I!. RÉGION POSTÉRIEURE OU DORSALE
Cette face est convexe et rendue inégale par les saillies musculaires qui s’y dessinent. Les rainures ou dépressions, ne conduisant pas à des artères qu’on pourrait avoir besoin de lier, ont moins d’importance qu’en avant.
Couches anatomiques. — 1° La peau est plus dense, et plus brune qu’en avant; elle est moins mobile. Elle est ombragée de poils et renferme beaucoup de follicules pilifères.
2° La couche sous-cutanée est toujours plus sèche ,
moins abondante et moins adipeuse qu’en avant. Les phlegnons y semblent moins communs.
3° Le fascia superficialis enveloppe dans ses lames les
deux vaisseaux et nerfs superficiels. — A. La branche dorsale de la veine radiale , continuation de la veine céphalique du nouce, remonte en arrière jusqu’à son anastomose avec l’antérieure. — Elle est accompagnée par le rameau cutané de
KÉGIOX DI*: L*A VAPfT-BRA S .
la branche postérieure du nerf radial, et en bas par la branche anterieure du même nerf qui se contourne en arrière.
B. La branche dorsale de la veine cubitale, continuation de la salvatelle, rampe en arrière jusqu’à son union avec l’antérieure. Elle est côtoyée par un filet du nerf cutané interne, et en bas par la branche dorsale du nerf cubital. — Ces deux veines sont rarement régulières et volumineuses; on n’y pratique guère la phlébotomie.
C. Les lymphatiques sont moins nombreux qu’en avant ; ce qui, joint à la densité de la peau et à la multitude de poils qui l’ombragent, fait qu’on y applique peu les médicaments qu’on veut faire absorber. — Les lymphatiques se rassemblent parfois en un faisceau qui ne se contourne qu’au niveau du coude.
D. Les quatre nerfs principaux sont un rameau cutané de la branche postérieure du radial , et sa branche antérieure au moment où elle se contourne en arrière ; un rameau du cutané interne et une branche dorsale du cubital. Nous les connaissons déjà par leurs rapports avec les veines.
— 4° L 'aponévrose , continue avec l’antérieure Sur les bords, enveloppe toute cette face. Outre la lame qui sépare les deux couches musculaires , elle envoie des prolongements intérieurs qui cloisonnent sa cavité, en formant une gaine spéciale pour le cubital postérieur, l’extenseur commun et celui du petit doigt, et plus bas pour le long abducteur, long et court extenseur du pouce. On a dit avec raison qu’en fixant l’aponévrose d’espace en espace sur les os, ces cloisons lui donnent beaucoup plus de force et de résistance, et que les muscles, plus exactement maintenus, acquiérent ainsi une énergie qu’il n’auraient point s’ils étaient lâchement appliqués sur le squelette.
— 5° Le 1er plan musculaire comprend quatre muscles de dedans en dehors. — A. L ’anconé nous est connu. — B. Le cubital postérieur devient sous-cutané en bas; son tendon est très-exposé à être divisé dans les plaies en travers. — C. Uex-
tenseur propre du petit doigt est contenu dans une gaine spéciale qui lui assure une action isolée et indépendante. Aussi le petit doigt se meut-il séparément comme l’index. — D. L’ extenseur commun , uni supérieurement aux radiaux externes, se partage en deux faisceaux qui donnent, l’un les tendons de l’auriculaire et de l’indicateur , l’autre ceux du médius et de l’annulaire. Aussi ces doigts ont-ils de la tendance à se mouvoir deux à deux , surtout les derniers.
E. L’artère inter-osseuse postérieure, branche de la cubitale, passe en arrière au-dessous de l’anconé, donne la récurrente radiale postérieure , et descend, entre les deux couches musculaires , jusqu’au poignet où nous la retrouverons.
F. La branche postérieure du nerf radial traverse le petit supinateur, puis s’engage dans les deux couches des muscles postérieurs auxquels elle se distribue ; ce nerf préside à la supination et à l’extension de la main.
— 6° Une lame cellulo-fibreuse sépare les deux couches musculaires.
—7° Le 2me plan musculeux comprend quatre muscles, de dedans en dehors : A. L 'extenseur de l'index (cubito-sus-phalangettien ) ne s’isole souvent des tendons de l’extenseur commun qu’à l’approche du poignet. — B. Le grand extenseur du pouce (cubito-sus-phalangettien) est confondu en haut avec le précédent. — G. Le petit extenseur du pouce (cubito-sus-phalangien) descend obliquement à la première phalange. — D. Legrand abducteur du pouce (cubito-susmélacarpien) va , avec le précédent, se contourner en spirale sur le radius jusqu’à l’éminence thênar, disposition qui les rend supinateurs du pouce et de la main , en même temps qu’extenseurs et abducteurs. Leurs tendons glissent dans une coulisse fibro-synoviale , émanée de l’aponévrose, et souvent subdivisée on deux gaines par une cloison médiane. Celte coulisse est le siège d’une maladie récemment introduite dans les traités de'chirurgie. Après une contusion ou des efforls soutenus, un gonflement se manifeste sur le