‹ Traité d'anatomie pathologiqueChapitre 29 sur 218 · IV. — Ostéomalacie · texte numérisé non relu

IV. — Ostéomalacie

Le mot ostéomalacie sert à désigner un désordre nutritif qui consiste essentiellement dans la diminution des sels calcaires des os dont la solidité est par cela même beaucoup moindre. Cette lésion, absolument distincte du rachitisme avec lequel elle a été souvent confondue, à cause d une ressemblance apparente des déformations qui en sont la consé- (]uence, se rapproche des altérations séniles du système osseux, et pour ce motif elle trouve sa place dans notre classe des hypoplasies osseuses.

Les os ostéomalaciques présentent dans leur évolution deux états successifs caractérisés, l’un par la décalcification des trabécules osseuses,

l’autre par la résorption de la substance de ces trabécules que vient remplacer une moelle jeune. Dans le premier stade, l’examen microscopique pratiqué permet de constater que les travées osseuses sont composées de deux substances distinctes, l’une extérieure contiguë aux espaces médullaires et aux canaux de Ilavers, l’autre intérieure ou centrale formant l’axe de la lamelle (lig. 4‘7). Or, tandis que cette dernière est constituée par un tissu contenant des sels calcaires etentièrementnormale, l’autre consiste en une substance fondamentale finement striée, qui est colorée par le carmin et laisse voir de petites taches linéaires représentant les anciens rudiments des corpuscules osseux (Rindfleisch). Ces

Fig. 47. — Coupe microscopique d’un os atteint d’ostéomalacie. La partie sombre (|ui entoure les canaux de Ilavers et le tissu médullaire est décalcifiée; la partie blanche est normale (Rindlleisch).

rudiments ressemblent, comme aspect, aux corpuscules des préparations osseuses décalcifiées dans l’acide cbromique ou chlorhydrique, ils sont elî'acés, aussi bien que leurs prolongements, comme si la substance intercellulaire, par son boursoullernent, avait fait disparaître toutes les lacunes de l’os. Toutefois, cette disparition, qui marche de dehors en dedans, n’est pas toujours régulière, elle présente des saillies et des angles rentrants (lacunes de llowship), semblables à ceux que l’on observe à la limite de résorption du tissu osseux endammé (fig. 47).

Dans le second stade, le tissu osseux, privé de substance calcaire et ramolli, se fond et disparaît en partie, d’où l’élargissement des espaces médullaires. En même temps, une moelle jeune, riche en vaisseaux, ayant l’aspect du parenchyme splénique, vient prendre la place du tissu disparu. Cette moelle, de coloration rouge, brun foncé, pigmentée çà et là par suite d’extravasats sanguins, a la consistance d’une bouillie molle.

presque liquide ; elle ne renferme pas de graisse, mais on y trouve par places une substance fondamentale transparente constituée en partie par des cellules assez semblables à certains éléments épithéliaux et qui sont vraisemblablement les anciennes cellules graisseuses. Les vaisseaux sont dilatés, gorgés de sang, et cet indice de stase sanguine a conduit Rindtleisch à émettre l’hypothèse de la dissolution des sels calcaires des os par un excès d’acide carbonique.

Toutes ces modifications diminuent nécessairement la dureté et la

Fig. 48. — Ostéomalacie. — La femme Supiot d’après le dessin original de Morand.

Le squelette est conservé au Musée Dupuytren,

solidité des os. Ceux-ci deviennent mous, flexibles, et se courbent à la fois sous le poids du corps et sous l’influence des contractions musculaires (fig. 48). La colonne vertébrale, le bassin, la cage thoracique se déforment de différentes façons. La colonne vertébrale s’infléchit en S par l’exagération de ses courbures normales. Les angles des côtes s’accentuent; le thorax, déprimé sur les côtés et saillant en avant, est plus ou moins fortement déformé, et parfois même les os qui le composent sont fracturés sur plusieurs points ; les membres sont diversement déformés. Le bassin est dévié par les pressions qu’il est obligé de subir, d’une part celle qui résulte du poids du corps, d’autre part celle qui est due à la résistance apportée par les os des membres. Cette double pression a pour effet de rapprocher le promontoire et les parties qui forment la ligne innominée, tandis que la symphyse pubienne se porte en avant, et la grande courbure des os des iles en dehors (fig. 49). Dans ces conditions.

le petit bassin, souvent très rétréci, met obstacle au passage de la tète du foetus, et rend raccoucheinent diflicile, ou même impossible; en somme peut faire courir les plus grands dangers à la patiente.

Ces modifications de nutrition du système osseux sont assez généralement accompagnées d’autres désordres. Les muscles amincis ont une coloration feuille morte et s’écrasent facilement sous le doigt. Les poumons et l’encéphale, quoique peu ou pas modifiés en apparence, mériteraient une étude plus attentive du moins au point de vue chimique. Une femme ostéomalacique, âgée de quatre-vingts ans, qui succomba dans mon service à une pneumonie compliquée d’une double parotidite,

présentait un kyste calcifié du corps thyroïde, des dépôts ossiformes multiples sur la face interne de l’aorte, et une incru^ation calcaire de la plupart des anneaux de la trachée qui se trouvait ainsi transformée en un tube rigide et cassant.

