CHAPITRE III
HÉMORRHAGIES
Le mot hémorrhagie sang, pyywfu, je romps) sert à désigner i ef fusion d’une certaine quantité de sang (globules et sérosité.) en dehors de ses voies naturelles.
Désordre pathologique dans certains cas, l’hémorrhagie est d’autres fois un phénomène purement physiologique. Chez la femme, ce phénomène est intimement lié à l’une des plus importantes fonctions, la généiation . ainsi l’état pathologique est souvent une reproduction ou mieux une déviation de l’état physiologique, qui est le véritable type. Les épanchements sanguins du parenchyme des organes se comportent absolument comme l’hémorrhagie qui se produit mensuellement dans la vésicule de de Graaf; ceux qui ont lieu à la surface des membranes muqueuses ont dans un grand nombre de cas une ressemblance parfaite avec la menstruation, et sont, comme elle, intermittents ou périodiques.
Enfermé dans un cercle sans issue, le sang ne peut s écouler des vaisseaux qu’à deux conditions : ou bien parce que l’équilibre n’existant plus entre la tension de ce liquide et la résistance des parois vasculaiies, cellesci se rompent; ou bien parce que, dans certaines conditions d exagération de tension ou d’altération du sang, les globules sanguins et le séium à plus forte raison peuvent traverser les vaisseaux restés sains. Les hémorrhagies de ce dernier groupe ou hémorrhagies par diapédèse avaient autrefois cours dans la science; mais comme leur existence ne reposait sur aucune preuve, elles ne tardèrent pas a être rejetées. Remises en honneur dans ces derniers temps, où l’examen microscopique a permis de reconnaître que les globules rouges pouvaient, comme les globules blancs, émigrer hors des vaisseaux sans rupture préalable de la paroi, ces hémorrhagies ne sont plus contestées. Une telle dilléience dans le mode de production ou la mécanique des hémorrhagies et dans un de leuis effets essentiels pourrait servir de base à une division de ces affections , mais il nous paraît beaucoup plus pratique de classer ces lésions, ainsi que nous l’avons fait pour les congestions, d’après leurs conditions patho-
HEMORRHAGIES.
géniques. Or ces conditions ne pouvant, influencer que la paroi vasculaire, le système nerveux ou le sang lui-même, les hémorrhagies se divisent naturellement comme il suit :
1° Hémorrhagies par altération du système circulatoire ou hémorrhagies angiopathiques ;
2° Hémorrhagies par désordre du système nerveux, ou hémorrhagies i névropathiques ;
3° Hémorrhagies par altération du sang, ou hémorrhagies hémopathiques.
Les divisions des hémorrhagies sont des plus nombreuses ; les rapporter ici serait nous obliger à faire, sans grand profit, l’histoire des doctrines plus ou moins raisonnables qui ont eu cours sur ce point de la science : nous préférons renvoyer le lecteur aux sources bibliographiques.
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§ 1 . — • HÉMORRHAGIES ANGIOPATIIIQUES (HÉMORRHAGIES TRAUMATIQUES