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IV. — Thromboses et embolies

Les infarctus musculaires sont des lésions peu communes, en raison des nombreuses anastomoses qui unissent les vaisseaux se distribuant aux muscles. Ces lésions se rencontrent toutefois dans quelques circonstances lorsque l’artère nourricière d’un muscle vient à s’oblitérer, ou mieux lorsque l’artère principale d’un membre cesse d’y amener le sang. Les modifications subies par le système musculaire ont alors de grandes analogies avec celles que l’on observe, en pareille circonstance, dans le cerveau et la plupart des organes. L’un des premiers effets de la thrombose et de l’embolie d’un muscle est la stase sanguine par suppression de la vis a tergo; surviennent en suite de petits extravasats sanguins qui donnent à l’organe une teinte sombre ou noirâtre, et enfin la décoloration, la friabilité, le ramollissement et la nécrose des fibres musculaires privées du liquide sanguin. En dernier lieu, il s’opère une réparation par l’intermédiaire d’un tissu de cicatrice.

Ces phénomènes se révèlent pendant la vie par des frémissements dans le muscle ou dans le membre affecté, par de vives douleurs et un certain degré de raideur musculaire bientôt remplacée par une flaccidité avec

MUSCLES

paralysie plus ou moins complète. Ils sont passagers toutes les fois qu’une circulation collatérale peut s’établir assez tôt, c’est-à-dire avant la modification des éléments musculaires, et alors l’impuissance motrice n’est qu’un fait momentané dont l’explication est très nettement fournie par les expériences physiologiques. Quand, au contraire, le retour de la circulation est impossible, les accidents persistent par suite de la mort qui frappe le muscle dans une plus ou moins grande étendue.

Voyez la bibliographie généi'ale des thromboses et des embolies, t. 1, p. 625.

ANOMALIES ACCIDENTELLES § 1 . — Parasitisme

Les parasites existent dans le système musculaire à l’état de larves dont le développement s’achève ensuite dans l’intestin d’un animal qui mange la chair infectée. Ces larves toutes enkystées sont, pour l’homme, la trichine, l’échinocoque et le cysticerque ladrique.

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