‹ Traité d'anatomie pathologique générale (volume 5)Chapitre 7 sur 38 · II- GENRE · texte numérisé non relu

II- GENRE

Atrophie du système nerveux.

L'atrophie du système, ou mieux du tissu nerveux, doit être étudiée : 1° dans sa })ortion périphérique, nerfs rachidiens , système nerveux ganglionnaire ; 2° dans sa portion centrale , cerveau et moelle épinière.

Disons d'abord que l'anatomie pathologique du système nerveux est encore à faire et qu'elle est sans contredit un des points les plus difficiles et les plus délicats de la science. On pourrait admettre d'une manière générale, dans le système nerveux, une atrophie congénitale, une atrophie postérieure à la naissance, une atrophie sénile. Je dois dire toutefois, relativement à cette dernière espèce d'atrophie, que de tous les organes, le système nerveux est peut-être celui qui s'atrophie le moins à l'âge ultime de la vie, que le cerveau lui-même ne présente des signes d'atrophie que lorsqu'il a existé pendant la vie un affaiblissement notable des facultés intellectuelles. Il est des atrophies par compression , par traction , comme aussi des atrophies spontanées sans cause matérielle appréciable. Il est des atrophies nerveuses primitives, il en est de consécutives.

J'ai cru devoir admettre deux espèces ou deux degrés d'atrophie dans la fibre nerveuse comme dans la fibre musculaire, à savoir, Vatrophi'e par macilence et V atrophie pur transformation de tissu^ ou plutôt par de'génération grise.

1/i^ ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE.

1^"" SOUS-GENRE. Atrophie delà portion pcriplierique du système nerveux. Ue sous-EspiiCE. Atrophie de la portion périphérique ganglionnaire.

Ce n'est que pour iiie'moire que je fois mention de rairophie de la portion périphérique ganglionnaire du système nerveux, et pour constater les vides de la science à cet égard. Rien, absolument rien , n'a été fait sur cette question. Il est vrai que pour pouvoir Taborder avec quel(|ue succès, un travail préalable serait nécessaire, à savoir, une bonne anatomie normale du système nerveux ganglionnaire et des nombreuses variétés qu'il présente : ainsi rien de plus fréquent que de voir des ganglions extrêmement petits ou absents remplacés par des ganglions du voisinage, un seul ganglion en représenter plusieurs, ou plusieurs ganglions en représenter un seul. On pourrait dire, au sujet du système nerveux périphérique, que si Tuniformité préside quant au système nerveux céphalo-rachidien, la variété préside quant au système nerveux ganglionnaire.

2* SOUS-GENRE. Atrophie des nerfs cérébro-rachidiens (i).

L'atrophie des nerfs ne se mesure pas toujours par la diminution de leur vohime : im nerf atrophié peut en effet avoir conservé son volume normal ou même avoir augmenté de volume. Ce volume peut déj)endre de deux causes : 1** de Taccumulation du tissu graisseux dans \i\ gaine névrilématicjue; 2°de Tépaississementdu névrilème. Je suis fondé à croire que, dans un certain nombre de cas, rcnvahissementdu nerf par le tissu adij)eux est un effet de ratroj)liie , h? vide ([ui résulte du letrait du tissu nerveux dans la gaîne névrilématicpie étant ienq)li par de la Miair.se. De uiême, lorscpi im cordon nerveux, dans un

(i) VoyP'- XXXV' livr.'Mson, explicaliou de l.i pl.i*lH:lie 2.

DOUZIÈME CLASSK. DFS ATROPHIES. 1/|5

point de son trajet , est le sié^e d'une pression avec on sans frottement , il s'épaissit considérablement dans toute la région comprimée; j'ai dit ailleurs (1) que les renflements gangliformes de quelques nerfs n'avaient pas d'autre origine et qu'ils étaient le résultat de lépaississement du névrilème.

Une troisième cause d'hypertrophie apparente de volume des nerfs avec atrophie réelle, c'est le développement de tumeurs dans leur épaisseur.

On ne peut donc déterminer d'une manière positive l'atrophie d'un nerf qu'après l'avoir dépouillé de son névrilème.

Le peu de progrès de l'anatomie pathologique des nerfs vient, en effet, de ce qu'ils ne sont généralement étudiés qu'à leur surface. Ils ne sont pas disséqués. Or, la dissection d'un nerf comprend l'étude des cordons nerveux et des filets qui le constituent, et dans leur névrilème et dans leur tissu propre.

Des deux degrés d'atrophie que j'ai admis dans les nerfs, l'atrophie par macilence est extrêmement difficile à constater.

