III. — Phlegmasies prolifératives. Otites prolifératives
Ces phlegmasies, dont le siège plus spécial est l’oreille moyenne, offrent des caractères qui les rapprochent de celles des organes en général, aussi croyons-nous devoir les diviser, ainsi que nous l’avons fait jusqu’ici, en phlegmasies scléreuses proprement dites, phlegmasies syphilitiques, phlegmasies tuberculeuses et phlegmasies lépreuses.
Otites scléreuses. — Ces otites,, les plus communes des phlegmasies de ce groupe, ne sont pas très rares, mais il faut reconnaître que leur étude laisse beaucoup à désirer. Elles ont pour siège plus habituel la membrane muqueuse de l’oreille moyenne, qui s’injecte, s’épaissit peu à peu, devient plus dure et moins élastique; il en est de même des membranes du tympan et des deux fenêtres ronde et ovale ; mais en outre, la membrane qui entoure la base de l’étrier, celle de la fenêtre ronde, s’infiltrent parfois de sels calcaires et deviennent le siège de formations osseuses. Très souvent le travail phlegmasique s’étend de la muqueuse aux articulations des osselets, à celles de l’enclume, du marteau ou encore de l’étrier, déjà immobilisé par l’épaississement de la membrane qui le recouvre, de telle sorte que les surfaces articulaires perdent de /eur mobilité et finissent par s’ankyloser. Le ligament suspenseur de la tête du marteau s’épaissit à son tour, et lorsque le tissu nouveau vient à se rétracter, cet osselet subit une déviation qui modifie la direction de la membrane du tympan et sa force de vibration (Trœltsch); semblables lésions peuvent atteindre le tendon du muscle tenseur du tympan et produire des effets analogues. Enfin des brides membraneuses traversent quelquefois la cavité de la caisse; elles se rencontrent le plus souvent autour du corps du marteau et de l’enclume, dans les fossettes des deux fenêtres, très rarement sur les points qui se trouvent en contact immédiat. Or c’est le contraire qui a lieu, lorsqu’il s’agit de synéchies consé7 cutives à des otites suppurées suivies d’ulcères de la membrane qui tapisse l’oreille moyenne. Cette différence de siège a donc une valeur réelle au point de vue du diagnostic de ces deux sortes d’affections.
L’otite scléreuse, dont le principal effet est de s’opposer dans une certaine mesure à la transmission des vibrations auditives et d’amener ainsi une diminution lente et progressive de l’ouïe sans douleur appréciable et souvent aussi sans autre sensation anormale, a dù être considérée dans plusieurs cas, cela se comprend, comme une simple surdité nerveuse. Elle se distingue par sa marche lente et insidieuse, par l’existence de bour-
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donnements pénibles, du moins à une période avancée de son évolution, el, malgré le peu de désordre qu’elle détermine, guérit diflicilement.
Bibliographie. — Toynbee, Traitement et pathol. de lu surdité sénile (Gaz. méd., Paris, 1849, p. 843). — A. de Trœltsch, Traité pratique des maladies de l'oreille, Irad. fr., Paris, 1870, |>. 283. — Zaufal, Arch. f. Ohrenheilhmdc, VI, 297. — H. -N. Spencer, Sderosis or plastic inflammat. of tlie middle ear (St-Louis med. et surg. Joitrn., 1871, n. s., VIII, 294-301). — Wendt, Hypertrophie polypeuse de l'oreille moyenne (Arch. der Heilkunde, t. XIV, et Ann. des malad. de l'oreille et du larynx, Paiis, 1875, I, 73). — Celle, Yertige de Méniére (Ann. des malad. de l’oreille et du larynx, etc., Paris, 1887, t. XIII, 397). — J. Gradenigo, Contribution à l'anatom. pathol. et à la puthogénie de l'otite scléreuse (Annal, des maladies de l'oreille et du larynx, Paris, 1888, t. XIV, p. 629).
Otites syphilitiques. — Ces otites, dont on a sans doute exagéré la fréquence, se rencontrent aussi bien dans la syphilis adjuise que dans la syphilis héréditaire.
Syphilis acquise. — Les différentes manifestations de 1a syphilis acquise ont été observées dans l’oreille. Le chancre toutefois, n’atteint jamais que l’oreille externe, et même il est fort rare dans cette région, car on connaît au plus quelques cas de cette lésion localisée au tragus, ou à son voisinage, au lobule de l’oreille, ou encore au méat auditif. Des plaques muqueuses, des éruptions secondaires ou tertiaires se voient assez communément au niveau de l’oreille externe; elles revêtent les caractères des manifestations cutanées des autres régions. Plus rarement les désordres syphilitiques envahissent le périchondre ou le périoste de l’oi’eille et se comportent à la façon des lésions spécifiques de ces tissus.
