‹ Traité d'anatomie pathologiqueChapitre 141 sur 218 · I. — Phlegmasies parenchymateuses · texte numérisé non relu

I. — Phlegmasies parenchymateuses

Ces lésions, dans lesquelles l’élément dit glandulaire ou élément celluleux est plus spécialement atteint, ont été peu étudiées, d’une part parce

GLANDES DITES VASCULAIRES SANGUINES

qu’elles guérissent presque toujours, et d’autre part parce que l'on oublie assez ordinairement d’en faire l’examen. D’ailleurs très rares, elles consistent en une tuméfaction trouble, granuleuse des éléments des follicules rarement suivie de destruction ou de transformation colloïde. Les pyrexies sont les maladies dans lesquelles cette lésion s’observe le plus communément ; mais il est vraisemblable qu’elle se rencontre encore dans d’autres circonstances, car il n’est pas impossible qu’elle se montre, comme le goitre, à l’état épidémique.

U. — Phlegmasies suppuratives.

Par son siège profond et la protection que lui fournit la dure-mère, le corps pituitaire est peu exposé à suppurer; aussi les phlegmasies suppuratives dont il peut être le siège sont-elles le plus souvent consécutives à des suppurations de voisinage, et coexistent presque toujours avec des phlegmasies semblables du cerveau ou de ses enveloppes. Elles sont superticielles plutôt que profondes, et caractérisées par une infiltration de pus au pourtour et dans l’épaisseur de la glande pituitaire, plus rarement par des abcès circonscrits et limités à cette glande. Cependant Heslop a vu un abcès situé au centre de l'hypophyse, et Andral, dans un cas d’endocardite ulcéreuse très vraisemblable, a trouvé à la place de cet organe une collection de pus ressemblant au pus du phlegmon; la pie-mère se trouvait infiltrée du même produit.

La suppuration, dans ce dernier cas, était certainement consécutive, comme dans la plupart des faits de pblegmasie suppurative du corps pituitaire.

Bibliographie. — Littré, Mém. de VAcad. roy. des sc. de Paris, 1707, p. 125. — Lévêque de la Source, Journ. gén. de méd., de chir. et de pharm., Paris, 1810, t. XXXVII, p. 368. — Offert, De vitüs nerrorum organicis, Berolini, 1875, p. 16. — Andral,. Cliniq. méd., Paris, 1834, t. V, p. 39. — Heslop, Dublin quaterly Journ. of med. sc., nov. 1848, et Arch. gén. de méd., sér. 4, t. XIX,

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