‹ Traité d'anatomie pathologique généraleChapitre 110 sur 176 · PRODUCTIONS DU PROTOPLASMA CELLULAIRE MODIFIÉ · texte numérisé non relu

PRODUCTIONS DU PROTOPLASMA CELLULAIRE MODIFIÉ

mènes qui s'y rapportent dans les produclions typiques et atypiques dont nous avons précédemment donné un spécimen (fig. iîHî). Mais c'est en examinant surtout à un fort grossissement les points en désintégration, soit à la surface, soit dans les parties profondes qu'on peut bien se rendre compte des allérations considérables que cette dégénérescence engendre.

La dégénérescence colloïde des glandes acineuses est plus rare. Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de l'observer '>sur des tumeurs du sein, et môme à un trf'S haut degré dans un cas de

st.

Fio. 231. — Cancer colloïde du sein.

cgi., caviti^s ^dandulnin^s Inpissros par un (^pilhi'lium à cellulos cubiques, e.c, tlonl quolques-uncs ont un proloplasnia collonlo. — a.c.c. oavili's alv«''oInire.s remplies »lo cellules à proloplasina colloïde pour la plupart. — *./.. stronia daspeel hyalin j*arli<ulier en liarniouio avec Irlal du j>roloplasnia des cellules qui s'y trouvent,

cancer en cuirasse où les deux seins élaient aiïeclés. Cependant cette altération ne se rencontre guère que sur des points localisés des parties profondes et surtout du mamelon. La figure %M montre les lésions initiales d'un cancer colloïde du sein.

Mais, dira-t-on, pourquoi une tumeur de la muqueuse de l'estomac, par exemple, constituée par les éléments déviés de cette muqueuse, présentera-t-elle ou non l'évolution colloïde? C'est évidemment une question qu'il n'est pas facile de résoudre, parce qu'elle dépend de conditions physico-chimiques multiples qui n'ont

pas encore été suffisamment étudiées. Nous ne savons pas davantage pourquoi une tumeur de 1 estomac offrira plutôt telle ou telle variété de tumeurs typiques ou atypiques, parce que nous ignorons également la plupart des conditions qui régissent la production des éléments normaux et à plus forte raison de ceux qui sont plus ou moins modifiés par des agents nocifs que nous ne connaissons pas non plus. Mais cela n'empêche pas d'admettre, comme nous Tavons fait, ce qui peut être constaté.

On voit ainsi que les néoproductions cellulaires anormales continuent d'évoluer d'une manière variable certainement, mais que cette évolution est, dans tous les cas, en rapport avec le développem<'nt et l'évolution des cellules normales où la tumeur a pris naissance, car Tanalogie des productions cellulaires est tout à fait caractéristique dans beaucoup de cas. Elle est encore très manifeste lorsque ces produtions sont exagérées, quoique plus ou moins anormales, et on peut encore en déceler les traces dans les néoproductions qui, au premier abord semblent s'éloigner le plus de celles de la muqueuse normale. Et, ces phénomènes, que Ton retrouve au niveau de toutes les productions cellulaires du stroma, confirment l'interprétation que nous attribuons au rôle de ces cellules.

On peut môme parfois trouver un état particulier du protoplasma des cellules pathologiques, qui rappelle tout à fait celui des cellules normales en activité, comme dans certaines tumeurs du sein où il est analogue à celui des cellules dans la période de lactation.

Les mêmes considérations sont applicables aux tumeurs typiques du corps thyroïde, où toutes les cellules des néoformations glandu> laires et du stroma ont un protoplasma particulier qui ne laisse aucun doute sur la nature spéciale de toutes ces productions; car, quelle que soit la substance tinctoriale employée, le protoplasma et les noyaux des nouvelles cellules offrent le même aspect que ceux des parties saines de l'organe. Et même dans les tumeurs atypiques qui présentent souvent des déviations très prononcées, on retrouve parfois sur quelques points la trace du protoplasma caractéristique de sa nature.

Surcharge ou dégénérescence graisseuse des cellules.

Enfin on peut constater aussi dans le protoplasma cellulaire des tumeurs de quelques organes une surcharge granulo-graisseuse ou

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