I. — Néoplasies conjonctives
Endothéliome. — La néoplasie, ainsi désignée par nous pour la première fois (voy. t. I, p. 509), paraît avoir été quelquefois observée dans l’oreille, mais généralement décrite sous le nom de choléastome. En elfel, parmi les lésions différentes qui ont reçu cette dénomination, il en est une rapportée par Wendt et qu’il est difficile de ne pas attribuer à l’endothéliome. Il s’agit d’une petite tumeur fortement adhérente à la couche propre de la membrane du tympan et comme enchevêtrée dans les faisceaux fibreux de cette couche. Au microscope, cette tumeur était composée d’un grand nombre de lamelles de cholestérine et de cellules endothéliales. Ces dernières, considérablement multipliées sur les gaines des faisceaux fibreux, les écartaient au point qu’il existait des communications avec la lame cutanée et le conduit auditif externe. Revêtue d’une capsule qui l’entourait partout, excepté au point d’insertion, cette tumeur provenait certainement de la prolifération des cellules endothéliales qui avaient repoussé peu à peu la muqueuse vers l’intérieur de la caisse, de manière à s’en entourer comme d’une capsule. La régression graisseuse de ces cellules avait donné lieu à la formation de lamelles de cholestérine.
Bibliographie. — J. Gruber, Bas Cholesteatom im (jehôrorgane (AU. wien. med. Ztg., 1862, VII, 282, 290). — J. Hinton, Sebaceous tumeur wühin the tympanum originating on the externat surface of the membrana tympani, bands of membrane occupying the cavity (Guy s hosp. flep., London, 1863, 3“ s., IX, 264-268, 1 pL). — H. Wendt, Ueber ein endotheliales Choleastom der Trommelf elles, nebst Bemerkung. zur Histologie d. Eigenschicht (Archiv d, Heilkunde, Leipzig, 1873, XIV, 551, 561, 1 pl.).
Lymphome. — Cette lésion, jusqu’ici peu étudiée dans l’oreille pour des raisons faciles à apprécier, se manifeste d’ordinaire par une surdité
subite. Les examens qui en ont été faits ont montré qu’elle se localisait de préférence au labyrinthe. Chez un sujet de trente-deux ans, observé par Politzer, le limaçon du côté droit était rempli de tissu conjonctif proliféré, et supporté par des lamelles osseuses adhérentes à la paroi. La lame spirale se trouvait recouverte d’une couche épaisse de cellules lymphoïdes serrées les unes contre les autres; les canaux semi-circulaires étaient en transformation conjonctive. Chez un garçon de vingt-six ans, atteint de lymphomes du foie et de la rate, d’épistaxis, etc., Steinbrugge constata l’existence d’extravasations sanguines dans les différentes parties de l’oreille interne droite : rampes et conduit du limaçon, membrane de Corti, névrilème du nerf auditif, vestibule membraneux. Ces extravasations étaient moins nettes dans les canaux semi-circulaires, mais en revanche on y trouvait une formation de tissu osseux nouveau, emprisonnant les conduits membraneux, et remplissant d’une façon complète, sur certains points, la cavité des conduits demi-circulaires osseux, tandis que cette cavité persistait sur d’autres points et présentait, à son intérieur, du tissu conjonctif riche en vaisseaux.
La similitude de l’altération dans ces deux faits conduit à lui attribuer une même origine. Il y a donc lieu de croire que la leucémie s’étend parfois à l’oreille interne et s’y traduit par une formation conjonctivolymphatique qui, en raison de son siège, tend à s’ossifier sur certains points, tandis que sur d’autres elle produit des hémorrhagies pouvant donner lieu à une surdité subite.
Bibliographie. — Politzer, Zur Pathologie und Thérapie der Labyrinthaffectionen (Soc. de méd. de Vienne, 16 janvier 1885, p. 754, et Tribune méd., 1884, p. 491). — Blau, Des altérations de l’appareil auditif dans la leucémie (Arch. gén. de médecine, 1885, 11, 354). — H. SiumKUGO’E, Labyrintherkraiikung in einem Fall von Leukamie (Zeitschrift f. Ohrenheilkunde^ 1886, p. 238, et Rev. des sc. méd., XXIX, p. 719).