Les urines, le plus souvent abondantes, sont pâles, sédimenteuses, peu acides, quelquefois alcalines et riches en principes minéraux. Dans plusieurs circonstances, la vessie renfermait des calculs, les uretères et les bassinets contenaient des graviers plus ou moins volumineux, composés les uns et les autres d’une façon à peu près exclusive de carbonates et de phosphates de chaux, ou encore de phosphates ammoniaco-magnésiens. Cet état des urines est trop commun oour qu’il n’y ait pas lieu de le rapprocher de l’altération du système osseux; il tient certainement à un excès des sels terreux dans le sang. De son côté, l’incrustation calcaire des organes se lie intimement à la même al tération; aussi l’a-t-on désignée sous le nom de métastase calcaire, ce qui impliquel’idéed’un transfert des phosphates et des carbonatesdesos.

La composition chimique des os affectés d’ostéomalacie est du reste conforme à cette manière de voir, car ces organes présentent une diminution notable des sels de chaux et une augmentation relative des matières organiques. Tous les observateurs sont d’accord sur ce point, malheureusement ils ne nous renseignent pas sur la période de la maladie dans laquelle ils ont opéré, et négligent ainsi de nous faire connaître la marche du processus de décalcification. Bostock prétend que la

riG. 40. — Bassin île femme affecté de ramollissement ostéomalacique et déformé. (Musée Dupiiytren )

matière terreuse ii’eutre que pour un cinquième ou un liuitième dans le poids des os atteints d’ostéomalacie ; Meckel donne un résultat à peu près senablahle, et la plupart des auteurs qui ont suivi signalent également la diminution de l’élément calcaire- Cet élément étant ainsi en moindre proportion, il était naturel de se demander si ce n’était pas sous l’intluence d’un acide que le tissu osseux perdait ses sels de chaux. Les recherches de Marchand, C. Schmidt, 0. Weher, etc., ont en eiïet montré que l’acide lactique existe dans les os en voie de ramollissement ostéoinalacique. 0. Weher a constaté la réaction acide du tissu médullaire osseux dans deux cas d’ostéomalacie avancée, et même il a pu préparer avec l’extrait aqueux de ce tissu des cristaux bien caractérisés de lactate de chaux et de lactate de zinc.

Cet acide ayant été d’ailleurs trouvé dans les urines, on comprend que plusieurs auteurs aient voulu lui faire jouer un rôle dans la pathogénie de l’ostéomalacie.

La douleur dans la continuité des membres, mais principalement au niveau des épiphyses, est un phénomène constant dans l’affection qui nous occupe; elle est vague, erratique, localisée ou généralisée, et le plus souvent exagérée parla pression. Ce phénomène précède le ramollissement, les déformations et la fragilité du tissu osseux, qui sont les signes sur lesquels repose le dia- ,

Fig. 50. — Kystes nombreux dans un radius ostéomalacique (Engel).

L’ostéomalacie dure en général plusieurs années; sa guérison est exceptionnelle, mais la mort n’en est pas pour cela la terminaison forcée, car elle peut finir par une dégénérescence kystiijue qui arrête la marche du processus morbide. Cette dégénérescence est la source la plus commune des kystes osseux, si nous en retranchons les kystes des os maxillaires qui prennent naissance dans les follicules dentaires et font partie de la pathologie des dents, comme aussi ceux qui se produisent au sein d’un tissu néoplasique et dont l’étude nous est déjà connue. Suivant Uindfleisch, elle est une phase avancée de l’ostéomalacie, et résulte de . la liquéfaction d’une portion plus ou moins étendue de la bouillie rouge •comprise dans le tissu osseux ramolli. Si ce mode de transformation nous échappe, le liquide aqueux de ces kystes, riche en albumine et en corpuscules pigmentaires jaunes ou rouges, indique assez que sa provenance est la moelle rouge imbibée du sang de l’os ostéoinalacique. La résorp-

lion de la substance osseuse donne lieu à l’agrandissement des alvéoles; celles-ci se réunissent, se remplissent de liquide, et à leur pourtour il se développe peu à peu une membrane conjonctive résistante, blanchâtre, à peine vasculaire et peu apte à sécréter, car les kystes en question restent stationnaires pendant des années.

Ces kystes se rencontrent dans tous les os du corps sujets au ramollissement ostéomalacique, et sont parfois très nombreux dans un même os (lig. 50). Ils ont un volume qui varie depuis la grosseur d’un pois jusqu’à celle d’unmaiTon, ils sont multiloculaires ou uniloculaires, disséminés au sein des os longs et jusque dans l’épaisseur des os courts, comme les vertèbres (tig. 51). Circonscrits par une lame mince de tissu osseux, à la façon des tumeurs intra-osseuses, ils se distinguent par leur état

stationnaire et leur origine des kystes produits par la transformation muqueuse de ces dernières lésions. Les kystes néoplasiques ont un accroissement indéfini, et de la sorte ils diffèrent notablement de ceux qui succèdent à l’ostéomalacie.

La description qui précède se rapporte surtout à l’ostéomalacie puerpérale, c’est-àdire à celle qui est, sinon amenée, du moins occasionnée par l’état de gestation ou de grossesse. Mais, indépendamment de cette lésion, on a décrit une ostéomalacie sénile, moins étendue et souvent limitée à la cage thoracique. L’altération osseuse, dans cette seconde forme, bien étudiée par Charcot et Vulpian, est également précédée de douleurs plus ou moins vives, qui sont exagérées par le mouvement et obligent le malade à garder le lit. La colonne vertébrale est courbée en avant ou déviée latéralement, le plus souvent à droite ; la tête est quelquefois inclinée de telle façon que le menton est rapproché du sternum. Les côtes, molles, douloureuses, cèdent sous le doigt à la moindre pression, et sont fréquemment affectées de fractures. Vus à l’œil nu, les os sont rougeâtres, mous, friables et se laissent facilement entamer par les instruments tranchants, bien qu’ils n'offrent jamais les altérations avancées de l’ostéomalacie non sénile.

