‹ Traité d'anatomie pathologiqueChapitre 76 sur 218 · I. — Phlegmasies suppuratives · texte numérisé non relu

I. — Phlegmasies suppuratives

La suppuration dans l’intimité même de la substance des tendons est, pour Chassaignac, un fait dont on a de fréquents exemptes dans la dac-

tylite tendineuse. Toutes les fois, dit cet auteur, qu’il nous est arrivé d’examiner avec soin un tendon nécrosé et éliminé dans le point où s’était opérée l’interruption de la continuité entre les parties mortes et les parties vivantes, nous avons toujours remarqué une sorte de boursouflement, d’inliltration purulente du tendon donnant lieu à un renflement demi-fusiforme analogue à celui que présentent les extrémités des nerfs à la suite des amputations. Le tissu tendineux, dans les phlegmons de la main, et dans certaines formes de panaris des doigts entraînant la nécrose partielle des tendons, serait non seulement ramolli et friable, mais encore infiltré de pus.

Toutes les causes de dactyliteet de suppuration des gaines tendineuses, telles que plaies, piqûres, amputations des doigts, panaris, etc., peuvent amener la suppuration des tendons. Les gommes syphilitiques nécrosées sont également aptes à produire ce même résultat ; mais ce mode de terminaison est tout au moins rare, et ce sont les substances septiques qui ont le plus de tendance à engendrer la suppuration des parties tendineuses et ligamenteuses, Saussier, dans un cas de morve, a trouvé un abcès au centre d’un tendon dont les fibres périphériques étaient intactes.

Bibliogiupiue. — Saussier, journal l'Expérience, 1840, t. V, p. 389. — E. CiiAssAiGNAC, Suppurations tendineuses proprement dites, dans Traité pratique de la suppuration, Paris, 1859, p. 404. — Cæsar Hawkins, dans Catalogue of the Patholog. Muséum of St-George's Hospital, I.ondon, 1866, p. 179.

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