Chondrome et ostéome. - L’oreille renfermant du tissu osseux et du tissu cartilagineux, il est naturel qu’on y trouve tantôt l’ostéome, tantôt le chondrome. Cette dernière néoplasie, relativement rare et presque toujours concomitante d’une formation osseuse, a été rencontrée par Gruber, elle ne diffère pas de ce qu’elle est partout ailleurs.
L’ostéome se localise de préférence au conduit auditif externe, et s'y développe le plus souvent au point de jonction de la portion cartilagineuse et de la portion osseuse; mais il se retrouve encore dans les autres parties de l’organe de l’audition, notamment dans la caisse. L’os-
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léome du conduit auditif externe forme des tumeurs arrondies ou mamelonnées, insérées sur une large base et saillantes dans ce canal. La peau qui les l’ecouvre est rosée, parfois atrophiée, ou même ulcérée, si l’on néglige les soins de propreté. Les osselets et la caisse sont plus rarement le point de départ de ces tumeurs, toutefois Zaufal a trouvé chez un garçon de neuf ans, une tumeur osseuse qui naissait de la paroi postérieure et interne de la caisse, remplissait une partie de cette cavité et oblitérait la fenêtre ronde. Les diverses parties de l’oreille interne n’échappent pas à celte lésion, qui peut conduire à une surdité totale.
Constitués le plus souvent par du tissu compact, ces ostéomes prennent naissance dans l’os, le périoste ou même dans le tissu conjonctif, et se comportent un peu différemment, suivant leur point de départ. Les accidents qu’ils déterminent du côté de l’ouïe résultent uniquement de l’obstacle qu’ils apportent à la transmission des ondes sonores jusqu’à l’appareil de perception.
Bibliographie. — Toynbee, Exostoses of the tympanic ossicles (Transaet. of the path. Soc., London, 1860, t. XI, p. 223). — Seligmann, Sitzungsber. der kais. Acad. d. Wissenschaft., Wien, 1864, p. 55. — Bonnafont, Surdités produites par des tumeurs osseuses (Un. méd., n. s., XX, 247). — Welcker, Ueber knocherne Verengerung und Verschliessung des aüsseren Gehorganges {Archiv f. Ohrenheilkunde, t. 1, p. 163). — Zaufal, Ibid., t. II, p. 48. — Delstanche, Contribution à l'étude des tumeurs osseuses du conduit auditif externe (Bull, de l’Académie de Belgique, nov. 1878, et Rev. des sc. méd., t. XIII, p. 719). — .\.-E. CuMBERBATCH, Two cuses of auvul exostosis (St-Bartholomeivs hosp. Reports, London, 1880, XVI, 267-271). — A. Hedinger, Ueber eine eigenthumliche Exostose im Ohre (Zeitschr. f. Ohrenheilkde, 1881, X, 49, et Rev. des sc. méd., XIX, 711). — G. Field, Exostoses éburnées du conduit auditif extirpées avec succès (The Lancet, London, 8 et 15janv. 1881, et Rev. des sc. méd., .XIX, 318). — Le même. Cases of removal of osseous tumours from the auditory canal (The Lancet, London, 1" avril 1882, et Rev. des sc. méd., XXI, 724). — D.-C. CocKS, Exostose pédiculée du conduit auditif externe, etc. (Zeitschr. f. Ohrenheilkunde, 1884, XIII, 172, et Rev. des sc. méd., XXIV, 728). — J. Gruber, Zur Lehre von derKnorpelundKnochenneubildung im Gehôrorgane (Wien. med. Presse, 1881, XXII, 197, 229, 264).
Fibromes. — Le fibrome de l’oreille revêt, en général, la forme embryonnaire, rarement la forme adulte.
Le fibrome embryonnaire, désigné à tort par les auteurs sous le nom de sctrcome, se rencontre sur les différents points de 1 oreille externe, à l’intérieur de l’oreille moyenne et de 1 oreille interne, il se développe ' aux dépens des tissus conjonctifs qui composent chacune de ces parties
et provient quelquefois de la gaine du nerf auditif ou même de la duremère. Cette néoplasie se présente sous forme de tumeurs arrondies résistantes, plus ou moins mobiles et indolentes, qui prennent le moule des cavités où elles se développent, passent de l’une dans l’autre et sortent quelquefois par le conduit auditif externe. Dans ces conditions, elles peuvent enflammer les parties molles de l’oreille, les faire suppurer, mais elles arrivent rarement à détruire les parties osseuses. Leur structure couqprend surtout des éléments cellulaires et des vaisseaux; elle est globo-cellulaire ou fuso-cellulaire, suivant la phase plus ou moins avapcée de leur développement. Leur marche est relativement rapide; elles se ramollissent au bout d’un certain temps par suite de la transformation muqueuse ou graisseuse de leurs éléments, et deviennent souvent le siège de foyers hémorrhagiques qui augmentent tout à coup leur volume. L’extirpation en est difficile, et leur gravité n’est pas discutable.
