CHAPITRE II
De la Face.
La face , portion de la tête destinée spécialement aux organes des quatre sens supérieurs avec leurs annexes , représente une sorte de pyramide à sommet inférieur. Sa direction oblique à l’horizon se mesure par la ligne faciale de Camper, qui indique le développement proportionnel de la face et du crâne ; elle donne un angle de 80° dans la race caucasique, et seulement de 70 à 7ô° chez le mongol et le nègre. Les anciens , dans les statues de leurs dieux, la relevaient jusqu’à la verticale pour leur donner plus de majesté.
La face se forme de bonne heure chez l’embryon ; Lecat et Béclard l’ont vue manquer. C’est Vaprosopie. Son volume, comparativement au crâne , est médiocre dans l’enfance ; il arrive à son maximum vers 25 ou 30 ans , époque où les dents de sagesse, par leur sortie, lui donnent un grand développement, en rejetant les mâchoires en avant. Chez l’adulte , il serait, selon M. Blandin , le tiers de celui du crâne, et le quart de celui de la tète. Chez le vieillard , il diminue surtout par l'affaissement de son squelette et la chute des dents. Chez la femme , la face est plus comprimée transversalement que chez] l’homme , et son aire est proportionnellement plus considérable.
La face diffère du visage ou de la figure dont l’étude a donné lieu à l’art de la physiognomonie ou système de Lavater, en ce qu’elle ne comprend pas le front. Pour nous, ses limites se trouvent dans une ligne tirée de l’échancrure sus-orbitaire à l’apophyse mastoïde , et de celle-ci aux grandes cornesde l’os hyoïde qui en forme le plancher inférieur.