‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 59 sur 116 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

ANOMALIES DE CIRCULATION

Fonction des plus complexes et des plus importantes, la circulation exige, pour s’accomplir normalement, le concours régulier des différentes parties qui composent l’appareil circulatoire, à savoir le cœur et les vaisseaux, le sang et le système nerveux. Le cœur et les vaisseaux sont les organes qui impriment le mouvement au sang; le système nerveux régularise ce mouvement par l’excitation qu’il donne au cœur et aux vaisseaux. Le sang, d’un autre côté, est, par sa composition, un liquide qui circule avec la plus grande facilité dans les tissus vivants. Mais, que survienne l’altération d’une ou de plusieurs de ces parties, il en résulte nécessairement des désordres plus ou moins sérieux de la circulation. Les vaisseaux altérés entravent ou interrompent la circulation, et de là des anémies, des hypérémies et surtout des hémorrhagies plus ou moins abondantes. Un trouble de l’innervation vaso-motrice, qui détermine soit une diminution, soit une augmentation dans la réplétion des petits vaisseaux, suivant que ceux-ci sont contractés ou dilatés, devient la cause d’extravasats sanguins (hémorrhagies), ou simplement d’extravasats séreux (hydropisies). Le sang altéré circule avec plus de difficulté, produit des congestions ou des hémorrhagies; il se coagule même spontanément dans certains cas, d’où les thromboses et leurs conséquences graves, les embolies.

Ces diverses circonstances créent, de la sorte, autant de désordres ou anomalies de circulation, que l’on peut grouper sous les chefs suivants : les anémies ou hypémies, les hypérémies, les hémorrhagies, les thromboses et les embolies, enfin les hydropisies.

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