Les manifestations syphilitiques de l’oreille moyenne et de l’oreille interne, ne pouvant être vues pendant la vie, sont beaucoup plus difficiles à déterminer, et trop souvent on a attribué à la syphilis des désordres auriculaires qui en étaient indépendants. Les autopsies, d’ailleurs, sont exceptionnelles dans le cours de ces affections, et, lorsqu’on vient à les pratiquer, il reste à peine quelques stigmates de la maladie spécifique, en sorte qu’il est difficile d’ètre e.xactement renseigné sur la fréquence et les caractères de cette maladie dans l’organe auditif. Cependant les cavités de l’oreille creusées dans l’épaisseur du rocher, recouvertes d’um* membrane muqueuse et d’un périoste, sont par cela même exposées aux lésions de la syphilis secondaire et surtout de la syphilis tertiaire. Que les membranes muqueuses qui tapissent ces cavités puissent être atteintes, le fait est démontré tout au moins par la clinique; mais en ce qui con-
cerne le périoste, il est prouvé par l’examen cadavérique. Moos trouva, en effet, à l’autopsie d’un syphilitique âgé de trente-sept ans, la tuméfaction et l’immobilité de la platine de l’étrier, l’épaississement du périoste du vestibule, une infiltration de petites cellules rondes ou ovales entre les parois osseuses et membraneuses du vestibule, moindre au niveau de la lame spirale osseuse et de la zone pectinée que dans la région des dents et des arcs de Corti, plus forte dans le tissu cellulaire unissant à l’enveloppe osseuse les ampoules et les sacs membraneux, qu’au niveau des canaux demi-circulaires.
Ce fait est des plus intéressants ; il démontre nettement que la syphilis se comporte dans l’oreille comme partout ailleurs, c’est-à-dire qu’elle ne produit jamais que des lésions prolifératrices avec tendance à la régression et n’engendre pas, primitivement du moins, des lésions suppuratives, ainsi que le prétendent à tort plusieurs auteurs, oubliant que les maladies ont leurs lois et que les processus par lesquels elles se manifestent sont toujours et partout identiques.
Loin de moi l’idée de nier qu’il ne puisse y avoir des otites suppurées liées à la syphilis; ce que je puis affirmer, c’est que ces otites ne sont jamais primitives, mais bien subordonnées à des lésions du pharynx, des trompes d’Eustache ou du conduit auditif externe, ayant pu faciliter l’entrée de microbes de suppuration dans l’oreille moyenne. Je soutiens depuis longtemps que la syphilis ne suppure pas, cette proposition est toujours vraie, et l’on m’accordera de douter de la nature syphilitique des otites suppurées que l’on base sur une simple coïncidence.
Bibliographif. — W. Harvey, On venereal affections of the ear {Lond. m. Journ., 1852, IV, 118, 122). — J. Hutchinson et J.-H. Jackson, Cases of ■deafness associated with syphilis (Med. Tim. and Gaz., London, 1861, II, 530). — E. Lancereaux, Traité historique et pratique delà syphilis. Paris, 1866, et 2' édit., Paris, 1873, p. 390, avec bibliographie. — J. Gruber, Ueber syphilis des Gehôrorganes (Wien med. Presse, 1870, XI, 8, 55, 121, 185). — D.-B. St-J. Roosa, On syphilitic affections of the ear (Am. J. syph. et dermat., New- York, 1871, II, 97, 1031. — Le meme, Syphilit. Erkrankh. des inneren Ohres (Zeitschr. f. Ohrenheilkunde, IX, 303, et Rev. des sc. méd., XVIII, 681). — Ladreit de Lacharrière, Note sur Votite aiguë syphilitique (Ann. des maladies de l’oreille et du larynx, Paris, 1875, I, p. 93-96). — F. -R. Sturgis, Two cases of inflammation of the middle ear due to acquired syphilis (Philad. m. Times, 1875-76, VI, 56). — Hedinger, Lésions syphil. de V oreille C^urtcmb. Correspond. Blatt, 1877, n“ 6, et Rev. d. sc. méd., t. XIV, p. 700). — W.-B. Dalby, Syphilitic affections of the ear (The Lancet, London, 1877, I, p. 157, 191 et Rev. d. sc. méd., IX, 654). — G. -P. Field, Extensive Slou-
