I. — Contusions musculaires
Effet d’un choc contre un corps dur, d’un coup porté par un instrument contondant, d’une fracture ou d’une luxation, la contusion d’un muscle est suivie de phénomènes de contraction auxquels succède un relâchement plus ou moins complet.
Dans les cas légers, cet accident n’est accompagné d’autre désordre
qu’une légère infiltration sanguine ; autrement, la cohésion des faisceaux musculaires est détruite dans une plus ou moins grande étendue, les vaisseaux sont rompus, et il se produit, au niveau du point contusionné, un épanchement sanguin qui peut agir sur les nerfs des muscles et les comprimer. Ce sang est ensuite résorbé, excepté dans quelques cas où il se transforme en kyste ou hématome; la réparation du tissu musculaire s’opère ensuite facilement, car la suppuration est exceptionnelle. La contusion des muscles est néanmoins suivie, dans un certain nombre de cas, de la paralysie de ces organes et d’une atrophie graisseuse qui est la conséquence d’une contusion nerveuse concomitante.