Fig. 51. — Vertèbres affectées d’ostéomalacie et de kystes consécutifs multiples (Engel).

Étiologie et pathogénie. — L’ostéomalacie, au rapport de plusieurs auteurs, serait l’expression symptomatique de maladies diverses, la

os.

syphilis, la scrofulose, le rachitisme, la carcinose, le rhumatisme, etc., mais il est facile de montrer que cette opinion est erronée. En efl'et, les lésions syphilitiques et scrofuleuses, par leur circonscription, aussi bien que par leurs caractères anatomiques, diffèrent totalement de la dégénérescence qui constitue l’ostéomalacie; de même les lésions du rachitisme, que nous avons placées parmi les anomalies de développement, pas plus que celles qui dépendent du rhumatisme et qui sont caractérisées par un exsudât sous-périostique, ne peuvent être assimilées aux altérations de l'ostéomalacie. De ce qu’il existe des douleurs au début de l’ostéomalacie, on ne doit pas conclure pour cela que cette affection soit rhumatismale, car il ne faut pas oublier que la douleur, symptôme de la souffrance des nerfs, n’appartient pas exclusivement au rhumatisme. La carcinose, maladie dans laquelle la plupart des tissus subissent des modifications semblables à celles qui s’observent dans la vieillesse, est une cause de ramollissement et d’atrophie du système osseux, mais l’altération qu’elle détermine et dont il a déjà été question (voy. p. 129) diffère de l’ostéomalacie proprement dite. En somme, cette lésion ne peut être envisagée comme la manifestation symptomatique de l’une des maladies en question, mais, si l’on tient compte de ses caractères nets et tranchés, il y a lieu de lui attribuer une origine spéciale ; malheureusement on est loin de s’entendre sur cette origine, sans doute parce qu’on n’a pas analysé avec une précision suffisante les conditions au milieu desquelles elle survient.

L’ostéomalacie, lésion rare chez nous, plus fréquente en Allemagne et sur les bords du Rhin, se manifeste à l’àge moyen de la vie, de 30 à 50 ans, et affecte de préférence le sexe féminin. Sur 131 cas qu’il a rassemblés, Litzmann compte 11 hommes et 120 femmes dont 85 étaient devenues ostéomalaciques à la suite de la parturition ou pendant l’état de grossesse, et dont 35 n’avaient pas eu d’enfants. Cette statistique nous apprend que l’état puerpéral (gestation et lactation) joue un rôle incontestable dans la genèse de l’ostéomalacie. Quoique ce rôle n’ait pu être déterminé avec précision, cependant quelques auteurs pensent que l’ostéomalacie est l’effet d’un défaut d’équilibre entre la recette et la dépense des phosphates de chaux. Que l’insuffisance de la recette résulte de l’absence de ces sels dans l’alimentation ou d’un obstacle quelconque à leur absorption, peu importe, ils ne sont plus en quantité, et dès l’instant que la mère n’emprunte pas au monde extérieur les matériaux nécessaires au développement du fœtus, c’est elle qui doit les fournir à ses dépens, et l’on comprend qu’il puisse alors se produire dans ses os un certain degré de décalcification. Semblable phénomène se présente chez les femelles d’ani-

maux et particulièrement chez les vaches pleines et laitières, dans les années de sécheresse où les plantes n’arrivent pas à puiser dans le sol tous les éléments qui font partiede leur composition normale. Alors, dans une même étahle, les animaux en étal de gestation ou de lactation dépérissent et présentent les caractères de l’affection décrite par les vétérinaires sous le nom de fragilité des os, tandis (|ue les hœufs et les génisses nourris de la même façon suffisent à leur propre entretien et n’ont aucun désordre osseux appréciable (Bouley).

Ces considérations portent à croire que l’ostéomalacie est un effet de l’insuffisance relative de l’élément calcaire dans le sang, et cette manière de voir est conforme aux expériences de Chossat, qui parvint, à l’aide d’une alimentation pauvre en sels de chaux, à rendre le système osseux très friable. Cependant, malgré toute sa vraisemblance, cette théorie de la genèse de l’ostéomalacie par absence de sels calcaires est loin de s’adapter à tous les cas. Ell'ectivement elle ne peut expliquer les faits dans lesquels les urines renferment des phosphates et des carbonates en excès, non plus que ceux qui présentent des incrustations calcaii’es des organes, attendu que cette incrustation pas plus que la phosphaturie ne sauraient résulter de la privation des sels de chaux, et par conséquent il faut bien admettre un déplacement, une sorte de métastase calcaire. La théorie de la dissolution osseuse est beaucoup plus acceptable, et du reste elle s’accorde avec les recherches de Weber, qui a noté la réaction acide du tissu médullaire dans des cas d’ostéomalacie avancée, et de Lehmann, Drivon, etc., qui ont constaté l’existence de l’acide lactique dans ce même tissu. En s’accumulant dans les os, cet acide ai’rive sans doute à dissoudre le phosphate et le carbonate de chaux qui deviennent libres et peuvent ensuite incruster les organes et de préférence les produits pathologiques (néoplasies fibreuses, cartilagineuses, etc.). Certains acides sont, comme on le sait, fabriqués à l’état physiologique par l’organisme, et ensuite détruits ; mais on conçoit que dans quelques états pathologiques où la nutrition est ralentie cette destruction n’ait pas lieu, ^it que l’ostéomalacie puisse ainsi se produire. Heitzmann essaya d’ailleurs de donner à cette théorie une preuve expérimentale ; des animaux nourris de lait, pain blanc, pommes de terre et graisses, le tout additionné d’une certaine quantité d’acide lactique, lui présentèrent au bout de huit a dix semaines une flexibilité surprenante des os qui se pliaient comme des joncs. Mais, à mon avis, il n’est pas prouvé que cet auteur ait produit une ostéomalacie réelle, et je pense que, pour être entièrement édifié sur ce point, de nouvelles études sont nécessaires.

os.

