‹ Traité d'anatomie médico-chirurgicale et topographique, considérée spécialement dans ses applications à la pathologie, à la médecine légale, à l'obstétricie, et à la médecine opératoireChapitre 72 sur 142 · RÉGION DU RR AS · texte numérisé non relu

RÉGION DU RR AS

Au dessous d’elle , les éléments du bras cessent de former des couches communes et uniformes; leurs rapports veulent être examinés dans des espaces circonscrits.

B. Parties spéciales.

1° La gaine supéro-externe ou du deltoïde nous est connue ( voy. Région du moignon de répande ).

2° La gaine postérieure renferme : a. Le triceps brachial ( scapuîo-olécrânien ) divisé en 3 portions, dont l’externe se fixe à la côte du scapulum, la moyenne et l’interne à l'humérus qu’elles recouvrent en arrière; toutes s’attachent en bas à l’olécrâne. — b. Le nerf radial , presque aussi gros que le médian , descend obliquement en arrière sous le triceps, auquel il donne des rameaux, se contourne en spirale sur l’humérus dans la gouttière creusée sur cet os , et traverse en bas la paroi externe de la gaine postérieure pour passer dans l’an Prieure, et se placer entre les muscles huméro-cubital et long supinateur jusqu’au pli du coude où il se bifurque. Ce nerf est souvent tiraillé , et déchiré môme dans les fractures à cause de ses connexions osseuses. — c. L'artère musculaire profonde ou collatérale externe ( anastomotique supérieure ) est la plus importante des branches de la brachiale , comme étant chargée en partie du rétablissement de la circulation après la ligature du tronc huméral ; elle s’en sépare près de l’aisselle dans le tiers supérieur du bras, et descend au-dessous du nerf radial dont elle suit le trajet jusqu’au-dessus de l’épicondyle où elle s’anastomose avec les récurrentes externes du coude. Elle est h peu près la seule qui alimente les muscles postérieurs; aussi de grandes hémorrhagies sont-elles peu à craindre dans ce point après les opérations. — d. Deux veines collatérales accompagnent l’artére. — Ceci posé, on conçoit que les plaies de la face postérieure du bras, outre l’hémorrhagie, puissent se compliquer d’une paralysie des muscles extenseurs de la main h cause de la lésion du nerf radial. M. Blandin en a vu un exemple. — e. Le nerf cubital descend suivant une ligne

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qui , du milieu de l’aisselle, tombe entre l’olécràne et l’épitrochlée. Il occupe jusqu’en bas la gaine tricipitale, placé entre le brachial antérieur et le triceps de manière à s’éloigner de plus en plus de l’artère humérale. — f. L 'artère du nerf cubital (anastomotique moyenne) est satellite du nerf et s’anastomose avec la collatérale externe.

3° La gaine antérieure, la plus importante, renferme trois des cinq muscles du bras. — a. Le biceps (scapulo-radia!) est le plus superficiel, et parcourt seul, avec le triceps, toute la longueur du membre : c’est celui qui se rétracte le plus dans les amputations, aussi doit il être coupé le premier. — b. Le coraco-brachial (coraco-huméral), couché sous le biceps, occupe à peu près les deux tiers supérieurs du bras. — c. Le brachial antérieur (huméro-cubital) , placé plus profondément, en occupe les deux tiers inférieurs. Logés tous trois dans la gaine antérieure , ils sont séparés par des cloisons qui constituent des cellules secondaires ou chambres musculaires. — La gaine générale reçoit en bas et en dehors le nerf radial et son artère satellite; en haut et en dedans, elle perd le nerf cubital qui pénètre dans la gaine postérieure, ainsi que le cutané interne et le filet cutané du nerf cubital , qui demeurent sous-tégumentaires; nous avons vu , au contraire , la veine basilique percer l’aponévrose pour se réunir au nerf médian et aux vaisseaux du membre. — d. Le nerf cutané externe (musculo-culané), descend obliquement en dehors, derrière le coraco-brachial qu’il traverse pour longer la face antérieure du bras , entre le biceps et le brachial antérieur jusqu’au pli du coude où il envoie un filet d’anastomose au médian.

4° Une 4rae gaine , contenue dans la précédente, est destinée au nerf médian , à l’artère humérale , aux veines et aux lymphatiques. — a. Le nerf médian , le plus gros des troncs du plexus brachial, descend , en dedans du bras , en côtoyant le coraco-brachial , puis le biceps jusqu’au pli du coude , placé en haut , en dehors; au milieu , en avant ; et

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