Il n'en est pas de même de l'atrophie par dégénération grise. Dans cette dernière espèce d'atrophie, qu'on peut considérer comme l'atrophie nerveuse à son maximum d'intensité, les nerfs ont considérablement perdu de leur volume. Ils sont gris, demi-transparents : on y cherche vainement la substance nerveuse proprement dite; on n'y trouve qu'une substance grise assez analogue , quant à Faspect , à la substance grise des ganglions. On dirait que les fibres nerveuses sont transformées en substance grise disposée en filaments. Le type de cette espèc'e d'atrophie est dans le nerf optique, où elle est assez fréquente et très facile à étudier, à raison du volume de ce nerf. Dans le

(i) ///7a/. patholofjicjiiet XXXV*^ livr., pi, 2, p. a du texfe.

ni. 10

1^6 ANATOMIE PATHOLOGIQtJK GÉNÉRALE.

degré le plus complet, les nerfs optiques sont convertis en tissu grisâtre, demi - transparent , ([ni ne remplit plus leur gaine fibreuse : et ce qu'il y a de remarquable, c'est que jamais la graisse ne remplit le vide de la gaine, et que le tissu nerveux semble imprégné de sérosité. La substance propre des nerfs optiques a perdu sa disposition fasciculée et se réduit par la traction, par la dissection en une membrane grise demi-transparente : quelquefois aussi elle se présente sous la forme d'une gelée concrète.

Cette tiansformation grise gangliforme des nerfs optiques peut s'observer dans toute la longueur du nerf optique, en avant du cliiasma , au niveau du cbiasma , et en arrière du cbiasma, dans toute la portion du ruban optique qui contourne le j)édoncule cérébral antérieur, jusqu'au corps genouilîé externe qui est vraiment l'origine du nerf oj)tiqne.

L'atropbie des nerfy optiques me paraît résoudre la question si débattue de l'entre croisement Je ( es nerfs (1), et établir delà manière la plus positive que cet entre-croisement est incomplet ; car lorsque l'atropli c occupe un seul nerf oplicpie , tantôt elle se continue du même côté à travers le cbiasma, tantôt elle se continue du côté opposé.

Un fait non moins remarquable fjui ressort de cette airoj)hie, c'est l'indépendance des neii^s optiques et des tubercules quadiijumeaux cliez lliomme ; car j'ai vu constanunent ces tubercules intacts dans l'atropbie des nerfs optiques, tandis que le corps genouilîé externe est constamment atropbié avec la portion du nerf optique postérieur au cbiasma (2).

L'atro[)bie des nerfs ne peut se mesurer par la diminution de volume seulement sao5 altération de tissu, (|ue

(i) Voyez Ànatomie descriptive^ t. IV, p. 6i i, 3* édition.

(2) Souvent le corps genonill»' interne et, clans des <:as rares, la conche opiifjue ( ll( -rnénu', sont .ilroplijj's on inf^nje leuij)s quo le roips {jenouillé externe.

DOUZIÈME CLASSE. DhS ATROPHIES. iM

iorsque cette diminulion est bien tranchée; mais il n'est pas rare de voir à une diminution notable de volume s'associer un changement dans la couleur du tissu propre. Ainsi, j'ai disséqué avec beaucoup de soin les nerfs sciatiques d'individus qui avaient succombé à des paraplégies d'une date ancienne. Ces nerfs avaient conservé leur volume apparent; mais la dissection démontrait, sous le névrilème d'enveloppe, une grande quantité de tissu adipeux interposé aux filets nerveux , qui avaient singulièrement diminué de volume. Ces filets nerveux eux-mêmes étaient constitués par un tissu j)ropre, moindre en volume et d'une conleui' grise presque transparente, tout à fait différente de la couleur blanc de lait du tissu nerveux dans l'état d'intégrité. Il est bien difficile de déterminer d'une manière rigoureuse si chacun des filaments nerveux, aussi ténus que le fil de ver à soie, a diminué de volume ; mais il faut bien qu'il en soit ainsi, puisque la réunion de ces filaments forme un volume moindre que le nerf correspondant f{ui n'a pas été soumis à des causes d'atrophie.

Une des causes les plusfréquentesde l'atrophie desnerfs, c'est leur compression ou mieux leur distension par une tumeur développée, soit au voisinage du nerf , soit dans son épaisseur. Cette atrophie peut être portée jusqu'à la disparition complète du nerf. Le cordon nerveux s'aplatit, devient rubané, ses filets s'éparpillent, le tissu propre du nerf devient grisâtre, et finit par disparaître complètement.

Comme exemple d'atrophie des nerfs par compression extérieure, je citerai les nerfs pneumo-gastriques dans un cas d'anévrisme de lu crosse , que j'ai fait représenter planches 3 et U, IIP livraison. On voit le nerf pneumo-gastrique gauche aplati, réduit à une lame mince, fibreuse, sans vestige de tissu nerveux , dans l'étendue de quelques lignes.

J'ai fait également représenter un cas de tumeur can»

l/i8 anatomh: patm()1()(;ique oénéhalk.

céreusede la base du crâne, sur hujuelle le nerf trijumeau éparpillé constituait un ruban très lar^^e et très mince, formé par des filaments nerveux juxtaposés ; un degré de plus dans la compression, et la dégénération grise aurait eu lieu.