Bibliographie. — Lambert, Relation de la maladie de Bernard d' Armagnac ■sur un ramollissement des os. Toulouse, 1700. — Saviard, Recueil d'observations ■chirurgicales. Paris, 1702. — Morand, Histoire de la maladie singulière et de l’examen du cadavre d'une femme devenue en peu de temps toute contrefaite par un ramollissement général des os. Paris, 1752, in-S”. — Lettre à M Leroy sur l’histoire de la femme Supiot. Paris, 1753. — Navier, Observations sur le ramollissement des os. Paris, 1755. — Lldwig, Prog. observ. in sectione cadaveris fe~ mince cujus ossa emollita erant. Lipsiæ, 1757. — Saillant, .Journ. deméd., 1782, p. 141. — Metzger, De osteomalacia. Regiomonti, 1797. — Eckmann, Dissert, descript. ctcasus aliquos osteomalacia sistens. Upsalæ, 1788. — Conradi, Dissetd. inaug. med. chirurg. de osteomcdacia. Gœttingue, 179(3. — Renard, Ramollissement remarquable des os du tronc d’une femme, avec figures. Mayence, 1804. — Weidmann, De forcipe obstetrkio, etc. Moguntiaci, 1813. — Kilian, Beitr. zur ein. gen. Kenntniss der allg . Knochenerweichung lier Frauen. Bonn, 1829. — Lobstein, Traité d'anatomie pathologique, Paris, 1833, t. II, p. 188, 204. — Proscii, Commentatio de osteomalacia adultorum. Heidelberg, 1835. — Ue- CHAMBRE, Arch. géii. de méd., 1835, sér. 2, t. VIII, p, 3.55. — T. -B. Curling, Observ. on mollities ossium (Med. chir. Transact., 183(3, t. XX, p. 355). — G. -P. Stansky, Mém. sur le ramollissement des os en généred et sur celui du nommé Potiron en particulier. Thèse de Paris, 1839, et Recherches sur les maladies des os désignées sous le nom d’ostéomalacie. Paris, 1851 . — J. Guérin, Gaz. méd. de Paris, 1839, p. 482. — Busch, Geschlechtsleben des Weibes, II, 472. Leipzig, 1840. — Gobel, De osteomalacia adultorum. Berolini, 1843. — Treux, De sceleto puellœ osteomalacia emortuce. Berolini, 1844. — Sain.SoLLY, Rem. on the pedhology of mollities ossium [Med. chir. Transact., 1844, t. XXVH, p. 435, avec une planche). — J. Leeson, Analysis of the bones in a case of mollities ossium {Ibid., p. 443). — Dalrymple, Dubl. quart. Journ., Aug. 1846. — Bence Jones, Philosoph. Transact., 1848. — Trousseau et Lasègue, Union méd., 220, et 1850, p. 514. — W. Mac-Intyre, Case of mollities ossium accompanied with urine strongly charged with animal matter (Med. chir. Transact. , t. XXXIII, p. 21 1 ; The Edinburg med. and surg. Journal, 1850, et Gaz. méd. de Paris, 1852, p. 530). — T. -K. CiïAMBERS, Case of mollities ossium preceded by degeneration of the muscles (Med. chir. Transact., t. XXXVII, p. 19). — G. -O. Weber, Ossium mutationes osteomalacia univers, effectœ Inaug . Diss. Bonn, 1851, avec bibliographie. — Le même, Zur Kenntniss der Ostéomalacie, insbesondere der senilen und ûber das Vorkommen von Milchsaure in osteomalacischen Knochen (Archiv f. pathol. Anat. und Physiol., 1867, t. XXXVIII, p. 1, et Gaz. hebd., 1867, p. 222). — Buisson, De l’ostéomalacie. Thèse de Paris, 1851. — Beylard, Du rachitisme, de la fragilité des os, de l’ostéomalacie. Thèse de Paris, 1852, avec planches. — Depaul, jSote sur un bassin vicié par ostéomalacie (Gaz. méd. de Paris, 1850, p. 118). — Dubreuil, Rapport sur un cas d’ostéomalacie (Bull, de la Soc. anatomique, 1851, p. 340). — Kilian, Das halisteretische Becken in seiner Weichkeit und Dehnbarheit loahrend der Geburt, Bonn, 1857. — Ormerod, An account of

