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II. Rupture sous-cutanée des muscles

Cette rupture, toujours due à un effort subit ou inopiné qui met en contraction forcée certains muscles ou certaines portions de muscle, survient le plus communément chez les individus les plus robustes, dans les muscles les plus forts, et au côté droit du corps. Elle s’observe principalement dans les muscles fléchisseurs, qui possèdent des fibres charnues très longues, des tendons courts, et siège de préférence à l’union des fibres tendineuses et des fibres musculaires.

La rupture musculaire, dont l’étude anatomiq ue laisse à désirer, est totale, partielle, simple ou compliquée de contusion. Les faisceaux musculaires, l’ompus d’une façon plus ou moins régulière, souvent au même niveau, laissent entre eux un espace que remplit un épanchement sanguin plus oumoins abondant. Le sang épanché s’étend jusque sous les aponévroses et pénètre entre les fibres musculaires, qui, dans le cas de rupture ancienne, sont le siège d’altérations du genre de celles que nous décrirons plus loin sous le nom de myosite traumatique. Le mode de réparation des muscles rompus ne diflère pas sensiblement de celui que l’on observe dans les plaies sous-cutanées; l’épanchement sanguin est peu à peu résorbé, et il se produit un tissu de cicatrice entre les bouts séparés du muscle. Cette lésion marche rapidement vers la guérison, si la rupture n’est que partielle; mais elle dure plus longtemps si elle est totale, et souvent la réparation est à peine complète après trente-cinq ou quarante jours. Toutefois, même dans ces conditions, la rupture musculaire est en général sans gravité, à moins de complications.

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