Le li brome adulte de l’oreille, lésion de même nature, mais plus rare et moins dangereuse, à cause de l’état avancé de son développement, constitue d’ailleurs des tumeurs mieux circonscrites, moins étendues, qui ont pour origine le pavillon, le conduit auditif externe, la surface du tympan, les oreilles moyenne et interne. Celles de ces tumeurs qui naissent dans les parties profondes de l’oreille sont formées par un tissu libroïde ou fibreux; elles olfrent une résistance et une texture qui permettent de les rapprocher des polypes fibreux naso-pharyngiens, et se développent vraisemblablement au sein du périoste des parois de l’oreille interne et moyenne. La surdité qu’elles déterminent provient de ce qu’elles interceptent le passage des vibrations de l’air, mais à part ce désordre elles sont peu nuisibles.
Le lobule de l’oreille est l’une des parties prédisposées aux fibromes, car il n’est pas très rare de voir apparaître des excroissances arrondies et dures au niveau du trajet cicatriciel des boucles d’oreilles. Ces excroissances, dans deux cas présentés par Dolbeau à la Société de chirurgie, étaient constituées une fois par un fibrome, une autre fois par une chéloïde. Les tumeurs fibreuses du lobule de l’oreille seraient fréquentes, d’après Saint-Vel, chez les négresses, et résulteraient de l’irritation produite par d’énormes boucles d’oreilles qui tiraillent et fendent même le lobule. L’évolution de ces lésions est très lente, car elles mettent des années à acquérir le volume d’une noisette, d’un œuf de pigeon ou d’une noix. La multiplicité est leur règle, et bien souvent elles afl'ectent une symétrie parfaite de chaque côté de la tête.
Les fibro-myomes sont extrêmement rares dans l’oreille, cependant une tumeur ferme et résistante, d’apparence striée et qui renfermait
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des fibres musculaires en même temps qu’un tissu fibreux, a été signalé, par Voltolini, dans la capsule du limaçon.'
Bibliographie. — G.-C. Harlan, Tioo cases of malignant diseuse of the ear (sarcoma) (Trans. ofthepath. Soc., Philadelphia (1871-73), 1874, IV, 202). — Moos, Sarcome du nerf acoustique gauche, métamorphose graisseuse et destruction partielle de l’organe de Corti {Arch. fur Augen und Ohrenheilkunde, t. IV j Ann. de l oreille et du larynx, t. I, 1875, p. 416). — P. -N. Pipin, Sarcoma papillare parvi-globo-cellulare in aure sinistra {Vrach. Vaidom., St-Pétersbourg, 1880, V. 1403). — Ï.-R. Lakargde, Des tumeurs malignes du pavillon de l'oreille, thèse de Paris, 1879. — L. Suné y Molist, Polupo celulo-globular del disco timpanico (Rev. de cien. med., Barcelone, 1880, VI, 118, 121). — Le même, Osteosarcoma del aparato auditive (Gac. med. catal., Barcelone, 1882, II, 257, 259).
Toynbee, Abcess in the middle lobe of the cerebrum in connexion with amolluscous tumour in the meatus externas of the ear audi diseuse of the bone, etc. (Trans. of the path. Soc., London, 1860, p. 2). — Dolbeau, Séance de la Soc. de chirurgie, 8 jan\ier et 24 février 1869. — O. Saint-Vel, Maladies des régions intertropicales, Paris, 1870, p. 475. — Hinton, Small tumour in the tympanum (Trans. of the path. Soc., London, 1865, XVI, 236). — Tilbury Fox, Keloid tumours from the ear (Trans. of the path. Soc., London, 1871, XXII, 313). — R. -P. F \NLEY, Fibroid tumor of the ear (Philad. m. Times, 1879, IX, 208). — Bürkhardt-Merian, Fibrosarcome de l'oreille (Archiv f. Ohrenheilkde, XIII, 11, et Rev. des se. méd., XIX, 1882, p. 319).