a case of mollities ossium (British med. Journ. , 1859, et Gaz. hebdom. de médecine et de chirurgie, 1859, p. 692). — A.-E. Durham, On certain abnorm. condit. of the bones (Guy’s hosp. Beports, 1864, t. X, p. 348). — Colliniîau, De fostéomalacie en général et au point devue tocologique en particulier. Thèse de Paris, 1859. — Alpli. Milne-Edwards, Etudes chîmiqties et physiologiques sur les os. Thèse de Paris, 1860. — G. Klf.berg, Eùi Fait von primürer partiellar Ostéomalacie, Dorpat, 1864. — J. Steiner, Ueber die pathol. Veranderung. bei der Ostéomalacie, Zurich, 1869. — Drouineau, De l’ostéomalacie. Thèse de Strasbourg, 1862. — Sommeiller, Gaz. méd. de Sb’usboiirÿ, 1861, n° 8. — G. Litzmann, Die Formen des weibl. Beckens, etc., nebst einem Anhange tieber die Ostéomalacie. Berlin, 1861. — R. ü^mES, A case of osteomalacia (Med. chir. Transact., 1862, t. XLV, p. 63). — Kühn, Parallèle entre les différentes espèces d’ostéomalacie (Gaz. hebd. de méd. et de chir. , 1864, p. 728 et 776). — G. Morel, Traité d’ histologie humaine normale et pathologique . Paris, 1864, 2® édit. — Schutzen- BERGER, Ostéomalacie et rachitis (Gaz. méd. de Strasbourg, 1865, et Gaz. méd. de Paris, 1866, p. 800). — F. Roloff, Ueber Osteomalacia und Bachitis (Archiv f. patholog. Anat. und Physiol., 1866, t. XXXVII, p. 433). — Le même, Ueber Ostéomalacie (Ibid., t. XLVI, p. 305; Arch. f. wiss. u. prakt. Thierheilk., V, p. 152, et Bevue des .sc. méd., 1869, t. XVI, p. 66). — Mors et Muck, Zur Kenntniss der Osteomalacia (Arch. f. klin. Med., 1869, t. V, p. 485, et Schmidt’s Juhrbvch., 1871, t. CL, p. 157). — Ad. Tissier, Ostéomalacie chez une femme enceinte de quatre mois et demi (Union méd., 1868, sér. 3, t. VI, p. 131). — G. Calderini, V osteomalacia . Torino, 1870. — Casati, Sidl’ osteomalacia osservata alla Maternità di Milano. Milano, 1871. — Lothrop, Fragilitas ossium {Boston med. and surgical Journal, 1871, t. LXXV, p. 265). — A. WiLMART, De l’ostéomalacie, principalement au point do me de son influence sur le bassin. Bruxelles, 1871. — S.-W. Moore, Sur un cas d'ostéomalacie (St-Georg es hospit. Reports, 1871-72, t. VI, p.57). — HoGUEBERGER,Pe^t?‘s6. nerf. Zeitschrift,

1872. — Ivrassowsky, 16'êL, 1872. — E4. Rindfleisch, Schweiz Zeitschrift f. Heilkimde, t. Ill,p. 310, et Traité d’histologie pathologique, trad. fr. par Fr. Gross, Paris, 1873, p. 609. — G. Heitzmann, Ueber küntsliohé Hervorrufang von Bachitis und Ostéomalacie (Allg. Wien. med. Zeitung, 1873, p. 570). — G. Henning, Die huher. Grade der weiblichen Ostéomalacie (Arch. f. Gynœcologie,

1873, t. V, fasc. 3). — P. Boulet et Uanot, Note sur im cas d’ostéomalacie [Archives de physiol. mrm. et path., 1874, p. 634). — Paul Boulet, De l’ostéomalacie chez l'homme et les animaux domestiques. Thèse de Paris, 1874. — Mondan, Un cas d’ostéomalacie (Lyon médical, 1876, n“ 22, et Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1876, p. 397). — Langendorff et Mommsen, Beitrüge zur Kenntniss der Ostéomalacie [Arch. f. path. Anat. und Physiol., 1877, t. LXIX, p. 452).

Composition chimique. — J. Rostock, Analysis of the bones ofthe spine, in a case of mollities ossium (Med. chir. Transact., 1813, t. IV, p. 38). — G. -O. Rees, Analyse des os affectés de ramollissement (Guy’s hosp. Reports, 1839, n“ 8,

os.

p. 191, anal, dans Gaz. méd. de Paris, 1839, p. 360). — G. -G. Lehmann, Schmidt’s Jahrb., 1843, t. XXXVIIl, p. 280. — Von Bihka, Chem, Untersuchung . ueber die Knochen und Zàhne, Schweinfürt, 1844, p. 117. — Gehster, Beitrâye zur physioloy . und patholog. Chemieder Ostéomalacie {Arch. f. physiol. Ileilkunde, 1847, t. VI, p. 124). — O. Weber, Zur Kenntniss der Ostéomalacie, etc. (Arch. f. pathol. Anat. und Physiol., 1867, t. XXXVIII, p. J).' — Drivoin, Analyse chimique des os dans V ostéomalacie (Gaz. méd. de Lyon, 1867, n'^® 22, 23, 24, et Arch. rjén. de méd., 1867, t. Il, p. 008). — II. Huppert, Analyse eines osteomalacischen Knochens (Arch. der Ileilkunde, 1867, p. 345).

