I. — Aiiémio
En raison de leur grande vascularité et des nombreuses anastomoses de leurs vaisseaux, les nerfs sont peu exposés à l’anémie, surtout à celle qui résulte d’un obstacle à la circulation artérielle, excepté lors-
ANATOMIIÎ pathologique.
qu’il s’agit de l’oblitération de l’artère principale d’un membre. Dans ce * dernier cas, il se produit dans le membre affecté des douleurs d’une , grande intensité, et les nerfs privés de sang, de même que toutes les parties irriguées par ce vaisseau et dans lesquelles une circulation col- i latérale devient impossible, pâlissent et subissent des modifications qui consistent en une transformation granulo-graisseuse.
En regard de cette anémie mécanique, il existe dans les nerfs, comme dans tous les organes, des anémies partielles et purement spasmodiques ou dynamiques. Ces anémies, toutefois, manquent de contrôle anatomique et il n’est guère possible d’en parler sciemment. Il n’est pas moins vrai que c’est à un désordre de ce genre qu’il convient d’attribuer les sensations diverses de picotements, de fourmillements et de douleurs qui accompagnent certains états pathologiques décrits sous le nom à'asphyxie locale et qui s’observent principalement aux extrémités des membres.