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ghing ulcération of car (syphilitic) (Brit. m. J.^ London, 1877, II, 473). — Moos, Lésions du labyrinthe à la suite de la syphilis secondaire, troubles fonctionnels quelles ont occasionnés {Arch. f.pàth.Anat. und Physiol., t. LXIX, p. 2, et Annales des maladies de Voreille, 1879, t. V, p. 63). — L. Turnbull, Beafness as the resuit, of the poison of syphilis (Med. et surg. Reporter., Philad., 1880, 510, 1881, XLV, 145). — A. -H. Buck, Syphilitic affections of the ear (Am. Journ. otol., New-York, 1879, 25-40). — S. Sexton, Three cases of sudden deafness from syphilis (Amer. Journ. of otology, II, 301, et Rev. des sc. méd., XX, 714). — J. Broncher, Essai sur les lésions de V appareil auditif dans la syphilis congénitale et acquise, thèse, Nancy, 1883, et B.ev. des sc. méd., XXY, p. 264. — Jegu, De la syphilis de Voreille, thèse, Paris, 1884. — Hessler, Un cas de tum. gommeuse du pavillon de l'oreille (Ann. des malad. de Voreille, du larynx, etc., juillet 1884, p. 197). — F.-M. Pierce, The action of syphilis on the ear (The internat, m. Gong. 7 session, London, 1881, III, 399). — F. Felice, Syphilides de Voreille (Bollet. d. malatt. delVorecchio, etc., 1887, et Ann. des malad. de Voreille et du larynx, Paris, 1888, t. XIV, p. 174).
Syphilis héréditaire. — Les manifestations de la syphilis héréditaire de l’oreille, de même (jue celles de tous les organes, sont hâtives ou tardives. Cette division, créée par moi dans la première édition démon Traité de la Syphilis, a été remplacée dans la seconde édition par celles de syphilis fœtale, syphilis infantile et syphilis héréditaire de l’adulte, qui me paraissent plus précises. Or, si nous sommes ignorants de l’hérédité syphilitique de l’oreille chez le fœtus et le nouveau-né, nous savons par contre que les oreilles de l’enfant et de l’adulte peuvent se trouver atteintes par la syphilis héréditaire aux approches de la puberté, pendant ie cours des cinq années qui précèdent ou qui suivent.
Plus fréquente dans le sexe féminin, l’otite de la syphilis héréditaire, décrite tout d’abord par Jon. Hutchinson, occupe en général les deux oreilles, accomplit son évolution avec assez de rapidité et atteint ordinairement son maximum d’intensité dans l’espace de six mois, en l’absence de sensations douloureuses et d’otorrhée. Elle débute d’ailleurs brusquement, donne lieu à des vertiges, des troubles d’équilibre sans désordre appréciable de l’oreille moyenne, et coexiste assez ordinairement avec la kératite interstitielle, une conformation spéciale des dents et un certain degré d’infantilisme.
Les phénomènes révélateurs de cette affection portent à penser que l’oreille interne, l’encéphale et le nerf auditif sont les parties matériellement intéressées; malheureusement il n’y a eu jusqu’ici aucun examen suffisamment précis pour nous faire connaître les caractères de la lésion anatomique et son évolution.
Bibliographie. — E. Lancerealx, Traité historique et pratique de la syphilis, 2® édit,, Paris, 1873, p. 435. — H, Knapp, On heredito-syphilitû affections of the car {Arch. otol., New-Ÿork, 1880, II, 146, 153, et Rev. des SC. méd., XIX, p. 710). — G. -J. Kipp, On the ear affections of inherited syphilis (Tr. of the amer, otological Society, 1875-81, Boston, 1881, II, 390-401, et Rev. des SC. méd., XIX, 710). — Cassei.ls, Two cases of chronic muco-tympanitis from hereditary syphilis (Glasgow, m. J., 1882, XVII, p. 58). — M.-A. Frohnstein, Sluchai syphiliticheskago porajenija vnutrennago ucha (Vrach Vaidom, St-Pétersb., 1882, VII, 3145, 3157). — Jon. Hutchinson, A dôi. memoir on cert. diseases of the eyes and the ear, London, 1863. — Étude clinique sur cert. maladies de l’œil et de l'oreille consécutives à la syphilis héréditaire, trad. de l’anglais par Hermet, Paris, 1884. — V. Cozzolino, La syphilis acquise et héréditaire de l'appareil auditif dans ses trois sphères et dans ses rapports intimes avec la région naso-pharyngienne (Collezione italiana di letture sulla medicina, sér. IV, n” 9, et Ann. des malad. du larynx et de l'oreille, 1889, p. 106). — M. Minos, De la surdité profonde de la syphilis héréditaire tardive (France méd., 1889, p. 38).