Papillomes. — Ces végétations complexes, généralement décrites sous le nom de polypes (1), se rencontrent sous un volume variable, dans différentes parties de l’oreille, conduit auditif, membrane du tympan, oreillemoyenn e. Réduit quelquefois aux dimensions d’une tête d’épingle, le papillome peut aussi remplir le conduit auditif externe et faire saillie à l’extérieur, sous forme de champignon. Sa surface est lisse ou inégale et surmontée de saillies papilliformes, dans lequel cas elle offre assez l’apparence d’une fraise, d’une framboise ou même d’une grappe de raisin. Sa couleur est jaune ou rougeâtre; mais elle devient blanchâtre et comme cutanée si le polype fait saillie à l’extérieur, à moins qu’il ne vienne à s’ulcérer. Sa consistance ordinairement faible, comme celle des papillomes du nez, est parfois très ferme, sans égaler jamais celle des vrais fibromes. Son insertion a lieu par une base plus ou moins
(1) Il faut reconnaître que certains auteurs ont donné une plus large extension au mot polype, car pendant longtemps ce mot a servi à désigner toute espèce de tumeur faisant une saitlie plus ou moins considérable à l’intérieur du conduit auditif et accompagnée d’un écoulement de pus.
large, tantôt dans la cavité de la caisse, tantôt sur la membrane du tympan, exceptionnellement dans l’oreille externe.
Les papillomes de l’oreille ont un aspect condylomateux, un volume peu considérable, bien qu’on les ait vus atteindre jusqu’à 3 centimètres de long sur 1 centimètre de large; ils sont constitués par une végétation du derme muqueux que recouvre unecoucbe épithéliale, caron y trouve, indépendamment d’une enveloppe épithéliale, un tissu conjonctif, des vaisseaux et des glandes. Le revêtement épithélial est formé, suivant le point de départ du néoplasme, tantôt d’épithéliums pavimenteux et stratifiés, tantôt d’une ou de plusieurs couches d’épithéliums cylindriques, ou même d’épithéliums à cils vibratiles. En tout cas, lorsque la gaine pavimenteuse est épaissie, les cellules les plus superficielles peuvent être aplaties et semblables à celles de la couche cornée de l’épiderme. — Le tissu conjonctif de la tumeur se distingue de celui du chorion des muqueuses, par la présence d’éléments jeunes (cellules globo-cellulaires, cellules fusiformes ou étoilées) et d’une substance amorphe, la mucine, (jui lui donne son aspect et sa consistance. A sa surface libre, il est parcouru par des vaisseaux nombreuit, quelquefois dilatés, remarquables par la minceur de leurs parois, et, dans quelques cas, assez développés pour rapprocher le polype d’une tumeur caverneuse.
Kessel prétend y avoir trouvé des glandes tubuleuses tapissées d’épithéliums cylindriques, mais il est vraisemblable qu’il s’agissait simplement de cellules épithéliales resserrées entre deux papilles. Quant aux cavités kystiques rencontrées dans certains papillomes et qui renferment des débris d’épithéliums et de mucus, leur présence s’explique par l’altération de l’épithélium du fond des culs-de-sac formés par l’hypertrophie papillaire.
Les papillomes sont des tumeurs qui, une fois extirpées, peuvent récidiver sur place, mais qui ne se propagent ni dans les tissus du voisinage, ni à distance, et ne parviennent jamais à produire l’infection de l’organisme.