Ostéomalacie dans Icts maladies et la 'vieillesse. — R. ViRcriOW, Kalkmetastasen (Arch. f. pathol. Anat. und Physiol., 1855, t. VIII, p. 103). — Charcot et Vulpian, Soc. de Biologie 1863 et Notice sur les travaux sc. de A. Vulpian, Paris, 1872, p. 68. — A. Forster, Be l'ostéomalacie chez les sujets cancéreux (W urzburg . med. Zeitschrift, 1861, t. Il, p. 1, extr. dans Arch. gén. de méd., 1862, t. I, p. 233). — W.-C. Mac-Intosii, Ostéomalacie chez les aliénés [Edinb. med. and surg. Journal, August. 1862, p. 139, et Gaz. méd. de Paris, 1863, p. 555). — Hugo Ribbert, Ueber senile Ostéomalacie und Knochenresorption im Allgemeinen (Arch. f. path. Anat. und Physiol., 1880, t. LXX.X, p. 436). — Clouston, Influence des maladies du cerveau sur la structure des os (Union médicale, 1870, t. 1, p. 274). — E. Morselli, Sulle fratlure dette coste e sopra una particolare osteomalacia negli alienati [Rivista spcrimcntale di frcniatria e di medicina legale, 1876, p. 21 et 131, R. H , 1877, t. X, p. 208). — Lœhr, Friabilité des os chez les aliénés (Allgem. Zeitschrift f. Psychiatrie, 1880, t. XXXVII). — E. Démangé, De f ostéomalacie sénile (Revue de médecine, sept. 1881, n“ 9).

Dégénérescence k^pstiqne. — A. Brierre DE BoiSMONT, Bes kystes à parois osseuses développés dans l’épaisseur des os (Journ. complém. du Dict. des sciences méd., Paris, 1822, t. XLIV, p. 57). — Dupuytren, Leçons orales de clinique chirurgicale, Paris, 1833, t. III, p. 1-27. — Dezeimeris, Note additionnelle à une observation de M. Fricke, etc. (L’Expérience, 1838, t. I, p. 529). — Haber, Biss. exhib. casum rarissimum partus, qui propter exostos. in pelvi non absolvi potuit. Heidelberg, 1830. — Delaunay, Considérations sur les kystes osseux. Thèse de Paris, 1834. — Nélaton, Éléments de pathologie chirurgicale , 1*'® éd., t. Il, p. 40. — Bwcmkï, Anatomie pathologique dés kystes (Métn. de l'Acad. de méd., 1857, t. XXI, p. 1). — G. Engel, Ueber einen Pull von cystoider Entartung des gesammten Skelets (Inaugural diss. Giessen, 1864). — P. Broca, Kystes séreux autogènes (dans Traité des tumeurs, Paris, 1869, t. H, p 124). — Mourlon, Conti'ibution à l'histoire des kystes osseux (Recueil de mém. de méd. et de chir. milit., 3® série, t. XXV, p. 135. Paris, 1871). — Le même. Gaz. des hôpitaux, 187 4, p.25. — Bvsca, Kyste colloïde des os nasaux (Beydin. klin. Wochensch., 1875, p. 338, et Rev. des sc. méd., 1870, t. VH, p. 266). — Ziegler, Ueber die subchondralen Vera,nderungen der Knochen bel Arthritis déformons und ueber Knochencysten (Arch. f. path, Anat. und Physiol,, 1877, t. LXX, p. 502).

anatomie pathologique.

ANOMALIES DE CIRCULATION

Ces anomalies ont été rarement observées dans les os, mais cela tient^ d’une part, à la disparition de quelques-unes d’entre elles après la mort, d’autre part, aux diflicultés résultant de l’examen cadavérique du système osseux. Leurs caractères ne dillèrent pas de ceux qu’elles présentent dans les autres organes, si ce n’est par une disposition particulière en rapport avec le mode de distribution des vaisseaux du tissu osseux.

§ 1. — Anémies et hypérémies.

Les anémies des os sont des désordres difficiles à constater, et qui dans, dans les cas où ils se rencontrent, sont causés par des circonstances diverses, matérielles ou fonctionnelles, déjà signalées dans nos considérations générales. Ces désordres toutefois sont rares à cause surtout du grand nombre de vaisseaux qui se distribuent à Los indépendamment de l’artère nourricière. Les individus qui ont des hémorrhagies abondantes, et en particulier ceux ([ui succombent à ces hémorrhagies, présentent de l’anémie, aussi bien du tissu osseux que de tous les autres tissus. C’est ainsi que Litten et Ortb, en soustrayant une grande quantité de sang à des chiens, sont parvenus à produire chez ces animaux une anémie manifeste de la moelle osseuse qui se traduisait par de la pâleur et une coloration jaune grisâtre. 11 y a toute raison de croire qu’il existe aussi des anémies osseuses par troubles vaso-moteurs, mais ces anémies sont jus- (ju’ici uniquement du domaine expérimental.

L’hypérémie osseuse est un phénomène difficile à constater, et d’ailleurs relativement rare, par le fait même du mode de distribution des vaisseaux dans Los. L’bypérémie passive ou angiopathique y est observée cependant, lorsque des tumeurs viennent à comprimer la veine principale d’un membre, et aussi lorsqu’il existe un obstacle mécanique un peu considérable à la circulation cardiaque. Cette hypérémie se traduit par l’injection et la dilatation des vaisseaux veineux, la coloration violacée du tissu médullaire qui finit sans doute par subir des modifications du genre de celles qui se produisent sous la même influence dans les autres tissus, mais qui jusqu’ici n’ont pas été étudiées d’ifne façon spéciale. Des raisons sérieuses portent à admettre l’existence d’hypérémies névropathiques des

os chez l’homme, mais la constatation de ces lésions y est difficile ou plutôt impossible. Chez l’animal, toutefois, ces hyperémies sont faciles à produire expérimentalement, et pour cela il suffit de sectionner les nerfs qui se rendent à un os, ainsi que l’ont fait Schilï et quelques autres physiologistes. L’hypérémie qui survient dans ces conditions finit ordinairement par une inflammation avec hypérostose, qui est, comme l’a montré Vulpian (1), l’elfet d’une irritation de l’os provoquée par des mouvements exagérés.

