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II. — ïliyroïdites suppuratives

Ces phlegmasies ont été rencontrées tantôt au sein de corps thyroïdes normaux, tantôt dans l’épaisseur de corps thyroïdes pathologiques ou goitreux, dont elles n’étaient le plus souvent que des complications.

Subordonnées à des causes spéciales , les thyroïdites suppuratives développées dans un corps thyroïde primitivement sain produisent tout d’abord la tuméfaction de cette glande, l’injection de ses vaisseaux, l’élévation de sa température, la diminution de sa consistance par suite de l’infiltration purulente du tissu interstitiel ou de la formation de foyers limités plus ou moins nombreux. L’infiltration purulente se présente sous l’aspect phlegmoneux : les foyers limités ou abcès revêtent la forme

GLANDES DITES VASCULAIRES SANGUINES

(le tumeurs molles, élastiques et parfois fluctuantes. Tout d’abord en rapport immédiat avec les éléments propres de la glande, ces abcès sont plus tard limités par une membrane d’enveloppe; ils ont un contenu variable, et le plus souvent renferment un pus de bonne nature, aussi les voit-on en général gagner peu à peu vers la peau, s’ouvrir et guérir spontanément. Dans quelques cas pourtant, ils s’étendent vers les parties profondes, du côté des médiastins, ou bien perforent les organes creux avec lesquels ils sont en rapport, et tout particulièrement le larynx. Sur un chiffre de vingt cas analysés par moi, le pus s’était fait jour dans le médiastin une fois, avait perforé le larynx une fois, avait gagné le tissu cellulaire du cou et la cavité pleurale une fois, s’était transformé en un putrilage gangreneux deux fois.

Les conditions étiologiques dans ces cas ont été les suivantes :

État puerpéral 4-

Convalescence de fièvre typhoïde 3

Mal de Bright 2

Rhumatisme articulaire aigu 1

Pleuro-pneumonie 2

Pyémie 2

Sans cause appréciable 6

j De ces faits il résulte que la suppuration du corps thyroïde est le plus ' souvent un état secondaire spécial aux maladies infectieuses ; néanmoins I elle peut succéder à une inflammation de voisinage, à un traumatisme, et ' présenter ainsi des types divers par leurs origines et par leurs caraci tères.

Les phlegmasies suppuratives du corps thyroïde préalablement lésé ou goitreux ne diffèrent pas de celles dont il vient d’être question, si ce n’est j que le traumatisme y joue un plus grand rôle. Ces phlegmasies ont une évolution plus ou moins rapide, suivant leurs causes, qui sont, d’après Lardiley, le froid, le traumatisme, la propagation d’une inflammation de i voisinage, certaines maladies fébriles telles que variole, fièvre typhoïde,

! érysipèle, infection puerpérale, etc,

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Thyroïdites prolifératives.

Lésions relativement rares, ces thyroïdites ne se montrent pas moins 7 sons des formes diverses; elles revêtent tantôt les caractères d’une simple sclérose, tantôt ceux des phlegmasies syphilitique et tuberculeuse.

Thykoïdite scléreuse. — Confondue le plus souvent avec l’atrophie, la | sclérose pure et simple du corps thyroïde se distingue par la formation, au sein du stroma conjonctivo-vasculaire, d’un tissu fibroïde nouveau dont la rétraction a pour effet l’altération graisseuse et l’atrophie des éléments épithéliaux; aussi, pour reconnaître cette lésion, un examen histologique est-il presque toujours nécessaire. Semblable à toutes les scléroses, celle du corps thyroïde évolue lentement et ne détermine aucune réaction, de telle sorte qu’elle peut bien passer inaperçue pendant la vie.

Thyroïdite syphilitique. — Cette lésion, relativement rare, est jusqu’ici peu connue. Tout ce que nous en pouvons dire, c’est que, dans un certain , nombre d’observations de syphilis viscérale rapportées dans notre Traité de la Syphilis, il est fait mention d’une altération de la glande thyroïde, caractérisée par l’augmentation du volume, une consistance ferme et une coloration jaunâtre sur certains points. Histologiquement, il existe un épaississement irrégulier du stroma conjonctif, et, dans quelques cas, une métamorphose graisseuse des éléments glandulaires.

Aucun fait, à notre connaissance, ne donne l’indication d’un dépôt

(iL.VNDES DITES VASCL'LAIRES SANGUINES.

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