Bibliogkaphie. — Bulckens, Observation de polype de l'oreille {Ann. Soc. méd. prat. de la province d'Anvers, Boom et Malines, 1841, IV, 101, 104). — Bonnafûnt, Polype de l'oreille {Bull. Acad, de méd., 1844, t. X, p. 12). ■ — Le même, Mém. sur les polypes de l'oreille et sur une nouvelle méthode opératoire pour leur guérison, Paris, 1851. — Polypes fibreux de l'oreille {Union méd., 1864, n“ 124). — Faure, Des polypes de l'oreille, thèse de Paris, 1861. — Roosa, Remarks on aurai polypi {Amer. med. Times, Aug. 1864, IX, 64). — Le même et Ely, A polypus in the ear for forty years {Med. Rec., New-York, 1878, XIII, 145). — Clarke, Observ. on the nature and treatment of polypus in
APPAREILS UES SENS
th(f ear, Boston, 1867. — Kessel, Uebcr Ohrenpolijpen (^Archiv f. Ohrenheilkaïulc, 1869, IV, 167, et Gaz. hebd. de mùd. et chir., Paris, 1869, n” 22). — F. Stku- DENER, Contribut. à l’anat. path. des polypes de l’oreille {Archivf. Ohrenheükunde, 1869, IV, 199, et Gaz. hebd. de méd. et de chirurgie j 1869, 349). — J. Henaut, Périmyriuyite villeuse; tumeur polypiforme du tympan {Bull. Soc. anat. de Paris, 1872, p. 78). — H. Wendt, Secundare Veranderungen, besonders dcr Schleimhaut, im Mittelohr {Arch. der Heilkunde, 1873, 3® livr. , et Rev. des sc. méd., t. II, p. 947). — Le même, Polypose Hypertrophie der Schleimhaut des Mittelohrs {Ibid., 3® livr., 1 pl. , et lier, des sc. méd., t. II, p. 949). — Ladheit nE Lachariuère, Considérations pratiques sur les polypes de l’oreille {Ann. des maladies de l'oreille et du larynx, t. II, 1876, p. 206). — J. -J. -K. Duncansov, Case of mollusGOUs tumour of the ear, complicated with polypi and a fistulous opening behind the auricle communicating with the internai ear, and stretching up to a cavity on the temple two inches above the auricle under the rnusculur structures {Edinb. m. J., 1877, XXIll, 390-394). — Ariza, Polipo mucoso del oido derecho implantado en la casa ; otorrea abundante y felida; extirpacion de aquel y curacion deestaconel sulfuro de ealcio {Anfiteatro anat., Madrid, 1879, Vil, 257-259). — Noquet, Deux observât, de polype de l'oreille {Bull. méd. du Nord,
1880, XIX, 372). — M. \I\uoE, Polypes de l’oreille {Rev. des sc. méd., 1880, XVIll, 299). — S. Moos et Steinbrugge, Étude histologique et clinique sur cent cas de polypes de l’oreille {Zeitschr. f Ohrenheükunde, 1882, XII, 1, et Rev. des sc. méd., XXII, 748). — Trautmvnn, Fibrose Polypen des Warzenforsatzes durch d. ausseren Gehorgang nach aussen gewuchert {Arch. f. Ohrenheilkwidc ,
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Angiomes. — Ces néoplasies, qui ont pour siège habituel l’oreille moyenne ou le conduit auditif externe, se manifestent sous la forme de polypes ordinairement de petit volume; aussi conçoit-on que leur description ait été confondue avec celle de ces productions. Elles sont, en effet, tantôt villeuses, filiformes ou digitiformes, tantôt sphériques, piriformes ou ovoïdes. Le plus souvent uniques, elles ont l’apparence de granulations pédiculées pouvant faire hernie à travers le tympan perforé. Ces lésions sont pulsatiles pendant la vie, et leur structure, dont l’élude laisse encore à désirer, rappelle celle de l’angiome de la peau et des muqueuses. Ajoutons toutefois que le nom de tumeurs pulsatiles de l’oreille a été donné à de simples fongosités développées sur un os atteint d'ostéite ou de carie limitée, comme on en voit surtout chez les phtliisi(|iics.
Bibuograpiiie. — R. -F. Weib, Two cases of intratympanic vuscular tumor, with a pulsating intact drum-membrane {Am. J. otol., New-York, 1879, 1, Lancereaux. — Traité d’Anat. patli. III. -- 03
A N ATU Al 1 1; r A l' Il O LU Ci I (J U !•; .
K'.li
iiO-1^5). — Giîllk, Des tumeurs pulsatiles de la caisse du tijarpaa {Tribune 7ued., Paris, 1870, XII, 408, 5^3, 548). — C.-A. Todd, Vascular tumor {aneurismal) of the dei’per parts of thc extcnial auditonj canal (Amer. Journ. otal.. iSc'w-Yoïk, 188-2, IV, 187-180).