Mais de tous les exemples d'atrophie nerveuse par compression, le plus remarquable sans contredit est celui du nerf lingual , comprimé à son passage dans le trou condylien antérieur par un kyste acéphalocyste (1).

J'ai étudié avec beaucoup de soin la langue de cet individu qui fut présentée à la Société anatomique : la moitié gauche de cette langue, entièrement graisseuse et très mince, contrastait avec le développement considérable de la moitié droite dont les fibres musculaires étaient parfaitement intactes. Le nerf lingual du côté atrophié était aussi développé que le nerf lingual du côté sain ; le nerf grand hypoglosse du côté atrophié, au contraire, n'avait pas le tiers du volume de celui de l'autre côté. En outre, ce nerf atrophié avait subi la dégénération

grise.

Les degrés de Tatrophie par compression extérieure des nerfs, du plexus brachial, par exemple, s'observent dans les cas de tumeurs cancéreuses ou strumeuses, développées dans le creux axillaire. Ces nerfs distendus, comprimés, s'aplatissent, subissent la dégénération grise et finissent par disparaître complètement. C'est dans des cas de cette espèce qu'il est permis de constater combien les nerfs sont réfractaires à la dégénéraiion cancéreuse. Il est cependant incontestable qu'ils finissent par subir le niveau fatal de la dégénération ; cai" il arrive un degré où ils sont confondus avec le rcst(î de la masse cancéreuse.

(i) Pièce présentée à la Société anatomique par M. Montaulf. Le malade qui faisait le sujet de ceito observation avait e'tc quelque temps dans le service de Dupuytreii et est moi t dans le service de M. Gendrin, qui rr\ a publié robsrrvnliou.

DOUZIÈME CLASSE. DES ATUUPIIIES. l/i9

Je suis fondé à croire que leur absence, dans ce cas, tient plutôt à leur disparition atrophique qu'à leur dé[>énération proprement dite.

Une des causes les plus fréquentes de l'atrophie des nerfs, c'est la présence de névromes fibreux, kysteux ou cancéreux, développés dans Fépaisseur de ces nerfs (1). Ces névromes se comportent de diverses manières relativement aux filets nerveux dont la réunion constitue le nerf. Ainsi, il arrive quelquefois que les filets nerveux sont tous ou presque tous rejetés sur un des points de la circonférence de la tumeur, et qu'ils éludent alors plus ou moins la compression et par conséquent Tatropbie ; mais lorsque la tumeur se développe au centre du cordon nerveux dont elle écarte les filets, qu'elle rejette d'une manière plus ou moins régulière à sa surface , il est bien difficile qu'ils échappent à l'atrophie; or, pour un certain nombre et même quelquefois pour tous, l'atrophie de la fibre nerveuse, d'abord par macilence, passe au gris, pour disparaître complètement, si bien que des cordons nerveux il ne reste plus que le névrilème, qui lui-même finit par se confondre avec la tumeur.

La disposition qu'affectent les névromes par rapport aux filets qui constituent le cordon nerveux, rend, un compte satisfaisant et des atroces douleurs que présentent les uns et de l'absence de douleurs que présentent les autres, et de la disparition complète de la douleur à une certaine période du névrome douloureux.

L'atrophie nerveuse joue un rôle extrêmement important dans la paralysie musculaire atrophique dont j'ai déjà eu occasion de parler à l'occasion de Tatrophie musculaire; et cette atrophie nerveuse présente cela de remarquable, qu'elle a son siège dans les racines antérieures des nerfs spinaux et coïncide avec l'intégrité du centre ner-

(i) Voyez XXXV« livraison, pi. 2.

veux céphalo-rachidien , et des racines postérieures des nerfs spinaux. J'ai constaté dans ces racines antérieures les divers degrés de Fatrophie nerveuse , Tatrophie par macilence, Tatrophie par dégénération grise, Fatrophie par disparition ou absorption du tissu nerveux.

L'atrophie par macilence occupait les racines antérieures des nerfs dorsaux et lombaires : le volume des racines postérieures était, en effet, à celui des racines antérieures comme U ', 1, au lieu du rapport normal qui est comme 1 et 1/2 : 1 pour les paires dorsales, et comme 2 : 1 pour les paires lombaires.

