DE LA CAVITÉ PELVIENNE
primitive réside souvent dans le rachitisme , la plupart restent inaccessibles aux moyens orthomorpliiques.
Le bassin est la première base de sustentation pour les parties supérieures ; ses vices de dimension et le déplacement de ses diamètres, en changeant la ligne du centre de gravité, nuisent au maintien de l’équilibre et à la facilité des mouvements de progression. L’arrêt de développement de la région cotyloïdienne de l’ilium en fournit un exemple frappant (voy. Hanche). Le défaut de coaptation entre l’acélabulum et la tête fémorale , dans les luxations congéniales de la cuisse, permet au fémur de se porter en arrière et en haut ; le cotyle trop incomplet ou trop plane (j’ai vu des cas où il était effacé) pour maintenir en rapport exact les surfaces articulaires , fait qu’elles s’abandonnent ; le point d’appui devient mobile , et il y a une oscillation dans la marche. La ceinture pelvienne de Dupuylren n’est qu’un palliatif, souvent môme inefficace. — Le rétrécissement du diamètre bi-cotylien, en diminuant le plan de sustentation , rend la progression et la station peu sûres, comme on le voit dans l’enfance; son élargissement amène un balancement dans la marche. Si les points de support du bassin deviennent mobiles et changent de disposition par rapport à la verticale qui, dans l’état normal , passe par le centre de gravité, il faudra, pour le maintien de l’équilibre, que l’inclinaison de son plan supérieur varie; de là des changements dans la direction des membres et dans l’angle qui les unit au tronc. Le sommet du rachis est projeté en arriére , et les lombes en avant. Delpech a peint d’une manière pittoresque l’attitude des personnes atteintes de luxations congénialcs du fémur , en la comparant à celle d’un chien qui se tient debout sur ses pattes de derrière. On conçoit que cette difformité tende à s’accroître par le développement du bassin et l’augmentation de poids du tronc. Les sujets, bien que leurs membres pelviens aient une longueur égale, sont dans le même cas que s’ils devenaient tour à tour instantanément
plus courts, et ils présentent en quelque sorte une double claudication (Pravaz). Ou sait ce que l’art moderne a fait pour y remédier (voy. Hanches).
L’orthopédie , qui est impuissante pour triompher de la plupart des difformités pelviennes , a été accusée de les produire dans quelques circonstances. Wilson reproche à certains appareils , qui prennent leurs points d’appui sur le bassin , de nuire au développement de cette cavité, et de donner lieu à la réduction de quelques-uns de ses diamètres, il assure avoir constaté des déformations du pelvis par l’excès de pression qu’exerçaient sur les os iliaques des machines extensives destinées à combattre des déviations rachidiennes. Shaw a cherché à démontrer l’innocuité des instruments extensifs portatifs; nous pensons, avec M. Pravaz, que chez les sujets atteints de déviation de l’épine, le système osseux n’est généralement pas assez solide pour qu’on n’ait pas à craindre de le voir céder à une pression énergique et à des efforts continus, surtout vers l’époque de la puberté. La méthode réclamait des modifications; ce n’est pas ici le lieu d’énumérer celles que l’art lui a récemment fait subir (appareils à brisures, extension sigmoïde, etc.).
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