III. — Ectopic
Certaines parties de l’oreille externe malformées peuvent ne pas occuper leur place habituelle. Le pavillon a été trouvé sur la joue, sur le cou ou même le plus souvent sur l’épaule, dans des cas où le conduit auditif externe n’existait pas. Il n’en est pas de même pour ce conduit, qui est rarement déplacé.
Bibliographie. — Catala, Ectopie double du pavillon de Voreille; absence complète du conduit auditif externe, de la membrane et de la caisse du tympan; absence du poumon gauche et du rein du même côté {J. Soc. méd. prat. de Montpellier, 1842, V, 120, 129).
ANOMALIES DE NUTRITION
Ces anomalies ne diffèrent pas de celles des autres organes. L’atrophie et l’hypertrophie, quoique rares, se rencontrent pourtant dans les diverses parties constituantes de l’oreille comme dans tout autre point de l’or-
APPAREILS DES SENS
ganisme. L’oreille est en effet soumise à des troubles vaso-moteurs, caractérisés, tantôt par le rétrécissement, tantôt par l’élargissement des vaisseaux qui s’y distribuent, et ainsi elle se trouve disposée à l’atropbie et à l’bypertropbie. Les pblegmasies et les néoplasies affectent communé ment cet organe; les hypoplasies, par contre, y sont peu connues.
^ 1". — Atrophie et hypertrophie.
L’atrophie des membranes qui tapissent l’oreille et même des différentes parties qui entrent dans sa composition se manifeste assez généraienqpnt avec l’âge; elle est quelquefois aussi la conséquence d’une lésion matérielle, ou d’une compression de ces parties. Ces deux formes d’atrophie, l’une sénile, l’autre liée à une compression vasculaire, ne sont pas les seules que nous ayons à signaler; il nous faut admettre encore une atrophie purement névropathique, quoique nous manquions jusqu’ici de données certaines sur sonexistence.il n’en est pas de même de l’hyperti’ophie névropathique; celle-ci, mise en évidence par les intéressantes recherches de Cl. Bernard sur le sympathique du cou, a été observée par Bidder (1) sur un jeune lapin chez lequel il réséqua une portion du grand sympathique gauche. Un mois plus tard, l’oreille de cet animal était plus hypérémiée, plus chaude que la droite, mais surtout plus large et plus longue. Ajoutons à cette hypertrophie celle qui peut résulter d’une stase sanguine prolongée.
§ 2. — Phlegmasies de l’oreille ou otites.
Ces pblegmasies n’offrent pas de différences sensibles avec celles que nous avons étudiées jusqu’ici ; elles présentent les mêmes types exsudatif, suppuratif et prolifératif.