L'atrophie par dégénération grise occupait les racines spinales antérieures de la région cervicale. Dans plusieurs paires cervicales , ces racines antérieures étaient réduites à leur névrilème et se présentaient sous l'aspect de petits filaments gris extrêmement déliés, lesquels se groupaient comme de coutume pour traverser la dure-mère par un canal spécial antérieur à celui des racines postérieures. L'extrêmement petit faisceau qui résultait de ce groupement était également gris et venait se réunir, comme de coutume, au gros cordon cylindrique qui sortait du ganglion rachidien correspondant. Ces filaments gris, examinés à l'aide d'une forte loupe, ne présentaient aucune trace de tissu nerveux proprement dit ; il n'y avait là que du névri* lème. Que devient le faisceau gris formé par le groupement des racines antérieures après sa conjugaison avec le cordon émané du ganglion des racines postérieures? Se méle-t-il, se comhine-t-il avec ce cordon nerveux? J'ai inutilement cherché à résoudre ce problème anatomique; il ne m'a pas été possible de suivre ce tissu gris au delà de son |)oint d'immersion ou de conjugaison^

J'ai étudié les nerfs musculaires apj)artenant aux muscles atroj)liiés, au moment où ces nerfs se détachaient du tronc nerveux pour pénétrer dans les muscles. Eh bien, j'ai trouvé ces nerfs d'une infériorité relative remarquable

ef en quelque sorte proportionnelle à l'atrophie du muscle correspondant : la proportion du névrilème comparé à la substance nerveuse m'a paru également beaucoup plus considérable, et c'est à peine si l'on pouvait distinguer autre chose que du névrilème dans les filets qui pénétraient les muscles interosseux delà main et les muscles de l'éminence hypothénar, lesquels muscles étaient réduits à des lames graisseuses très ténues, présentant à peine quelque vestige de fibres musculaires décolorées.

Mais c'est surtout à la langue, dont le tissu musculaire était presque entièrement transformé en tissu adipeux , qu'il m'a été donné d'étudier l'atrophie nerveuse. On sait que lenerfgraud hypoglosse est essentiellement le nerf moteur de la Ipngue.

Malheureusement la destruction du bulbe rachidien chez le sujet soumis à mou observation ne me permit pas d'étudier e racines d'origine, mais j'ai pu suivre parfaitement c* srf depuis sa sortie du trou condylien antérieur jusque dans fépaisseur de la langue elle-méaie. Or, avant son immersion dans l'acide nitrique, ce nerf paraissait n'avoir tout au plus que le tiers de son volume ordinaire ; mais après l'immersion dans Facide nitrique étendu, suivie de l'immersion dans l'eau , le névrilème ayant été réduit à une gelée transparente, j'ai vu que la substance nerveuse proprement dite était réduite à des proportions qui ne dépassaient pas la sixième partie et peut-être même un chiffre plus inférieur de l'état normal, plusieurs divisions de ce nerf étaient même réduites au névrilème; d'autres ne présentaient qu'un filament nerveux, très délié, moins blanc que de coutume; mais ce qui rendait latrophie du nerf grand hypoglosse plus frappante encore, c était la comparaison de ce nerf avec le nerf lingual du côté opposé, nerf lin>^ual qui avait conservé son volume normal, et dont les gros filets nerveux, bien blancs vi bien nourris, contrastaient av(c la

couleur p,iise, Texi^juiié du tronc et des divisions du nerf grand hypoglosse (1 ).

La coïncidence de l'atrophie musculaire et de Tatrophie des racines ante'rieures des nerfs spinaux et des nerfs qui pénétraient les muscles atrophiés de ce sujet (Lecomte)ne saurait être considérée comme purement fortuite. Il y a connexion et connexion intime entre ces deux lésions, et il ne peut exister entre elles d'autre rapport qu'un rapport de subordination. Mais de ces deux lésions quelle est celle qui est cause, point de départ? quelle est celle qui est effet? Ces deux hypothèses peuvent être soutenues. Je n'entrerai pas dans les détails de la discussion qui a eu lieu à ce sujet au sein de l'Académie de médecine (2) ; je dirai seulement que j'ai conclu à la subordination de Fatrophie musculaire, à l'atrophie nerveuse, la{{uelle me paraît la lésion primitive; et ce qu'il y a de remarquable dans cette maladie, ce qui constitue son caractère spécial, c'est que l'atrophie des racines antérieures est complètement indépendante de toute lésion du cerveau, de la moelle épinière et des racines postérieures.

Il résulte de ce qui précède qu'il existe une atrophie des racines antérieures des nerfs spinaux coïncidant avec une atrophie proportionnelle des muscles correspondants, et que l'atrophie musculaire est subordonnée à l'atrophie nerveuse. Il existe donc par conséquent une atrophie nev' vtfuse prinntive.

Existe - t - il une atrophie nerveuse consécutive F Cela ne me paraît nullement douteux, et de même que le système vasculaire d'un organe diminue et s'atrophie eu proportion de la diminution et de l'atrophie de cet organe, de même le système nerveux, devenu inactif, doit

(i) J'ai d(;posé au rnusce Dnpnytren la moelle rpinière, la lanfjue et KH réi^^ions les plus importantes des membres supérieurs de Lccomte,donl ^ "oQi est attaclié à la détermination de la paralysie musculaire atropliiquc. fiVoytz Bulletin de l\1<a<hhv'\r de ni<^<lrclnr. t. XVIII.

