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I. — Plaies de l’encéphale

Ces plaies sont produites par des instruments piquants, tranchants ou contondants; elles donnent lieu à des désordres immédiats ou consécutifs. Les premiers de ces désordres résultent de l’état même de la plaie, les seconds sont l’effet des complications qui peuvent l’accompagner, ils seront étudiés plus loin. I

Quel que soit l’instrument qui les produise, les plaies du cerveau ne I sont pas rares : les corps effilés, piquants ou tranchants peuvent atteindre le cerveau par l’orbite, les fosses nasales, en traversant les parois de ■ ces cavités ou en pénétrant directement, sans fracture des os, par le trou i optique ou par la fente sphénoïdale ; mais la plupart des traumatismes

ENCEPHALE.

qui intéressent le cerveau sont localisés a la voûte crânienne et produits par la chute d’un corps pesant, par des projectiles de guerre, etc. Ce sont des désordres dans lesquels la substance nerveuse est toujours plus ou moins contusionnée.

Quelle que soit la nature de la plaie, le crâne est ouvert, les méninges sont rompues et la substance nerveuse présente une solution de continuité. Entre les lèvres de cette solution et souvent aussi à la surface de l’encéphale, ou même dans les ventricules, il se produit un épanchement sanguin parfois peu abondant et rapidement résorbé, d’autres fois plus considérable et comprimant la substance nerveuse. A la suite de l’irritation détei'ininée par la plaie, les vaisseaux s’injectent, les éléments conjonctifs se multiplient, s’accroissent, s’organisent de façon à amener une cicatrice. L’étude expérimentale (|ui a été faite chez les animaux, au moyen de corps étrangers et de substances chimiques introduits dans la substance nerveuse, démontre l’apparition, au pourtour des vaisseaux gorgés de sang et colorant la substance nerveuse, de jeunes cellules conjonctives qui, par leur développement, tendent à former un tissu cicatriciel, tandis que les éléments nerveux subissent la transformation graisseuse et sont résorbés. Ainsi se comportent les plaies encéphaliques en l’absence de tout agent microbien ; mais que ces agents interviennent, et il y aura suppuration. Par conséquent, le mode de cicatrisation des plaies simples de la substance nerveuse ne dilïère pas de celui des plaies des autres organes.

Les plaies de l’encéphale, celles qui sont contondantes du moins, s’accompagnent presque toujours de commotion et de contusion, quelquefois de compression et, dans certains cas enfin, de l’issue de la matière cérébrale en dehors de la cavité crânienne, ce qui n’est pas un obstacle absolu à la guérison. Celle-ci se fait attendre plus ou moins longtemps suivant l’étendue, la profondeur de la plaie, l’abondance de l’hémorrhagie et de la suppuration qui peuvent compliquer ce genre de traumatisme, lequel, il faut bien le reconnaître, se termine le plus souvent par la mort.

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