‹ Traité d'anatomie médico-chirurgicale et topographique, considérée spécialement dans ses applications à la pathologie, à la médecine légale, à l'obstétricie, et à la médecine opératoireChapitre 91 sur 142 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Do la Main.

On a défini la main : l’extrémité libre d’un membre, divisée en doigts, parmi lesquels il en est un opposable aux autres. En zoonomie , la présence de la main a fourni les caractères distinctifs de deux grandes sous-divisions de mammifères (bimanes et quadrumanes). Organe de préhension et de toucher , la main humaine jouit d’une sensibilité exquise, et, pouvant se mouler sur les objets , sert à donner des idées exactes sur la forme, le volume et la densité des corps. C’est en raison de ces avantages que quelques philosophes avaient cru pouvoir y placer sinon le siège de l’intelligence, du moins la cause de la supériorité de l’homme sur les animaux. La physiologie a fait justice de cette exagération.

Pour nous le squelette de la main est représenté par le carpe et le métacarpe , et forme une région intermédiaire entre le poignet et les doigts. Tout est combiné dans sa structure pour favoriser par une grande mobilité l’accomplissement de ses fonctions. Chez l’homme la main est plus sèche et plus volumineuse que chez la femme où ses proportions sont plus fines et plus gracieuses ; dans les deux sexes sa longueur l’emporte sur celle des doigts. En pathologie , la paume de la main , par son degré de chaleur et de sécheresse ou d’humidité , fournit quelques signes utiles de maladies profondes.

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