éprouver, dans les mêmes circonstances, une réduction proportionnelle. Ne voit-on pas, en effet, le nerf optique s'atrophier et passer à la dégénération grise lorsque le globe oculaire a été atteint par une maladie ou par une lésion physique qui fa rendu inapte à remplir ses fonc-

tions ?

Le même phénomène devrait certainement se produire dans les nerfs du mouvement, s'il existait une atrophie musculaire primitive ou idiopathique, je veux dire indépendante du système nerveux. Je suis même persuadé qu'à la suite de Tamputation d'un membre, les racines spinales antérieures et postérieures qui présidaient au mouvement et au sentiment des parties qui n'existent plus, doivent présenter des atrophies correspondantes.

J'ai vu plusieurs cas d'atrophie des racines spinales, soit antérieures, soit postérieures, consécutivus à une compression exercée sur elles par des tumeurs développées dans le rachis sur le trajet de ces racines. Ainsi , M. Monod a présenté à la Société anatomique un segment de cordon rachidien ayant appartenu à un individu affecté de paralysie incomplète du mouvement des extrémités inférieures avec douleur excessive de ces mêmes extrémités. Comme cause de cette paralysie douloureuse, nous avons vu, au niveau des huitième et neuvième vertèbres dorsales, trois petites tumeurs fibreuses oblongues, situées sur le trajet et dans l'épaisseur des racines antérieures. Ces racines étaient atrophiées et comme confondues avec les tumeurs : les racines postérieures étaient intactes.

Si l'altération atrophique des racines des nerfs spinaux peut avoir lieu , indépendamment de toute lésion de la moelle , comme dans la paralysie musculaire atrophique, il arrive quelquefois que cette atrophie des racines est consécutive à celle des faisceaux correspondants de la moelle, (^est ainsi que j'ai fait représenter, XXXIT livr.,

\5h ANAtOMiE PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE.

pi. 2, plusieurs cas de paraplégie qui m'ont ofl'ert, en même temps que Fatrophie des racines j)ostérieures des nerfs spinaux, une dégéuération grise des Faisceaux postérieurs de la moelle.

Dans le premier cas, représenté figure 3, les cordons médians et postérieurs de la moelle étaient transformés en une bande grise, gris jaunâtre et indurée, qui occupait toute la longueur de la moelle ; or, les racines postérieures étaient complètement atrophiées, extrêmement grêles, transparentes, et contrastaient avec les racines antérieures qui avaient conservé leur volume et leur aspect naturels. L'atrophie des racines était un jieu moins considérable à la région cervicale qu'aux régions dorsale et lombaire.

Dans un autre cas, tout à fait semblable au précédent, les deux cordons médians et postérieurs de la moelle étaient convertis en une pulpe molle, gris rosé, pénétrée de vaisseaux sanguins : cette altération était plus profonde à la partie inférieure qu'à la partie supérieure de la moelle : or, les racines j)ostérieures des nerfs spinaux étaient très grêles , surtout en bas. Je n'ai pas suivi les nerfs spinaux au delà du canal racliidien. Dans un troisième cas de dégénérescence grise du cordon postérieur de la moelle, il y avait également atrophie des racines postérieures des nerfs spinaux.

N'est-il pas évident que, dans ces cas, l'atrophie des lacines postérieures était consécutive à l'atrophie des faisceaux postérieurs de la moelle?

Il suit des faits qui précèdent que l'atrophie des nerfs peut avoir lieu indépendamment de l'atrophie de la moelle, mais que l'atrophie de la moelle entraîne nécessairement l'atrophie des nerl^ correspondants. Nous voyons en outre que l'atrophie du cordon antérieur de la moelle a pour conséquence nécessaire l'atrophie des racines antérieures, et l'atrophie du cordon postérieur, l'airophie des racines postérieures.

Cela posé sur l'atrophie des nerfs et de leurs racirjes , je vais passer à l'étude de l'atrophie de la moelle.

3* SOUS-GENRE. Atrophies de la moelle épinière.

La moelle épinière m'a paru notablement atrophiée et indurée sur le corps d'un certain nombre de vieillards qui étaient restés immobiles au lit pendant les dernières années de leur vie. Il est à peine besoin de dire que la quantité de liquide rachidien était augmentée dans la même proportion pour remplir le vide laissé par le retrait de la moelle.

Il faut d'ailleurs, dans cette appréciation du volume et de la densité relative de la moelle chez les vieillards, bien distinguer l'atrophie morbide de l'atrophie piîvsiologique de la moelle à cet âge de la vie , atrophie sénile déjà signalée par Cotugno. Cette atrophie sénile porterait aussi sur la longueur, suivant M. Chaussard (1).

