‹ Traité d'anatomie médico-chirurgicale et topographique, considérée spécialement dans ses applications à la pathologie, à la médecine légale, à l'obstétricie, et à la médecine opératoireChapitre 6 sur 142 · DIVISION DU CORPS HUMAIN · texte numérisé non relu

DIVISION DU CORPS HUMAIN

res; nouschercheronsà utiliser l’ime et l’autre. Notre point Je départ est la dissection cadavérique, notre contrôle l’expérimentation artificielle ou l’observation clinique , et notre but l’art de guérir. Selon qu’il se présentera des maladies ou des opérations ayant trait à un organe , à une couche , à une région , nous rattacherons à l’organe , nous disséminerons dans la couche , nous rejetterons à la fin de la région les remarques de détail ou d’ensemble qu’aura fait naître l’examen poursuivi à ces divers points de vue.

Tels doivent être les principes de l’anatomie topographique. De nos jours, avec la tendance générale des esprits vers les choses positives , on a commencé partout à mieux en apprécier la portée ; c’est un besoin que révèlent à un haut degré les transformations de nos livres classiques. N’est-il pas fort remarquable que l’anatomie topographique se soit fait jour jusque dans les traités et les manuels d’anatomie descriptive , qui toutefois ne sauraient jamais remplacer les livres spéciaux ? Ainsi je ferai observer qu’elle a successivement usurpé une place dans le Nouveau Manuel de l’Anatomiste de Lauth , dans le Traité d’Anth'opolomie de M. Brierre de Boismont, dans le Manuel d’ Anatomie descriptive de M. Bayle (4 édit.), etc. C’est qu’en effet ses applications nombreuses et fécondes à la pathogénie, à la médecine légale, à la physiologie, à l’art obstétrical, et à la médecine opératoire, la placent aujourd’hui au premier rang pour tous les hommes qui cultivent l’art de guérir.

De la Division topographique du corps humaiu.

Chaque branche de la science a sa marche et sa méthode ; et comme chacun des auteurs qui s’en occupent, l’envisageant à son point de vue , vient encore lui imprimer des

modifications de tonds et de formes, il n’est pas étonnant que les classifications se multiplient autant que les traités didactiques; c’est ce qui est arrivé pour l’anatomie des régions , et cependant, s’il est admissible que les divisions secondaires sont quelquefois facultatives, il n’en est plus ainsi du plan général; il est commandé par la nature même du sujet. Sans vouloir discuter la valeur des différentes méthodes qui jusqu’ici ont été employées, je me bornerai à faire remarquer, qu’en ne perdant pas de vue l’alliance de l’anatomie et de la pathologie, but final de cette science , on réussit à établir des régions régulières et dont l’objet est aussi distinct que les limites.

Le corps humain se compose du tronc et des membres. De là, une grande division naturelle que nous avons adoptée dans ce Traité d’Anatomie topographique , dont les deux livres correspondent à cette classification. Le tronc se fractionne en six sections spéciales, et les membres en deux. Chaque section se subdivise en chapitres secondaires pour les différents groupes organiques. De plus amples détails n’appartiendraient qu’à une table des matières. Le tableau synoptique suivant suffira pour donner une idée générale des divisions et subdivisions principales de l’ouvrage :

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