§ 2. — Hémorrhagies.

Les hémorrhagies du tissu osseux sont relativement rares et n’ont guère été étudiées que dans l’afl'ection décrite sous le nom de céphalématome; elles sont angiopathiques, névropathiques, ou hémopathiques.

Les hémorrhagies angiopathiques des os sont des désordres rares qui succèdent le plus souvent à la rupture d’un anévrysme, lésion fort peu commune comme nous le savons ; et du reste, en dehors de cette circonstance, les vaisseaux des os ont peu de tendance à se rompre. Les hémorrhagies névropathiques n’ont pas été rencontrées au sein du tissu osseux, mais on les trouverait sans aucun doute, si l’on se donnait la peine de les y chercher. Quant aux hémorrhagies consécutives à une altération du sang, elles sont aussi fort rares ; néanmoins, on sait qu’elles se traduisent par des taches pétéchiales ou ecchymotiques du périoste et de la moelle osseuse.

CÉPHALÉMATOME. — Les hémori’hagies ossouses les plus communes sont celles qui ont été désignées sous le nom de céphalématome. Elles sont constituées par des épanchements sanguins situés sous le périoste crânien, et résultent de la déchirure des vaisseaux qui unissent cette membrane à l’os.

Le céphalématome est une lésion qui consiste dans l’apparition, à la surface du crcàne et en particulier dans les parties non recouvertes de muscles, l’os pariétal par exemple, d’une tumeur aplatie et arrondie qui augmente pendant quelques jours et forme, en fin de compte, au-dessus de la surface crânienne une saillie résistante du volume d’une noix ou d'un œuf en partie écrasé. Cette tumeur, même lorsqu’elle est bilatérale, respecte toujours la suture sagittale au niveau de laquelle le péricrâne et la dure-mère sont confondus, et ce point d’une grande importance pathogénique est admis par la plupart des auteurs. Elle est constituée par du

(Ij A. Vulpian, Lepona sur V appareil vaso-moteur , Paris, 1875, p. 354.

sang épanché sous le périoste et contenu dans une cavité formée extérieurement par cette membrane, et profondément ]iar l’os. Ce sang, d’ordinaire liquide et séreux, à l’exception d’un petit coagulum fibrineux situé à la partie déclive au contact de l'os, présente des colorations qui varient avec la plus ou moins longue durée de l’épanchement. Il irrite les tissus qui l’entourent, et produit à la circonférence de la tumeur, à l’endroit où le périoste décollé s’insère au crâne, un bord saillant et dur, une sorte de cercle osseux qui s’épaissit peu à peu et finit par l’encadrer, sinon par l’envelopper en grande partie.

Au bout d’un certain temps, le contenu de la poche est résorbé, la tumeur diminue et se rétracte, la membrane extérieure oupériostique est tapissée de plaques d’ossifications ayant la forme d’écailles qui, en s’agrandissant, finissent par former une couche presque continue, une sorte de coque ou carapace composée de petits os assez semblables aux os wormiens. La sensation que donne, dans ces conditions, la palpation de la tumeur n’est plus celle d’une saillie molle, mais bien celle d’un enfoncement ou mieux d’une perte de substance du crâne. Les choses restent en cet état pendant quelque temps, puis le sang contenu dans la poche disparaît et ne se reproduit plus, ainsi qu’il arrive lorsqu’on vient à pratiquer une incision ; alors les couches osseuses périosliques adhèrent aux os du crâne et la guérison est définitive. Toutefois, lorsqu’à l’hémorrhagie sous-périostique s’ajoutent des décollements et des épanchements de sang dans la partie correspondante, entre 1a dure-mère et le crâne, la portion d’os soustraite à l’afflux du sang peut se nécroser et déterminer des phénomènes fâcheux; mais c’est là un accident rare, la terminaison favorable est la règle.

Étioloyie et pathogéme. — Le céphalématome s’observe chez le nouveau-né immédiatement ou "peu de temps après la naissance, et se rencontre accidentellement chez l’adulte. 11 se lie d’une façon intime au développement des os crâniens, et résulte, dans le plus grand nombre de cas, d’une déchirure ou mieux d’une fracture qui serait produite an niveau de l’angle supérieur et postérieur du pariétal droit, au moment de l’accouchement, lorsque la tête est comprimée à son passage à travers les parties génitales. Pour bien comprendre cette genèse, il importe de tenir compte, avec Broca, du mode de développement des os pariétaux, et de faire remarquer que ces os présentent quelquefois des arrêts de développement caractérisés par le défaut d’accolement des fibrilles osseuses qui irradient de la bosse pariétale. Ainsi se produisent des fissures qui ont pour siège ordinaire l’union des trois cinquièmes antérieurs avec le

os.

cinquième postérieur de la suture sagittale. La rupture de ces fissures, au moment de l’accouchement, est chose facile, et l’épanchement de sang qui en est la conséquence constitue la tumeur dite céphalémalome. A un âge plus avancé, cette lésion est l’effet ordinaire d’un traumatisme.