On conçoit que, pour arriver à une détermination rigoureuse du degré de l'atrophie de la moelle, il faudrait connaître avec plus de précision que nous ne le faisons , le volume, le poids et la consistance de la moelle dans Tétat normal aux divers âges de la vie.

J'ai cherché inutilement dans des cas d'hémiplégie la diminution de la moitié correspondante de la moelle épinière notée par Morgagni. De nouvelles recherches doivent être faites à cet égard , comme aussi sur l'état de la moelle à la suite d'une amputation des membres supérieurs et inférieurs : il est bien difficile d'admettre à priori que la portion de moelle d'où partent et où aboutissent les nerfs de ces membres n'éprouve pas une atrophie notable à la suite de l'amputation dans l'article scapulohuméral ou coxo-fémoral, par exemple (2).

(i) Recherches sur V organisation des vieillards^ dissertation inaugurale, Paris, 1822.

(a) Je suis également convaincn que les indivi<lus cjui viennent au

156 ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉiSÉRALE.

J'ai eu occasion crobseiver plusieurs fois l'atrophie de la moelle dans la paraplé^jie , soit que cette paraplégie fût la conséquence d'une compression , soil qu'elle fût indépendante de toute compression.

Exemple d^ atrophie de la moelle par compression ^ on con» sécutive. Celte atrophie est caractérisée par un étranglement, un aplatissement au niveau de la cause de cette compression. Je n'ai jamais observé que , dans le cas d'atrophie par compression de la moelle, cet organe fût atrophié, soit au-dessus, soit au-dessous du point comprimé.

On trouvera le type de cette atrophie par compression de la moelle, XXXll» livr., pi. 1, fig. 2, 2', 2", 2'". La malade était morte paraplégique avec flexion et rigidité permanente des membres inférieurs. La cause comprimante était une tumeur cancéreuse sous-arachnoïdienne entourant la portion de moelle qui répond à la troisième vertèbre dorsale. La figure 2'", qui représente une coupe antéro-postérieure de la moelle au niveau de la tumeur, permet de voir que la moelle était comme étranglée dans ce point ; on eût dit qu'il y avait absence presque complète de tissu propre, à peu près comme il arriverait si l'on comprimait fortement la moelle entre deux doigts, lesquels refouleraient la substance médullaire au-dessus et au-dessous du point comprimé.

Exemple d atrophie de la moelle sans compression, ou idiopathique. J'ai rapporté ailleurs (1) deux cas de paraplégie du sentiment et du mouvement qui avait pour cause une induration avec atrophie de la moelle.

Le premier cas a pour sujet une femme de quarantesept ans qui avait présenté pendant sa vie une paraplégie presque complète du sentiment et du mouvement des

monde sans bras nt sans jaml)ps doivent présenter une atrophie des parties de moelle correspondante,

(?) XXXIP livr;ns<)t>, rxplioation de la planclic i, p. i3, i5 du texte.

DOirZlÈMF. CLASSÉ, DKS ATHOPHllvS. J57

membres inférieurs ; je trouvai pour toute lésion une diminution notable du volume de la moelle avec aplatissement d'avant en arrière. Le névrilème enlevé, je reconnus que le tissu de cette moelle était considérablement induré, plus dur que celui d'une moelle qui a macéré dans l'alcool concentré. L'atrophie avait porté sur la substance (i;rise encore plus que sur la substance blanche. Cette substance grise avait presque complètement disparu, et ce qui restait était un peu plus blanc que de coutume. En outre, les racines des nerfs qui naissaient de la portion indurée et atrophiée étaient atrophiées. Le bulbe rachidien supérieur était sain , le bulbe rachidien inférieur moins atrophié que le reste de la moelle. Le cerveau, le cervelet et Tisthme de Fencéphale étaient parfaitement sains.

Dans le deuxième cas, qui a pour sujet une femme âgée de soixante ans, ayant une paralysie incomplète des membres inférieurs, une paralysie moindre des membres supérieurs , maladie qui datait de dix~neuf ans , j'ai trouvé la moelle épinière atrophiée, aplatie, extrêmement dure. On aurait dit d'une moelle durcie par la macération dans l'alcool. Rien dans le cerveau et le cervelet. Je n'ai pas noté dans ce cas si les racines des nerfs spinaux étaient atrophiées. Cela est plus que probable.

Je crois devoir rapporter à l'atrophie , mais h l'airophie consécutive à un travail morbide (au ramollissement, par exemple), un cas de destruction du tissu propre de la moelle nue remplaçait une cellulosité infiltrée de liquide gélatineux représenté XXXI P livr., pi. 1, fig. 1, V, 1". Dans ce cas, il y avait en même temps dégénération gris jaunâtre des cordons médians postérieurs et une tumeur encéplialoïde autour de la g ueue-de- cheval. La femme qui fait le sujet de celte observation m'avait présenté une paralysie com])lète du sentiment et du mouvement des membres inférieurs.