Otites tuberculeuses. — La tuberculose de l’oreille se présente sous les formes de granulations disséminées et de lupus. Toutefois, elle n’est reconnaissable qu’à son début, car, lorsque le tubercule vient à dégénérer et à se ramollir, il se produit une suppuration qui rend plus difficile la constatation de sa présence, et l’otite examinée à cette période semble rentrer dans le groupe des otites suppuratives. Ainsi, pour bien juger des caractères anatomiques de cette affection, il importe de l’examiner dans sa première phase; après il reste la recherche du bacille tuberculeux.
Les études intéressantes de Schutz sur la tuberculose de Toreille interne et moyenne chez le porc, l’ont conduit à reconnaître que cette lésion était l’effet habituel de la propagation par la trompe d’une tuberculose avec transformation caséeuse des glandes lymphatiques du pharynx. Le processus inflammatoire s’étend ainsi à la moelle de la portion tympanique du rocher où apparaissent les premiers petits noyaux de matière tuberculeuse (ostéomyélite tuberculeuse de la portion tympanique). En même temps de petites granulations miliaires se développent dans l’épaisseur de la membrane muqueuse rouge et enflammée de la caisse. Ces granulations, d’abord grises et transparentes, se troublent plus tard, et deviennent jaunes, puis le tissu conjonctif de nouvelle formation qui les entoure, se transforme en un tissu fibreux dense. Le périoste à son tour devient le siège d’une abondante éruption de tubercules miliaires grisâtres qui ne tardent pas à devenir caséeux, tandis
que le tissu de prolifération qui les sépare se transforme en un tissu fibreuxrésistant, qui donne à sa surface un aspect mamelonné. La matière tuberculeuse finit par remplir toute la cavité tympanique, et les osselets dont la nutrition est entravée se nécrosent. Le produit tuberculeux envahit et détruit complètement le tissu osseux de la portion tympanique, puis le processus pathologique se propage aux nerfs qui touchent à la cavité tympanique, s’étend jusqu’au canal de Fallope et au nerf facial dont les éléments sont disjoints par l’interposition de petites granulations, comme dans un cas qui m’est personnel (1). Finalement l’oreille interne est atteinte à son tour; les canaux semi-circulaires et le limaçon se remplissent d’une matière tuberculeuse qui, à travers les aqueducs cochléen et vestibulaire, s’avance jusque dans la cavité crânienne en suivant, dans quelques cas au moins, le trajet du nerf auditif.
D’un autre côté, la matière tuberculeuse qui a rempli l’oreille moyenne, se propage à la membrane du tympan qu’elle détruit, et vient faire saillie dans le conduit auditif externe sous forme d’un magma polypiforme. Cette matière subit habituellement la transformation caséeuse, quelquefois la transformation calcaire, aussi la guérison de l’otite tuberculeuse est-elle des plus rares. Ajoutons que la tuberculose qui a débuté dans l’oreille peut se généraliser et envahir successivement les différentes parties du corps.
Le lupus de l’oreille est l’effet ordinaire de la propagation d’un lupus cutané au pavillon : dans quelques cas plus rares, la propagation s’opère du pharynx par la trompe d’Eustache jusque dans l’oreille moyenne et dans l’oreille interne. Un fait de ce genre a été rapporté par Gradenigo, il concerne un individu chez lequel le lupus avait atteint le pavillon de l’oreille droite, la peau et la muqueuse du nez, la peau des lèvres, etc., la membrane muqueuse de la voûte palatine et du voile du palais, la langue, le pharynx, la trompe d’Eustache, l’oreille moyenne et l’oreille interne du côté gauche. Cette dernière se trouvait envahie par trois voies; la fenêtre ronde, la fenêtre ovale et la mince lame osseuse qui sépare le canal de Fallope du sommet du canal semi-circulaire externe. La membrane du tympan était détruite et l’oreille moyenne occupée par un tissu de nouvelle formation constitué principalement par de petites cellules rondes.
