction d’une ligne qui de l’échancrure ischiatique irait aboutir
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au milieu de l’espace poplité. Les névralgies y sont très-
fréquentes.
Les trois artères perforantes terminent la musculaire profonde que nous connaissons (voy. Aine)-, par leur communication avec l'obturatrice, la fessière et la sciatique, elles servent à rétablir la circulation en reportant le sang dans la crurale profonde et de là dans le tronc principal , quand ce dernier a été lié très-haut. La supérieure, née au-dessous du trochantin, perce les aponévroses des adducteurs, et se perd dans les muscles grand fessier, biceps, triceps, demimembraneux. La moyenne, née au-dessous, se distribue aux mêmes muscles. L'inférieure , plus petite, traverse l’aponévrose du grand adducteur , et se consume dans les muscles postérieurs. Leurs veines satellites ne méritent pas de description.
4° Une couche épaisse de tissu cellulo-adipeux sépare les muscles du fémur.
C’est surtout pour les muscles de la cuisse qu’on a créé le précepte des amputations en plusieurs temps. Pour prévenir le manche de gigot et obtenir un beau cône creux , il faut en effet couper plus haut les muscles adhérents. Il convient même de les détacher de l’os. Malgré ces précautions, la rétraction est très-inégale ; de là l’idée de Valentin de diviser les muscles dans diverses positions pour les tendre successivement. Or , on arrive plus simplement à ce résultat par une incision oblique; à la cuisse c’est l’angle postérointerne qui se retire le plus , comme l’avait déjà noté Louis. C’est là que devra porter l’angle déclive de l’incision ovalaire. J’ai pu, dans un cas d’amputation circulaire, obtenir avec ce procédé une cicatrice égale et fort bien nivelée.