La figure 1" représente une coupe verticale antéropostérieure de la moelle. On voit (|ue le tissu médullaire

158 ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉNÉnALE.

a complètement disparu au niveau des trois ou quatre premières vertèbres dorsales; que là elle est réduite au névrilème ou meu)brane propre constituant une poche remplie par une cellulosité lâche , infdtrée de matière gélatiniforme , transparente , au milieu de laquelle se voyaient des vaisseaux longs et flexueux. Quelques filaments blanchâtres de la moelle avaient échappé à la destruction. Il n'y avait destruction coniplète de la moelle qu'au centre de l'altération; à mesure qu'on s'éloignait de ce point central, la matière gélatiniforme diminuait et la substance médullaire augmentait. Les nerfs qui procédaient de la portion de moelle, convertie en poche, étaient couij)létement atropliiés dans leurs racines. Il est plus que probable que la cellulosité infiltrée de matière gélatiniforme qui reiiij)lissait la gaîne névrllémalique est un mode de cicatrisation d'une lésion j)rofonde de la moelle , lésion cpie je sup[)ose être un ramollissement, car il y a une grande affinité entre cette altération et les cicatrices du cerveau qui succèdent aux apoplexies capillaires.

yltrophie partielle de la moelle. Il existe dans la science quelques exemples d'atrophie de la moelle limitée au bulbe lombaire^ chez des individus dont les membres inférieurs avaient été condamnés à l'immobilité pendant de longues aimées; mais, dans lappréciation de ces faits, il faut bien distinguer l'atrophie par lésion primitive de la moelle de l'atrophie consécutive à limmobilité des membres. C'est dans la catégorie des atrophies primitives de la moelle que je place le fait suivant , rapporté par M. Hutin (1) : chez un rachitique âgé de quarante-neuf ans, cul-de-jatte depuis l'âge de sept ans, le renflement lombaire était réduit au volume d'une plume ordinaire et d'une dureté très considérable ; il était impossible d'y reconnaître la substance grise ('2).

(1) Bulletin delà Société anatomiquc^ année 1826.

(2) Tous les cas de culs-de-jaUe que j'ai eu occasion d'observer étaient

Dans un cas de paiaplé^ie complète avec atrophie des membres inlérieurs (la paraplégie datait de douze ans), le même observateur a trouvé, immédiatement au-dessous de la deuxième paire lombaire, la moelle épinicre réduite à son enveloppe et ressemblant exactement à un cordon ligamenteux.

Atrophie partielle de la moelle dans le spina bifida, il résulte d'un grand nombre de dissections que j'ai eu occasion de faire, que dans le spina bifida la moelle avec ses enveloppes va se perdre dans l'épaisseur des parois de la poche qui constitue le tissu lombaire, et que cette portion de moelle, quelquefois saine , est souvent atrophiée (1).

atrophie partielle avec dégénération grise des cordons de la moelle. Je crois devoir rapporter à Tatrophie les cas que j'ai décrits (même livr., pi. 2) sous le titre de P^raplégie par dégénération grise des cordons de la moelle. Cette altération se présente sous deux formes : 1" sous celle Ailes gris rougeâtre qui remplacent la substance blanche dont les fibres sont coupées net au-dessus et au-dessous de l'altération. Ces iles rougeâtres n'occupent pas seulement la surface de la moelle , mais elles pénètrent plus ou moins profondément dans l'épaisseur de cet organe : tantôt elles sont bornées à un faisceau, tantôt elles occupent plusieurs faisceaux. Il n'y a pas seulement changement de couleur, mais altération profonde de texture, disparition complète du tissu médullaire au niveau des iles rougeâtres dont le tissu est dense, demi -transparent, sans disposition linéaire.

2° Dans d'autres cas, la transformation grise occupe toute la longueur ou une bonne partie de la longueur d'un faisceau médullaire. Ainsi, dans le cas représenté fig. 3,

des cas de paraplé^jie complète avec atrophie extrême des membres inférieurs, paraplégie survenue subitement dans la première enfance ; les membres paralysés avaient à peine participé au développement général, (i) Voyez XVP livraison, pi. 4.

IGO ANATOMIF. PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE.

XXXI E*' livr., pi. 2 , qui appartient à une malade affectée de danse de Saint-Guy chronique, avec paralysie incomplète du sentiment et du mouvement, les cordons médians et postérieurs de la moelle ont été transformés en une bande gris jaunâtre indurée qui occupe toute la longueur de la moelle. La coupe de cet organe a établi que Taltéraiion était très exactement limitée aux cordons médians postérieurs et qu'elle occupait toute l'épaisseur de ces cordons. Les racines postérieures des nerfs spinaux sont entièrement atrophiées dans toute la longueur de la moelle. Elles sont transparentes, filiformes, et contrastent avec les racines antérieures, qui ont conservé leur volume et leur aspect naturels. L'atrophie des racines postérieures est un peu moins considérable à la région cervicale qu'aux régions dorsale et lombaire. Indépendamment de cette atrophie partielle avec dégénération grise des cordons postérieurs, la moelle tout entière atrophiée présentait à peu près les deux tiers de son volume ordinaire.

