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V. — Compiession de l'encéphale

La compression du contenu de la boîte crânienne est un accident immédiat ou consécutif, compliquant un grand nombre de lésions traumatiques de l’encéphale et même un certain nombre de lésions spontanées (néoplasmes, hémorrhagies, etc.).

Cet accident se produit au moment même du traumatisme, sinon quelques heures plus tard, ou bien il s’opère lentement et d’une façon progressive, comme à la suite de certaines tumeurs.

La compression immédiate est déterminée par un enfoncement des os du crâne, par des épanchements sanguins, siégeant entre le crâne et la dure-mère, dans la cavité arachnoïdienne, dans l’espace situé entre cette membrane et la pie-mère, enfin par des corps étrangers enclavés dans la boîte osseuse. Ces diverses lésions exercent leur action à la périphérie de l’encéphale, contrairement à ce qui a lieu à la suite d’un vaste épanchement dans la cavité des ventricules ou dans le parenchyme du cerveau ; la substance nerveuse est déprimée, plus ou moins fortement refoulée, quelquefois déchirée et ramollie ; les vaisseaux qui s’y distribuent sont aplatis, anémiés, souvent dilatés au pourtour des points soumis à la pression.

Tels sont les effets locaux de la compression cérébrale extérieure, mais, à ces effets, s’ajoute une action sur tous les autres points du système nerveux. Pour faire place aux agents de la compression, le liquide céphalo-rachidien fuit, par sa voie d’échappement, dans la cavité rachidienne, il met en jeu les ligaments vertébraux et tend à affaisser les sinus veineux (Duret). Les ligaments réagissent à leur tour, et il en résulte une élévation de la tension générale du liquide céphalo-rachidien : celle-ci, n’ayant pas d’action bien manifeste sur la masse nerveuse, agit principalement sur les parois vasculaires. De là lutte entre la tension sanguine et la tension aqueuse et une anémie plus ou moins complète de tout l'encéphale.

ENCIÎPHALE.

Celte anémie, résultat de l’excès de tension du liquide céphalo-rachidien, est la principale cause des désordres engendrés par la compression encéphalique, ainsi que semble bien le démontrer une expérience de Duret. Ciiez un chien, on injecte de la cire à la surface de l’hémisphère; aussitôt, violent opisthotonos, perte de la connaissance et de la sensibilité, arrêt de la respiration, ralentissement du pouls, puis résolution complète. L’animal peut rester dans cet état pendant une à deux minutes, sans le moindre mouvement respiratoire, avec des battements cardiaques à peine perceptibles et très lents. La membrane occipitoatloïdienne, mise à nu préalablement, est tendue au possible; mais si, avec la pointe d’un bistouri aigu, on perfore doucement cette membrane, un flot de liquide céphalo-rachidien jaillit, le chien se met à respiier, les battements du cœur reviennent, et enfin la connaissance.

Céphalalgie, troubles de la respiration et de la circulation, nystagmus, convulsions, coma, tels sont les principaux symptômes résultant de la compression cérébrale; ajoutons-y la fixité et, dans certains cas, l’inégalité des pupilles, la pâleur du visage et la paralysie. La marche de ces accidents est variable. Tantôt la mort survient en quelques heures ou en quelques jours, par suite des progrès de la compression, tantôt elle peut être instantanée si la lésion siège à la base de l’encéphale. Dans un certain nombre de cas, les accidents, stationnaires pendant quelque temps, disparaissent ensuite, ou bien sont suivis de lésions inflammatoires, méningite ou méningo-encéphalile.

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— J. -A. Lidell, Extravasat. of blood wühin the cranium occurring in a neto boni child ; compression of the brain, autopsy {New-Yorh med. Journ., 1867, V, 393). — JoN. Huïcbinson, 0/1 compression of the brain {London Hospital Déports, 1867-1868, t. IV, p. 10-52, 2 pL). — F. Pagenstecher , Expérimente und Studien liber Gehirndruck, Heidelberg, 1871. — A. Burkart, Zivei Edile von Gehirndruck {Berlin, klin, Wochenschr., 1872, IX, 603). — S.-W. Gross, An examinai, of the causes, diagnosis, and opérât, treatment of compression of the brain as met with in army practice {Amer. Journ. med. sc., Philadelph., 1873, 11. s., LXVI, 40-74). — J.-C. Dalïon, Experim. pi'oduction of anæsthesiu by cérébral compression {Neio-York med. Journ., 1876, XXIV, 27-34).

— A. Adamkiewicz, Die Lehre von Hindruck und die Patholog. dev Hirncom-

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