(1) X..., âgé de trente-cinq ans, admis le 1“' juillet 1861 à l’iiôpilal de la Pitié, dans un état de phthisie avancée avec écoulement de l’oreille, est atteint très rapidement le 15 du même mois d’une hémiplégie faciale complète du côté droit, se traduisant pari impossibilité de fermer les paupières de ce même côté, la déviation de la luette, etc. Il succombe le 26. La membrane du tympan est détruite, le rocher altéré, le nerf facial comprimé et altéré au niveau de la partie la plus voisine de la caisse, et son altération remonte au delà du ganglion géniculé; dans toute cette étendue, il est infiltré d éléments cellulaires jeunes et ses tubes sont devenus granuleux.
Ce tissu se continuait en avant dans la trompe osseuse, en arrière dans les cellules mastoïdiennes; il remplissait les niches des deux fenêtres et s’étendait jusque dans l’oreille interne.
La lèpre, de même que la syphilis et la tuberculose, moins souvent peut-être, se localise aussi, sur l’organe de l’audition, mais les désordres qu’elle détermine n’ont pas été jusqu’ici suffisamment étudiés pour-que nous ayons à en parler.
Bibliographie. — Bricheteau, Observation d'otite interne, de carie du rocher, d'encéphalite et de méningite du même côté [Arch. gén. de méd., Paris, 1834, p. 517, 522). — Grisolle, Otite chronique produite par des tubercules développés dans l'oreille; compression du nerf de la septième paire, etc. [Presse méd., Paris, 1837, I, 249-251). — Gellé, Lésion du nerf auditif. Tubercules des membranes internes [Bull. Soc. anat., 1859, p. 114). — J. Hinton, Cases illustrative of the pathology ofthe ear [Med. chir. Transact., London, 1856, XXXIX, 101). — Le même, Disease of the tympanum inatuberculous child aged 9 months [Trans. of the path. Soc., London, 1868, XIX, 364). — M.-F. Prévôt, De l’otite chez les tuberculeux et de ses accidents, Paris, 1873. — Schütz, Die Tuberculose des mittleren und inneren Ohres beim Schweine, nebst einleitenden Bemerkungen iiber die Anatomie des Schlàfenbeins dieses Thieres [Arch. fur path. Anatom. und Physiolog., Berlin, 1874, LX, p. 93, et Ann. des malad. de l’oreille et du larynx, 1875, p. 153). — T. de la Belliêre, Étude sur l’otite des phthisiques et principalement sur sa pathogénie, \hhse, Paris, 1874, et Arch. gén. de méd., 1875, t. II, p. 121-128, 175. — H. Webeb, Three cases of pyœmia caused by acute suppuration of the middle ear, and one of general miliary tuberculosis cornplicated with pyœmia, etc. [Trans. clin. Soc., London, 1875, VIII, 131-137). — L. Laventure-Auge, Considérât, sur les écoulements purulents de l'oreille dans le cours de la tuberculose, Paris, 1875. — W.-O. Moore, Acute oti lis media supervening on otitis media purulenta chronica, resulting in necrosis of temporal occipital, and pariétal bones with closure of latéral sinus and abscess of cerebellum [Arch. otol., New-York, 1882, p. 25). — Fraenkel, Étuide anat. et clinique des maladies du pharynx nasal et de l'oreille dans la phthisie pulm. [Zeitschrift f. Ohrenheilk., X, p. 113, et Bev. des sc. méd., XIX, 709). — J.-S. Nathan, Sur la présence des bacilles de la tuberculose dans l’otite suppurée [Deutsch. Archiv f. klin. Med., XXXV, 491, et Rev. des sc. méd., XXVI, 321, et XXVIII, 313). — J. Habermann, Mittheil. ueber Tuberculose des Gehôrorgans [Prager med. Wochenschrift, 1885, n® 6, et Bev. des sc. méd., t. XXVII, p. 751). — Le même. Contribution nouvelle à V anatom. pathol. de la tuberculose de l'ouïe, Prague, 1888. — G. Gradenigo, Lupus de l'oreille moyenne et interne [Gaz. degli ospitali, 1888, n° 66, et Ann. des maladies de l'oreille et du larynx, févr. 1889, p. 93). — (Voyez en outre la Bibliographie de la page 567.)
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§ 3. — Néoplasies.
Formé aux dépens de l’ectoderme et du mésoderme, l’organe auditif est le siège tout à la fois de néoplasies conjonctives et de néoplasies épithéliales; les premières sont multiples comme la série des tissus de substance conjonctive qui entrent dans la composition de l’oreille, les secondes variées comme les épithéliums de ce même appareil.