J'ai noté dans un autre cas que les deux cordons médians et postérieurs de la moelle étaient convertis en une pulpe molle, gris rosé, pénétrée de vaisseaux sanguins. L'altération allait en diminuant do bas en haut. Dans tous les cas de dégénération grise des cordons postérieurs que j'ai eu occasion d'observer constamment, j'ai trouvé les racines postérieures des nerfs spinaux atrophiées.

Voici par quelles réflexions je faisais suivre ces observations (texte de la XXXIT livr., pi. 1 et 2 , p. 21): « A quelle espèce d'altération faut-il rapporter cette trans- » formation grise, gris jaunâtre, gris rougeâtre de la » substance blanche ? est-ce une atrophie ? est-ce la con- » séquence d'une inflanmiation? est-ce une dégénération? » Attendons pour prononcer à cet égard. Toujours est-il V que cette transformation, d'une part, est une des lésions » les plus fré(|uentes de la moelle, et d'une autre part, » t(Mid î» s'éiondrc suivant la longueur des fibres et non

DOUZIÈME CLASSK. DES ATROPHIES. 161

V suivant la circonférence de la moelle. » L'étude que j'ai faite, depuis celte époque, de l'atrophie des nerfs avec altération grise, m'a convaincu que cette altération grise des cordons de la moelle n'était ni une dégénération cancéreuse , ni la conséquence d'une inflammation , mais bien une atrophie complète de la substance nerveuse.

Cette dégénération grise des cordons de la moelle peut s'étendre au bulbe, à la protubérance, aux pédoncules cérébelleux, aux couches optiques, au corps calleux, à la voûte à trois piliers, ainsi que j'en ai cité quelques exemples (même livraison). Enfin , on peut considérer comme appartenant à l'atrophie congénitale les cas, assez nombreux dans la science, de fœtus sans moelle. Certes, on ne peut douter que, dans les faits de ce genre, la moelle n'ait pas primitivement existé , et que son absence ne soit la conséquence d'une lésion de la moelle. Il est à remarquer que l'absence de la moelle suppose nécessairement l'absence du cerveau , tandis que l'absence du cerveau ne suppose nullement l'absence de la moelle.

U^ sous- GENRE. Atrophie du cerveau et du cervelet.

L'atrophie me paraît jouer un très grand rôle dans les lésions morbides de l'encéphale (cerveau, cervelet, isthme de l'encéphale).

Or, l'atrophie de la masse encéphalique peut être divisée en congénitale et en postérieure à la naissance; l'une et l'autre peuvent être subdivisées en partielle et en générale.

L'atrophie congénitale partielle ou générale de l'encéphale est une des causes les plus fréquentes de l'idiotie congénitale, de même que son atrophie postérieure à la naissance est la cause la plus fréquente de l'idiotie acquise.

iiî. 11

i'''' ESPÈCE, Atrophie congénitale.

L'atrophie congénitale de Tencépliale est un des points les plus intéressants de Tliistoire des lésions decet organe; elle a reçu le nom d'agénésie cérébrale^ parce qu'on a admis qu'elle était la conséquence d'un arrêt de développement ou d'un défaut de développement; mais on cherche vainement dans cette lésion un arrêt de développement proprement dit , on n'y trouve rien autre chose que les traces de lésions morbides éprouvées pendant la vie intra-utérine. Je préfère donc le mot atrophie congénitale qui exprime un fait et non une théorie susceptible de controverse.

Ce que j'ai dit ailleurs sur les maladies du fœtus (XV* livr.) prouve de la manière la plus péremptoire que le cerveau , comme d'ailleurs tous les organes , peut éprouver pendant la vie fœtale les mêmes lésions que pendant la vie extra-utérine, et que généralement chez le fœtus ces lésions peuvent être portées, sans occasionner la mort, à un degré d'intensité beaucoup plus considérable qu'après la naissance.

L'atrophie peut occuper toutes les parties constituantes de la masse encéphali(|ue, elle peut être limitée à l'une ou à l'autrede ces parties constituantes (au cerveau, au cervelet, à l'isthme), et, dans chacune de ces parties constituantes, elle peut être partielle ou générale.

Les atrophies partielles de la masse encéphalique sont bien j)lus fréquentes que les atrophies générales.

La corrélation qui existe entre les atrophies du cerveau et celles du cervelet, de l'isthme et des diverses parties constituantes de chacune de ces trois grandes divisions, est très importante à étudier sous le rapport de leur connexité anatomique, physiologique et pathologique. J'examinerai successivement l'atrophie du cerveau et du cervelet.

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