Bibliographie. — Nægele, Sur Vencéphalocêle congénitale et les tumeurs sanguines de la tête des enfants nouveau-nés, considérées sous le rapport du diagnostic (J ourn. complet du Bict. des sc. méd., 1822, t. XIII, p. 227). — Zeller, De cephalœmatome seu sanguineo cranii tumore recens natorum commentatio. Heidelb., 1822. — Burchard, De tumore cranii recens natorum sanguineo sym- 6oIœ. Vratislaviæ, 1837, et journ. Z’Eæpémnce, 1838,t. II, p. 224,251, 289. — Valleix, Clinique des maladies des enfants nouveau-nés , Paris, 1838, p. 513, et Bull, de la Soc. anat., 1839, p. 262. — Tavignot, Bull, de la Soc. anat., 1841, p. 207. — Heidenreich, Sur les tumeurs sanguines de la tête chez les nouveaunés {Gaz. méd. de Paris, 1842, p. 603). — Seux, Becherches sur les maladies des enfants nouveau-nés, Paris, 1863, p. 27. — B. Virchow, Patholog ie des tumeurs, Paris, 1867, t. I, p. 126. — Moügeot, Comptes rendus de l'Acad. des sciences, iS51 , p. 621. — Lebreton, Du céphalématome. Thèse de Paris, 1869.

— Tarnier, Dict. de méd. et de chir. prat., t. VI, p. 666. — Ch. West, Leçons sur les maladies des enfants (trad. de l’anglais par Archambault, Paris, 1875, p. 69). — Le même, Med. chir. Trans., 1845, t. XXVIII, p. 399. — Martel- LiÉRE, De la bosse séro-sanguine. Thèse de Paris, 1879, p. 44. — Ch. Féré, Kote sur la pathogé7iie du céphalématome {Bull, de la Soc. anat., 1878, p. 161).

— Le même, Coiitribution à l’étude de la pathogénie et de l’anat. pathol. du céphalématome {Bevue mens, de méd. et de chirurg., 1880, t. IV, p. 113).

§ 3. — Thromboses et embolies.

Les thromboses et les embolies des os sont des accidents peu sérieux en raison des nombreuses anastomoses que présentent les vaisseaux de ces organes. La thrombose relativement commune des veines de la jambe ne détermine aucune lésion nutritive de la moelle osseuse, si ce n’est dans les cas où l’oblitération s’étend jusqu’à la veine nourricière du fémur ou du tibia. Alors, en effet, il arrive quelquefois de trouver une congestion intense de la moelle osseuse dans le voisinage du trou nourricier, ou même une extravasation abondante de globules rouges au sein de la pulpe médullaire.

L’embolie artérielle, de son côté, est un accident de peu d’importance pour le système osseux. Ponfick rapporte que dans un cas d’anévrysme partiel du cœur, avec thrombose intraventriculaire et embolie de Tartère nourricière du tibia droit, il existait au voisinage du trou nourricier un Lancereaux. — Traité d’Anat. path. III. — 10

infarctus de la grosseur d’un œuf de pigeon. C’était une petite masse d’un gris sale constituée par le tissu médullaire nécrosé, avec altération concomitante de la substance osseuse. H. Mollière a constaté l’existence d’infarctus rouges hémorrhagiques des vertèbres, du fémur, etc., chez des malades atteints en même temps d’infarctusviscéraux. Hartmann, voulant éclaircir la question de l’embolie osseuse par l’expérience, chercha à produire dans l’os des lésions se rattachant à la simple obstruction artérielle, mais il ne puf y parvenir; d’un autre côté, Ollier a démontré que la ligature de l’ai’tère nourricière n’a pas une influence manifeste sur la nutrition de l’os. Cependant H. Mollière est parvenu à'produire expérimentalement des infarctus chez des lapins auxquels il pratiquait, dans l’artère fémorale, des injections d’eau tenant en suspension de la poussière de charbon. Malgré tout, les embolies mécaniques n’ont qu’un faible retentissement sur le système osseux, mais il n’en est pas de même des embolies septiques ou spécifiques, car celles-ci peuvent être le point de départ d’abcès métastatiques dans le tissu médullaire des os. Volkmann a observé, dans différents os, des infarctus hémorrhagiques d’origine septique, et des foyers de nécrose partielle provenant d’une endocardite avec coagulation fibrineuse au niveau de la valvule mitrale.

Bibliographie. — F. Hartmann, Nécrosé herbegefürth durch Verstopfung des Formen nutritium {Archiv fùrpath. Anat. undPhysioL, 1855, t. VIII, p. 114). — E. PoNFicK, Ueher die sympath. Erkrankhungen des Knochenmarkes bei inneren Krankheiten (Arch. f. pathol. Anatom. und Physiolog., 1872, t. LYl, p. 539). — R. Volkmann, dans Pitha et Billroth Chirurgie, t. H, fasc. 2, p. 287. — 1). Molli ÈRE, Sur un cas d’embolie osseuse {Mém. et Comptes rendus de la Soc. des SC. méd. de Lyon, 1870, t. IX, p. 347). Préparât, microscopiques d'embolie osseuse (Lyon méd., 1870, t. IV, p. 256). — D. Mollière et H. Mollière, Documents pour servir à l’histoire des thromboses et des embolies osseuses (Lyon méd., 1871, t. V, p. 149). — Les mêmes. Faits cliniq. et expérimentaux pour f^ervir à l'histoire des infarctus osseux (Lyon médical, 1870, t. IV, p. 12, et Caz. hebdomad., 1871, p. 649). — H. Mollière, Des thromboses et des embolies osseuses (Thèse inaug., Montpellier, 1871 , Ana.l'^se dans Archives de physiologie normale et pathologique, 1871-1872, p. 121).

ANOMALIES ACCIDENTELLES § 1. — Parasitisme.

Deux espèces de parasites ont été rencontrées dans les os et seulement a l’état vésiculaire ou de larve, ce sont l’échinocoque de l’homme et le cysliceriiue ladrique.

os.

Page 1